mardi 21 mars 2017

"Quand on s'y attend le moins" de Chiara Moscardelli


À trente-six ans Penelope n'a encore réalisé aucun de ses rêves. L'amour avec un grand A, l'aventure, les enfants, le prix Pulitzer elle en est loin malheureusement. Pour elle, c'est un quotidien qui se partage entre ses amis, son travail d'attachée de presse chez Pimpax le numéro un des serviettes hygiéniques et la rédaction de ses tests féminins sur le point G et autres sujets érotiques. Un soir, elle renverse Alberto, l'homme de ses rêves ! Mais la reine de la maladresse n'a de cesse de gaffer, même aux urgences. Alberto ressort de sa vie aussi vite qu'il en était entré. Mais quand un mois plus tard Riccardo Galanti rejoint Pimpax afin de sauver l'entreprise de la faillite, elle en est sure, il s'agit de son Alberto ! Penelope n'hésite pas une seule seconde et se lance dans une enquête pleine de péripéties afin de découvrir ce qui se cache derrière ce mystérieux personnage. Et puis après tout, c'est quand on s'y attend le moins que l'amour nous tombe dessus et que les rêves se réalisent...

C'est cette jolie couverture toute rose qui a attiré mon regard, comment y résister d'ailleurs ? J'ai été faible, je l'avoue et je ne pouvais pas passer à côté de Quand on s'y attend le moins après l'avoir vu. Je m'attendais à passer un bon moment de détente, un moment plaisant, mais je ne m'attendais pas à rire aux éclats si souvent !

Penelope a de nombreux rêves, mais aucun ne se réalise. Alors qu'elle approche de la quarantaine, et qu'elle ne sait toujours pas si le point G existe vraiment, elle doute surtout de finir par trouver le véritable amour. Même si sa grand-mère cartomancienne n'a de cesse de lui répéter qu'il arrive quand elle ne s'y attendra pas, elle finit par ne plus trop y croire. Penelope malgré son âge est typiquement le genre de personnage qu'on trouve dans ce genre de roman chick-lit : un peu naïve, rêveuse et ici très gaffeuse. Mais comme la vie n'est pas un long fleuve tranquille, ici, elle va devoir s'accrocher pour que l'homme de sa vie qui se cache derrière une identité étrange, se rende compte qu'elle est la femme de sa vie.

"Et puis tu l'as regardé de près ? Il est canon. Rien à voir avec Mr Scrooge, ce type, c'est Iron Man !"

Famille, humour, amitié, romance, et même enquête ponctuent ce roman de Chiara Moscardelli. En véritable roman chick-lit, Quand on s'y attend le moins offre certes une histoire d'amour, mais pas vraiment très commune. Penelope est mise à mal, se retrouve plongée dans une enquête digne d'un roman policier et devra faire en sorte que ses gaffes ne lui font pas courir de trop gros dangers. Sa famille, typiquement italienne, offre d'autres personnages hauts en couleur et qui même s'ils ne sont pas très présents, trouvent tout de même leur place au fil des pages et notamment sa fameuse grand-mère cartomancienne fumeuse de joints. C'est drôle, déjantée et même complètement loufoque à certains moments, mais l'humour constamment présent fait que ce livre est plaisant.

Chiara Moscardelli avec son écriture fraîche, dynamique et amusante nous livre ici une comédie romantique totalement folle. Alors oui il y a des clichés, oui l'histoire prend même une tournure qui est un peu tirée par les cheveux, mais pour moi qui ai passé un si bon moment de lecture tout cela est passé au second plan. J'en retiens surtout la comédie qu'est Quand on s'y attend le moins. Entre son héroïne naïve, mais aussi légèrement déjantée avouons-le, et des dialogues pimentés et surtout teintés de beaucoup d'humour, on ne voit pas le temps passer en le lisant.

"- Vous avez eu une attaque de tachycardie, et l'apnée régularise le rythme cardiaque. J'ai appris ça du docteur Carter. - Je ne le connais pas, mais j'aimerais beaucoup le remercier. - Urgences."

Quand on s'y attend le moins, c'est presque comme un film de comédie romantique finalement. L'histoire nous paraît un peu trop surréaliste pour être vraie, mais tous les ingrédients sont là pour que le spectateur, et ici le lecteur, en ressortent en souriant : des personnages hauts en couleur, de l'humour à chaque chapitre avec des dialogues qui font rire et des petits rebondissements qui permettent de garder un certain rythme du début à la fin. Si vous cherchez une romance qui fait sourire et fait briller les yeux, passez votre chemin ! En revanche, si vous voulez une comédie romantique légèrement loufoque dont vous ressortirez amusé après quelques éclats de rire,Quand on s'y attend le moins de Chiara Moscardelli c'est ça !

Si vous avez envie de passer un bon moment de détente et de vous changer totalement les idées, je ne peux que vous conseiller de vous procurer Quand on s'y attend le moins de Chiara Moscardelli disponible aux Éditions Belfond.

"Un jour, quelqu'un m'avait dit que l'itinéraire de la vie équivaut à l'escalade d'une montagne. On passe l'essentiel de son temps à mettre un pied devant l'autre, on tombe parfois, on se perd, on risque souvent de revenir en arrière. Puis, soudain, on réussit à trouver la bonne route et arrivé là, on respire profondément, on lève les yeux et on se rend compte de tout le chemin parcouru."

 5 mots en bref pour décrire ce livre :
chick-lit
légèreté
rires
fun
romance.

lundi 20 mars 2017

"La ferme du bout du monde" de Sarah Vaughan


La ferme des Cornouailles a abrité de nombreuses générations. Ses murs ont vu de multitudes histoires défilées parmi ses vieilles pierres, bercée par les vents et la mer se sont trois générations qui s'y sont succédés. En 1939, Alice et Will y trouvent refuge pour fuir la guerre. Ils s'attacheront rapidement à Maggie la fille du fermier avec qui ils grandiront durant plusieurs années, mais en 1943 leur destin bascule. En 2014, Lucy fuit la ville lorsque son mari la trompe, elle se réfugie dans la ferme familiale et surtout auprès de sa grand-mère Maggie. Elle s'y posera de nombreuses questions, se remettra en question, aidera les siens surtout et y découvrira un secret qui a été gardé depuis près de soixante-dix ans... 

C'est en tombant sur la couverture et ses couleurs pastel qui m'ont tout de suite plu que je me suis intéressée un peu plus à La ferme du bout du monde. Après avoir lu le résumé, il n'en fallait pas plus pour que je veuille vraiment lire ce roman de Sarah Vaughan et j'ai plus que bien fait.

Sarah Vaughan dès les premiers chapitres a réussi à m'emmener dans son histoire et surtout à me transporter aux Cornouailles. Les lieux, l'environnement, l'époque, tout est si parfaitement retranscrit que nous imaginons au plus près cette fameuse ferme et on entend presque les ressacs de la mer. L'auteure allie parfaitement le passé et le présent, le lecteur découvre une histoire marquée par l'Histoire, par la guerre et ses conséquences sur les familles. On jongle presque sans s'en rendre compte entre les années 1940 et l'année 2014, on est presque impatient de retourner en arrière lorsqu'on est dans le présent et inversement tellement cette histoire est riche.

La ferme du bout du monde offre une histoire de famille, de secrets, de trahisons, de perte. En ouvrant ce livre, je ne m'attendais pas à être autant transportée dans une histoire qui m'aura touché plus d'une fois. Will et Alice m'ont touché, tout comme Maggie ou encore Lucy. Le lien entre ses personnages se dessine peu à peu au fil des pages, s'intensifie surtout et nous le découvrons avec émotion. À de nombreuses reprises, j'ai eu les larmes aux yeux, aussi bien par cette histoire, mais aussi par l'écriture de l'auteure.

"On n'a que peu de secondes chances dans une vie et quand elles se présentent il faut savoir les saisir. Tu n'as pas envie de te dire, plus tard : "Ah si seulement..." Tu n'as pas envie d'être rongée par le regret."

Sarah Vaughan a une écriture douce, presque poétique à certains moments. Elle offre des passages emplis d'émotions, des instants partagés entre ses personnages qui sont tellement forts, je vous avouerais que j'ai refermé ce livre en larmes tellement je me suis attachée à toutes ces générations. L'auteure réussit au fil des chapitres, à nous passionner littéralement pour cette famille et pour ce qui se cache derrière les briques de cette si jolie ferme, nous n'avons presque pas envie de les quitter à vrai dire...

La ferme du bout du monde est un livre qui marque, qui touche et qui aborde des sujets sensibles. Est-il donc possible de tout réparer soixante-dix ans plus tard ? Peut-on tout révéler après tant d'années à sa famille et lever le voile sur un si lourd secret ? Sarah Vaugan livre tout cela à travers son roman, et je ne peux que vous conseillez vivement de retenir ce titre et de vous laisser porter par les embruns des Cornouailles... 

La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan sera disponible le 5 avril aux Editions Préludes.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
dépaysement
famille
secrets
Histoire
émotions.

samedi 18 mars 2017

Retour sur le salon "Polar Lens"


Le salon "Polar Lens" est devenu pour moi un rendez-vous incontournable chaque année ! À chaque édition, c'est l'occasion de découvrir de nouveaux auteurs, d'en retrouver certains et c'est l'assurance de toujours passer un bon moment. M'y rendant depuis 4/5 ans maintenant, ça aura été l'occasion d'y découvrir des auteurs encore méconnus qui sont aujourd'hui de véritables références dans le monde du thriller/polar comme Olivier Norek ou encore Claire Favan.

Cette année, l'affiche était encore plus alléchante que l'année précédente ! De grands noms étaient au rendez-vous pour le plaisir de leurs lecteurs venus en nombre, il fallait parfois être très patient pour rencontrer certains écrivains comme Franck Thilliez, Karine Giebel, Michel Bussi ou encore Sire Cédric et pour les autres savoir se faufiler entre les nombreuses files.

Je vous épargnerais la route avec ma sœur qui s'est ponctué de nombreux cris suite à un meurtre de canard en direct ou encore à l'esquive délicate d'un faisan qui avait l'intention de rebondir sur le pare-brise (j'avoue, je voulais quand même l'écrire juste pour rire une nouvelle fois ahaha). En habituées du salon, à l'ouverture le dimanche matin, nous étions présentes !

La file se forme déjà pour Franck Thilliez alors que l'auteur n'est pas encore arrivé (à chaque fois, je suis impressionnée, car chaque année, c'est la même chose) et nous décidons après avoir fait un rapide tour d'aller voir Johana Gustawsson. Nous l'avions déjà rencontrée aux Quais du Polar l'année dernière pour faire signer Block 46, cette fois-ci ma sœur s'empresse de prendre son petit nouveau Mör et comme toujours Johana est souriante et des plus gentille. Je me promets de lire rapidement ses deux livres, vous êtes témoins !

Johana Gustawsson

Avant d'aller voir mon cher Alexis Aubenque (ah vous ne saviez pas encore que j'adorais cet auteur ? Bon, c'est chose faîte alors !) je fais un détour du côté de Claire Favan pour discuter un peu avec elle de son dernier roman Dompteur d'Anges. C'est un plaisir à chaque fois de la voir, chaque année, elle est présente à ce salon donc chaque année, c'est un passage obligé, et je me dois de lui dire que son dernier livre est une pépite ! Bien entendu, la question d'un prochain se fait entendre et là... Ahhhh, mais comment pourrais-je patienter autant ?! Claire révèle qu'elle fait une petite pause et qu'il n'y aura pas de petit nouveau l'année prochaine, il faudra donc attendre au moins deux ans pour retrouver sa plume ! On se dira que c'est un mal pour un bien, parce qu'après une pause bien méritée, elle ne pourra que revenir en pleine forme et nous offrir une prochaine pépite (positivons !).

Claire Favan

Viens ensuite le tour d'aller voir.... Alexis Aubenque ! Alors Alexis Aubenque je l'avais rencontré à "Polar Lens" l'année dernière après avoir lu Tout le monde te haïra et ça été un gros gros coup de cœur pour son écriture, mais aussi pour la personne qu'il est ! L'année dernière, je l'avais également vu aux Quais du Polar, à Saint-Maur en Poche aussi et ça m'avait permis de pouvoir acquérir tous ses livres au fur et à mesure. Cette fois-ci, il était donc question d'Aurore de sang le petit dernier et ça été l'occasion d'une nouvelle longue discussion des plus sympathiques. Ce que j'apprécie avec Alexis, c'est qu'il est déjà très très sympathique, mais aussi très généreux et bavard, ça encore été l'occasion d'avoir plein plein de petites informations sur ce qui se prépare pour les mois, et mêmes années à venir, et même si je suis tenue au secret pour le moment (rassurez-vous, Alexis va vous dévoiler ça très vite !) je peux déjà vous dire que ça va tout déchirer !!! Surveillez sa page Facebook prochainement. Et au passage, encore un grand grand merci Alexis pour tous tes mots et tes révélations :)

Alexis Aubenque

On va ensuite patiemment faire la queue pour Karine Giebel, ma sœur étant une fervente lectrice de cette auteure, il était tout simplement impossible de passer à côté. Une nouvelle fois, l'auteure est très très sympathique. L'occasion de discuter avec elle et surtout surprise, elle se rappelle de ma sœur (alors que ne l'avions rencontré que deux fois et cela date de l'année dernière). Karine Giebel, c'est ce genre de personne où après avoir échangé quelques paroles avec elle, tu as juste envie de lire tous ses romans tellement elle est gentille (oui Lili un jour, je lirais les autres promis !).

Karine Giebel

Nous faisons ensuite le tour du salon pour découvrir d'autres auteurs, se laisser tenter par de nouveaux livres également et mon choix s'arrête sur Nils Barrellon. Alors je n'ai pas arrêté de me dire "mais cet auteur me dit quelque chose, je suis sûre de l'avoir déjà vu et lu", mais quand je vois sur sa table qu'il n'y a qu'un seul livre, je me dis que je dois être folle finalement... Je me laisse néanmoins tenter par son livre La lettre et le peigne, le résumé me plaît bien et en plus, Nils s'avère être très gentil et amusant (chuut promis, je ne dirais pas que vous êtes le fils de Franck Thilliez !). Autant vous le dire de suite, en rentrant le soir j'ai fouillé partout et j'ai trouvé ! J'ai lu La fille qui en savait trop et Le jeu de l'assassin qui sont sortis chez City Éditions, hé hé je savais bien que je connaissais cet auteur (et que non, je ne suis pas si folle que cela).

Nils Barrellon

En attendant que notre ami Damien réussisse à sortir de la file de Sire Cédric, nous filons faire un tour du côté de la Bourse aux livres qui se tient dans la salle d'à côté. L'occasion de fouiller dans des milliers de livres et de dénicher finalement quand même quelques bouquins : Un paquebot dans les arbres de Valentine Goby, Le cercle des femmes de Sophie Brocas et Avec ou sans escorte... de S. Black, S. Day et S. Walker. En ressortant, Damien sera toujours en train de patienter (quel succès fou ce Sire Cédric !) et on pourra quand même finalement filer déjeuner. Je vous épargnerais notre repas, mais je tiens à signaler qu'enfin Arnaud Codeville a sortis une blague drôle si si (c'est de bonne guerre copain !).

Les nouveaux qui s'ajoutent à la PAL

On y retournera l'après-midi exprès pour un auteur qui n'était pas présent le matin. Mais vous savez quoi ? Je décide de ne pas parler de celui-ci, n'ayant pas été très bien ""reçu"" je vous avouerais que cela m'a carrément refroidis et que je n'ai pas envie d'en parler. Ça arrive, mais dommage... Se sera l'occasion de revoir une copine, qui m'offre gentiment en plus le deuxième tome de La 5ème vague qu'elle a en double et aussi d'assister à une conférence.

C'est une conférence partagée entre Alexis Aubenque dont je vous ai parlé plus haut, et Nicolas Beuglet auteur du Cri. Conférence d'une demi-heure qui permet d'en savoir plus sur leur dernier roman, mais aussi d'en apprendre plus sur leurs méthodes de travail. Les deux auteurs ont deux méthodes totalement différentes, alors que Nicolas Beuglet est plutôt à faire des fiches détaillées de ses personnages, de ce qui doit se dérouler, Alexis Aubenque lui a un point de départ, un point d'arrivée et comme il connaît parfaitement bien ses personnages, il les laisse "vivre" un peu à leur guise durant l'écriture. Il a été très intéressant d'avoir ce comparatif entre ces deux auteurs. Cette conférence signe la fin de notre journée à "Polar Lens" qui fut une nouvelle fois une grande réussite !

Conférence de Nicolas Beuglet et Alexis Aubenque

En bref, "Polar Lens" est un salon convivial qui permet de passer un bon moment aussi bien avec les auteurs qui sont tous très accessibles, mais aussi avec toutes les animations qui sont mises en place aussi à côté ! Je ne peux que vous conseiller de noter le nom de ce salon et de vous y rendre l'année prochaine, vous passerez un très bon moment à coup sûr !

Je vous partage encore quelques photos :

Claire Favan

Des livres des liiivres

Karine Giebel

Alexis Aubenque et Nicolas Beuglet en conférence

Nicolas Beuglet

LaDoryquilit avec Alexis Aubenque :)

vendredi 17 mars 2017

"The Vanishing Girl" de Laura Thalassa


Ember Pierce a un don, chaque nuit elle se téléporte. Elle ne sait en général ni ou elle va ni pourquoi, mais pendant 10 minutes, elle se retrouve dans des lieux parfois inconnus avant de retrouver son lit. C'est un secret bien gardé pour elle, jusqu'au jour où quelqu'un semble être au courant. À ses dix-huit ans, la vérité éclate quand un garçon de son âge, Caden la kidnappe pour la livrer au gouvernement. Elle découvre alors qu'elle n'est pas la seule à être comme ça et que cette faculté a été crée de toute pièce pour en faire des agents infiltrés entre autres, pour le gouvernement. Ember découvre tout cela et est bien décidée à retrouver sa liberté avec ou sans Caden... 

J'ai choisi ce livre uniquement à sa couverture, pari parfois risqué, mais derrière ce titre de The Vanishing Girl, je ne savais vraiment pas à quoi m'attendre. Je me suis aperçue ensuite qu'il y avait ce fameux petit "tome 1" indiqué là discrètement et arrrrg concrètement les sagas ou trilogies, je les aime que quand j'ai la possibilité de tous les lire parce que la patiente me fait défaut. Alors ici, concrètement, je vous le dis déjà, je suis déjà très impatiente de pouvoir découvrir la suite !

On rencontre donc Ember qui à première vue à tout d'une adolescente "normale", mais elle a une grosse différence qui est ce fameux don pour se téléporter la nuit. Chaque nuit durant dix minutes, elle se retrouve donc hors de sa chambre, ce don s'est développé lorsqu'elle a commencé son adolescence et le garde précieusement secret. Mais ce secret n'en est pas vraiment un puisqu'on découvre avec la jeune fille, que tout a été crée par le gouvernement. Dès les premières pages, le lecteur est accroché par cette originalité qu'à Ember et ne sera pas au bout de ses surprises.

The Vanishing Girl me fait un peu penser aux livres tels que Hunger Games, qui mêlent expériences, science-fiction, actions et qui mettent surtout en avant des adolescents/jeunes adultes. En bon premier tome, ce livre pose l'intrigue, l'environnement et nous fait découvrir Ember et Caden sans en révéler trop sur ce dernier tout de même. Ce don qui leur a été apporté génétiquement, prend tout son sens au fil des explications apportées par l'auteure au fil des pages et s'avère être une idée originale et surtout très bien menée. Mais ce don, ce secret gouvernemental, va aussi mener Ember et Caden à se connaître de plus en plus et surtout à s'apprécier aussi...

Dès les premières pages, Laura Thalassa réussit à intriguer le lecteur et elle distillera du suspens de pages en pages l'incitant à vouloir poursuivre sa lecture encore et toujours pour connaître la suite. Laura Thalassa a une écriture juste, vive et maîtrise parfaitement son histoire dès le début. L'auteure dévoile peu à peu son histoire sans jamais en dévoiler trop, laissant toujours quelque peu le lecteur sur sa faim, mais pour toujours le surprendre. Se lisant très rapidement, on le dévore en seulement quelques heures et quand arrive à la fin... on se dit qu'il faut être particulièrement sadique pour terminer sur cette note avant de pouvoir connaître la suite de l'histoire d'Ember.

En bref, The Vanishing Girl mêle actions, expériences, secrets d'État ou encore corruption, mais se trouve aussi adoucit par une romance qui naît au fil des pages et par cette quête de liberté. Autant de thèmes qui se mêlent dans l'intrigue sans jamais en faire trop. Le duo formé par Ember et Caden est rapidement attachant, le suspens permet au livre de garder un bon rythme et surtout en le terminant, nous n'avons qu'une hâte : savoir la suite ! 

The Vanishing Girl de Laura Thalassa sera disponible chez Amazon Crossing dès le 21 mars !

5 mots en bref pour décrire ce livre :
surprenant
don
machination
gouvernement
liberté.

"Seules les bêtes" de Colin Niel


À la disparition d'une femme, c'est tout le causse qui est ébranlé, d'autant plus que sa voiture est retrouvée au départ d'un sentier de randonnée. Dans ce coin, seules quelques fermes isolées subsistent encore avec leurs habitants esseulés. Les gendarmes n'ont rapidement aucune piste, l'hiver sévit et elle n'est toujours pas retrouvée. Cette disparition va toucher plus d'une personne qui vont se retrouver lié à celle-ci sans parfois en avoir conscience. Chacun va prendre la parole, va se livrer au fil des pages et sur certains secrets bien gardés. Personne ne se doute de ce qui se cache derrière cette disparition et que le point de départ de celle-ci se trouve à des milliers de kilomètres...

J'avais eu l'occasion de croiser Colin Niel sur plusieurs salons et c'est grâce à une Opération Masse Critique de Babelio que j'ai pu découvrir son écriture à travers Seules les bêtes.

Difficile de parler de l'intrigue, de cette disparition et des répercussions par peur d'en dire trop. Il va vous falloir découvrir cela plus en détails par vous-même.

Seules les bêtes, c'est l'histoire d'une disparition, mais c'est surtout l'histoire de plusieurs personnages. D'Alice, de Joseph, de Maribé, de Michel ou encore d'Armand. Des personnages qui se retrouvent tous mêlés à cette fameuse disparition, sans vraiment le savoir, sans vraiment avoir de lien à première vue entre eux. Ils sont tous liés, ne le savent pas, ne se doutent pas que ce qu'ils peuvent faire ou dire va engendrer. C'est l'histoire de plusieurs vies, de plusieurs solitudes qui se croisent. 

"Parce qu'à force d'être tout seul, t'as appris à te connaître. Tu sais que si ici, au milieu du Causse et de tes animaux, tu te sens pas bien, ça veut dire que dedans, ça sera encore pire. Et alors, tes brebis, tu te mets à les détester comme c'est pas permis. Tu sais qu'elles y sont pour rien, que c'est toi qui les élèves et pas l'inverse, ça change rien. Tu les détestes parce que t'as personne d'autre à détester."

Un roman peut sembler prévisible aux premiers abords, mais peut aussi être très bon ! Il semble prévisible avec Alice et Joseph, le lecteur vient à imaginer les événements (oui parce qu'un livre, c'est aussi faire jouer l'imagination du lecteur et l'inviter à se faire sa propre histoire avant le dénouement !) et se retrouve alors d'autant plus surpris par la tournure que prend ensuite l'histoire. Qui aurait pu imaginer cela comme point de départ ? Sincèrement, je réponds personne ! Je ne me saurais jamais douté un seul instant que tout partait de ce genre de situation. 

Avec Seules les bêtes, Colin Niel offre un polar noir et déroutant. Il nous plonge dans l'environnement de ses personnages grâce à des paysages particuliers qu'il réussit parfaitement à nous retranscrire, nous plonge au cœur des vies des divers protagonistes en offrant à chaque fois un langage et un vocabulaire propre à chacun (je crois que c'est ce que j'ai préféré !) et ponctue son histoire de rebondissements des plus surprenants pour en faire une intrigue réussie.

Seules les bêtes est un roman saisissant, surprenant, presque poignant. Dans ce livre, à travers ses personnages, Colin Niel met en avant la solitude des hommes, la capacité que certains ont à tout faire pour être aimés ou se sentir aimé. C'est noir, brut et maîtrisé du début à la fin. On aurait pu frôler le coup de cœur presque... 

C'est au final une jolie découverte, une belle surprise, et après avoir lu celui-ci, peut-être, me laisserais-je tenter un jour par la lecture de ses autres romans...

En attendant, Seules les bêtes de Colin Niel est disponible aux Editions Le Rouergue Noir.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
rural
disparition
vengeance
suspens
surprise.

jeudi 16 mars 2017

Marc Levy nous donne rendez-vous le 20 avril en librairie

Marc Levy par Christian Geisselmann

Inutile de présenter cet auteur, qu'on aime ou qu'on n'aime pas, Marc Levy reste une figure de la littérature française et un des auteurs français les plus lus à travers le monde. Chacun de ses livres est des plus attendus et est un véritable événement, prochainement l'auteur proposera son nouveau roman.

A venir le 20 avril prochain, son dix huitième roman intitulé La dernière des Stanfield. A quoi faut-il s'attendre dans ce prochain livre ? L'auteur lève le voile à travers quelques indices postés sur les réseaux sociaux :


Résumé : 

Ma vie a changé un matin alors que j’ouvrais mon courrier. Une lettre anonyme m’apprenait que ma mère avait commis un crime trente-cinq ans plus tôt. 
L’auteur de cette lettre me donnait rendez-vous dans un bar de pêcheurs sur le port de Baltimore et m’ordonnait de ne parler de cette histoire à personne.
J’avais enterré Maman à Londres au début du printemps ; l’été s’achevait et j’étais encore loin d’avoir fait mon deuil. Qu’auriez-vous fait à ma place ?
Probablement la même erreur que moi.


Vous voulez en savoir plus sur ses nouveaux personnages ? Et bien, voici :


Piqûre de rappel sur Marc Levy :
  • Marc Levy est né en région parisienne en 1961. Jeune chef d’entreprise, il a vécu sept ans aux États-Unis, à San Francisco, où il a créé une société d’images de synthèse, avant de revenir à Paris pour y diriger un cabinet d’architectes. Sa carrière prend une toute autre direction en 2000, lorsqu'il publie son premier roman, Et si c’était vrai… immédiatement plébiscité par le public. 
  • Tous ses ouvrages figurent dès leur parution en tête des ventes en France et connaissent un succès international : ses romans sont traduits en 49 langues, et vendus à plus de 40 millions d’exemplaires dans le monde.
  • Thriller, fiction, aventure, grand voyage, récit historique, comédie, les romans de Marc LEVY explorent de nombreux genres parfois au sein d'une même histoire.

Pour ma part, Marc Levy est un auteur que je lis depuis mon adolescence avec toujours autant de plaisir et depuis quelques années, ses parutions sont devenus pour moi de véritables rendez-vous incontournables. Ayant eu la chance de le rencontrer à deux reprises, je peux également vous assurer que Marc Levy est un auteur qui parle de son métier et de sa vie avec beaucoup de passion et que malgré l'expérience chaque nouvelle parution est toujours tout de même un peu appréhendée...

Si vous voulez en savoir plus d'ailleurs, je vous propose de (re)découvrir cet article à l'occasion d'une rencontre lors de la sortie de son roman Une autre idée du bonheur en 2014 : cliquez ici !

Maintenant, rendez-vous le 20 avril prochain pour découvrir La dernière des Stanfield le nouveau roman de Marc Levy qui sera disponible aux Editions Robert Laffont / Versilio.

"Ne parle pas aux inconnus" de Sandra Reinflet


La fin du lycée devait être une fête, une libération, un nouveau départ même, mais pour Camille depuis qu'Eva ne répond plus à ses sms ou appels, elle est face à un terrible silence. Son été sans sa fidèle amie, et même plus, risque d'être terne et ennuyeux surtout que malgré son âge sa mère ne cesse de ponctuer son quotidien de "ne pas" comme "ne parle pas aux inconnus", "ne sors pas le soir", "ne pas", "ne pas"... Sur un coup de tête, Camille décide de partir, de partir retrouver sa chère Eva et de fuir le cocon familial qui l'étouffe. Un voyage à travers l'Europe avec son sac à dos seulement sur les épaules qui va la mener à rencontrer bon nombre d'inconnus et à leur faire confiance, ces inconnus l'aideront dans sa quête, mais surtout l'aideront à se trouvait elle-même, car Camille ne se doute pas que cette fuite va surtout lui permettre de se découvrir elle-même... 

Une jeune fille qui s'émancipe un peu de sa vie quotidienne et décide de partir à l'aventure, il n'en fallait pas plus pour que je sois tentée par Ne parle pas aux inconnus de Sandra Reinflet.

On rencontre Camille lors d'un "rite de passage" qu'est le bac, la fête qui suit, cette liberté qu'on éprouve presque à ce que ce soit derrière nous. Ce sentiment d'euphorie la quitte rapidement lorsque son amie Eva ne répond plus à aucun de ses messages. Elle se retrouve face à l'absence, au silence, se sent délaissée même par celle-ci. Et on découvre alors Camille comme une jeune fille qui semble fragile et perdue sans son Eva. Lorsqu'elle décide de partir sur ce coup de tête, on sent que c'est pour fuir sa famille, sa mère surtout et retrouver Eva n'est qu'un prétexte. Camille part à l'aventure, une aventure qui va la marquer plus qu'elle n'imagine et qui va finalement la rapprocher de sa famille...

Quel livre ! Je l'ai dévoré d'une seule traite en une soirée tellement Camille a su me toucher. Cette jeune fille a qui on s'attache rapidement est le reflet de la jeunesse de notre société actuelle, mais également le reflet d'une envie de liberté. 

"Moi, j'espère que devenir adulte, c'est pas forcément ne plus être une enfant. J'espère qu'on peut vieillir sans ternir, sans s'interdire tout ce qui n'est pas "sérieux", sans renoncer comme elle."

On la suit donc dans la fuite de son quotidien, la fuite de la routine et surtout la fuite de cette relation avec sa mère. Rapidement, avant elle surement, on se rend compte que finalement ce voyage qui la mène à travers l'Europe est une véritable quête de soi. Elle se cherche, se découvre tout en faisant des rencontres, découvre d'autres valeurs et la fin démontre quelle évolution cela lui a permis d'avoir en seulement quelques semaines. 

Sandra Reinflet a une écriture douce, sensible, mais addictive et particulièrement juste. En utilisant la deuxième personne du singulier à de multiples reprises tout au long de son roman, Camille interpellant Eva, c'est le lecteur surtout qu'elle interpelle plus d'une fois. Elle le met face aux réalités, face aux choix, aux doutes et hésitations de Camille et face à son histoire. L'auteure propose avec Ne parle pas aux inconnus un livre riche, dense en émotions également. L'émotion persiste même en refermant ce roman. 

Ne parle pas aux inconnus, c'est l'abandon de l'enfance, c'est le passage parfois difficile qui se fait vers l'âge adulte. C'est aussi une prise de conscience sur soi-même et sur les autres. En fait, c'est un véritable voyage initiatique que nous propose l'auteure, qui marque et que vous devez découvrir rapidement ! 

"Je ne sais pas si protéger, c'est aimer. Si s'inquiéter, c'est aimer. Si enfermer, c'est aimer. Mais peut-être que ma mère est comme Buca. Le portail, les ne pas, les interdits tout ça, elle doit croire que c'est pour mon bien. Et donc... Te laisser disparaître, ce serait ça, t'aimer vraiment ?"

Ne parle pas aux inconnus de Sandra Reinflet est disponible aux Éditions JC Lattès.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
voyage
quête
fuite
rencontres
jeunesse.

mardi 14 mars 2017

"Hook" de Michelle Miller


Lorsque Todd Kent est contacté par le fondateur de l'application Hook qui fait fureur, c'est pour réaliser leur entrée en bourse. Le jeune homme qui connaît parfaitement cette application en tant que fervent utilisateur, s'apprête à réaliser une des affaires qui va marquer sa carrière et va lui permettre de faire fortune. Il s'entoure d'une équipe de choc entre Neha Patel, Tara Taylor ou encore Beau Buckley. Ensemble, ils sont prêts à tout pour que ce deal de 14 milliards de dollars se passe au mieux afin de faire décoller leur carrière. Et quand tout semble aller au mieux, tout finit par être remis en question et chacun y va de son sacrifice personnel afin de sauver l'affaire.

Grande amatrice des Éditions Mazarine, Hook m'a de suite intrigué déjà par sa couverture, mais surtout par son résumé. On s'imagine de suite l'univers dans lequel nous allons plonger au fil des pages, mais on est tout de même loin de s'attendre à tout ce qui va suivre. 

Dans Hook, on rencontre donc Todd, mais aussi Tara, Charlie, Taylor, Beau ou encore Amanda. Ils sont jeunes, beaux, brillants, ambitieux et vivent avec leur temps. Chacun sera impliqué d'une façon ou d'une autre dans la réussite de l'entrée en bourse de la fameuse application Hook et tous se croiseront à un moment ou un autre. Participer à ce projet, c'est presque la chance d'une vie, la chance de pouvoir démontrer qui on est vraiment, mais surtout de pouvoir faire fortune. On assiste à tout, aux rendez-vous professionnels, aux rencontres, aux enjeux, aux désillusions également et tout cela de différents et multiples points de vue.

Ces multiples points de vue, ce sont tous ces protagonistes cités plus haut. Alors au début, on est légèrement perdu, on prend un peu de temps à re-situer chacun à la bonne place, mais une fois que c'est chose faite, on fonce tête baissée dans cette lecture. Les histoires personnelles et professionnelles se mêlent et se démêlent au fil des pages, cela permet au livre de toujours garder un bon rythme. Petit à petit tout semble se lier, presque chaque action a une répercussion sur la suite. Entre euphories, déchéances, scandales, négociations plutôt louches, Hook happe le lecteur dans les tréfonds d'un monde pas si luxueux que ça et qui fait presque froid dans le dos.

Michelle Miller à travers Hook met parfaitement bien en avant l'ambition des jeunes, ici de jeunes américains, avides de pouvoir et d'argent. Ils se sentent rapidement pousser des ailes, ils sont prêts à tout, ils veulent dominer même le domaine dans lequel ils travaillent et veulent à tout prix cette réussite qu'ils se sont imaginée mille fois. C'est brut, saisissant même ce sentiment, cette sensation véhiculée au fil des pages. Le lecteur est vraiment mis face à cela, et se retrouve confronté à cette ambition qui "bouffe" presque bon nombre de personnages au fur et à mesure et qui a cet effet "boule de neige" sur chaque personne impliquée de près ou de loin dans ce projet.

Michelle Miller offre un livre avec un rythme soutenu et une histoire bien ficelée. On assiste à une montée d'adrénaline presque avant de se prendre un terrible revers auquel on ne s'attendait pas forcément. Elle réussit à faire en sorte que malgré le vocabulaire plutôt particulier du monde de la finance, le lecteur ne perde jamais le fil et s'adapte facilement à celui-ci. 

D'abord un peu sceptique au début, je l'avoue, j'ai finalement été totalement embarquée dans cette histoire ! Les personnages m'ont fasciné, me choquant, me passionnant parfois même, et l'intrigue a réussi à m'accrocher rapidement. Hook est une jolie découverte avec un milieu très peu croisé dans les livres, du moins ceux que je lis, mais c'est aussi la découverte d'un milieu des plus impitoyables. Accrochez-vous si vous vous plongez dans Hook et méfiez-vous de cette réussite qui semble toute tracée...

Hook de Michelle Miller est disponible aux Éditions Mazarine ! Et dernière petite information Hook sera d'ailleurs adapté en série prochainement.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
jeunesse
argent
ambition
manipulation
chute.

"Fallen Angel" de Stéphanie Janicot



Réquisitionnée le soir du réveillon, Sibylle assiste à un concert prestigieux donné par le Fersen Orchestra. Mais en plus de cet événement musical hors pair, elle assiste aussi au meurtre de Lucie Fersen, l'exceptionnel chef d'orchestre, tuée en plein concert d'une balle en pleine poitrine. Sur les lieux, et en tant que journaliste, Sibylle se lance dans l'enquête pour découvrir le coupable avec sa meilleure amie commissaire de police. En s'alliant les deux jeunes femmes comptent bien découvrir ce qui se cache derrière ce drame.

C'est grâce à une opération Masse Critique Babelio que j'ai pu découvrir Fallen Angel, mais également l'écriture de Stéphanie Janicot que je ne connaissais pas.

Nous faisons donc la connaissance de Sibylle, jeune journaliste qui du jour au lendemain se voit projeter sur une scène de crime et sur l'occasion de mener sa propre enquête pour découvrir le mobile du meurtre, mais également pour essayer de signer l'article qui fera décoller sa carrière. Avec Sibylle et sa meilleure amie commissaire, nous plongeons donc dans les interrogatoires, l'environnement de Lucie Fersen la victime et c'est toute une vie plutôt particulière que les deux jeunes femmes vont remonter à travers les paroles de son entourage.

Fallen Angel permet d'aborder une enquête d'une autre façon, d'un autre point de vue. En cela, il est intéressant. Il est intéressant aussi de voir que derrière une jeune prodige adulée à travers le monde, se cache une vraie solitude malgré ce qu'on dit d'elle. Finalement, c'est plus dans le parcours de Lucie que l'auteure nous entraîne mettant presque au second plan le meurtre qui s'est joué.

L'intrigue est donc intéressante, dans cet univers musical cela change un peu. La façon également dont est menée l'enquête avec Sibylle qui se lance presque à corps perdu pour aussi pouvoir en sortir un article complet et convaincant tout en bénéficiant de l'aide de son amie qui, elle, travaille pour alors la police. Mais alors un gros gros bémol pour les interrogatoires qui tournent tous aux monologues. C'est long, vraiment très long ! Certes, ces interrogatoires apportent des détails sur la victime, sa vie et ceux qui l'entourent, mais il n'y a aucune interaction ! Ça tourne vraiment au monologue, à des monologues ternes et sans fin, on n'en voit même pas la fin ! Je me suis rapidement ennuyée, je ne sais pas vous, mais moi quand un personnage parle sans discontinu et sans véritable verve pendant 20 pages, je baille rapidement...

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en plongeant dans Fallen Angel. Comme dit plus haut je ne connaissais pas Stéphanie Janicot. Ce n'est pas un livre que je retiendrais, même si celui-ci a du positif, vous avez compris que pour moi, il y avait certaines longueurs qui m'ont totalement freiné dans ma lecture. Je n'ai jamais vraiment saisi où Stéphanie Janicot voulait vraiment nous entraîner, donc certes le final est un peu surprenant, mais pas assez à mes yeux. Peut-être suis-je totalement passé à côté de ce livre, je vous l'accorde.

En bref ce livre a du potentiel, il plaira même, j'en suis certaine, mais je n'ai pas adhéré. Il manque de rythme, de vrais dialogues, j'aime quand ça "bouge" moi et là, je me suis vraiment ennuyée parce que ce que j'ai souligné au-dessus m'a gâché aussi l'enquête menée autour. C'est une autre façon d'aborder le thriller avec Fallen Angel, et ce ne doit pas être fait pour moi.

Mais vous savez très bien que pour vous faire votre propre idée, il faut se lancer et lire ce roman ! Fallen Angel de Stéphanie Janicot est disponible aux Éditions Albin Michel.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
musique
journalisme
monologues
longueurs
enquête.

jeudi 9 mars 2017

"Aurore de sang" d'Alexis Aubenque : un thriller haletant et surprenant.


La fin d'été à White Forest est marquée par les aurores boréales du siècle, et alors que la nuit la plus lumineuse annoncée approche à grand pas Nimrod voit son quotidien bousculé alors qu'il s'apprête à réintégrer enfin la police. Judith Gibbons, une ex petite amie, vient lui demander de l'aide lorsque son mari et son fils disparaissent. Nimrod bien entendu se décide à l'aider... Tracy quant à elle, enquête sur la découverte d'un corps à moitié dévoré dans la forêt, Nimrod lui prête rapidement main forte quand cette enquête semble prendre une direction totalement surprenante. White Forest n'a finalement rien du paradis illuminé d'aurores boréales, et semble plutôt sombrer vers un enfer auquel on ne s'attendait pas.

J'avais découvert Alexis Aubenque avec Tout le monde te haïra qui avait un véritable coup de cœur, relisez la chronique par ici. Alors forcément Aurore de sang était très attendu. J'ai pris du temps pour le lire, je l'avoue, mais je pense que je l'ai d'autant plus apprécier à le lire dernièrement. D'ailleurs, le coup de cœur a été réitéré et je suis ressortie de cette lecture presque estomaquée...

Quel plaisir de retourner à White Forest et de retrouver Nimrod et Tracy ! On retrouve nos deux flics pour deux nouvelles enquêtes surprenantes. Difficile d'en dire plus d'ailleurs par peur d'en dire trop. Ces enquêtes nous réservent bien des surprises et tout comme nos héros, nous sommes loin d'imaginer jusqu'où tout cela va nous entraîner. Très simplement, c'est juste le prémisse de ce qu'Alexis Aubenque nous réserve. L'auteur nous offre complètement une intrigue qui marque, choque presque même et qui n'a pas finit de nous remuer.

Aurore de sang est donc marqué par une intrigue qui gagne en intensité au fil des pages, qui bouscule le lecteur de chapitre en chapitre et qui le laisse bouche bée à de multiples reprises. Personne ne peut se douter de la tournure que prennent les événements. Tracy et Nimrod sont eux aussi bousculés, malmenés même et cela ne fait que secouer le lecteur un peu plus. Parce que Tracy et Nemrod, on les apprécie, on s'attache même encore plus à eux. On aimerait presque pouvoir entrer dans ce livre afin de leur prêter main forte.

Aurore de sang est d'ailleurs aussi marqué par l'histoire de ses personnages. Dans ce livre, on en apprend un peu plus sur Nimrod. Ce personnage qui est aussi sensible et dur, tendre et fort, secret et aimant, ce personnage sur qui on va en apprendre plus. On découvre un peu plus la relation qu'il entretient avec son père, mais surtout le voile se lève peu à peu sur sa mère. On en vient à le comprendre un peu plus l'homme qu'il est devenu, ce caractère qu'il s'est forgé, mais qui est presque une carapace au final. Nemrod, c'est ce genre de personnage qui ne montre pas ses sentiments, mais que le lecteur réussit à cerner, c'est un "vrai gentil" qu'on admire presque.

"Nimrod se regarda dans le miroir et fixa la marque indélébile du laser qui avait effacé le terrible tatouage inscrit sur son torse : « Tout le monde te haïra. »"

Alexis Aubenque ne nous laisse aucun répit ! En ouvrant ce livre, vous ne pourrez plus le refermer. L'auteur a une écriture vive et trépidante. Le livre garde un rythme constant, un rythme qui nous fait presque haleter au fil des pages. On s'accroche presque littéralement au bouquin à mesure que le suspens gagne en intensité. Tout est parfaitement maîtrisé, les personnages et leur histoire personnelle, l'environnement qui nous permet d'imaginer au mieux White Forest, les thèmes abordés tout en finesse ou encore la direction que prend l'enquête qui jamais n'atteint le "trop". On pourrait croire à mesure que l'on s'enfonce dans l'intrigue que cela va devenir "too much", mais non ! Alexis Aubenque à cette justesse qui permet de garder une ligne constante et qui fait que tout s'enchaîne sans accro jusqu'à un final en apothéose.

Vous l'avez sans doute déjà compris, Aurore de sang est un énorme coup de cœur ! J'ai dévoré ce livre, je me suis laissée embarquer dans cette folle histoire qui m'a secoué plus d'une fois. Je n'imaginais pas un seul instant en ouvrant celui-ci, jusqu'où cela m'entraînerait. Alexis Aubenque a réussi à me tenir en haleine des premières lignes aux dernières et je l'ai même parfois détesté de malmener Nimrod et Tracy tellement je me suis attachée à eux. Aurore de sang est ce genre de thriller qui me surprend, me marque, me fait presque écarquiller les yeux pendant ma lecture tellement je suis prise dans l'histoire, et j'adore ça !

Aurore de sang fait donc partie d'une série et en le refermant, on se demande clairement de quoi la suite et fin sera faite. Les toutes dernières lignes nous feraient presque pousser un "ahhh" tonitruant, mais... mais comment est-ce possible ? Alexis Aubenque réussit toujours à nous surprendre jusqu'à la toute fin et c'est ce qui fait qu'on en redemande encore et toujours. Je n'ai déjà qu'une hâte, c'est de retrouver Nimrod et Tracy !

N'hésitez pas un seul instant ! Aurore de sang d'Alexis Aubenque est disponible aux Éditions Robert Laffont dans la collection La Bête Noire.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
glacial
haletant
surprenant
choc
incroyable.

"Private Lesson" de Samanthe Beck


Après l'obtention de son diplôme de médecine, Ellie retourne s'installer dans sa ville natale pour ouvrir son cabinet, mais aussi pour garder un œil sur son père. De retour, elle apprend que son amour de jeunesse Roger Reynolds est célibataire, la jeune femme veut alors saisir l'occasion et malgré les rumeurs sur les raisons de son célibat, à savoir des penchants très audacieux, Ellie est bien décidée à tenter sa chance et à tout tenter ! Tout ? Même à prendre des cours plutôt particuliers avec Tyler, le bad boy du coin, dans un échange de bons procédés. Ces leçons lui permettront-elles enfin de faire tomber Roger ? Pas si sûr finalement...

De plus en plus amatrice de la Collection &moi, je me suis plongée dans ce roman de Samanthe Beck en étant très intriguée par son résumé. Résumé que je trouvais original, intriguant également et qui a su tenir toutes ses promesses.

L'histoire tourne autour d'une idée plutôt originale : prendre des leçons particulières, disons le clairement de sexe, afin qu'Ellie puisse tenter de conquérir Roger qui a la réputation d'aimer le sexe plutôt audacieux. Ellie, parlons en de la jeune femme. Elle est amusante, attachante aussi, mais clairement naïve par moment. Elle s'accroche à un manuel telle une bouée de sauvetage quand Tyler, son fameux professeur, souhaite-lui y aller d'une autre façon. Elle nous offre certaines répliques et réflexions qui nous font d'ailleurs rire plus d'une fois. On apprécie voir son évolution au fil des pages, sa tendance à enfin lâcher un peu prise, mais on se demande aussi pourquoi elle n'ouvre pas les yeux un peu plus tôt.

Avec Tyler, l'histoire gagne en rythme et en intensité. Ce fameux bad boy nous plaît quasi immédiatement. Il apporte du peps à l'histoire, et aussi du peps dans la vie d'Ellie. On comprend de suite qu'il n'est plus le jeune homme du lycée avec son image de tombeur, et on s'attache d'autant plus à lui quand on comprend qu'il n'aspire qu'à se poser tranquillement dans une relation. Private Lesson est au final bien plus que son résumé le laisse supposer.

Avouons-le aussi, en lisant le résumé, j'avais un peu peur que le sexe soit dominant au fil des pages et que tout soit finalement exclusivement centré sur cela. Et bien justement non ! L'histoire d'Ellie, et de Tyler aussi ensuite, prend le pas sur le reste et leurs fameuses leçons particulières sont très justement amenées ensuite. Samanthe Beck en fait des scènes sensuelles, sexy, loin des clichés que j'avais pu imaginer et c'est tant mieux. 

Même si, l'histoire est assez prévisible au demeurant, c'est un roman plaisant du début à la fin. Entre l'humour disséminé au fil des pages, les personnages forts que sont Tyler et Ellie avec une personnalité propre à chacun et ces fameuses leçons particulières, on se laisse prendre au jeu de ce livre. 

Samanthe Beck a une plume légère, fluide et légèrement addictive également. Private Lesson du coup se lit plutôt rapidement. Le lecteur est entraîné dans l'histoire, tourne les pages s'en sans rendre compte et s'amuse même de l'idée farfelue d'Ellie (oui sérieusement qui penserait à prendre des leçons de sexe olé olé pour essayer de conquérir quelqu'un ?). On passe un très bon moment de divertissement, l'histoire est distrayante et je dois souligner que j'ai trouvé l'histoire globalement originale avec ce point de départ.

Mais à noter aussi qu'à travers Private Lesson, l'auteure fait aussi apprendre à ses personnages la vraie valeur du mot amour, de son sens, mais également à leur faire apprécier le véritable bonheur et non celui qu'ils imaginent et qui est en plus, plus près qu'ils ne l'imaginent. Le tout est ponctué d'une petite dose d'humour qui fait même rire parfois. Vraiment, un bon petit moment de lecture pour quelques heures. Je suis même curieuse de lire par la suite, d'autres romans de cette auteure !

Private Lesson de Samanthe Beck est disponible dans la Collection &moi.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
originalité
secrets
retour
amis
sexe.

mercredi 8 mars 2017

- Jo Ann von Haff -

J'ai déjà l'occasion de vous présenter une nouvelle interview d'auteur ! Il s'agit aujourd'hui d'une auteure dont je vous ai parlé récemment à l'occasion de son dernier roman, une romance tendre et douce qui m'a marqué il y a quelques semaines. Je veux bien entendu parler de Jo Ann von Haff !


J'ai découvert Jo Ann von Haff il y a quelques mois avec son roman La réelle hauteur des hommes, un roman qui avait été un véritable coup de cœur d'ailleurs grâce à l'écriture de l'auteure et à cette magnifique romance qui m'avait touché (la chronique par ici !). Dernièrement, c'est son roman Les yeux de Léon que j'ai lu, je vous en ai parlé par ici, une nouvelle romance que j'ai de nouveau dévoré et tout autant apprécié.

Autant vous dire de suite que je suis ravie que Jo Ann ait bien voulu répondre à quelques-unes de mes questions afin d'en savoir plus sur ses romans, mais aussi sur l'auteure qu'elle est ! Je vous laisse découvrir tout ceci...

Bonjour et bienvenue sur Ladoryquit lit Jo Ann von Haff, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Bonjour !
Je suis Jo Ann von Haff et je suis née en Angola. Ma langue maternelle est le portugais, j’ai vécu deux tiers de ma vie à l’étranger et j’ai fait toute ma scolarité dans des établissements français. Je suis multiculturelle, nomade et nocturne, mon cerveau s’appelle Sigmund, mes totems sont une coccinelle et une chouette effraie, et l’équilibre des points karma est très important pour moi. (Je ne suis pas folle, vous savez ?)

Sérieusement : j’ai fait des études de psychologie clinique et une formation de correctrice il y a plusieurs années. Aujourd’hui, quand je ne suis pas en train d’écrire, je suis en train de décortiquer des manuscrits pour des maisons d’édition et des auteurs indépendants, de donner des cours ou alors en train de traiter quelque question administrative.
(Tout ce que j’ai dit dans le premier paragraphe continue véridique.)

Votre dernier roman "Les yeux de Léon" est paru il y a quelques semaines aux Éditions BMR, si vous deviez le présenter en 3 mots seulement, lesquels ? Et pourquoi ?

Trois mots seulement ? C’est une torture ! Est-ce que je peux le présenter en une phrase, plutôt ?
« Nous sommes tous plus grands que nos complexes. »

Dans "Les yeux de Léon" Anaëlle, le personnage principal féminin, est dans une situation délicate notamment avec la perte de son emploi, elle est très proche finalement de notre génération actuelle. Était-ce délibéré de faire d'elle quelqu'un a qui on s'identifie très facilement ?

J’aime raconter des histoires qui pourraient nous arriver à tous, qui pourraient m’arriver à moi. J’ai sans doute croisé Léon quand je vivais à Montpellier, j’ai sans doute croisé Anaëlle à chaque fois que je suis passée devant une caissière (ou un caissier). Et il y a des jours où je suis Léon, très positive, tout va bien. Puis il y a des jours où je suis Anaëlle, j’ai envie de me recroqueviller dans un coin pour ne plus me relever.

Je peux créer des héros qui sont des célébrités ou qui appartiennent à des familles richissimes ou qui vivent dans un monde qui ne nous est pas accessible, mais on n’a pas forcément besoin d’être riche ou une célébrité pour mériter une belle histoire. Et comme on n’est jamais mieux servis que par soi-même, j’ai une romance avec une correctrice dans mes projets… ;-)

Que ce soit dans "Les yeux de Léon" ou le précédent "La réelle hauteur des hommes", vous mettez en avant deux formes de handicap à travers deux de vos "héros". Pourquoi avoir fait ce choix ? Est-ce important pour vous ?

Plus que le handicap, ou tout autre sujet, ce sont les réactions et les conséquences qui sont importantes pour moi. Ce n’est pas la cécité de Léon qui fait l’histoire, c’est sa personnalité positive, limite YOLO. Ce n’est pas le handicap de Littlejohn qui fait l’histoire, c’est son incapacité à l’accepter. Dans mon roman fantasy La Treizième Concubine, premier tome de la trilogie Tarandes et Sakranim, mon héroïne devient muette, pourtant sa voix porte très loin et plutôt fort, elle se fait entendre (peut-être pas par ceux qui le devraient réellement, mais c’est une autre affaire).

Je réserve le même traitement à tous mes personnages, handicapés ou non, avec des cicatrices ou non : est-ce qu’ils se relèvent ? Ou est-ce qu’ils s’effondrent ? La résilience, ou son absence, l’emporte sur tout le reste.


Vos romans, en plus d'offrir à chaque fois de très belles romances, véhiculent toujours des messages forts, et même plein d'espoir. Est-ce une des premières choses à laquelle vous pensez en vous lançant dans l'écriture d'un nouveau livre ? 

Jamais. Je n’écris pas de fables, avec une morale à la fin. Je raconte une histoire et il se peut qu’on en ressorte avec quelque chose en plus, qu’on ait appris quelque chose, qu’on ait ressenti quelque chose. Mon but est de raconter une situation, qu’elle soit sombre ou lumineuse, triste ou joyeuse. Et à la fin, la lectrice, le lecteur, choisira ce qu’elle, il, veut garder de cette histoire. C’est pour cette raison que je n’écris pas que des romances, que j’écris également de la littérature générale et de la fantasy : parce que parfois, les fins ne sont pas toujours celles qu’on espérerait. Le bien ne gagne pas toujours, le mal ne perd pas toujours. Et c’est la vie.

Quel message général voulez-vous, espérez-vous, que vos lecteurs aient après la lecture des "Yeux de Léon" ?

Comme dit précédemment, je ne veux pas faire passer des messages. Ce que je voulais, à l’écriture de ce roman, c’est qu’Anaëlle évolue, car elle se cache sous ses insécurités, et que Léon évolue également parce que faire exactement ce dont il a envie a parfois des conséquences sur son entourage. On est tous bien plus grands que nos complexes. Et un peu de tact ne fait de mal à personne. :)


Peut-on espérer retrouver un jour Anaëlle et Léon ?

On les reverra en filigrane dans d’autres romans montpelliérains parce que j’aime les clins d’œil, mais ne jamais dire « fontaine, je ne boirai pas de ton eau »… ;-)

D’ailleurs, il y avait un clin d’œil à Littlejohn chez Léon. Avez-vous su le repérer ? :)

Imaginez, demain "Les yeux de Léon" est adapté au cinéma ou à la télévision, vous choisissez les acteurs qui semblent idéals pour vous pour interpréter Anaëlle et Léon, quels sont-ils ?

J’ai trouvé les modèles idéaux, mais ils ne sont pas acteurs, ça marche aussi ?
Pour Léon, je visualise Mohamad Hindi Neto qui a participé au Masterchef Brésil il y a quelques années, parce que Léon a les cheveux rebelles, il se rase la barbe une fois sur deux (voire trois), qu’il n’est pas spécialement beau, mais quand il sourit, le soleil brille plus fort. (Ahem, Anaëlle, sors de mon corps.)

Quant à Anaëlle, je pense Natalie Weaves, jeune chanteuse américaine. Elle a un certain air désabusé alors qu’elle est toute jeune. Et Anaëlle est une désabusée de l’extrême.


Parlons un peu plus de vous Jo Ann. Y a-t-il un(e) auteur(e) de romance qui vous a donné envie d'en écrire à votre tour ?

Quand j’étais plus jeune, je lisais énormément d’Harlequinades échangées avec la secrétaire au collège ou achetées au terminal fluvial quand je vivais d’un côté du Tage et allais au lycée à Lisbonne ou quand je devais traverser la gare de Montpellier pour aller à la fac. Ce sont littéralement de centaines de romans lus, mais je suis incapable de dire qui a écrit quoi. Les histoires étaient bien plus codées qu’aujourd’hui, mais je dévorais tout ça. Alors mon premier roman, à 16 ans, était forcément une romance. Le deuxième, à 17, aussi. Le troisième, à 18, également. Mais ce troisième est devenu Aujourd’hui ne se termine jamais et il est bien plus qu’une romance (à mon avis !). Pendant des années, je m’en suis écartée pour écrire de la littérature générale et découvrir la fantasy, mais régulièrement, j’y reviens, c’est même devenu la majorité de ma production. J’ai écrit pas mal de tragédies, il faut que j’écrive de belles histoires pour compenser. (Le karma, tout ça…)

C’est donc le genre qui m’a donné envie d’écrire de la romance, non pas une auteure particulière.

Suivez-vous un plan, un schéma particulier lorsque vous écrivez ? Êtes-vous du genre à mettre à plat toutes les grandes trames de votre histoire et à broder autour ? Ou plutôt à écrire au feeling ?

Ma méthode s’appelle « à la wanagain freestyle » : j’ai une idée de départ, je sais très bien où je veux aller, et je mets mes héros en pilote automatique. Si mes personnages sont bien travaillés, s’ils sont bien définis, ils m’indiqueront quels chemins prendre ou si les scènes que j’avais prévues sont cohérentes ou non. On peut planifier les plus belles scènes au monde, mais parfois ces individus faits de mots font « ça ne va pas être possible » et on ne peut que se plier. Après le premier jet, je laisse reposer, puis quelques mois plus tard, voire années (Aujourd’hui ne se termine jamais a eu besoin de 15 ans pour atteindre la version publiée !), ensuite je me relis et je me mets à la correction. J’étoffe certains passages, j’ajoute des scènes, je n’ai pas peur de couper des passages entiers ou de tuer des personnages, je suis sans état d’âme à ce stade. Enfin, une dernière relecture et c’est bon pour les archives.

Pour Les Yeux de Léon, je voulais écrire sur l’opposition entre un aveugle qui voit la vie en rose et une voyante qui ne voit rien du tout. Ils ont fait le reste pendant le NaNoWriMo de 2013.

Quel genre de lectrice êtes-vous ? Y a-t-il un auteur qui vous a marqué en particulier ?

Je suis une lectrice éclectique et quasi-exclusivement numérique à cause de ma position géographique, surtout. La joie de pouvoir s’offrir des livres en français et les recevoir en un clic sans avoir à attendre la poste (qui ne fonctionne pas par chez moi !). De la même façon que j’écris de la littérature générale, de la romance et de la fantasy, je lis ces trois genres. Je choisis mes lectures grâce au bouche-à-oreille et je pioche chez mes amies, ce qui est une ruine, clairement. Plus le temps passe, plus les bibliographies s’allongent.

Dernièrement, j’ai relu Un cadeau du ciel de ma siamoise cosmique Suzanne Roy où son héroïne Élina, un ange de la mort pas très empathique, tombe du ciel pour apprendre ce que veut réellement dire être humain. C’est mon héroïne préférée, tous genres confondus. Suzanne a le don de me faire pleurer, ce qu’est une bonne chose, parce que j’aime pleurer quand je lis ou je vois un film, ça me marque longtemps ! Il y a aussi Chloé Duval, reine des romances extrêmement doudous qui font sourire tout le long (ça équilibre les larmes de Suzanne !) et qui nous font rêvasser encore un moment après la fin de notre lecture. Roxane Dambre, qui manie l’humour comme personne avec ses séries urban fantasy. Je suis tombée amoureuse de sa plume dès le premier manuscrit et à chaque nouvelle publication, je sais que je vais rire à en pleurer.

Un peu plus loin (beaucoup, même) de mon cercle d’amies, j’aime José Saramago dont le style est inimitable et reconnaissable. D’ailleurs, les livres qu’Anaëlle lit dans Les Yeux de Léon sont les siens. Le Dieu manchot me paraissait un bon clin d’œil à son épaule blessée, et L’Aveuglement… Eh bien ! :-D Sharon Maas et Tamara McKinley écrivent des sagas où la grande Histoire croise la petite histoire, et me font retenir ma respiration très souvent, voire même pleurer. C’est de la littérature générale comme j’aimerais en écrire si seulement j’avais la patience de faire des recherches historiques. ;-) Enfin, en romance, Lisa Kleypas est numéro 1 dans ma liste. Je suis une fille simple, je vois Kleypas, j’achète, sans même lire le résumé.

Un dernier mot pour vos lecteurs pour finir Jo Ann ?

Merci de nous accepter, mes personnages cabossés et moi, merci de nous suivre et de nous soutenir. Ceci est ma passion, mon rêve, mes rêves d’ailleurs, parce que mes histoires me travaillent même quand je dors. Et j’espère qu’ils sauront vous accompagner, même après votre lecture. <3

Un immense merci Jo Ann pour toutes ces réponses ! J'ai pris énormément de plaisir à les lire, à en savoir plus sur votre univers et vous-même, d'ailleurs tous les autres titres vont devoir rejoindre rapidement ma PAL. J'espère que vos lecteurs prendront tout autant de plaisir à lire cela :)

Une dernière piqûre de rappel, La réelle hauteur des hommes et Les yeux de Léon sont disponible aux Editions BMR !

lundi 6 mars 2017

Le salon "Polar Lens" c'est ce week-end !


C'est LE rendez-vous à ne pas manquer pour ceux et celles qui sont dans les environs de Lens ou qui n'ont pas peur de faire quelques kilomètres, le salon "Polar Lens" a lieu ces 11 et 12 mars prochains !

Ce salon est toujours l'occasion de retrouver de très nombreux auteurs de polars et thrillers à l'occasion de séances de dédicaces ou encore de petites conférences. Ce salon riche propose chaque année une multitude de noms, les auteurs sont de plus en plus nombreux à être présents pour le plus grand plaisir des lecteurs.

Pour cette 21e édition rencontres, expositions, ateliers d’écriture, concours de nouvelles, projections débat, tables-rondes, animations ludiques… seront à l’affiche et la liste des auteurs présents est très très longue (près de 60 !)! À souligner également que la marraine de cette édition n'est autre que Karine Giebel.

Un aperçu des auteurs qui seront présents à cette occasion :
Alexis Aubenque
Nicolas Beuglet
Stéphane Bourgoin
Michel Bussi
Armelle Carbonel
Claire Favan
Maxime Gillio
Johanna Gustawsson
Colin Niel
Sire Cédric
Franck Thilliez
....
sur le site vérifiez la présence des auteurs sur un ou les deux jours

Pour ma part, je m'y rends depuis 4/5 ans maintenant et à chaque fois je peux vous assurer qu'il s'agit vraiment d'un super salon ! Cette année, pour le moment, au programme pour moi Alexis Aubenque, Johanna Gustawsson, Claire Favan, Franck Thilliez, Karine Giebel et surement aussi Michel Bussi, Colin Niel... et pleins d'autres !

Vous y allez ? 
Rendez-vous les 11 et 12 mars à la salle Bertinchamps de Lens !

Pour connaître toute la liste des auteurs et en savoir plus sur "Polar Lens", rendez-vous sur le site officiel !

Bilan livresque #2 : février 2017.


Bilan livresque du mois de février !

Et voici le temps de dresser un petit bilan des lectures du mois de février dernier. Février, autant vous dire que la PAL n'a malheureusement baissé que d'un seul titre, je m'en veux à moi-même de ne pas la faire baisser plus (enfin à moitié ahaha). Je dois de toute façon avouer que pour février, il y avait bon nombre d'auteurs que j'apprécie qui sortaient un nouveau roman donc bon forcément, j'allais avoir plus tendance à me jeter sur ces livres que d'autres.

Résultat de février : 15 livres lus ! Beaucoup de très belles lectures, des coups de cœur même et une grosse "déception". Bon, ce n'est pas à proprement parler une déception puisque c'est une découverte et non un livre que j'attendais vraiment. 

Retour sur les titres lus :

- Cet été là de Lee Martin **
- Extermination des cloportes de Philippe Ségur **
- Dompteur d'anges de Claire Favan **
- Quelqu'un à qui parler de Cyril Massarotto **
- Private Lesson de Samantha Beck **
- La vie selon Juan Salvador, palmipède d'Uruguay de Tom Michell
- Les yeux de Léon de Jo Ann von Haff **
- L'impasse d'Estelle Tharreau **
- Hook de Michelle Miller **
- Ne parle pas aux inconnus de Sandra Reinflet **
- De l'eau pour les éléphants de Sara Gruen **
- Happy Ending de Victoria Van Tiem
- The Vanishing Girl de Laura Thalassa **
- Et tu vis encore de Corinne Martel
- La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan **

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Le livre que je ne retiendrais pas est Extermination des cloportes de Philippe Ségur, je me suis ennuyée durant cette lecture, peut-être suis-je totalement passée à côté de ce livre, mais même l'humour de l'auteur m'a déplu. Private Lesson a aussi été une lecture une demi-teinte, l'histoire est originale, mais elle a été très prévisible pour moi. Et tu vis encore de Corinne Martel a été une jolie découverte, mais là aussi l'histoire était un peu prévisible.

En revanche, je suis obligée de revenir déjà sur le nouveau Claire Favan Dompteur d'anges qui est une petite merveille ! Cette auteure réussira toujours autant à me surprendre, mais où va-t-elle chercher tout ça ?! Également, j'attendais beaucoup les nouveaux romans de Cyril Massarotto, Estelle Tharreau et Jo Ann von Haff et ils ont été aussi prometteurs que ce à quoi je m'attendais.

Au niveau découvertes totales, j'ai été totalement embarquée dans The Vanishing Girl de Laura Thalassa que j'ai trouvé surprenant, dans Ne parle pas aux inconnus de Sandra Reinflet que j'ai dévoré d'une traite, De l'eau pour les éléphants de Sara Gruen qui est tout simplement un vrai bijou, mais aussi La ferme du bout du monde de Sara Vaughan qui offre un secret de famille très touchant.

En bref, février a encore été un super mois de lecture. Autant de livres qui valent le coup d'être lus, qui réussissent à me transporter dans leur univers et me permettent de m'échapper durant quelques heures.

N'oublions pas que février a également été l'occasion de découvrir une nouvelle box Dans ma bulle et a aussi été marqué par le salon Les Mines Noires.

Rendez-vous le mois prochain dorénavant !