jeudi 30 mars 2017

"La compassion du diable" de Fabio M Mitchelli


Inspiré de la vie de Jeffrey Dahmer marquée par une folie meurtrière et des meurtres commis par Anthony Sowell, La Compassion du diable nous plonge dans l'histoire du "cannibale de Cleveland". Un meurtrier des plus sanglants, terrifiants même, qui multiplie les meurtres et dont la folie n'a de cesse de s'accroître. On se demande d'ailleurs où s'arrête la réalité et où commence la fiction. Deux enquêteurs sont alors sur ses traces quand des corps sont découverts. Et entre passé et présent, le lecteur se retrouve mêlé à une histoire qui fait froid dans le dos...

C'est un livre que j'avais dans ma PAL depuis un très très long moment, alors j'avoue que je n'osais pas forcément sauter le pas et le lire. Pourquoi me direz-vous ? Et bien au vu de ce que j'en lisais à ce propos, et pour être tout à fait honnête, je savais que La compassion du diable allait être ce genre de livre qui me fait vraiment flipper. Et je ne m'étais pas trompé ! Fabio M Mitchelli a réussi à réellement me faire grimacer bon nombre de fois, m'obligeant même parfois à reposer le livre (ohh la chochotte je l'avoue !).

Avant de plonger dans l'histoire, nous sommes avertis "certains épisodes peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes" et c'est peu de le dire, âmes sensibles s'abstenir ! Ce roman offre une intrigue particulièrement forte, brute même avec ce tueur en série digne du diable en personne. Au fil des pages, nous plongeons dans une enquête haletante, surprenante même, mais surtout on entre réellement dans la tête de ce fameux "cannibale de Cleveland".

"Tous ces animaux morts qu’il avait éventrés pour étudier leur contenu, pour assouvir sa curiosité et son besoin de brasser leurs entrailles pourrissantes alors qu’il n’était qu’un enfant, n’avaient été que le canal conducteur et déclencheur de ce qui allait devenir sa folie, la décrépitude de son esprit humain."

Ce que je retiens le plus c'est ce côté thriller psychologique, on remonte littéralement à la naissance de ce fameux meurtrier, à l'origine de ce mal qui le consume entièrement. Alors impossible d'avoir de la compassion pour lui, moi, je n'en ai jamais ressenti pour aucun des personnages d'ailleurs, mais on en vient à la naissance, à la création même de celui-ci. J'ai trouvé cela presque fascinant ! Tous les personnages d'ailleurs ont leur importance, leur histoire propre qui joue à un moment ou un autre dans l'intrigue, ils sont parfaitement bien maîtrisés. 

C'est brut, saisissant, effarant même parfois ! Avec une écriture vive, percutante même, Fabio M Mitchelli plonge le lecteur dans son histoire dès les premières pages. L'auteur maîtrise parfaitement le sens du détail, à tel point que les scènes de crimes, les odeurs mêmes nous sembleraient presque prendre vie devant nos yeux. Alors j'avoue, tout ce qui est démembrement, cannibalisme, barbarie même, c'est quelque chose que j'ai du mal à lire. Bon nombre de fois tout cela m'a fait grimacer, m'a fait froid dans le dos, j'ai dû reposer mon livre pour reprendre mon souffle à diverses occasions ! C'est terriblement marquant, même après l'avoir refermé certains détails nous restent en tête et difficile de chasser les images qui nous viennent à l'esprit durant la lecture.

Je ne saurais même pas dire si j'ai aimé ou pas ce livre, tellement il m'a retourné ! L'histoire est bien menée, le puzzle prend forme au fil des pages et les chapitres courts permettent de garder un bon rythme de lecture, mais il y a toujours tous ces détails, ces démembrements notamment si bien racontés et imagés qui m'ont... je ne dirais pas dérangé, car je m'attendais à cela, mais disons trop marqué. Alors c'est ma sensibilité qui veut ça, mais je pense que j'attendrais encore un peu avant d'oser plonger dans le dernier roman de Fabio M Mitchelli Une forêt obscure...

Préparez-vous si vous souhaitez plonger dans La Compassion du diable ! Fabio M Mitchelli ne va pas vous ménager, loin de là. 

La Compassion du diable de Fabio M Mitchelli est disponible aux Éditions Milady Thriller.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
brut
suspens
détails
psychologie
saisissant.

mercredi 29 mars 2017

"Je te donne" d'Agnès Ledig, Baptiste Beaulieu et Martin Winckler


Souvenez-vous, c'est grâce à l'initiative "rendez-vous avec un livre inconnu" que ma médiathèque avait mis en place, dont je vous parlais par ici, que j'ai eu l'occasion de lire ce recueil de nouvelles. En "fan" de Baptiste Beaulieu et d'Agnès Ledig, je savais que celui-ci ne pouvait que me plaire et ce fut le cas, il m'a en plus beaucoup touché aussi.

Il y a l'histoire de Rebecca Townsend, cette jeune américaine de 17 ans qui décède brutalement dans un accident. Son décès soulèvera un mouvement de don incroyable et en fera réfléchir plus d'un.

Il y a aussi l'histoire de Julien que rencontre un jour Gaëlle. Julien vient pour la première fois de donner son sang, le jeune homme est bien pâle à la suite de son geste, et Gaëlle l'aide alors à reprendre des couleurs et chacun s'ouvre à l'autre.

Et il y a enfin l'histoire de Rachel. À 70 ans, elle vient de donner son sang pour la dernière fois, elle l'a fait durant toute sa vie et à travers un carnet, elle transmet à sa petite-nièce autant d'histoires que de dons qu'elle a faits. Elle passe ainsi le flambeau à celle-ci...

C'est donc un recueil de trois nouvelles, trois nouvelles, par trois auteurs pour parler entre autres du don du sang. En quelques pages seulement, Baptiste Beaulieu, Agnès Ledig et Martin Winckler nous offrent chacun une histoire, une histoire forte qui touche le lecteur et dégage beaucoup d'émotions.

Chaque auteur avec ses mots, avec son histoire, met en avant le don de soi et ici le don de sang. Chacun montre que ce geste peut sauver des vies, bouleverser des existences et apporter tellement autour de nous. Je te donne, c'est le reflet de nombreuses existences, de personnes que l'on croise sans savoir ce qu'elles sont réellement. C'est aussi un déclic, un petit coup de pied aux fesses qui nous fait dire "allez, à mon tour, je dois aller donner mon sang !"

Ce recueil de nouvelles est empli d'émotions, bouleversant même. Chaque nouvelle apporte son lot d'émotions, le lecteur ne peut rester insensible face à cela. Je te donne, en quelques pages seulement, offre de magnifiques histoires qui marquent les esprits et je ne peux que souligner celle de Rebecca Townsend que nous relate Baptiste Beaulieu qui met les larmes aux yeux.

Je ne peux que vous conseiller vivement de découvrir Je te donne ! C'est un petit livre court certes, mais qui vous apportera beaucoup à travers ces trois nouvelles de Baptiste Beaulieu, Agnès Ledig et Martin Winckler.
"...je suis sûr que les gens que l'on aime ne meurent jamais... Ils sont le chocolat chaud qui nous attend en bas des pistes en hiver, le vent tiède sur nos joues au printemps ou le parfum qui monte du sol brûlant après la pluie en été." (Baptiste Beaulieu)

5 mots en bref pour décrire ce livre :
nouvelles
sensibilité
émotion
don de soi
partage.


- Charlie Wat -

Une nouvelle occasion se présente pour vous parler d'une auteure et surtout faire parler aussi un peu une auteure sur son écriture et sur elle-même. Son premier roman est sorti en auto-édition il y a quelques semaines, une romance dont je vous ai parlé avec sa jolie couverture rose... vous voyez de qui il s'agit maintenant ? Et oui, c'est au tour de Charlie Wat de se prêter à ma petite interview !


J'ai découvert Charlie Wat via Facebook par le biais d'un ami commun. Elle s'apprêtait à sortir son premier roman L'amour à nu et cherchait donc à le faire découvrir aux lecteurs. Quand j'ai découvert qu'il s'agissait d'une romance et qu'en plus, j'ai découvert sa jolie couverture rose (non, je ne résiste pas à la couleur rose, je l'avoue) je n'ai pas hésité une seule seconde à découvrir une nouvelle jeune auteure.

L'amour à nu, je vous en parlais par ici, cliquez cliquez ! Comédie romantique douce, pétillante et tendre qui réserve une bien belle surprise, parce que derrière cette histoire d'amour qui se profile, se cache aussi une toute autre tournure des événements qui rend ce livre encore plus agréable à lire. Porté par une héroïne comme vous et moi, je ne peux que vous conseillez une nouvelle fois de découvrir rapidement L'amour nu.

Maintenant trêve de bavardage, je suis ravie que Charlie ait bien voulu répondre à mes petites questions pour en savoir plus sur son roman et sur elle-même. Je vous laisse découvrir tout ceci ci-dessous :

Bonjour et bienvenue sur LaDoryquilit Charlie Wat, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Bonjour à tous et merci beaucoup, Marion, de m’accueillir sur votre blog. C’est un immense honneur pour moi d’être là. 

J’ai 35 ans, je suis mariée et maman d’une petite fille. J’habite à Paris, quelque part entre les boulevards Maréchaux et la Seine. Je suis une fille plutôt gourmande, plutôt chiante, plutôt névrosée, parfois paresseuse, parfois pas. Bref, je suis une femme plutôt normale quoi :) 

Votre premier roman "L'amour à nu" est disponible depuis quelques semaines, parlez-nous-en.

L’amour à nu raconte l’histoire d’une jeune bretonne fraîchement débarquée à Paris. Elle rêve par-dessus tout de devenir journaliste et elle est bien décidée à se donner les moyens d’atteindre ses objectifs. Très vite, à peine arrivée sur le quai de la gare pour tout dire, elle rencontre un beau et séduisant jeune homme. Bien sûr, tout va rapidement aller de travers…

Pourquoi écrire une comédie romantique ?

Je voulais parler d’amour, mais en parler sur le ton de l’humour, car je crois que l’humour est un moyen formidable de s’emparer des sujets graves. C’est un roman très ancré dans la réalité, avec un personnage principal qui a ses qualités, ses défauts, qui n’en fait pas un fromage et qui ne se repose pas sur ses lauriers. C’est une histoire résolument optimiste ! Je souhaitais parler de choses qui me touchent, qui m’interpellent, tout en proposant une lecture plaisir, sans prise de tête. L’amour à nu se veut comme un petit roman sympa, sa seule ambition est d’essayer de faire passer un bon moment au lecteur. 

Votre personnage principal, Gaëlle, est une jeune femme plutôt commune, qui peut ressembler à tout le monde, à laquelle on peut s'identifier. Était-ce un choix délibéré ?

Tout à fait. C’est une fille normale à qui il arrive des choses extraordinaires et qui essaie de se débrouiller avec ce qu’elle est et avec ce qui lui tombe sur le coin du nez. Gaëlle, mon héroïne, n’est pas parfaite, et c’est peut-être ça qui la rend attachante. D’une manière générale, en tant que lectrice, j’ai du mal à m’identifier à des personnages trop beaux, trop riches, trop étincelants pour être vrais. Alors quand l’idée de l’histoire est arrivée, il était évident pour moi que mon personnage devait me ressembler et, ainsi, nous ressembler à toutes :)

"L'amour à nu" prend une toute autre tournure avec l'arrivée du fameux cadeau offert par la grand-mère de Gaëlle. Comment vous est venue cette idée originale ? Et surtout aussi pour le surnom que vous lui attribuez ensuite ?

En fait, toute l’histoire s’est construite à partir de ce cadeau. En réalité, c’est le cadeau qui nous est venu en premier (je dis « nous » parce que mon mari, sous ses airs de grand costaud tatoué, s’est avéré plutôt doué pour imaginer des sujets de comédies romantiques !). Nous cherchions à proposer quelque chose d’original, un événement extraordinaire qui permettrait d’amener toute une série de situations cocasses. Le reste est arrivé après. De même que le surnom. Lui s’est imposé pendant l’écriture de l’histoire. C’est Gaëlle qui me l’a soufflé ;) 

Avez-vous à un moment ou à un autre bloqué dans l'écriture de votre histoire ?

Non, jamais. Nous étions deux pour la conception de l’histoire et je dois dire que mon mari et moi, nous complétons à merveille. Nous avons longtemps débattu sur ce qui devait advenir de tel ou tel personnage, sur les événements qui devaient les relier, sur leurs interactions. Parfois, nous n’étions pas d’accord sur l’évolution d’un personnage, ce qui paraissait crédible à l’un ne paraissait pas crédible à l’autre. En tant que lecteurs, lui et moi n’avons pas du tout les mêmes attentes. Nous avons donc cherché à les faire se rejoindre, ce qui donne, je crois, un résultat rigolo (j’espère en tout cas). Les choses avancent plus vite et mieux quand on fonctionne en équipe !

Je ne me suis lancée dans la rédaction que lorsque l’histoire était complète et que le chapitrage était au point. Je savais exactement comment chaque chapitre se déroulait, ce qu’il racontait, les personnages qu’il devait mettre en scène et sur quelle « question » il devait s’achever. Cette méthode évite les blocages.

Votre roman est sorti en auto-édition. Parlez-nous des différentes étapes par lesquelles il est nécessaire de passer avant la publication. Combien de temps cela vous a-t-il pris ?

La conception de l’histoire et le chapitrage nous ont pris une dizaine de jours.  Ensuite, il y a eu la rédaction proprement dite, les corrections, la réalisation de la couverture, de la quatrième de couverture. Enfin, il a fallu construire un réseau pour tenter de préparer la sortie. On a fabriqué des visuels pour les réseaux sociaux. J’ai contacté des blogueuses.

Avez-vous des conseils pour ceux qui veulent se lancer dans l'auto-édition ?

Tout d’abord, ne pas trop se précipiter pour publier. Selon moi, il vaut mieux prendre un peu plus de temps pour peaufiner les corrections et le visuel et proposer un résultat professionnel. L’amateurisme est trop souvent reproché aux auto édités. C’est dommage. Ensuite, il ne faut pas hésiter à « mouiller sa chemise » sur les réseaux sociaux. La communication fait partie du job. C’est parfois chronophage, il faut en être conscient. Mais c’est aussi très riche et cela permet des rencontres formidables avec une super communauté.

Parlons un peu plus de vous Charlie. Quel type de lectrice êtes-vous ? Justement lisez-vous beaucoup de comédies romantiques ? De l'auto-édition ? 

Je lis tous les types de roman. J’aime les thrillers, les feel-good, les livres plus graves, je n’ai pas vraiment de genre de prédilection. J’aime surtout les bonnes histoires, tous genres confondus, auto édités ou pas. Dernièrement, je suis assez fascinée par l’univers de Charlotte Orcival. J’aime beaucoup sa charte graphique et ses titres, que je trouve superbes.

D'autres projets sont-ils déjà en cours Charlie ? Un autre livre ? Peut-on espérer avoir une petite indiscrétion à ce propos ? :D

Un nouveau roman devrait arriver en juin. Il y aura du soleil et des amis, de l’amour et de l’humour. Pour le reste, surprise :)

Quand Charlie Wat parle de son prochain roman sur les réseaux sociaux :"— Dis, Charlie, tu vois quoi comme style de décor pour ton prochain roman ?
— Quelque chose qui ressemblerait à ça..."

Avez-vous un dernier mot pour vos lecteurs ?

Je voulais les remercier pour le formidable accueil qu’ils ont réservé à L’amour à nu. J’ai été très touchée par les nombreux témoignages de sympathie que j’ai reçus. J’espère que le prochain saura les toucher et les faire rire tout autant. Merci du fond du cœur.
Encore merci chère Marion !

Un très très grand merci Charlie d'avoir pris le temps de répondre à mes quelques questions ! Je pense que vos lecteurs prendront autant de plaisir que moi à en savoir plus sur "L'amour à nu" et vous-même et surtout de découvrir que derrière ce livre se cache également un véritable duo de choc !

Pour finir, je vous rappelle que L'amour à nu de Charlie Wat est disponible en auto-édition sous format numérique, mais également broché à tout petit prix en plus ! Pour vous le procurer, il suffit de cliquer par ici !

Et pour en savoir plus sur Charlie Wat, rendez-vous sur sa page Facebook !

mardi 28 mars 2017

"Les gentilles filles vont au paradis, les autres là où elle veulent" d'Elie Grimes


Zoey a pour meilleur ami Adrian, même si sa tante Vic les imagine toujours finir mariés, ils ne sont qu'amis. Jeune femme de trente ans, elle a monté son entreprise de traiteur avec Sally devenue également une très bonne amie. Les deux jeunes femmes travaillent toujours dans la joie et la bonne humeur, même si parfois leurs avis divergent. Zoey n'écoute jamais les conseils de grand-mère, ni de sa mère d'ailleurs et en fait parfois souvent qu'à sa tête et ce n'est pas son frère Dalton qui dira le contraire... Lorsqu'elle rencontre Matthew Ziegler, le critique gastronomique le plus influent de New-York, il lui parait imbuvable, prétentieux et semble vouloir la mettre à l'épreuve jusqu'au bout. Enfin, c'est que Zoey suppose, car elle aime se compliquer parfois la vie... 

Le titre et la couverture m'ont de suite attiré ! C'est gai, frais, terriblement coloré et au final, cela reflète parfaitement bien ce que nous réserve Elie Grimes dans Les gentilles filles vont au paradis, les autres là où elles veulent.

On rencontre donc Zoey, une jeune femme dynamique presque volcanique qui partage son temps entre son entreprise de traiteur et ses meilleurs amis Adrian et Sally, mais aussi son frère Dalton dont elle est très proche. Tout ce petit monde forme au final une joyeuse bande, et même si certaines les imaginent déjà marier entre eux (Zoey avec Adrian et Dalton avec Sally) il n'en est rien ! Pourtant, Zoey semble vraiment très protectrice avec Adrian, on se demande d'ailleurs si il n'y a pas quelque chose entre eux vu leurs comportements, et cela complique un peu leur relation. Quand Matthew Ziegler entre en scène, ce fameux critique gastronomique redouté, Zoey n'est pas au bout de ses peines, pour notre plus grand plaisir disons le !

Plonger dans Les gentilles filles vont au paradis, les autres là où elles veulent, c'est plonger dans ce qui semble être une joyeuse cacophonie. Les multiples personnages et surtout les relations qu'ils entretiennent peuvent sembler déroutants aux premiers abords, mais heureusement tout prend sa place rapidement. C'est donc une joyeuse bande d'amis que l'on accompagne dans ce roman porté par la famille, l'amitié, l'amour, mais aussi les péripéties. 

"Il n'y avait pas de mot équivalent à "tomber amoureuse" pour l'amitié."

Elie Grimes à travers ce roman, livre une comédie des plus plaisantes ! Une comédie cent pour-cent New-yorkaise qui nous fait sourire, et même rire avec son incroyable héroïne Zoey au caractère bien trempé. L'écriture d'Elie Grimes est fluide, vive et rythmée, on ne s'ennuie pas une seule seconde pendant notre lecture. Les dialogues d'ailleurs sont percutants et bien menés, et apportent un rythme continu à l'histoire. C'est frais, amusant, plaisant et on lit avec délice ce livre sans se rendre compte du temps qui passe.

Les gentilles filles vont au paradis, les autres là où elles veulent, c'est aussi bien une histoire d'amitié, une amitié forte qui malgré les embûches ou autres jalousies surmonte tout, qu'une histoire de famille unie malgré les apparences, mais aussi une histoire d'amour qui offre son lot de moments romantiques et sexy. On ne s'attend pas à tout ce que nous réserve ce roman, même si l'histoire garde toujours le même cap, l'auteure n'a de cesse d'apporter de multiples rebondissements qui pimentent toujours un peu plus l'histoire de Zoey. Et sincèrement ? On aime beaucoup ça !

Les gentilles filles vont au paradis, les autres là où elles veulent est un livre idéal pour passer un bon moment ! Il mérite d'être un de ces titres à lire cet été, il apporte au lecteur une bonne dose de bonne humeur et sa jolie couverture jaune et colorée trouvera parfaitement sa place sur les serviettes de bain le long des plages.

Les gentilles filles vont au paradis, les autres là où elles veulent d'Elie Grimes sera disponible le 3 mai aux Éditions Préludes.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
famille
amour
amitié
jeunesse
rencontre.

lundi 27 mars 2017

Douze auteurs se réunissent pour "D'encres & de sang"


Vous êtes amateur de thriller ? D'horreur ? De fantastique ? Ou de polar ? Vous aimez les découvertes et les nouveautés ? Lire des nouvelles vous plaît également ? Alors notez ce titre !

D'encres & de sang, c'est douze auteurs, douze auteurs qui ont chacun leur univers et qui se lancent aujourd'hui dans un projet commun : un recueil de onze nouvelles. À quoi il faut s'attendre dans ce recueil ? À des premières, des nouveautés ou encore des écritures à quatre mains, mais surtout à des découvertes !

Vous connaissez peut-être certains noms, d'autres ne vous disent sans doute rien, mais voici la liste de ceux que vous allez pouvoir retrouver dans D'encres & de sang :

Mathieu Biasotto
Arnaud Codeville
Michael Fenris
Nick Gardel
Valérie Dufour
Katia Campagne
Sébastien Vidal
Théo Lemattre
Damien Gruson
Anthony Signol
Lou Vernet
Sandrine Destombes.

Le but de ce recueil ? Simplement partager une passion commune pour l'écriture et pour la lecture.

Deux points à noter :
Seules les commandes encaissées au mercredi 12 avril 2017 seront honorées.
Son prix : 10 € seulement en version broché et 5€ en ebook (format à préciser)

Toutes les modalités pour commander ce livre sont notées dans l'image en haut de l'article, ou vous pouvez également vous rendre sur ce site.


"Et tu vis encore" de Corinne Martel


Alice est une jeune star de la chanson au succès incroyable, mais qui garde un lourd secret. Ce secret est partagé par toute sa famille, sa famille qui d'ailleurs en a bien d'autres des secrets... Un "plan B" pour certains, un "plan C" pour d'autres, mais quels sont ces fameux plans ? Chacun le garde précieusement même si toute la famille semble être au courant, sauf Alice. L'heure des choix arrive, le cours de leurs vies risque d'être bouleversé à tout jamais et va certainement engendrer des conséquences. Mais à leur place qu'aurions-nous fait..?

C'est une nouvelle fois un livre que j'ai vu passer à de nombreuses reprises sur les réseaux sociaux et que ma sœur m'a conseillé de lire. Et tu vis encore de Corinne Martel a finit par attiser ma curiosité et j'ai donc fini par me plonger dedans !

Et tu vis encore, c'est ce genre de roman où il est difficile d'en dire plus par peur d'en dire trop. Ce que je peux ajouter pour parler brièvement de l'histoire en elle-même, c'est que dans ce roman une famille unie est prête à tout pour sauver l'un des leurs. Prête à faire de terribles choix, prête à imaginer de sacrés plans et chacun se trouve prêt à agir à tous moment. Entre un repas de Noël et une prison, cette histoire porte de lourds secrets.

"Toutes les familles ont des secrets.
La mienne ne fait pas exception.
Ma famille a donné un nom de code au secret : « LE PLAN C ».
Je n’ai jamais su pourquoi ; ils n’ont pas voulu me le dire. D’ailleurs, je ne suis pas censée être au courant de ce secret.
Mais je ne me suis pas présentée ; pardon, c’est incorrect…
Je m’appelle Alice Garmant. J’ai seize ans et je vais vous révéler toute l’histoire."

En terminant ma lecture de Et tu vis encore, je dois avouer que je ne savais trop qu'en penser, disons que j'étais assez "mitigée" en le refermant. L'histoire, bien qu'originale et bien menée, m'a semblé rapidement prévisible. Je me suis doutée de ce qui se passait pour Alice trop rapidement et me suis doutée également jusqu'où cela pourrait aller. Et je n'ai surtout pas réussi à m'attacher aux personnages, c'est ce qui me dérange presque le plus. J'aime à m'attacher aux personnages, à presque vouloir, les rencontrer ou les défendre, mais même Alice ne m'a pas donné envie plus que cela...

En roman court, 161 pages, Corinne Martel a le mérite d'aller à l'essentiel à travers son histoire et de ne pas perdre de temps en détails insignifiants. Le lecteur a ce qu'il souhaite, une histoire aboutit quelque peu surprenante également qui fait passer un bon moment de lecture. Le roman se lit rapidement, facilement, le genre de livre qu'on lit d'une traite et qu'on ne repose qu'une fois terminé. L'intrigue aurait même mérité un peu plus de profondeur, de teneur et quelques pages de plus n'auraient pas été de trop. 

Ce que je retiens surtout de cette lecture, c'est l'écriture de Corinne Martel. Je pense que cette auteure a un réel potentiel. En très peu de pages, elle a su insuffler un très bon rythme à son livre, ne laissant aucun temps mort et comme dis plus haut proposant qui plus est une histoire originale. Corinne Martel a su également proposer des personnages aboutis, mystérieux parfois même. Je retiens également l'union de cette famille dans leur plan, la détermination qu'ils ont à vouloir tout faire malgré les risques encourus. Même si je me doutais de ce qui pourrait se passer ensuite, le suspens ponctue chaque chapitre.

Je pense qu'après avoir lu énormément de bonnes choses à propos de Et tu vis encore, je m'attendais à autre chose ce qui fait que j'en ressors un peu mitigée. Ce roman pose néanmoins parfaitement la question de savoir ce que nous aurions fait à la place des personnages et difficile d'y répondre.

Comme toujours, c'est en lisant un roman que vous vous ferez votre propre avis ! Je vous conseille ici Et tu vis encore afin de découvrir l'écriture de Corinne Martel, je pense que l'auteure a tout pour offrir de prochains romans plus riches et denses, car Et tu vis encore reste un joli coup d'essai pour un premier roman.

Et tu vis encore de Corinne Martel est disponible chez IS-Edition.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
famille
suspens
détermination
union
amour.

samedi 25 mars 2017

"Happy Ending" de Victoria Van Tiem


Kensington vient de se fiancer à Bradley qui a tout du futur mari idéal et surtout aux yeux de sa famille. Elle qui a toujours semble-t-il déçu sa mère, a réussi à se trouver le parti idéal et alors qu'elle annonce donc ses fiançailles, son ex Shane refait surface. Ce ne serait pas si grave si celui-ci restait loin d'elle, mais voilà Shane est le gros client de la boite et que concrètement, il tient son avenir professionnel entre ses mains. Elle tente de l'ignorer, de rester loin de lui, mais Shane émet une condition pour que le lancement de son restaurant lui revienne : rejouer avec lui une scène culte de leurs dix comédies romantiques préférées. Kensington sait que la vie n'est pas une comédie romantique et qu'il n'y a pas toujours de véritable happy ending, et pourtant...

C'est dans la troisième box "Dans ma Bulle" des Éditions Harlequin que j'ai reçu ce roman. Ça tombait bien puisqu'à force de le voir passer sur les réseaux sociaux, je mourrais d'envie à mon tour de découvrir Happy Ending et de me plonger dans toutes ces fameuses références de comédies romantiques dont il était tant question...

Kensington, c'est un peu une Bridget Jones des temps modernes, même si elle arrive à la cheville de Bridget tellement celle-ci est unique, quand enfin, elle se fiance à l'homme idéal, c'est son ex qui déboule de nouveau dans sa vie sans crier gare.Kensington, c'est un peu une Bridget Jones des temps modernes, même si elle arrive à la cheville de Bridget tellement celle-ci est unique, quand enfin, elle se fiance à l'homme idéal, c'est son ex qui déboule de nouveau dans sa vie sans crier gare. Kensington n'est pas au bout de ses surprises, car celui qui la connaît tellement bien et a partagé de très longues heures avec elle devant des comédies romantiques va justement jouer sur cette passion pour faire en sorte qu'elle réalise avec lui certaines scènes cultes, mais pour surtout tenter de la reconquérir.

"Dans ce monde qui n'a aucun sens, une bonne comédie romantique me garantit une fin heureuse à tous les coups."

Quel plaisir de se plonger dans ce livre ! C'est simple, j'ai presque eu l'impression de regarder un film, une bonne vieille comédie romantique qui met du baume au cœur et nous fait aussi rêver. Des personnages à l'histoire, en passant bien entendu par bon nombre de déconvenues, Happy Ending est une véritable bulle de fraîcheur !

Kensington est drôle, attachante, parfois un peu têtue aussi, Bradley est parfait, bosseur, gentleman et Shane est acharné, tendre... oh et puis avouons-le, c'est lui en fait qui a tout de l'homme idéal à nos yeux rapidement. Avouons aussi que si un homme débarquait de nouveau dans nos vies et nous proposait de rejouer les scènes de nos films favoris, on céderait surement facilement.

On sourit, on rit, on s'émeut aussi pendant notre lecture. Victoria Van Tiem réussit à plonger dès le début le lecteur dans son histoire. On ne s'ennuie pas, l'histoire garde un bon rythme et évolue en même temps que ses personnages. On se demande plus d'une fois comment l'auteure va réussir à intégrer ces fameuses scènes cultes dans l'histoire de Kensington et le résultat est vraiment réussit ! On savoure d'ailleurs avec délice les références à ces comédies romantiques qu'on a vu et revu pour certaines comme Pretty Woman, Le journal de Bridget Jones, 27 robes et j'en passe...

En refermant Happy Ending et après avoir passé un si bon moment, nous n'avons qu'une envie : voir et revoir de bonnes comédies romantiques qui finissent toujours bien !

"Mais ce n'est pas terminé. Car la vie n'est pas un film. C'est beaucoup mieux."

Faites-vous plaisir ! Happy Ending de Victoria Van Tiem est disponible aux Éditions Harlequin.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
films
romantique
reconquête
références
amour.

vendredi 24 mars 2017

"Terroriste... toi !" d'Arthur Ténor


À douze ans, pour Timy et Marco c'est un jour de fête quand ils partent sur Paris faire du shopping dans les grands magasins accompagnés de Clara, la soeur de Marco. Les deux jeunes garçons sont fous de joie, s'amusent et en profitent autant qu'ils peuvent. Au même moment, plus loin dans Paris quatre hommes vérifient leur arsenal, ils s'apprêtent à commettre un attentat afin de délivrer un message de leur Dieu à tous ces mécréants qui se bousculent dans les magasins à la veille des fêtes. Leur destination ? Les grands magasins parisiens. Dans ce terrible moment d'horreur, nos deux groupes vont se croiser et vont être confrontés à une terrible vérité... 

C'est un livre que ma sœur a emprunté à la médiathèque récemment et au vu de ce qu'elle en avait dit, j'ai eu envie aussi de le lire. Je ne connaissais pas ce titre à l'origine, nous serions surement passer à côté de lui d'ailleurs, mais au final, je me dis que nous avons bien fait de nous attarder sur ce livre d'Arthur Ténor.

Que dire de ce livre ? Terroriste... toi ! est un livre dur, voilà le premier mot qui me vient à l'esprit pour le définir. À travers cette histoire, l'horreur est face à l'enfance, face à la joie de deux gamins innocents. Le lecteur est confronté aussi à ces terroristes, à leur préparation, à leurs pensées et leurs convictions. En seulement quelques pages, on plonge dans une terrible machination, un horrible attentat qui malheureusement fait écho à des événements passés.

La préparation, l'assaut, ses conséquences forment les trois parties de ce livre. L'assaut est bien entendu le moment le plus dur, celui qui nous prend aux tripes, nous donne une bouffée de chaleur, nous met les larmes aux yeux et nous retourne totalement. En une centaine de pages, le lecteur passe par une multitude d'émotions, de la colère à la tristesse, la joie devant Timy et Marco aussi, ou encore le désespoir presque.

On sent qu'Arthur Ténor ne veut pas donner de leçons, ne veut pas trouver de réponses au terrorisme (qui a d'ailleurs a des réponses à ces actes ?), mais semble plutôt essayer de comprendre comment on en arrive là. L'auteur livre avec Terroriste... toi ! un livre empli de réalisme, mais marqué aussi par un certain recul. Ce qui ressort de cette lecture s'est bien entendu le sujet délicat abordé ici, mais aussi les émotions. De la haine à l'amour, au pardon, avec des mots simples, nous sommes face à cela.

Terroriste... toi ! est un véritable roman coup de poing ! Il en faut du courage, après les épreuves passées l'an dernier pour oser ce lancer et écrire un tel livre. Derrière tout ça, Arthur Ténor à travers les différents extraits d'articles qui ponctuent le livre, mais aussi la genèse de son roman, aborde aussi la question de savoir comment agir avant qu'il ne soit trop tard...

Terroriste... toi ! est malheureusement un livre terriblement d'actualité. Roman court, en moins de 150 pages, il plonge totalement le lecteur dans une histoire saisissante, brute, choc même et marque les esprits longuement. 

Je ne peux que vous conseillez de lire ce livre, Terroriste... toi ! d'Arthur Ténor est disponible aux Éditions Oskar.

5 mots en bref pour décrire ce livre : 
actualité
saisissant
choc
brut
enfant.

"La vie selon Juan Salvador, palmipède d'Uruguay" de Tom Michell



Dans les années 1970, Tom Michell a vingt ans et vient d'être diplômé. Il décide alors de quitter l'Angleterre afin d'aller enseigner l'Anglais en Argentine, espérant y vivre des aventures et des périples en mobylette. Avant de s'y rendre, il fait une escapade en Uruguay et lors d'une ballade sur le front de mer, il est témoin d'une terrible catastrophe : des milliers de manchots sont morts échoués et ensevelis sous une couche de pétrole. Mais un de ces manchots semble vivant et sans réfléchir, Tom le sauve et l'emmène avec lui pour le nettoyer. Après lui avoir sauvé la vie, il tente alors de le relâcher à la mer, mais le manchot ne semble pas décider à le quitter, mais plutôt à le suivre. Finalement, Tom se résout à emmener le manchot avec lui en Argentine ! Un drôle de lien finit par se tisser entre eux et Juan Salvador, ainsi nommé le manchot, devient alors la mascotte du campus...

C'est un roman que je voulais lire depuis un moment à cause de ce titre si original, La vie selon Juan Salvador palmipède d'Uruguay, et lors d'une fouille minutieuse à ma médiathèque, j'ai pu mettre la main dessus !

C'est une histoire originale dans laquelle nous plongeons avec ce livre. La rencontre particulière entre un jeune homme qui part au bout du monde afin d'enseigner, mais aussi avec l'idée de vivre quelques aventures, et un manchot qui était au bord de l'agonie. Dès qu'ils se rencontrent d'ailleurs, on sourit des difficultés de Tom à tenter de se faire comprendre du manchot, ses coups de gueule d'ailleurs nous amusent même. Nous ne sommes pas étonnés que finalement celui-ci emmène son Juan Salvador avec lui, on ressent qu'une certaine connexion s'est établie entre eux. Mais en débutant notre lecture, on est loin de s'imaginer qu'entre eux deux finalement va se tisser un lien très fort qui marquera à jamais Tom.

"Comment un manchot pouvait-il apporter autant de réconfort et d’apaisement aux personnes qui croisaient son chemin ? Pourquoi tant d’individus montaient-ils sur cette terrasse et lui dévoilaient-ils leur âme comme s’ils se connaissaient depuis toujours ? Pourquoi le traitaient-ils comme un véritable ami, sur lequel on pouvait compter dans l’adversité ? Était-ce lié à la particularité de cette période de violence et de désespoir, aurait-ce été différent à une époque de paix et de prospérité ? Ces gens se confiaient plus volontiers à Juan Salvado qu’à leurs semblables. Peut-être, tout simplement, est-ce ainsi que vont les choses entre les hommes et les manchots."

Ce qui m'a marqué dans ce livre, c'est ce lien si fort qui unit Juan et Tom. Rapidement, le manchot prend une place importante dans la vie du jeune homme, mais aussi dans la vie de tous ceux qui croisent et notamment les jeunes élèves du campus. Un manchot comme "animal de compagnie ", c'est plutôt original, mais quand celui-ci devient un vrai confident et compagnon ça l'est encore plus ! On s'attache forcément à ce duo inédit, à ce petit palmipède qui semble très intelligent. En plus de ce lien, Tom Michell met aussi en avant le contexte historique de l'Argentine durant ces années 70. 

Tom Michell a travers son récit qui nous berce doucement, nous touche et nous fait sourire, nous narre en fait une très belle leçon d'amitié, mais aussi de vie. Que ce petit animal ait un si grand impact sur la vie de Tom, de Diego et de tellement d'autres est tellement fascinant. C'est un récit fluide, doux, agréable et presque poétique parfois qui montre aussi bien que les animaux ont une véritable intelligence et sensibilité, mais qui met aussi l'accent sur les catastrophes pétrolières et l'environnement qui se dégrade qui ont un terrible impact sur certaines espèces animalières.



J'ai aimé également que Juan Salvador nous accompagne tout au long de notre lecture de cette manière.












Je n'ai pas été déçue par cette lecture et ce fameux titre La vie selon Juan Salvador, palmipède d'Uruguay, j'ai bien fait de me laisser porter par ma curiosité, car Tom Michell livre ici un livre touchant, sensible, sous forme parfois de documentaire animalier et qui nous transporte aussi totalement dans les paysages argentins...

La vie selon Juan Salvador, palmipède d'Uruguay de Tom Michell est disponible aux Éditions Fleuve.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
rencontre
originalité
amitié
manchot
lien.

mardi 21 mars 2017

"Quand on s'y attend le moins" de Chiara Moscardelli


À trente-six ans Penelope n'a encore réalisé aucun de ses rêves. L'amour avec un grand A, l'aventure, les enfants, le prix Pulitzer elle en est loin malheureusement. Pour elle, c'est un quotidien qui se partage entre ses amis, son travail d'attachée de presse chez Pimpax le numéro un des serviettes hygiéniques et la rédaction de ses tests féminins sur le point G et autres sujets érotiques. Un soir, elle renverse Alberto, l'homme de ses rêves ! Mais la reine de la maladresse n'a de cesse de gaffer, même aux urgences. Alberto ressort de sa vie aussi vite qu'il en était entré. Mais quand un mois plus tard Riccardo Galanti rejoint Pimpax afin de sauver l'entreprise de la faillite, elle en est sure, il s'agit de son Alberto ! Penelope n'hésite pas une seule seconde et se lance dans une enquête pleine de péripéties afin de découvrir ce qui se cache derrière ce mystérieux personnage. Et puis après tout, c'est quand on s'y attend le moins que l'amour nous tombe dessus et que les rêves se réalisent...

C'est cette jolie couverture toute rose qui a attiré mon regard, comment y résister d'ailleurs ? J'ai été faible, je l'avoue et je ne pouvais pas passer à côté de Quand on s'y attend le moins après l'avoir vu. Je m'attendais à passer un bon moment de détente, un moment plaisant, mais je ne m'attendais pas à rire aux éclats si souvent !

Penelope a de nombreux rêves, mais aucun ne se réalise. Alors qu'elle approche de la quarantaine, et qu'elle ne sait toujours pas si le point G existe vraiment, elle doute surtout de finir par trouver le véritable amour. Même si sa grand-mère cartomancienne n'a de cesse de lui répéter qu'il arrive quand elle ne s'y attendra pas, elle finit par ne plus trop y croire. Penelope malgré son âge est typiquement le genre de personnage qu'on trouve dans ce genre de roman chick-lit : un peu naïve, rêveuse et ici très gaffeuse. Mais comme la vie n'est pas un long fleuve tranquille, ici, elle va devoir s'accrocher pour que l'homme de sa vie qui se cache derrière une identité étrange, se rende compte qu'elle est la femme de sa vie.

"Et puis tu l'as regardé de près ? Il est canon. Rien à voir avec Mr Scrooge, ce type, c'est Iron Man !"

Famille, humour, amitié, romance, et même enquête ponctuent ce roman de Chiara Moscardelli. En véritable roman chick-lit, Quand on s'y attend le moins offre certes une histoire d'amour, mais pas vraiment très commune. Penelope est mise à mal, se retrouve plongée dans une enquête digne d'un roman policier et devra faire en sorte que ses gaffes ne lui font pas courir de trop gros dangers. Sa famille, typiquement italienne, offre d'autres personnages hauts en couleur et qui même s'ils ne sont pas très présents, trouvent tout de même leur place au fil des pages et notamment sa fameuse grand-mère cartomancienne fumeuse de joints. C'est drôle, déjantée et même complètement loufoque à certains moments, mais l'humour constamment présent fait que ce livre est plaisant.

Chiara Moscardelli avec son écriture fraîche, dynamique et amusante nous livre ici une comédie romantique totalement folle. Alors oui il y a des clichés, oui l'histoire prend même une tournure qui est un peu tirée par les cheveux, mais pour moi qui ai passé un si bon moment de lecture tout cela est passé au second plan. J'en retiens surtout la comédie qu'est Quand on s'y attend le moins. Entre son héroïne naïve, mais aussi légèrement déjantée avouons-le, et des dialogues pimentés et surtout teintés de beaucoup d'humour, on ne voit pas le temps passer en le lisant.

"- Vous avez eu une attaque de tachycardie, et l'apnée régularise le rythme cardiaque. J'ai appris ça du docteur Carter. - Je ne le connais pas, mais j'aimerais beaucoup le remercier. - Urgences."

Quand on s'y attend le moins, c'est presque comme un film de comédie romantique finalement. L'histoire nous paraît un peu trop surréaliste pour être vraie, mais tous les ingrédients sont là pour que le spectateur, et ici le lecteur, en ressortent en souriant : des personnages hauts en couleur, de l'humour à chaque chapitre avec des dialogues qui font rire et des petits rebondissements qui permettent de garder un certain rythme du début à la fin. Si vous cherchez une romance qui fait sourire et fait briller les yeux, passez votre chemin ! En revanche, si vous voulez une comédie romantique légèrement loufoque dont vous ressortirez amusé après quelques éclats de rire,Quand on s'y attend le moins de Chiara Moscardelli c'est ça !

Si vous avez envie de passer un bon moment de détente et de vous changer totalement les idées, je ne peux que vous conseiller de vous procurer Quand on s'y attend le moins de Chiara Moscardelli disponible aux Éditions Belfond.

"Un jour, quelqu'un m'avait dit que l'itinéraire de la vie équivaut à l'escalade d'une montagne. On passe l'essentiel de son temps à mettre un pied devant l'autre, on tombe parfois, on se perd, on risque souvent de revenir en arrière. Puis, soudain, on réussit à trouver la bonne route et arrivé là, on respire profondément, on lève les yeux et on se rend compte de tout le chemin parcouru."

 5 mots en bref pour décrire ce livre :
chick-lit
légèreté
rires
fun
romance.

lundi 20 mars 2017

"La ferme du bout du monde" de Sarah Vaughan


La ferme des Cornouailles a abrité de nombreuses générations. Ses murs ont vu de multitudes histoires défilées parmi ses vieilles pierres, bercée par les vents et la mer se sont trois générations qui s'y sont succédés. En 1939, Alice et Will y trouvent refuge pour fuir la guerre. Ils s'attacheront rapidement à Maggie la fille du fermier avec qui ils grandiront durant plusieurs années, mais en 1943 leur destin bascule. En 2014, Lucy fuit la ville lorsque son mari la trompe, elle se réfugie dans la ferme familiale et surtout auprès de sa grand-mère Maggie. Elle s'y posera de nombreuses questions, se remettra en question, aidera les siens surtout et y découvrira un secret qui a été gardé depuis près de soixante-dix ans... 

C'est en tombant sur la couverture et ses couleurs pastel qui m'ont tout de suite plu que je me suis intéressée un peu plus à La ferme du bout du monde. Après avoir lu le résumé, il n'en fallait pas plus pour que je veuille vraiment lire ce roman de Sarah Vaughan et j'ai plus que bien fait.

Sarah Vaughan dès les premiers chapitres a réussi à m'emmener dans son histoire et surtout à me transporter aux Cornouailles. Les lieux, l'environnement, l'époque, tout est si parfaitement retranscrit que nous imaginons au plus près cette fameuse ferme et on entend presque les ressacs de la mer. L'auteure allie parfaitement le passé et le présent, le lecteur découvre une histoire marquée par l'Histoire, par la guerre et ses conséquences sur les familles. On jongle presque sans s'en rendre compte entre les années 1940 et l'année 2014, on est presque impatient de retourner en arrière lorsqu'on est dans le présent et inversement tellement cette histoire est riche.

La ferme du bout du monde offre une histoire de famille, de secrets, de trahisons, de perte. En ouvrant ce livre, je ne m'attendais pas à être autant transportée dans une histoire qui m'aura touché plus d'une fois. Will et Alice m'ont touché, tout comme Maggie ou encore Lucy. Le lien entre ses personnages se dessine peu à peu au fil des pages, s'intensifie surtout et nous le découvrons avec émotion. À de nombreuses reprises, j'ai eu les larmes aux yeux, aussi bien par cette histoire, mais aussi par l'écriture de l'auteure.

"On n'a que peu de secondes chances dans une vie et quand elles se présentent il faut savoir les saisir. Tu n'as pas envie de te dire, plus tard : "Ah si seulement..." Tu n'as pas envie d'être rongée par le regret."

Sarah Vaughan a une écriture douce, presque poétique à certains moments. Elle offre des passages emplis d'émotions, des instants partagés entre ses personnages qui sont tellement forts, je vous avouerais que j'ai refermé ce livre en larmes tellement je me suis attachée à toutes ces générations. L'auteure réussit au fil des chapitres, à nous passionner littéralement pour cette famille et pour ce qui se cache derrière les briques de cette si jolie ferme, nous n'avons presque pas envie de les quitter à vrai dire...

La ferme du bout du monde est un livre qui marque, qui touche et qui aborde des sujets sensibles. Est-il donc possible de tout réparer soixante-dix ans plus tard ? Peut-on tout révéler après tant d'années à sa famille et lever le voile sur un si lourd secret ? Sarah Vaugan livre tout cela à travers son roman, et je ne peux que vous conseillez vivement de retenir ce titre et de vous laisser porter par les embruns des Cornouailles... 

La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan sera disponible le 5 avril aux Editions Préludes.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
dépaysement
famille
secrets
Histoire
émotions.

samedi 18 mars 2017

Retour sur le salon "Polar Lens"


Le salon "Polar Lens" est devenu pour moi un rendez-vous incontournable chaque année ! À chaque édition, c'est l'occasion de découvrir de nouveaux auteurs, d'en retrouver certains et c'est l'assurance de toujours passer un bon moment. M'y rendant depuis 4/5 ans maintenant, ça aura été l'occasion d'y découvrir des auteurs encore méconnus qui sont aujourd'hui de véritables références dans le monde du thriller/polar comme Olivier Norek ou encore Claire Favan.

Cette année, l'affiche était encore plus alléchante que l'année précédente ! De grands noms étaient au rendez-vous pour le plaisir de leurs lecteurs venus en nombre, il fallait parfois être très patient pour rencontrer certains écrivains comme Franck Thilliez, Karine Giebel, Michel Bussi ou encore Sire Cédric et pour les autres savoir se faufiler entre les nombreuses files.

Je vous épargnerais la route avec ma sœur qui s'est ponctué de nombreux cris suite à un meurtre de canard en direct ou encore à l'esquive délicate d'un faisan qui avait l'intention de rebondir sur le pare-brise (j'avoue, je voulais quand même l'écrire juste pour rire une nouvelle fois ahaha). En habituées du salon, à l'ouverture le dimanche matin, nous étions présentes !

La file se forme déjà pour Franck Thilliez alors que l'auteur n'est pas encore arrivé (à chaque fois, je suis impressionnée, car chaque année, c'est la même chose) et nous décidons après avoir fait un rapide tour d'aller voir Johana Gustawsson. Nous l'avions déjà rencontrée aux Quais du Polar l'année dernière pour faire signer Block 46, cette fois-ci ma sœur s'empresse de prendre son petit nouveau Mör et comme toujours Johana est souriante et des plus gentille. Je me promets de lire rapidement ses deux livres, vous êtes témoins !

Johana Gustawsson

Avant d'aller voir mon cher Alexis Aubenque (ah vous ne saviez pas encore que j'adorais cet auteur ? Bon, c'est chose faîte alors !) je fais un détour du côté de Claire Favan pour discuter un peu avec elle de son dernier roman Dompteur d'Anges. C'est un plaisir à chaque fois de la voir, chaque année, elle est présente à ce salon donc chaque année, c'est un passage obligé, et je me dois de lui dire que son dernier livre est une pépite ! Bien entendu, la question d'un prochain se fait entendre et là... Ahhhh, mais comment pourrais-je patienter autant ?! Claire révèle qu'elle fait une petite pause et qu'il n'y aura pas de petit nouveau l'année prochaine, il faudra donc attendre au moins deux ans pour retrouver sa plume ! On se dira que c'est un mal pour un bien, parce qu'après une pause bien méritée, elle ne pourra que revenir en pleine forme et nous offrir une prochaine pépite (positivons !).

Claire Favan

Viens ensuite le tour d'aller voir.... Alexis Aubenque ! Alors Alexis Aubenque je l'avais rencontré à "Polar Lens" l'année dernière après avoir lu Tout le monde te haïra et ça été un gros gros coup de cœur pour son écriture, mais aussi pour la personne qu'il est ! L'année dernière, je l'avais également vu aux Quais du Polar, à Saint-Maur en Poche aussi et ça m'avait permis de pouvoir acquérir tous ses livres au fur et à mesure. Cette fois-ci, il était donc question d'Aurore de sang le petit dernier et ça été l'occasion d'une nouvelle longue discussion des plus sympathiques. Ce que j'apprécie avec Alexis, c'est qu'il est déjà très très sympathique, mais aussi très généreux et bavard, ça encore été l'occasion d'avoir plein plein de petites informations sur ce qui se prépare pour les mois, et mêmes années à venir, et même si je suis tenue au secret pour le moment (rassurez-vous, Alexis va vous dévoiler ça très vite !) je peux déjà vous dire que ça va tout déchirer !!! Surveillez sa page Facebook prochainement. Et au passage, encore un grand grand merci Alexis pour tous tes mots et tes révélations :)

Alexis Aubenque

On va ensuite patiemment faire la queue pour Karine Giebel, ma sœur étant une fervente lectrice de cette auteure, il était tout simplement impossible de passer à côté. Une nouvelle fois, l'auteure est très très sympathique. L'occasion de discuter avec elle et surtout surprise, elle se rappelle de ma sœur (alors que ne l'avions rencontré que deux fois et cela date de l'année dernière). Karine Giebel, c'est ce genre de personne où après avoir échangé quelques paroles avec elle, tu as juste envie de lire tous ses romans tellement elle est gentille (oui Lili un jour, je lirais les autres promis !).

Karine Giebel

Nous faisons ensuite le tour du salon pour découvrir d'autres auteurs, se laisser tenter par de nouveaux livres également et mon choix s'arrête sur Nils Barrellon. Alors je n'ai pas arrêté de me dire "mais cet auteur me dit quelque chose, je suis sûre de l'avoir déjà vu et lu", mais quand je vois sur sa table qu'il n'y a qu'un seul livre, je me dis que je dois être folle finalement... Je me laisse néanmoins tenter par son livre La lettre et le peigne, le résumé me plaît bien et en plus, Nils s'avère être très gentil et amusant (chuut promis, je ne dirais pas que vous êtes le fils de Franck Thilliez !). Autant vous le dire de suite, en rentrant le soir j'ai fouillé partout et j'ai trouvé ! J'ai lu La fille qui en savait trop et Le jeu de l'assassin qui sont sortis chez City Éditions, hé hé je savais bien que je connaissais cet auteur (et que non, je ne suis pas si folle que cela).

Nils Barrellon

En attendant que notre ami Damien réussisse à sortir de la file de Sire Cédric, nous filons faire un tour du côté de la Bourse aux livres qui se tient dans la salle d'à côté. L'occasion de fouiller dans des milliers de livres et de dénicher finalement quand même quelques bouquins : Un paquebot dans les arbres de Valentine Goby, Le cercle des femmes de Sophie Brocas et Avec ou sans escorte... de S. Black, S. Day et S. Walker. En ressortant, Damien sera toujours en train de patienter (quel succès fou ce Sire Cédric !) et on pourra quand même finalement filer déjeuner. Je vous épargnerais notre repas, mais je tiens à signaler qu'enfin Arnaud Codeville a sortis une blague drôle si si (c'est de bonne guerre copain !).

Les nouveaux qui s'ajoutent à la PAL

On y retournera l'après-midi exprès pour un auteur qui n'était pas présent le matin. Mais vous savez quoi ? Je décide de ne pas parler de celui-ci, n'ayant pas été très bien ""reçu"" je vous avouerais que cela m'a carrément refroidis et que je n'ai pas envie d'en parler. Ça arrive, mais dommage... Se sera l'occasion de revoir une copine, qui m'offre gentiment en plus le deuxième tome de La 5ème vague qu'elle a en double et aussi d'assister à une conférence.

C'est une conférence partagée entre Alexis Aubenque dont je vous ai parlé plus haut, et Nicolas Beuglet auteur du Cri. Conférence d'une demi-heure qui permet d'en savoir plus sur leur dernier roman, mais aussi d'en apprendre plus sur leurs méthodes de travail. Les deux auteurs ont deux méthodes totalement différentes, alors que Nicolas Beuglet est plutôt à faire des fiches détaillées de ses personnages, de ce qui doit se dérouler, Alexis Aubenque lui a un point de départ, un point d'arrivée et comme il connaît parfaitement bien ses personnages, il les laisse "vivre" un peu à leur guise durant l'écriture. Il a été très intéressant d'avoir ce comparatif entre ces deux auteurs. Cette conférence signe la fin de notre journée à "Polar Lens" qui fut une nouvelle fois une grande réussite !

Conférence de Nicolas Beuglet et Alexis Aubenque

En bref, "Polar Lens" est un salon convivial qui permet de passer un bon moment aussi bien avec les auteurs qui sont tous très accessibles, mais aussi avec toutes les animations qui sont mises en place aussi à côté ! Je ne peux que vous conseiller de noter le nom de ce salon et de vous y rendre l'année prochaine, vous passerez un très bon moment à coup sûr !

Je vous partage encore quelques photos :

Claire Favan

Des livres des liiivres

Karine Giebel

Alexis Aubenque et Nicolas Beuglet en conférence

Nicolas Beuglet

LaDoryquilit avec Alexis Aubenque :)

vendredi 17 mars 2017

"The Vanishing Girl" de Laura Thalassa


Ember Pierce a un don, chaque nuit elle se téléporte. Elle ne sait en général ni ou elle va ni pourquoi, mais pendant 10 minutes, elle se retrouve dans des lieux parfois inconnus avant de retrouver son lit. C'est un secret bien gardé pour elle, jusqu'au jour où quelqu'un semble être au courant. À ses dix-huit ans, la vérité éclate quand un garçon de son âge, Caden la kidnappe pour la livrer au gouvernement. Elle découvre alors qu'elle n'est pas la seule à être comme ça et que cette faculté a été crée de toute pièce pour en faire des agents infiltrés entre autres, pour le gouvernement. Ember découvre tout cela et est bien décidée à retrouver sa liberté avec ou sans Caden... 

J'ai choisi ce livre uniquement à sa couverture, pari parfois risqué, mais derrière ce titre de The Vanishing Girl, je ne savais vraiment pas à quoi m'attendre. Je me suis aperçue ensuite qu'il y avait ce fameux petit "tome 1" indiqué là discrètement et arrrrg concrètement les sagas ou trilogies, je les aime que quand j'ai la possibilité de tous les lire parce que la patiente me fait défaut. Alors ici, concrètement, je vous le dis déjà, je suis déjà très impatiente de pouvoir découvrir la suite !

On rencontre donc Ember qui à première vue à tout d'une adolescente "normale", mais elle a une grosse différence qui est ce fameux don pour se téléporter la nuit. Chaque nuit durant dix minutes, elle se retrouve donc hors de sa chambre, ce don s'est développé lorsqu'elle a commencé son adolescence et le garde précieusement secret. Mais ce secret n'en est pas vraiment un puisqu'on découvre avec la jeune fille, que tout a été crée par le gouvernement. Dès les premières pages, le lecteur est accroché par cette originalité qu'à Ember et ne sera pas au bout de ses surprises.

The Vanishing Girl me fait un peu penser aux livres tels que Hunger Games, qui mêlent expériences, science-fiction, actions et qui mettent surtout en avant des adolescents/jeunes adultes. En bon premier tome, ce livre pose l'intrigue, l'environnement et nous fait découvrir Ember et Caden sans en révéler trop sur ce dernier tout de même. Ce don qui leur a été apporté génétiquement, prend tout son sens au fil des explications apportées par l'auteure au fil des pages et s'avère être une idée originale et surtout très bien menée. Mais ce don, ce secret gouvernemental, va aussi mener Ember et Caden à se connaître de plus en plus et surtout à s'apprécier aussi...

Dès les premières pages, Laura Thalassa réussit à intriguer le lecteur et elle distillera du suspens de pages en pages l'incitant à vouloir poursuivre sa lecture encore et toujours pour connaître la suite. Laura Thalassa a une écriture juste, vive et maîtrise parfaitement son histoire dès le début. L'auteure dévoile peu à peu son histoire sans jamais en dévoiler trop, laissant toujours quelque peu le lecteur sur sa faim, mais pour toujours le surprendre. Se lisant très rapidement, on le dévore en seulement quelques heures et quand arrive à la fin... on se dit qu'il faut être particulièrement sadique pour terminer sur cette note avant de pouvoir connaître la suite de l'histoire d'Ember.

En bref, The Vanishing Girl mêle actions, expériences, secrets d'État ou encore corruption, mais se trouve aussi adoucit par une romance qui naît au fil des pages et par cette quête de liberté. Autant de thèmes qui se mêlent dans l'intrigue sans jamais en faire trop. Le duo formé par Ember et Caden est rapidement attachant, le suspens permet au livre de garder un bon rythme et surtout en le terminant, nous n'avons qu'une hâte : savoir la suite ! 

The Vanishing Girl de Laura Thalassa sera disponible chez Amazon Crossing dès le 21 mars !

5 mots en bref pour décrire ce livre :
surprenant
don
machination
gouvernement
liberté.

"Seules les bêtes" de Colin Niel


À la disparition d'une femme, c'est tout le causse qui est ébranlé, d'autant plus que sa voiture est retrouvée au départ d'un sentier de randonnée. Dans ce coin, seules quelques fermes isolées subsistent encore avec leurs habitants esseulés. Les gendarmes n'ont rapidement aucune piste, l'hiver sévit et elle n'est toujours pas retrouvée. Cette disparition va toucher plus d'une personne qui vont se retrouver lié à celle-ci sans parfois en avoir conscience. Chacun va prendre la parole, va se livrer au fil des pages et sur certains secrets bien gardés. Personne ne se doute de ce qui se cache derrière cette disparition et que le point de départ de celle-ci se trouve à des milliers de kilomètres...

J'avais eu l'occasion de croiser Colin Niel sur plusieurs salons et c'est grâce à une Opération Masse Critique de Babelio que j'ai pu découvrir son écriture à travers Seules les bêtes.

Difficile de parler de l'intrigue, de cette disparition et des répercussions par peur d'en dire trop. Il va vous falloir découvrir cela plus en détails par vous-même.

Seules les bêtes, c'est l'histoire d'une disparition, mais c'est surtout l'histoire de plusieurs personnages. D'Alice, de Joseph, de Maribé, de Michel ou encore d'Armand. Des personnages qui se retrouvent tous mêlés à cette fameuse disparition, sans vraiment le savoir, sans vraiment avoir de lien à première vue entre eux. Ils sont tous liés, ne le savent pas, ne se doutent pas que ce qu'ils peuvent faire ou dire va engendrer. C'est l'histoire de plusieurs vies, de plusieurs solitudes qui se croisent. 

"Parce qu'à force d'être tout seul, t'as appris à te connaître. Tu sais que si ici, au milieu du Causse et de tes animaux, tu te sens pas bien, ça veut dire que dedans, ça sera encore pire. Et alors, tes brebis, tu te mets à les détester comme c'est pas permis. Tu sais qu'elles y sont pour rien, que c'est toi qui les élèves et pas l'inverse, ça change rien. Tu les détestes parce que t'as personne d'autre à détester."

Un roman peut sembler prévisible aux premiers abords, mais peut aussi être très bon ! Il semble prévisible avec Alice et Joseph, le lecteur vient à imaginer les événements (oui parce qu'un livre, c'est aussi faire jouer l'imagination du lecteur et l'inviter à se faire sa propre histoire avant le dénouement !) et se retrouve alors d'autant plus surpris par la tournure que prend ensuite l'histoire. Qui aurait pu imaginer cela comme point de départ ? Sincèrement, je réponds personne ! Je ne me saurais jamais douté un seul instant que tout partait de ce genre de situation. 

Avec Seules les bêtes, Colin Niel offre un polar noir et déroutant. Il nous plonge dans l'environnement de ses personnages grâce à des paysages particuliers qu'il réussit parfaitement à nous retranscrire, nous plonge au cœur des vies des divers protagonistes en offrant à chaque fois un langage et un vocabulaire propre à chacun (je crois que c'est ce que j'ai préféré !) et ponctue son histoire de rebondissements des plus surprenants pour en faire une intrigue réussie.

Seules les bêtes est un roman saisissant, surprenant, presque poignant. Dans ce livre, à travers ses personnages, Colin Niel met en avant la solitude des hommes, la capacité que certains ont à tout faire pour être aimés ou se sentir aimé. C'est noir, brut et maîtrisé du début à la fin. On aurait pu frôler le coup de cœur presque... 

C'est au final une jolie découverte, une belle surprise, et après avoir lu celui-ci, peut-être, me laisserais-je tenter un jour par la lecture de ses autres romans...

En attendant, Seules les bêtes de Colin Niel est disponible aux Editions Le Rouergue Noir.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
rural
disparition
vengeance
suspens
surprise.

jeudi 16 mars 2017

Marc Levy nous donne rendez-vous le 20 avril en librairie

Marc Levy par Christian Geisselmann

Inutile de présenter cet auteur, qu'on aime ou qu'on n'aime pas, Marc Levy reste une figure de la littérature française et un des auteurs français les plus lus à travers le monde. Chacun de ses livres est des plus attendus et est un véritable événement, prochainement l'auteur proposera son nouveau roman.

A venir le 20 avril prochain, son dix huitième roman intitulé La dernière des Stanfield. A quoi faut-il s'attendre dans ce prochain livre ? L'auteur lève le voile à travers quelques indices postés sur les réseaux sociaux :


Résumé : 

Ma vie a changé un matin alors que j’ouvrais mon courrier. Une lettre anonyme m’apprenait que ma mère avait commis un crime trente-cinq ans plus tôt. 
L’auteur de cette lettre me donnait rendez-vous dans un bar de pêcheurs sur le port de Baltimore et m’ordonnait de ne parler de cette histoire à personne.
J’avais enterré Maman à Londres au début du printemps ; l’été s’achevait et j’étais encore loin d’avoir fait mon deuil. Qu’auriez-vous fait à ma place ?
Probablement la même erreur que moi.


Vous voulez en savoir plus sur ses nouveaux personnages ? Et bien, voici :


Piqûre de rappel sur Marc Levy :
  • Marc Levy est né en région parisienne en 1961. Jeune chef d’entreprise, il a vécu sept ans aux États-Unis, à San Francisco, où il a créé une société d’images de synthèse, avant de revenir à Paris pour y diriger un cabinet d’architectes. Sa carrière prend une toute autre direction en 2000, lorsqu'il publie son premier roman, Et si c’était vrai… immédiatement plébiscité par le public. 
  • Tous ses ouvrages figurent dès leur parution en tête des ventes en France et connaissent un succès international : ses romans sont traduits en 49 langues, et vendus à plus de 40 millions d’exemplaires dans le monde.
  • Thriller, fiction, aventure, grand voyage, récit historique, comédie, les romans de Marc LEVY explorent de nombreux genres parfois au sein d'une même histoire.

Pour ma part, Marc Levy est un auteur que je lis depuis mon adolescence avec toujours autant de plaisir et depuis quelques années, ses parutions sont devenus pour moi de véritables rendez-vous incontournables. Ayant eu la chance de le rencontrer à deux reprises, je peux également vous assurer que Marc Levy est un auteur qui parle de son métier et de sa vie avec beaucoup de passion et que malgré l'expérience chaque nouvelle parution est toujours tout de même un peu appréhendée...

Si vous voulez en savoir plus d'ailleurs, je vous propose de (re)découvrir cet article à l'occasion d'une rencontre lors de la sortie de son roman Une autre idée du bonheur en 2014 : cliquez ici !

Maintenant, rendez-vous le 20 avril prochain pour découvrir La dernière des Stanfield le nouveau roman de Marc Levy qui sera disponible aux Editions Robert Laffont / Versilio.