mercredi 8 février 2017

"La fille d'avant" de JP Delaney : un thriller psychologique oppressant.


Le One Folgate Street abrite une maison incroyable, ultra moderne, une comme il n'en existe pas vraiment d'autres. Pour Emma emménager dans cette maison avec Simon est signe d'un nouveau départ après son agression, d'autant plus que pour y accéder, ils doivent être prêts à obéir à plus de 200 règles. Quelques années plus tard, pour Jane, c'est l'occasion d'avancer après la terrible perte de son bébé. Elle aussi accepte de se plier aux règles et conditions imposées par Edward Monkford, l'architecte de cette maison incroyable. Emma et Jane ne se connaissent pas, ne se croiseront jamais d'ailleurs, mais vont toutes les deux avoir beaucoup en commun en plus de cette adresse...

Les Éditions Mazarine ont cette richesse de proposer des titres diversifiés, mais toujours de qualité. Avec La fille d'avant de JP Delaney cette fois-ci, ils vont vous permettre de plonger dans un véritable thriller psychologique qui vous fera attraper des suées froides et hantera quelques-unes de vos nuits. 

Difficile d'en dire plus sans trop en révéler. Tous comme Jane et Emma en ouvrant la porte du One Folgate Street, on est bouche bée, bouche bée devant cette maison qui s'offre à nous, elle est tellement bien décrite qu'il nous suffit de fermer les yeux et on y est. Comme nos deux héroïnes, on se laissera charmer par Edward, mais comme elles également, on se sentira de plus en plus oppressé dans cette maison. Une véritable obsession naît au fil des pages, aussi bien pour les personnages que pour le lecteur.

L'alternance des chapitres entre passé et présent, ou Emma et Jane, apporte encore plus de profondeur au livre. Le lecteur jongle entre les deux, ne peut que saisir les similitudes, malgré que chacune a sa propre histoire, rapidement, elles vont suivre toutes les deux le même chemin. On plonge dans cette intrigue les yeux fermés, JP Delaney nous happe littéralement et ne nous lâche plus.

En thriller psychologique mené de main de maître, La fille d'avant nous hante l'esprit, nous fait douter de tout, nous perturbe même. L'intrigue ne fait que gagner en intensité au fil des pages, on se sent oppressé, pris au piège presque et les questions ne disparaissent jamais, mais pourquoi ? Comment ? Quoi ? Qui ? 

L'écriture de JP Delaney est parfaitement maîtrisée, haletante, incisive même et il ne nous laisse aucun répit. Au fil des pages La fille d'avant devient de plus en plus oppressant, mais nous n'arrivons pas à reposer le livre. L'intrigue est terriblement bien ficelée, originale et nous offre un final surprenant.

Vous l'avez compris, La fille d'avant de JP Delaney est un énorme coup de cœur ! C'est tout à fait le genre de thriller psychologique que j'apprécie tout particulièrement. Plonger dans un roman comme celui-ci et ne plus réussir à en réchapper est un tel plaisir. On a envie de dévorer ce livre tout comme on a envie de traîner afin de faire durer le plaisir, mais une chose est sûre en le refermant, on y pense encore longuement... 

Le One Folgate Street vous plaît ? Son architecture épurée et ses nouvelles technologies vous font envie ? Allez-y, la porte s'ouvre avec votre mobile, mais vous n'en ressortirez surement pas indemnes... 

Notez bien la date ! La fille d'avant de JP Delaney sera disponible le 8 mars prochain aux Éditions Mazarine.
Merci à NetGalley & Mazarine.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
force
psychologie
manipulations
folie
haletant.

mardi 7 février 2017

"Le don empoisonné de la folie" de Lucia Etxebarria


Lucia a tout essayé dans sa jeunesse et cela pourrait se résumer à "sexe, drogues & rock'n'roll". A 48 ans elle qu'on soupçonnait presque d'être folle, est diagnostiqué "zèbre". Etre zèbre, c'est avoir un QI supérieur à la normale, mais c'est aussi et surtout être hypersensible à tout que ce soit aux gens, aux situations, mais aussi aux sons par exemple. A la manière d'un journal intime, Lucia parle d'elle, de ses sentiments, de ses peurs, mais aussi de la génération d'aujourd'hui.

J'avais lu beaucoup de choses sur Lucia Etxebarria et notamment à propos de son succès Amour, prozac et autres curiosités, c'est ce qui m'a un peu poussé à vouloir lire Le don empoisonné de la folie. Aujourd'hui encore, je ne sais pas si j'aimé ou non ce livre, ce récit.

On ne sait pas tellement à quoi s'attendre en ouvrant Le don empoisonné de la folie, en tout cas, je ne me doutais pas de ce qui s'y trouverait au fil des pages. Ce n'est pas une fiction, c'est comme si vous plongez dans un véritable journal intime. Lucia Etxebarria se met véritablement à nu.

Lucia Etxebarria se livre totalement dans Le don empoisonné de la folie. On a presque l'impression qu'elle écrit tout cela sans concession pour extérioriser ses démons. Elle se livre sur sa vie, vie parfois de débauche, vie qui l'a maintenu à flots, mais qui l'a aussi malmené. Elle se livre sur ses amants, amants qu'elle enchaînait parfois (pour se sentir vivante ? puissante ?) et sur ses excès en tous genre, mais derrière ça si on gratte un peu, c'est une terrible solitude et une vraie souffrance qui se cache.
"Y'a une solitude qui peut être très fructifère : celle que l'on choisit. Mais la mienne est une solitude assez inutile, une vulgaire trafiquante de désillusions. Une solitude de naufrage sans boussole. Une solitude froide et creuse. Une solitude déshabillée, sans ombres, qui ne produit pas de signaux, qui pèse."
J'ai parfois trouvé cela pesant, troublant, mais aussi parfois touchant. Tout au fil de la lecture, j'ai jonglé un peu entre tout ça. L'auteure se livre sans fards, à mots crus même parfois. On comprend pourquoi elle a fait le choix d'écrire ce livre en français et de ne pas vouloir qu'il soit édité dans son pays d'origine.

Autant, j'ai aimé savoir ce que cachait ce diagnostique de "zèbre" mais autant parfois, je n'avais guère à lire ses multiples "coups d'un soir". On ressent tout de même qu'elle prend tout très à cœur, que tout la rend très sensible et on comprend aussi que certains aient pu la qualifier de "folle". Lucia met des mots sur ses maux. C'est un peu dérangeant d'être face à tout cela, assez particulier aussi, mais elle réussit à faire en sorte que le lecteur soit touché et alerté par ce qu'elle raconte au fil des chapitres.

Je ne saurais toujours pas dire si j'ai aimé ou non Le don empoisonné de la folie, il va s'en dire que c'est néanmoins un récit qui marque l'esprit du lecteur. Alors faites-vous votre propre opinion et découvrez et redécouvrez Lucia Etxebarria à travers celui-ci.

Le don empoisonné de la folie de Lucia Etxebarria est disponible aux Editions Mazarine.

Merci à NetGalley & Mazarine.
"Un homme n'accepte pas qu'une femme soit plus intelligente que lui. C'est aussi simple que cela. Si vous ne me croyez pas, allez lire l'enquête récente qui révèle que la moitié des hommes de seize à trente ans sondés affirment ne pas vouloir épouser une femme qui gagnerait plus qu'eux. Au XXIème siècle."
5 mots en bref pour décrire ce livre :
confession
vie
sexe
drogues
solitude.

lundi 6 février 2017

Le salon "Les Mines Noires" c'est ce week-end !



Pour les amateurs de polars et thrillers, c'est un rendez-vous qui pourrait vous plaire ! Ce dimanche 12 février, le rendez-vous est fixé à Noeux-les-Mines pour le salon "Les Mines Noires". Pour sa troisième édition, le salon réunira plus de 45 auteurs et sera parrainé par Jacques Saussey.

Cette année, le salon est placé sous le thème "dans le noir", vaste thème me direz-vous. L'occasion de retrouver tous les genres du roman noir, mais aussi d'ouvrir à d'autres genres littéraires qui se mêlent aussi au polar et au thriller comme l'horreur, le fantastique le dark fantasy est bien d'autres encore.

Parmi les auteurs présents, ce sera l'occasion d'y croiser Jacques Saussey bien entendu, mais aussi Colin Niel, Armelle Carbonel, Sandra Martineau ou encore Anthelme Hauchecorne pour ne pas tous les citer.

La liste complète des auteurs présents ci-dessous :



Vous êtes dans les environs et ça vous tente ? Le rendez-vous est donc fixé au dimanche 12 février de 10h à 12h30 et de 14h à 18h à la Salle Georges Brassens de Noeux-les-Mines.

Pour ma part, j'y serais avec quelques achats prévus dont notamment un titre de Jacques Saussey, un livre de Stanislas Petrosky et un roman de Sandra Martineau, mais aussi une distribution de bises aux copains Arnaud Codeville, Frederic Livyns ou encore Gaëlle Perrin-Guillet.

Et pour en savoir plus, vous pouvez cliquer par ici !

"Sur tes pas" de Mark Edwards


Daniel et Laura réalisent leur rêve en s'offrant un tour d'Europe le sac à dos sur les épaules. Les amoureux traversent bon nombre de pays jusqu'à arriver en Roumanie. Là-bas, le voyage tourne court, on leur vole leurs papiers, ils sont jetés sans ménagement du train et se retrouvent en pleine forêt déserte. En essayant d'atteindre la ville la plus proche, Daniel et Laura vont être témoins d'une scène horrible qui les marquera à tout jamais... À leur retour à Londres, ils sont séparés et surtout encore terriblement choqués de l'expérience en Roumanie. Le cours de leur vie peine à redevenir normal, surtout quand le cauchemar semble reprendre de plus belle.

Poussée par la curiosité du résumé et par mes précédentes lectures de chez Amazon Crossing, je me suis laissée tenter par Sur tes pas de Mark Edwards. Une totale découverte qui réserve bien des surprises au final et qui m'a convaincu.

On rencontre donc Daniel et Laura en plein road trip, mais en plein road trip qui tourne court. Ils sont en pleine Roumanie et vivent un vrai cauchemar quand leurs papiers sont volés. Quand on les retrouve à Londres, on découvre qu'ils sont presque l'ombre d'eux-mêmes et surtout que ce couple si amoureux n'en est plus un. Que c'est-il réellement passé dans la forêt ce soir-là ? Pourquoi réagissent-ils ainsi ? On est au pied du mur, tout comme leur entourage qui découvre leur chute libre. Tout au long du roman, on se pose bon nombre de questions, et l'auteur se joue de ça !

Le lecteur est pris dans cette histoire, pris presque dans le mal lui-même. Mark Edwards joue avec cette fameuse nuit en Roumanie, on trépigne presque de savoir ce qui s'y est vraiment passé. Entre l'histoire au présent de ce que vivent Daniel et Laura, et les quelques indices semés au fil des pages, nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Ces quelques brides ont toutes quelque chose de terrifiant, on imagine tout et n'importe quoi presque, mais on n'imagine jamais à vrai dire ce qu'ils ont réellement vu dans cette maison abandonnée, alors lors de la révélation, on hésite entre stupeur, effroi, et même admiration d'avoir imaginé cela.

Les secrets et les mensonges ne font qu'accentuer les nombreux questionnements que posent l'histoire au fil des chapitres. Le lecteur doute constamment, devient presque aussi parano que Daniel et n'arrive pas à s'ôter de la tête que le mal rôde presque tout le temps. 

Sur tes pas de Mark Edwards est une histoire originale. Portée par un bon rythme et une écriture assez plaisante, l'auteur réussi parfaitement à entraîner le lecteur jusqu'au bout. Ses personnages sont attachants, malgré le petit bémol soulignait ci-dessous l'intrigue reste bien maîtrisée et nous offre des passages auxquels on ne s'attendait vraiment pas nous tirant même quelques grimaces de dégoût et de stupeur.

Une déception donc néanmoins, c'est le fin mot de l'histoire de ce qui a entraîné tout cela. Difficile d'en parler sans trop en révéler, mais je dois dire que je m'attendais à ce que tous ces événements tragiques qui s’enchaînent soient liés à un fait initial de totalement fou, un truc à couper le souffle presque... mais non. C'est trop banal, ça aurait presque pu ternir tout le reste de l'histoire si on y accordait trop d'importance, alors personnellement, j'ai un peu mis ça de côté au final pour ne pas me gâcher tout le plaisir qui s'en est suivi.

Pour découvrir Sur tes pas de Mark Edwards, le roman est disponible chez Amazon Crossing par ici !
Merci à NetGalley & Amazon Crossing.

5 mots pour décrire en bref ce roman :
Roumanie
couple
secrets
rencontre
manigances.

dimanche 5 février 2017

Bilan livresque #1 : janvier 2017


Nouveau rendez-vous !
L'occasion tous les 5 du mois de revenir sur mes lectures du mois précédent 
et d'en dresser un petit bilan.


Je me lance donc avec un premier bilan livresque pour le mois de janvier 2017. Janvier, ahh cette rentrée littéraire qui fait exploser le nombre d'envies. Les envies de nouvelles lectures, les envies de nouveaux achats et les envies d'ajouter tellement de titres à notre wishlist. Janvier lance aussi la nouvelle année, alors autant dire qu'il vaut mieux la débuter avec de bons romans non ? Histoire de donner le pas pour les 11 mois à venir.

Pour ce mois de janvier 14 livres sont passés entre mes mains et m'ont emmené chacun dans leur univers et leur histoire. L'occasion d'avoir de nombreux coups de coeur je dois avouer, mais aussi de toujours faire d'incroyables découvertes littéraires. 

Retour sur les titres lus :

- Journal d'un marchand de rêves d'Anthelme Hauchecorne **
- Le club de la petite librairie de Deborah Meyler **
- Pas de deux de Sophie Aubard **
- Par amour de Valérie Tong Cuong **
- Cavale de Virginie Jouannet **
- Le don empoisonné de la folie de Lucia Etxebarria **
- Tome 1 de la BD Rose **
- L'amour à nu de Charlie Wat **
- Sur tes pas de Mark Edwards **
- Don't Go d'Abbi Glines **
- La couleur de l'ombre de Nathalie Lenoir **
- La fille du 6E de A.R. Torre **
- La fille d'avant de JP Delaney **
- Come Back d'Abbi Glines **

En cliquant sur ** accédez aux critiques.

Ce sont pour la plupart de nouveaux titres, je suis incorrigible, mais j'ai réussi à faire sortir 2 titres de ma PAL, c'est une petite victoire (toute petite d'accord). 

Je me dois à nouveau de souligner le magnifique et incroyable roman Par amour de Valérie Tong Cuong ! Un roman fort, puissant, ça été un coup de coeur incroyable et ça restera une très grande lecture, je crois. Foncez vous procurer ce livre, qu'attendez-vous ?! 

J'ai aussi découvert Abbi Glines et je dois dire que j'ai adoré Don't Go et Come Back, je les ai littéralement dévorés et ce sont typiquement des romances comme je les aime (j'ai déjà envie de lire un de ses autres titres). A souligner aussi les excellents romans de JP Delaney, AR Torre, Sophie Aubard ou encore Virginie Jouannet. Si je devais retenir une seule petite "déception", c'est Le club de la petite librairie que je n'ai pas trouvé convaincant.

Autant dire que janvier a été un excellent mois de lecture ponctué par d'excellents romans. Et février est plutôt bien lancé... à dans un mois pour faire un nouveau bilan livresque !

jeudi 2 février 2017

Virginie Jouannet nous emmène en "Cavale"


Lorsque Jeanne se réveille, deux heures sont passées, deux heures pendant lesquelles elle ne se souvient de rien. La seule chose dont elle est sure ? S'être réveillée auprès du cadavre de son petit ami. L'arrivée de la police ne lui permet toujours pas de retrouver la mémoire, c'est comme si elle avait totalement oublié deux heures de sa vie. Jeanne essaie alors de se souvenir, de retrouver des bribes des événements, mais rien n'y fait. Seulement quand des appels anonymes commencent, la jeune femme se doute qu'elle est menacée et prend alors la fuite. Pendant sa cavale, elle va alors tenter de retrouver le fil de cette soirée, mais essayer aussi de faire table rase du passé.

En lisant la quatrième de couverture de ce roman, notre curiosité est, de suite, attisée ! Comment ne pas avoir envie de plonger dans ces pages ? Impossible. Virginie Jouannet avec Cavale livre un roman où la fuite d'une jeune femme la mène à une liberté difficile à avoir...

On rencontre donc Jeanne dans cette situation plutôt particulière. Un drame s'est produit et tout comme elle, on s'interroge sur ce qui a bien pu se passer. L'amnésie de la jeune femme est saisissante, troublante même. D'autant plus quand elle fuit les appels anonymes et part dans une véritable cavale pour échapper à cela. Jeanne trouve refuge dans un hôtel, elle y fera le point sur les récents événements, mais aussi sur son passé qui la hante depuis toujours. Jeanne se jouera de tous pour se protéger en prenant l'identité de sa sœur, et même si elle se méfie de tous, certaines rencontres l'aideront.

Ouvrir Cavale et plonger dans l'histoire de Jeanne est comme ouvrir la boîte de Pandore qui n'a pas finit de dévoiler tous ses secrets.

Tout au long de ce roman, le lecteur se questionne, se questionne sur cette amnésie et sa véracité, sur ce qui se trame, mais aussi sur ce que cache Jeanne. Parce que oui, on en est sûr, Jeanne cache quelque chose, mais en découvrant de quoi il s'agit, on en reste presque bouche bée. Les flash-back narrés à la première personne accentuent encore un peu plus ce mystère qui entoure cette histoire, le mystère de vouloir découvrir la vérité.

A travers Cavale, c'est comme si l'âme était sondée ! C'est une véritable quête d'identité, de vérité même. La tension ne cesse de monter et jusqu'aux dernières pages le livre gagne en intensité. Virginie Jouannet offre une intrigue parfaitement construite. Certains événements sous-entendus ne se dévoilent qu'à la fin, happant le lecteur dans un dénouement haletant. Le lecteur qui frôlait la peur pour son héroïne à de nombreuses reprises, n'est pas épargné à travers cette histoire. Mais je dois avouer qu'avec les trois dernières pages, je me suis presque sentie "récompensée" de cette cavale avec une fin qui m'a beaucoup touché.

L'auteur livre un thriller psychologique mené de main de maître. Le lecteur n'a pas de répit, est entraîné dans les confins de l'esprit de son héroïne. Virginie Jouannet traite avec subtilité et justesse les secrets qui rongent et le passé qui empoisonne l'esprit. Cavale est aussi prometteur que son résumé le laisse prédire et vous captivera jusqu'aux dernières pages.

On frôle clairement le coup de cœur avec ce roman ! Je ne peux donc que vous inviter à découvrir au plus vite Cavale de Virginie Jouannet qui est disponible aux Editions XO.

Merci aux Editions XO.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
tortueux
puissant
lumineux
réfléchis
oubli.

Lecture commune de janvier : "La couleur de l'ombre" de Nathalie Lenoir


Et voilà le premier-rendez vous est fixé
 se sera sur les lectures communes ! 


Avec ma fidèle amie Delphine, Aubazaardeslivres, depuis quelques mois, on s'accorde sur une lecture commune. Chacune notre tour, nous choisissons un roman que nous partageons donc pour une lecture commune. Du coup, j'ai décidé aussi de poster ce rendez-vous mensuel sur LaDoryquilit ! Vous l'avez donc compris, chaque mois un article réunissant nos deux avis sera donc posté par ici, l'occasion de vous offrir une double critique sur le livre choisi :)

Pour janvier, c'est donc le roman auto-édité de Nathalie Lenoir, La couleur de l'ombre qui a eu nos faveurs...



Critique de Marion :

Mathilda débute son année de cinquième le bras dans le plâtre. La jeune fille discrète, ne fait partie ni des élèves "cools" ni des "nazes". A l'occasion d'une heure de permanence, elle va rencontrer Libby Hamilton, une jeune fille seule, malade, originale et rêveuse, mais que tout le monde ignore. Libby lui permet d'approcher son idole, celle à qui Mathilda rêve de ressembler et que tout le monde adore au collège : Rose Hamilton. Entre Mathilda et Libby commence alors une amitié originale, une amitié qui ne commence pas forcément pour les bonnes raisons, mais une amitié qui les marquera au final toutes les deux et les embarquera dans des histoires folles. Mais cette amitié se voit bouleverser par un terrible drame qui remet en question tout ce en quoi Mathilda croyait...

La couleur de l'ombre est le premier roman de Nathalie Lenoir. A travers celui-ci, l'auteure nous livre une histoire poignante sur les affres de l'adolescence et les conséquences de nos actes. Je dois avouer qu'il y a quelques mois, j'avais commencé ce livre avant de finalement le reposer au bout de quelques pages. Je me dis qu'aujourd'hui, j'ai bien fait, car au bout de quelques chapitres, je suis, au final, totalement entrée dans l'histoire.

Mathilda est une jeune fille plutôt timide et réservée qui va découvrir l'amitié, car elle ne partageait pas réellement de véritables amitiés avec ses camarades avant de rencontrer Libby. On se rend compte que leur relation est plutôt assez surprenante pour le début, on se demande réellement si celle-ci va les mener quelque part. Mathilda, tout comme nous d'ailleurs, est finalement surprise de voir à quel point elle s'attache à Libby sans réellement vouloir se l'avouer. Dans cette histoire, il y a finalement un avant et un après, en le lisant, vous découvrirez pourquoi, je n'ai pas envie d'en dire trop.

A vrai dire au début ce n'est pas vraiment cette relation qui m'a le plus marqué, mais c'est plutôt cette fascination que Mathilda a pour Rose. J'ai trouvé cela même un peu malsain, comment peut-on idolâtrer une jeune fille simple à ce point ? En venir à imiter sa gestuelle, à fouiller dans ses vêtements ? Je me suis réellement demandée jusqu'où elle serait capable d'aller.

Nathalie Lenoir à travers son livre met parfaitement en avant les relations entre adolescents. Les amitiés qui se créent, se nouent avec les raisons qui leur sont propres. Elle met aussi en avant la difficulté de chacun à trouver sa place au collège parmi les autres, l'importance qu'ils prêtent aussi à avoir la bonne attitude ou justement la bonne amitié. Son écriture douce et sensible offre un récit réussi et quelque peu poignant.

La couleur de l'ombre vous rappellera également sans doute quelques souvenirs de collège. N'hésitez pas à vous plonger dans ce livre qui saura vous toucher autant par son histoire que par ses personnages et qui vous fera surement réfléchir aussi un peu...


Critique de Delphine :

La couleur de l'ombre, est un livre que j'ai reçu en SP il y a un moment déjà. Mais je n'avais pas encore eu le temps de pouvoir me plonger dedans. C'est donc dans le cadre de nos lectures communes avec Marion du blog LaDoryqui lit que j'ai lu ce livre.

À première vue, le résumé me plaisait, et personnellement, j'adore la couverture. La couleur de l'ombre, c'est l'histoire de Mathilda, une jeune fille timide et réservée qui va faire une rencontre qui va changer sa vie. Elle fait sa rentrée des classes en cinquième, avec le bras dans le plâtre. Au cours d'une heure d'étude, elle va rencontrer Libby Hamilton, une jeune fille malade, et seule. Libby passe inaperçue aux yeux des autres élèves du collège, elle est transparente. Si au départ, Mathilda ne souhaite pas sympathiser avec cette fille invisible, par peur d'être reléguée elle aussi au même rang, les deux jeunes filles vont se rapprocher par l'intermédiaire de Rose, la grande sœur de Libby à qui elle voue une admiration sans faille. Rose est l'idole de Mathilda. Grâce à Libby, elle pourra alors approcher son idole. Cette amitié certes bizarre, va pourtant marquer l'adolescence de Mathilda jusqu'au drame qui va survenir.

Je ne vous en dis pas plus. Cette histoire d'amitié m'a un peu dérangée. Parce qu'au départ, la relation qui se tisse entre les deux adolescentes est malsaine. Mathilda est tellement obnubilée par Rose, qu'elle essaye par tous les moyens de lui ressembler. Elle va alors avec Libby fouiller dans les affaires de Rose, allant jusqu'à lire son journal intime. Elle utilise son amitié avec Libby pour pouvoir toucher son idole. Alors qu'on sent bien que Libby elle, est sincère. La première partie de ce roman est assez malsaine, et Nathalie Lenoir réussit parfaitement à décrire les relations entre adolescents. Elle met en avant la difficulté pour les adolescents de trouver leur place dans cette jungle que peut représenter le collège.

La deuxième partie du roman racontera l'après-drame et comment Mathilda va réagir. J'avoue que j'ai parfois eu envie de mettre des claques à Mathilda pour son comportement, mais comment rester de marbre face à la souffrance et au mal-être ?

La couleur de l'ombre est un livre sur l'adolescence et ses difficultés. Tellement de changements s'opèrent à cet âge-là qu'on comprend parfaitement le chamboulement que ça représente pour Mathilda. Ce livre vous rappellera sûrement des souvenirs. C'est un livre fort sur l'amitié également. Après avoir refermé ce livre, la première question qui me vient en tête, c'est : mieux vaut-il vivre avec des regrets ou des remords ? Et puis la deuxième réflexion, c'est aussi qu'on ne profite pas suffisamment des gens quand ils sont là, on ne les apprécie pas toujours à leur juste valeur. Personnellement, j'ai beaucoup aimé cette lecture. Et je ne peux donc que vous recommandez de vous y plonger à votre tour.


Vous voulez découvrir ce roman à votre tour ? La couleur de l'ombre de Nathalie Lenoir est donc disponible par ici sur Amazon !