mardi 23 mai 2017

"Le Cercle des lecteurs du Furet du Nord" : épisode 1



Peut-être aviez-vous vu passer l'info sur Facebook ou autre, il y a quelques semaines Le Furet du Nord lançait un appel à candidature pour enrichir son "Cercle des lecteurs". Ce "Cercle des lecteurs" aurait pour mission de découvrir en avant-première la Rentrée Littéraire 2017 et ainsi de donner leur avis sur les livres lus afin de les mettre en avant ou non lors de celle-ci d'ici quelques mois.

Je vous avouerais que j'avais déjà tenté l'année dernière, sans grand résultat ^^ Après qu'une amie m'ait signalé le post sur Facebook, j'ai retenté ma chance et remplis une nouvelle fois le petit questionnaire. Celui-ci demandait quelques informations sur vous, sur votre magasin Furet du Nord de référence (et oui, c'est une des "conditions" il faut en avoir un à proximité puisque les livres sont à retirer auprès d'un libraire) ou encore de poster une critique. Donc j'ai tenté, j'ai tout rempli, j'ai choisi de parler de Coeur-Naufrage de Delphine Bertholon et j'ai attendu.

La bonne nouvelle est arrivée il y a quelques jours dans ma boite mails, je fais donc partie des 20 personnes retenues et j'intègre le "Cercle des lecteurs" ! Vous vous doutez, je suis ravie de participer à cette petite aventure et c'est pour ça que j'ai décidé de vous en parler :)

Je vais donc avoir la possibilité de découvrir 4 titres de la Rentrée Littéraire 2017, 4 titres que je ne connais pas à l'avance et qui seront donc une véritable surprise ! Je trépigne un peu, je vous l'avoue :)

Maintenant, j'attends l'appel d'un libraire de mon magasin Furet du Nord de référence afin d'aller retirer ces fameux livres mystère. Alors je dois vous avouer que je n'ai pas le droit de vous parler de ces livres avant leur sortie officielle, donc il faudra attendre pour lire mes chroniques sur le blog, en revanche, je vous expliquerai comment se déroule cette nouvelle expérience !

Les critiques que je transmettrai aideront à choisir les titres à mettre en avant dans les magasins, mais aussi dans leur catalogue ou sur les réseaux sociaux ! Il se peut même que vous voyiez ma petite tête se balader sur la page du Furet ^^

C'est ma petite tête là :D

Et la suite alors ? Ce sera bientôt au prochain épisode... ;)

lundi 22 mai 2017

"Là où tu iras j'irai" de Marie Vareille


À 32 ans, Isabelle refuse la demande en mariage de Quentin, l'homme qu'elle aime, car elle ne veut pas d'enfant. Désormais célibataire et à la rue, elle n'a plus que Woody-Allen son chihuahua hirsute pour compagnon. Sa seule solution pour s'en sortir, accepter d'utiliser ses talents de comédienne pour séduire Jan Kozlowski et l'empécher de se remarier. Elle qui n'aime pas les enfants va alors être servie, car c'est sous le rôle de nounou qu'elle part en Italie dans la maison de vacances des Kozlowski afin de s'occuper des enfants. Les deux semaines de vacances idylliques qu'elle s'était imaginées sous le soleil d'Italie, ne seront pas de tout repos et surtout sa rencontre avec Nicolas, un petit garçon de 8 ans, va bouleverser bien des choses.

Comment passer à côté de ce titre de Marie Vareille ? Impossible tout simplement, alors moi aussi, je me suis plongée dans Là où tu iras j'irai et le moins que l'on puisse dire, c'est que j'ai beaucoup aimé faire ce voyage.

Nous faisons donc la connaissance d'Isabellle, et dès le début on peut dire que c'est une jeune femme haut en couleurs. Avec sa rupture avec Quentin, elle se doit d'essayer d'avancer coûte que coûte et accepte donc cette étrange mission que lui a confiée une jeune adolescente. En prenant la direction de l'Italie, elle va devoir se confronter à des enfants elle qui ne les supporte pas, et on se demande bien de suite comment tout cela va se passer. En faisant la connaissance des enfants Kozlowski, Adriana, Zoé et Nicolas, mais aussi surtout de la grand-mère qui veille sur eux, on se dit que ces deux semaines à venir vont être des plus rythmées et c'est le cas de le dire !

Sur ce roman, il y aurait tellement à dire... C'est l'histoire d'une famille qui ne se comprend plus après le décès de la maman, c'est une histoire d'amour qui n'aurait pas dû se terminer, c'est la rencontre entre Isabelle et Nicolas et qui va l'aider à sortir de son mutisme, c'est une belle-mère détestée et incomprise peut-être en vain, c'est une grand-mère sur protectrice ou encore des sœurs qui ne dialoguent plus entre elles, en fait, c'est l'histoire de la vie et de plusieurs vies qui se croisent. Ça peut paraître beaucoup et confus et pourtant tout est lié, tout est fluide, tout découle des pages naturellement.

"On n'a jamais le bon âge de toute façon. On passe son enfance à trouver qu'on est trop jeune et le reste de sa vie à penser qu'on est trop vieux."

Nous nous attachons à Isabelle, tout autant qu'à Nicolas. Nous sommes sensibles face à la douleur que chaque enfant cache au fond de soi à sa manière, sensibles face aux efforts que va mettre en place Isabelle pour les aider. L'auteure sait aborder doucement des sujets plus délicats tout en gardant une certaine légèreté. Les dialogues relevés et les piques d'humour tout au fil des pages, ne manquent pas de nous faire parfois véritablement éclater de rire.

"Elle lui a fait subir un lavage de cerveau à base de sexe tantrique et de smoothies vegan. Il n’y a que son fric qui l’intéresse, elle a l’âge d’être sa fille et le charisme d’une poubelle de salle de bains."

L'écriture de Marie Vareille est fraîche, rythmée, piquante d'humour, douce de sentiments, et même légèrement acidulée. L'auteure plonge le lecteur dans son histoire dés les premières pages, et ce, jusqu'à la fin sans temps mort. Nous ne voyons pas les chapitres passés, nous sourions et rions plus d'une fois et nous avons l'impression d'être aux côtés de ces personnages à qui nous nous sommes attachés durant ces deux semaines dans la maison familiale d'Italie.

Il y a une scène dans ce livre avec une sacrée dégustation de glaces, et bien ce roman, c'est un peu ça. On n'a pas le droit à un seul parfum dont on doit se contenter, non, on a le droit à tous les parfums du magasin au fil des pages et on se délecte de chacun, les appréciant tout autant. Là où tu iras j'irai, c'est parfaitement ça, un assortiment de saveurs et d'émotions qu'on prend plaisir à déguster et parfois à dévorer, pour en ressortir à la toute dernière page avec un grand sourire sucrée aux lèvres. Un vrai coup de coeur.

Là où tu iras j'irai est le roman feelgood par excellence ! On passe un excellent moment de lecture, car tous les ingrédients sont réunis : des personnages attachants, de l'humour, une histoire qui tient la route, des émotions, de l'amitié, de l'amour et un sourire sur les lèvres durant notre lecture. Ce roman ne manquera pas d'embellir vos journées d'été, et pour les jours un peu gris, il les ensoleillera.

"Même si c'est vrai que je n'aime pas les enfants. Mais pas toi. Parce que toi, tu es comme un anniversaire le lundi soir, comme les soirées Mojitos Gratos au King. Tu es une Free Daïquiris Party au Wiki. [...]Toi, tu es l'exception qui confirme ma règle."

N'hésitez surtout pas ! Là où tu iras j'irai de Marie Vareille est disponible aux Éditions Mazarine.

Merci à NetGalley & Mazarine.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
plaisir(s)
Italie
amour
famille
sentiments.

"Le jour où j'ai appris à vivre" de Laurent Gounelle


Alors qu'il se promène un jour sur les quais de San Francisco, la route de Jonathan croise celle d'une Bohémienne. Lorsque celle-ci lui lit les lignes de la main, elle se fige soudain et ce qu'elle lui révèle va changer sa vie. Dès lors, Jonathan bouleverse son quotidien et ses habitudes, et rien ne sera plus jamais comme avant.

J'avais déjà lu un roman de Laurent Gounelle il y a quelques mois et j'en étais ressortie avec un avis assez mitigé. En ayant encore deux dans ma PAL, dont Le jour où j'ai appris à vivre, j'ai renouvelé l'expérience sans pour autant en ressortir plus convaincue.

Nous faisons donc la connaissance de Jonathan, récemment séparé, il travaille dans les assurances et mène une vie plutôt ordinaire, jusqu'à cette fameuse rencontre. En parallèle, nous faisons aussi la connaissance d'autres personnages secondaires, sans savoir vraiment à quoi ils vont nous mener bien que tous liés entre eux d'une certaine façon. Personnellement, aucune surprise quant à la déclaration de la Bohémienne, en lisant le résumé, je me doutais de ce que celle-ci pouvait réserver et je ne me suis pas trompée. On assiste alors au bouleversement complet de la vie de Jonathan et on se plaît à le voir revoir ses priorités et à apprécier pleinement ce qui lui semblait auparavant anodin.

Le jour où j'ai appris à vivre, c'est ça. C'est la mise en avant du changement de vie, de priorités, après un événement ou une épreuve. C'est se rendre compte que nous ne menons pas vraiment la vie que nous souhaitons, que nous nous mentons à nous-même parfois et c'est cette faculté à ouvrir les yeux. Le roman nous amène, en même temps que son personnage principal, à nous poser bon nombre de questions, gentiment sans brusquer le lecteur.

"Nous sommes des êtres complets et la nature nous amène à le ressentir profondément, alors que la société crée en nous le manque. Elle sait nous faire croire et nous faire ressentir qu'il nous manque quelque chose pour être heureux. Elle nous interdit d'être satisfaits de ce que nous avons, de ce que nous sommes. Elle ne cesse de nous faire croire que nous sommes incomplets."

Laurent Gounelle a cette faculté à travers ses histoires à amener son lecteur à se poser les bonnes questions, à se projeter lui-même dans les situations que traversent ses personnages. C'est ce point-là que j'aime chez cet auteur. En revanche, je n'arrive pas à adhérer à son écriture que je trouve parfois très (trop ?) philosophique. Les conversations entre Jonathan et sa tante m'ont paru tellement longues... Je comprends que c'est cela qui plaît beaucoup dans l'écriture de Laurent Gounelle dans ce que j'ai pu lire ici ou là, mais personnellement, c'est quelque chose que je n'arrive pas. Je me suis retrouvée freiné dans ma lecture après cela, et impossible ensuite de replonger pleinement dans l'histoire.

Au final, une nouvelle fois, avec Le jour où j'ai appris à vivre, je ressors de ma lecture avec toujours cet avis plutôt mitigé. Autant, j'aime les messages véhiculés à travers cette histoire, mais autant, j'ai toujours un peu de mal avec l'écriture de Laurent Gounelle. J'ai encore un livre de cet auteur à lire, je le lirais un jour, c'est sur, mais je me laisse un peu de temps pour cela.

Si vous avez l'occasion néanmoins de découvrir Laurent Gounelle, n'hésitez pas ! Car vous trouverez forcément un intérêt et un petit plaisir à le lire.

""Et tu sais, ce qui est troublant, dans la vie, c'est que tout ce qui nous arrive, en positif comme en négatif, en joies comme en drames, sert secrètement un seul but : éveiller notre conscience, car c'est seulement là que nous devenons pleinement nous-mêmes."

Le jour où j'ai appris à vivre de Laurent Gounelle est disponible aux Éditions Pocket.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
prédiction
vie
remise en question
plaisir
choix.

C'est lundi ! Je lis ça, et vous ?


Pour bien débuter cette nouvelle semaine, le lundi est l'occasion de faire le point sur ses lectures ! Alors rien de bien compliqué, le principe est simple, on parle de sa lecture passée, de sa lecture en cours et de sa lecture à venir.

Je vous dis ce que je lis, et vous faites de même, ok ? :)

J'ai terminé
le prochain roman de Charlie Wat

Je suis en train de lire
Une surprise de taille d'Ann Gospel

Je lirai ensuite
Meurtres à Pooklyn de Mod Dunn.

dimanche 21 mai 2017

"L'homme idéal existe. Il est québécois" de Diane Ducret


Elle a la trentaine, elle est célibataire et elle n'a pas encore trouvé l'homme idéal. Selon ses expériences, il ne serait ni basque ni parisien. Après une rencontre dans une galerie, elle se demande s'il ne serait pas québécois... Après une soirée en compagnie de cet "Apollon québécois", elle n'hésite finalement pas longtemps à tenter l'aventure et part une semaine chez lui au Québec. Le froid, l'enfant de 5 ans, la ballade en traîneau et les expressions typiquement québécoises auront-ils raison de cet homme idéal ?

J'avais remarqué ce titre à sa parution initiale, sa sortie en poche et sa nouvelle couverture ont fini de me convaincre d'aller à la rencontre de cet homme idéal québécois de Diane Ducret.

L'homme idéal existe. Il est québécois. est un livre court, de moins de 160 pages, qui offre une histoire simple, légère et fraîche, très fraîche même depuis le Québec et ses températures glaciales. L'idée en elle-même de cette quête de l'homme idéal n'est pas des plus originale. Ce qui l'est, est entre les pages de ce livre. C'est le ton de Diane Ducret dans le récite de cette folle aventure amoureuse. C'est piquant, ironique même un peu, alors certes les caricatures sont nombreuses, mais franchement personnellement, j'ai trouvé ça trop drôle.

Les incompréhensions entre notre Française et notre Québécois offrent des comiques de situation qui font véritablement éclater de rire, le vrai rire qui sort sans qu'on puisse le contrôle. Nous croisons bon nombre d'expressions québécoises qui, comme notre héroïne, nous laissent parfois perplexes ou nous paraissent incongrues. Je vous en mets quelques exemples d'ailleurs :

"– J’ai mal nulle part, je capote ben raide sur toi.                                        J’ai l’esprit mal tourné ou ces deux mots dans la même phrase, c’est carrément obscène ? Non, ça a l’air d’un compliment dans sa bouche. Un peu scabreux, certes. Je ne comprends pas tout, mais c’est vraiment charmant ce langage, c’est frais."

"– Te mets pas sur ton trente-six, c’est juste un dîner comme ça, à la bonne franquette.  – Tu veux dire, sur mon trente et un ?  – C’est trente et un seulement chez vous ?  – Mais comment ça, seulement ? Il n’y a pas trente-six jours dans un mois ! Vous ne savez même pas compter ?  – Mais ça n’a rien à voir avec les jours du mois !  – De toute façon, vous vous mettez sur votre trente et un tous les trente-six du mois, vous êtes en jogging tout le temps !  – Tu veux y aller en jogging ?! Arrête de faire ta mâche-patate, tu seras bien attriquée ce soir !  – On vous donne un belle langue et regarde ce que vous en faites ! Sans rire, on dirait que vous parlez en vitesse accélérée, vous prononcez pas les mots, vous les mâchez comme du chewing-gum !  – Tu veux dire comme de la gomme à mâcher ?!"

Les réflexions également que font la jeune parisienne prêtent vraiment à sourire tout comme ses péripéties, et mine de rien notre cher québécois est vraiment plus que charmant. L'auteure met en avant les qualités de celui-ci, la douceur et la galanterie des Québécois.

Il s'agit du premier roman de Diane Ducret que je lis, et l'auteure signe ici une histoire originale, amusante, qui prête à sourire et rire plus d'une fois. Son écriture est simple, légère, fluide et agréable pour un livre qui l'est tout autant. La fin laisse aussi une porte ouverte au lecteur des plus plaisante, qui permet d'imaginer bon nombre de possibilités (une suite ?).

L'homme idéal existe. Il est québécois. se lit rapidement et est un vrai moment de détente. Je vous le conseille afin de passer un bon moment dans les contrés québécoises et qui sait, rencontrer ce fameux homme idéal entre deux éclats de rire.

L'homme idéal existe. Il est québécois. de Diane Ducret est disponible aux Éditions J'ai Lu.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
rire
rencontre
voyage
froid
expressions.

vendredi 19 mai 2017

"Avant de t'oublier" de Rowan Coleman


Lorsque les premiers symptômes d'Alzheimer se font sentir, Claire est encore jeune, elle a deux filles, Caitlin 21 ans qui entre à l'université et Ruth qui a seulement 3 ans. Peu à peu, la maladie s'accentue, effaçant ses souvenirs, lui faisant oublier le nom de ses enfants, de son mari, son propre nom même. Son mari, sa mère, ses filles, chacun s'efforce d'entourer Claire dans son quotidien et de l'aider à l'apprivoiser chaque jour qui passe. La maladie a un impact sur tous à divers degrés, sa mère Ruth a tout quitté pour l'aider au quotidien, son mari Greg doit apprendre à vivre avec celle qu'il aime, mais qui le prend pour un parfait inconnu ou encore Caitlin qui veille un peu plus chaque jour sur sa petite soeur. Claire entame donc un journal, un carnet dans lequel elle va noter chaque souvenir qui lui revient en tête afin de laisser cela à ses filles et son mari quand elle ne se souviendra plus de rien. Toute la famille finira par y écrire dedans, et alors que tout semble voler en éclats dans cette famille, ce carnet sera salutaire pour tous.

C'est un des nombreux livres que j'avais acheté lors de la Grosse Op de Bragelonne il y a de cela un bon moment. J'avais choisis Avant de t'oublier de Rowan Coleman d'abord pour sa couverture et ensuite pour son résumé.

En plongeant dans ce roman, on entre totalement dans la famille de Claire et son quotidien, quotidien bien entendu bouleversé par la maladie pour elle et son entourage. On fait alors face à cela, face aux difficultés, face aux trous noirs qui saisissent Claire et qui lui font perdre toute connaissance (des prénoms de ses enfants à l'utilité des objets de tous les jours), mais aussi face au soutien de tous et de tout instant.

Il est difficile d'être confronté à une maladie telle qu'Alzheimer dans les romans, et encore plus quand il s'agit d'un Alzheimer précoce pour une maman qui a encore beaucoup de choses à vivre. On ne sombre pour autant pas dans la déprime dans notre lecture, bien sûr, nous sommes touchés, émus même à certains passages, mais le journal de souvenirs nous fait sourire et certaines situations également.

Avant de t'oublier, malgré son sujet difficile, est aussi une leçon de vie, d'espoir et de combat. Il met en avant comment Claire se bat au quotidien avec la maladie pour essayer de ne pas tout oublier trop vite, comme Ruth sa mère a tout entre parenthèses pour s'occuper d'elle, comment Greg son mari surmonte les épreuves et la douleur d'être redevenu un inconnu ou encore comment Caitlin fait face à cela et tente aussi de concilier passé et présent. On se pose aussi la question de savoir si cette histoire se terminera bien ou mal au fil des pages, et ça... à vous de le découvrir !

Rowan Coleman réussit à traiter un sujet délicat avec pudeur, douceur et délicatesse sans jamais tomber dans le pathos. L'auteure met aussi bien en avant les difficultés que rencontrent alors les familles, encore plus quand les enfants sont encore jeunes, mais aussi l'espoir qui se dégage malgré tout de chacun. Tous savent que la chute est irrémédiable, que rien ne pourra faire basculer les choses, mais le soutien qui entoure Claire et que chacun offre à chaque membre de sa famille est très fort. Je dois souligner également qu'un certain point de l'histoire, a été une véritable surprise et a su énormément me toucher.

Je ne peux que vous conseillez de lire Avant de t'oublier de Rowan Coleman. L'histoire vous touchera forcément, mais vous offrira également de très jolis moments et des petites lueurs d'espoir dans cette terrible épreuve.

Avant de t'oublier de Rowan Coleman est disponible aux Éditions Milady.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
Alzheimer
mère
famille
souvenirs
soutien.

jeudi 18 mai 2017

"La délicatesse du homard" de Laure Manel


Lorsque François rencontre Elsa, il la découvre plutôt. C'est lors d'une promenade à cheval qu'il découvre la jeune femme inconsciente sur la plage. Mue par un instinct, il la ramène chez lui afin de la soigner. À son réveil Elsa est peu encline à parler d'elle, à expliquer pourquoi elle se retrouvait dans cette situation, et François porté par son bon cœur décide de lui laisser le temps de se remettre chez lui. Entre François et Elsa commence alors une cohabitation particulière. Ils vont mettre du temps à s'apprivoiser, à oser se parler vraiment et à se dévoiler surtout. Chacun porte des secrets qui les rongent petit à petit et il va en falloir du temps avant qu'ils réussissent à se comprendre vraiment...

Cela faisait un moment que je voulais lire ce livre voyant à de nombreuses reprises le nom de Laure Manel, mais également le titre de celui-ci. Que pouvait réserver un roman avec ce fameux La délicatesse du homard ? Et bien un roman tout en douceur qu'on lit avec délectation...

Ce roman, c'est l'histoire d'Elsa qui est donc sauvée de la plage par François, mais c'est aussi l'histoire de ces deux personnages. Ces deux personnages sont différents l'un de l'autre, François passe la plupart de son temps auprès de ses chevaux et semble être un célibataire endurci et quelque peu renfermé, Elsa, quant à elle, est réservée, semble vouloir éviter à tout prix de profiter de la vie et n'est pas prête à se laisser approcher. C'est l'histoire de deux âmes égarées, deux âmes meurtries qui se rencontrent et qui vont essayer de s'habituer l'une à l'autre.

""Ce que je veux dire, c’est qu’à toujours réfléchir, se poser des questions, se torturer l’esprit, on n’avance pas, on n’entreprend rien. Il faut laisser un peu le risque entrer dans sa vie, ou saisir une chance au vol, c’est la même idée. Je crois foncièrement que la vie est mouvement et qu’il ne faut pas toujours chercher à figer, nommer, définir les choses... C’est un peu comme si tu étais sur une planche de surf et que tu trouvais la vague : il faut juste se laisser porter sans chercher à déterminer la destination, calculer le point d’arrivée."

Roman porté par leurs deux voies, La délicatesse du homard offre une histoire portée par l'espoir, par la vie qui doit retrouver son bel éclat. Le lecteur navigue d'Elsa à François et découvre les failles de l'un et de l'autre au fil des pages. On comprend qu'ils ont tout les deux une histoire lourde, une histoire qui les empêche d'avancer et on en vient à espérer qu'ils pourront apporter ce qu'il manque à l'autre et à le faire sortir de sa carapace. Peu à peu, avec patience et douceur, ils se livrent, se délivrent de leur passé chaotique et de leur détresse et peu à peu, ils commencent à reprendre goût à la vie, et même... à l'amour. En plus grâce aux mots de l'auteure, nous imaginons à merveille ce bord de mer, ces plages de Bretagne et ce haras habité par la passion.

L'écriture de Laure Manel est un véritable petit bijou ! Chacun de ses mots et de ses phrases est porté par de la douceur, de la tendresse, de la délicatesse et est empreint d'émotions. L'auteur livre une histoire riche et intense, par ses personnages et ce mystère qui existe autour d'Elsa. La délicatesse du homard se lit avec énormément de plaisir, nous offre une dose de positivité et d'espoir, et de très belles heures de lecture. En le terminant, après cette fin, on en redemande parce que ça fait beaucoup de bien tout simplement !

Vous l'avez compris, La délicatesse du homard est un coup de cœur ! Ce roman doux, tendre, qui sent bon l'air iodé de Bretagne a su me toucher. Ses personnages sont terriblement attachants dans ce qu'ils sont, dans leur histoire, mais également dans la relation qu'ils entretiennent. Ils nous font sourire, nous émeuvent et nous les accompagnons dans cette parenthèse. Laure Manel ne vous laissera pas indifférent avec son roman, elle sait emmener le lecteur dès le début pour le relâcher qu'aux toutes dernières pages avec un petit sourire de satisfaction.

"Ici j’ai fait la paix avec mon passé. J’ai pu panser mes blessures. Il est là comme il est, les cicatrices sont des témoins de plaies refermées. J’accepte ce qui a été. Je rêve de ce qui pourrait être..."

N'hésitez pas un seul instant ! Prenez la direction de la Bretagne avec La délicatesse du homard et appréciez ce doux moment en compagnie de François et d'Elsa.

La délicatesse du homard de Laure Manel est disponible dès aujourd'hui aux Éditions Michel Lafon.

Merci à NetGalley & Michel Lafon.

"La seconde qui suit chaque seconde est déjà l'avenir, et tu le tisses sans même t'en rendre compte."

5 mots en bref pour décrire ce livre :
rencontre
(nouveau) départ
Bretagne
apprivoiser
aller de l'avant.

"Au paradis des manuscrits refusés" d'Irving Finkel


En plein cœur de la campagne anglaise, une bibliothèque intrigante est tenue par des passionnés. Dans cette bibliothèque point de best-sellers, seuls des manuscrits refusés qui n'ont jamais été publiés y ont leur place. Jalousement conservés par une bande singulière qui forme une véritable petite communauté, ces livres, et même ces journaux intimes sont de véritables excentricités. Mais si tout parait calme en apparence, ces livres refusés attirent quand même l'attention et les bibliothécaires feront tout pour les protéger.

C'est le titre du roman qui m'a particulièrement intriguée et sa couverture aux livres tout colorés. En plus d'être un roman à l'histoire des plus originales, Au paradis des manuscrits refusés s'avère être aussi une déclaration d'amour aux livres en tous genre.

Sous la direction du Dr Patience, le conservateur en chef, on part donc découvrir cette bibliothèque qui attise notre curiosité. Entre les rayonnages et les classements, nous ferons aussi la connaissance de tous ceux qui partagent cette même passion pour les livres refusés. De la poésie aux journaux intimes en passant par la fiction ou les autobiographies, tous les livres y trouvent leur place dans cet endroit des plus particuliers.

"Il aimait ce sentiment diffus que la Bibliothèque était respectée des autochtones - qu'il considérait en privé comme de frustres tâcherons - sans que ceux-ci aient la moindre idée de ce qui se passait à l'intérieur de leurs murs."

On plonge dès les premières pages avec délice dans cet univers où les livres sont presque au cœur de tout. Avec des personnages hauts en couleur et parfois même très excentriques, le roman est porté par un humour british des plus plaisants. Entre les situations cocasses qui rythment les pages, les répliques parfois même saugrenues, vous ne finirez pas de rire et sourire à la lecture de ce roman.

Comment l'idée de créer une bibliothèque des manuscrits refusés peut-elle germer ? On se pose la question, mais à vrai dire rapidement, on aimerait vraiment pouvoir aller y flâner, dénicher des écrits sûrement loufoques, peut-être nuls (s'ils ont été refusés par les maisons d'édition peut-être en est-ce une raison ?!) mais qui nous donneraient ce sentiment d'exclusivité. Qui n'a jamais été tenté de lire le journal intime de quelqu'un poussé par une terrible curiosité ? Dans cette bibliothèque, c'est même possible ! Chaque écrit, peu importe le genre y a sa place.

"Mais le journal intime ! C'est à ce compagnon de la nuit, compatissant, attentif et discret que l'on confie la vérité. Des confidences libératrices, tourmentées ou joyeuses, mais toujours sincères. Des paroles surgies d'outre-tombe, qui disent les peurs, les espoirs, les modestes ambitions. Tous ces mots sont assurément précieux - comment ne pas vouloir les préserver ?"

Avec ce roman Irving Finkel nous livre aussi une véritable déclaration d'amour aux livres. Peu importe le genre, peu importe qu'il ait été publié ou non (surtout pas publié dans cette histoire) chaque livre mériterait d'être lu au moins une fois. Pour tous les amoureux de livres, cette histoire devrait leur plaire et tout comme moi, ils aimeraient pouvoir y passer quelques heures pour y faire des découvertes...

Au paradis des manuscrits refusés d'Irving Finkel est disponible aux Éditions JC Lattès et dès aujourd'hui aux Éditions 10/18.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
passion
livres
humour
communauté
curiosité.

mercredi 17 mai 2017

- Alexandra Lanoix -

Il est l'heure de vous présenter une nouvelle interview d'auteure ! Cette fois-ci à l'honneur, une auteure de new-romance dont je vous ai déjà parlé et qui m'a emmené il n'y a pas très longtemps côtoyé les vampires... 


J'ai découvert Alexandra Lanoix sur Instagram il y a quelques mois à l'occasion de la sortie de son roman Love me like you do, que j'ai pu ensuite lire. Alexandra Lanoix a déjà six romans à son actif ! Auteure de new romance, elle offre à chaque fois à ses lecteurs des histoires qui font sourire et qui mettent l'amour à l'honneur. Son dernier roman, L'appel de ton sang, offrait également une virée dans le monde fantastique des vampires. Je vous en parlais notamment en ces termes : "Tout comme Love me like you do, l'écriture d'Alexandra Lanoix est plaisante. On se laisse facilement entraîner par l'histoire que nous propose l'auteure. L'amour est bien entendu un fil rouge de celle-ci, mais les rebondissements au fil des chapitres auront l'audace de nous surprendre plus d'une fois ! Les chapitres courts permettent aussi à L'appel de ton sang de garder un bon rythme et c'est finalement une histoire agréable et divertissante qui se lit rapidement."

Aujourd'hui, Alexandra a bien voulu se prêter au jeu de mes petites questions et je vous laisse découvrir cela...

Bonjour et bienvenue sur Ladoryquilit Alexandra Lanoix, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Je m’appelle Alexandra Lanoix, j’ai 42 ans et je vis en Corse. Je suis auteure de new romance.

Votre dernier roman, "L'appel de ton sang" est sorti il y a quelques semaines, comment le présentez-vous ?

Comme une belle histoire d’amour avant tout. Même si c’est un roman fantastique traitant de vampires, c’est avant tout l’histoire de Rose et Samuel qui n’étaient pas destinés à tomber amoureux l’un de l’autre.

"L'appel de ton sang" est votre sixième roman ! Même si comme les précédents la romance est au cœur de celui-ci, vous prenez un nouveau virage avec le fantastique. Pourquoi avoir fait ce choix d'écrire une "histoire de vampires" ?

Comme je le disais dans la précédente question, le côté fantastique est pour moi secondaire dans ce livre. C’est une histoire d’amour, de différences et de sacrifices. Je voulais juste changer d’ambiance, et un vampire ça peut aimer pour l’éternité, j’aime assez cette idée et le concept.

Dans "L'appel de ton sang", Rose est en quête de quelque chose de très particulier, la goutte de sang du premier chasseur de vampires qui est censé pouvoir de nouveau la rendre humaine, comment vous est venue cette idée ?

Bonne question (rires). L’éternité peut-être un véritable enfer, spécialement sans amour. C’est ce qui arrive à Rose au début, elle veut redevenir humaine pour avoir un but dans la vie. Obtenir quelque chose que l’on ne peut pas avoir vous fait le désirer plus, et ce n’est jamais sans embûche. Donc, j’ai pensé qu’il fallait qu’elle obtienne sa mortalité, mais de chez son ennemi qui est un chasseur de vampires.

Pour créer cet univers très complet qu'on trouve dans votre roman, avez-vous été influencé par des livres ou des films traitant de ce sujet ? Etes-vous d'ailleurs vous-même amatrice de vampires et fantastique ? 

Plus jeune, j’ai beaucoup lu de livres d’Anne Rice. D’ailleurs, quand j’étais en seconde (il y a très longtemps) j’avais fait un exposé sur « Entretien avec un vampire » des années avant sa sortie au cinéma. À l’époque, les vampires n’étaient pas en vogue, et toute la classe m’avait regardée avec des yeux ronds, ma prof de Français inclus. C’est un univers qui m’a toujours intéressé, toujours aujourd’hui, même si je ne lis que très rarement du fantastique.


Vos romans sont disponibles en auto-édition, combien de temps en général cela vous prend-il de l'écriture à la publication ? Avez-vous des conseils pour ceux qui souhaiteraient se lancer en auto-édition ?

Je dirais en un mois et demi et trois mois environ. Quand je suis dans l’histoire, j’y suis à fond et pendant cette période, j’écris tous les jours, même si je n’ai pas spécialement d’idées. C’est la seule façon pour moi de procéder, de ne pas perdre le fil de l’histoire. Je n’ai pas de secrets, sauf qu’il ne faut pas avoir peur de l’auto-édition. C’est plus de boulot, c’est vrai, car on doit gérer toutes les étapes de fabrication, mais j’aime ce procédé.

Parlons un peu plus de vous Alexandra, depuis quand écrivez-vous ? Avez-vous eu un élément déclencheur qui vous a décidé à vous lancer ?

J’écris depuis 2015 (réellement). J’ai perdu mon emploi à ce moment-là, j’avais du temps, je me suis lancée en ne sachant pas ce que ça allait donner, comme quoi… (rires)

Comment vous viennent vos idées en général ? Des faits divers qui vous inspirent ? Ou est-ce vraiment seulement votre imagination qui travaille ?

Je pars sur des thèmes. J’ai un cahier où je note des titres provisoires, et quand je me sens prête, je me lance. Je ne sais jamais à l’avance ce que cela va donner, c’est toujours une surprise.

Quel genre de lectrice êtes-vous ? Y a-t-il un auteur et/ou un livre qui vous a marqué en particulier ?

Anne Rice, Oscar Wilde, Jane Austen. Je ne lis pas plus d’un livre par mois, car je lis lentement. Mais dans les auteurs contemporains, je n’ai pas encore trouvé un auteur que je suis régulièrement.

Anna Rice - Oscar Wilde - Jane Austen

Un prochain livre est-il déjà en cours d'écriture ?

Effectivement. Il sortira en automne. C’est toujours de la new romance, mais un peu plus musclée. Je suis toujours en écriture. Je dévoilerai le titre et la couverture durant l’été, je pense, mais avant sort Rendez-Vous Avec Ma Star Tome 3, le 03 juillet 2017. C’est le dernier tome de la série qui conclura l’histoire de Tom et Nina.


Et enfin pour finir, avez-vous un dernier mot pour vos lecteurs Alexandra ? :)

Il faut toujours croire en ses rêves.

Un grand merci Alexandra pour toutes ces réponses que j'ai pris beaucoup de plaisir à lire et partager. Nous ne manquerons pas d'être au rendez-vous pour les prochaines sorties ! 

Sachez d'ailleurs que vous pouvez déjà pré-commander le troisième tome de Rendez-vous avec ma star par ici. Si vous voulez vous faire plaisir et découvrir tous les romans d'Alexandra Lanoix, je vous invite à découvrir sa page auteure et tous ses titres sur Amazon en cliquant là.

Et son dernier roman L'appel de ton sang, dont je vous parlais par ici, vous attend toujours bien entendu !

mardi 16 mai 2017

Lecture commune d'avril : "Le sourire des femmes" de Nicolas Barreau


Avec ma fidèle amie Delphine, Aubazaardeslivres, depuis quelques mois, on s'accorde sur une lecture commune. Chacune notre tour, nous choisissons un roman que nous partageons donc pour une lecture commune. Du coup, j'ai décidé aussi de poster ce rendez-vous mensuel sur LaDoryquilit ! Vous l'avez donc compris, chaque mois un article réunissant nos deux avis sera donc posté par ici, l'occasion de vous offrir une double critique sur le livre choisi :)

Pour ce mois d'avril il s'agissait du roman Le sourire des femmes de Nicolas Barreau qui est sorti de nos PAL à cette occasion.


Chronique de Marion :

"L'année dernière, en novembre, un livre m'a sauvé la vie. Je sais que cela semble très peu vraisemblable. Certains pourraient trouver extravagant ou mélodramatique que je dise ce genre de choses. Malgré tout, c'est précisément ce qui s'est passé."

Voilà commence l'histoire d'Aurélie. Aurélie, c'est une jeune femme qui tient un charmant restaurant au cœur de Paris qui s'appelle "Le temps des cerises". Un jour, après que son petit ami Claude l'ait soudainement quitté, elle marche à travers les rues pour essayer d'apaiser sa tristesse. Au détour d'une rue, elle entre dans une librairie, chose étonnante pour elle qui n'est pas du tout lectrice. Elle se laisse attirer par un livre et par un titre "Le sourire des femmes", ce livre, elle va alors le dévorer en quelques heures seulement. Celui-ci va lui permettre de remonter la pente, d'autant plus qu'à travers ses pages, elle y retrouve son fameux "Temps des cerises" et que la jeune femme de l'histoire lui fait vraiment penser à elle. Aurélie n'a plus qu'une idée en tête, rencontrer l'auteur afin d'en savoir plus et de le remercier, mais pour cela, il va falloir négocier avec son éditeur et ce ne sera pas chose aisée...

Le sourire des femmes est un livre que Delphine m'avait offert il y a de ça déjà un long moment. De Nicolas Barreau j'ai deux titres dans ma bibliothèque, mais je n'avais encore jamais eu l'occasion de lire cet auteur. Maintenant, c'est chose faite !

Le sourire des femmes est un roman léger, frais, divertissant. C'est ce genre de roman qui détend, qui fait du bien à lire et qui nous fait sourire. Point de grosse intrigue, point de suspens haletant qui monte au fil des pages, mais une douce histoire qui offre quelques petites surprises au fil de ses pages.

Naviguant entre le point de vue d'Aurélie et d'André, l'éditeur avec qui il faut si durement négocier, l'histoire mêle amitié, amour, espoir, mais aussi la magie de Paris et des livres. On se laisse porter par les pages et les chapitres, on se prête au jeu de ce petit mystère qui existe autour de ce fameux auteur et on s'amuse même parfois de certaines situations ou remarques. 

Nicolas Barreau avec son écriture légère, fluide et entraînante offre une histoire réussie. Avec des personnages attachants, oui, on s'attache finalement aussi bien à Aurélie qu'à André, on imagine bien entendu l'issue (qui ne sera pas une grande surprise), mais cela n'empêche pas de passer un bon moment. Le sourire de femmes se lit facilement et rapidement et offre de jolis moments et de belles phrases. 

Notez ce titre si vous avez envie de lire quelque chose de frais ou de léger, Le sourire des femmes vous accompagnera durant quelques heures de lecture simples et apaisantes.

"Quelle que soit la façon dont une histoire débute, quels que soient les tours et détours qu'elle emprunte, seule compte la fin."

Chronique de Delphine :

Ce livre était dans ma PAL depuis un petit moment déjà et d'ailleurs, c'est Marion qui me l'avait offert ^^

Dans Le sourire des femmes, nous faisons la connaissance d'Aurélie, jeune femme d'une trentaine d'années qui tient un restaurant à Paris "Le temps des Cerises". Elle a perdu récemment son père et ayant perdu sa mère très jeune, elle se retrouve désormais seule. Enfin, non, car elle vit avec Claude son compagnon. Oui, mais voilà, un matin, Claude décide de la quitter parce qu'il a rencontré la femme de sa vie. Pour Aurélie, tout s'effondre. Elle va alors se retrouver à déambuler dans les rues de Paris, où elle va entrer dans une librairie et acheter un livre. Chose surprenante, car Aurélie n'est pas une lectrice. Or elle va littéralement dévorer ce roman dans lequel elle se reconnaît. Elle n'a qu'une idée en tête : remercier l'auteur. Oui, mais voilà, il faut négocier avec l'éditeur et cela s'avère compliqué.

Le sourire des femmes fait partie de ces livres simples qui se lisent facilement, et qui nous laissent le sourire après l'avoir refermé. Oh ce n'est certainement pas le livre du siècle, mais j'ai passé un vrai bon moment de lecture en compagnie d'Aurélie et compagnie. C'est un livre simple, sans fioritures. C'est un livre qui parle d'amour, d'amitié, de Paris, de livres...

Le style de l'auteur est fluide et très agréable à lire. L'alternance du récit entre Aurélie et André nous apporte des points de vues différents. Même si l'issue du roman est prévisible, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman à cheval entre la romance et la chick-lit. J'ai trouvé les personnages attachants et j'ai beaucoup aimé l'originalité de l'histoire. L'auteur utilise les mots justes pour véhiculer ses messages et les émotions.

En conclusion, c'est un livre que je vous conseille. Je vous laisse quelques citations que j'ai relevées :

Après tout, quand on y regarde de plus près, chacun d'entre nous à ses complexités, ses fragilités et ses manies. Il y a des choses que nous faisons, ou des choses que nous ne ferions jamais, ou seulement dans des circonstances précises. Des choses dont les autres rient, à propos desquelles ils secouent la tête, s'étonnent. Des choses étranges qui n'appartiennent qu'à nous.

Il y a quelque chose dans Noël qui nous renvoie sans cesse à nous-même, à nos souvenirs, nos souhaits, à notre âme d'enfant qui se tient toujours bouche ouverte, devant ces portes mystérieuses derrière lesquelles attend le merveilleux. 


Le sourire des femmes de Nicolas Barreau est disponible aux Editions Le livre de poche.

lundi 15 mai 2017

Petit bonheur de lecteur #2


Petit bonheur de lecteur ? Qu'est-ce donc ?
En tant que lecteur et lectrice, on a tous des petites manies ou des petites choses qui nous font sourire, que ce soit à travers les lectures, à travers des rendez-vous ou même des petits événements qui semblent pourtant anodins. Ca va être l'occasion tout simplement de partager ça et de bavarder un petit peu même.

Le nom "Petit bonheur de lecteur" pourquoi ? 
Parce que parfois au cours de ma lecture, il m'arrive de partager sur Twitter des petits messages ou remarques que je ponctue parfois de #petitbonheurdelecteur. C'est simple, clair et significatif non ? Qu'est-ce donc ?

Petit bonheur de lecteur #2 : 
Quand on a des petites habitudes de lecture.

Quand on lit, et quand on lit même parfois beaucoup, de petites habitudes viennent se mettre en place. Des habitudes pour les endroits où nous lisons, de la manière dont nous lisons, ou encore de ce qui peut accompagner notre lecture. La lecture est un plaisir et doit le rester, oui oui, j'insiste sur ça ! Alors comment ne pas prendre encore plus de plaisir quand on l'entoure de "petits trucs" qui font du bien ?

J'avais envie d'aborder ce deuxième thème parce que je dois avouer que j'ai de nombreuses habitudes, des préférences ou même des petites manies. J'adore lire (non, vous ne vous en étiez pas rendu compte ^^), et j'adore m'entourer de petites choses qui me font plaisir. Je vais vous en présenter quelques-unes, certaines vous feront peut-être sourire ou d'autres peut-être feront écho à vos propres habitudes.


Le choix du marque-page. J'avoue j'adooooore les marques-pages, j'en ai des dizaines et de tous les genres. J'ai d'ailleurs dû abandonner mon fidèle mug qui les contenait pour une boite plus grande. À chaque nouvelle lecture, j'aime choisir le marque-page qui l'accompagnera. Parfois, je suis butée sur un en particulier et d'autre fois, je mets plusieurs minutes à faire mon choix. De beaux marques-pages, c'est pour moi aussi un des plaisirs de la lecture, j'aime d'ailleurs aussi en faire moi-même et j'avoue que j'aime aussi beaucoup quand on m'en offre parfois.


Avoir des post-it toujours à porter de main. Une citation qui me plaît ? Un passage que je juge important ? Une action ou un dialogue qui me marque ? Je marque d'un post-it. C'est LE petit truc qui ne me quitte jamais (j'en ai d'ailleurs dans le sac à main et dans le sac de travail aussi) et j'en abuse même parfois. Mais je n'hésite jamais à dégainer mes post-it et à en parer mes livres, c'est simple, rapide et efficace ! Et en plus maintenant, on en trouve de toutes les couleurs et de toutes les formes :)


Tenir à jour des carnets de lecture. Je vous en avais déjà parlé à l'occasion, mais de nombreux carnets m'accompagnent. Il y a d'abord celui dans lequel je tiens à jour toutes mes lectures, près de deux ans de titres y sont maintenant consignés, quand je commence ou termine un livre, je ne manque pas de le noter. Il y en a un autre pour les livres que je souhaite lire/avoir, comme ils sont très nombreux et que je vais souvent à la médiathèque ou encore en vide-greniers, il ne me quitte pas ! En cas de doute sur un titre, je vérifie en un clin d'œil. Il y a aussi celui dans lequel je me note les livres que je veux lire dans le mois, c'est juste une trame pour garder à l'œil notamment mes récentes réceptions parce que je continue à lire ce que j'ai envie de lire (et non pas ce que je dois lire !). Et enfin d'autres dans lesquels à la fin de ma lecture, je note certains points ou remarques. Il est rigolo le Dory non ? :)


Mon porte-livre. Alors ce truc est génial ! Je ne m'en sers pas pour les livres papier, mais en revanche, je l'ai adopté il y a quelque temps pour ma liseuse. C'est hyper pratique, notamment quand je lis au fond de mon lit xD


Accompagner ma lecture d'une petite bougie. Je ne lis pas dans un endroit en particulier, mais quand je sais que je vais me plonger pour de longues heures dans un livre, j'aime bien allumer une bougie parfumée. Ça donne une petite ambiance supplémentaire à ces heures de dépaysement et de plaisir.


Partager mes lectures sur les sites communautaires. En plus de parler de mes lectures sur mon blog, j'ai l'habitude aussi de poster mes chroniques sur ces sites ! J'avoue que je suis plus assidue à Babelio, c'est le site sur lequel ma bibliothèque est toujours à jour, celui sur lequel je note toutes les citations qui ont attiré mon attention et celui auquel je me réfère en premier. Mais j'utilise aussi Livraddict notamment pour voir où j'en suis au cours de ma lecture, mais aussi Mylibrary Online (Pseudo sur tous ces sites : Marionladory).

+ bonus même pas honte


Mon poncho doudou. Ma soeur me l'a offert pour mon anniversaire et je dois avouer que c'est mon super compagnon de lecture, c'est un peu mon "compagnon de livre doudou". Je me réfugie dedans quand j'ai froid, mais surtout quand je lis un livre intense ou qui joue pas mal avec mes émotions. (Bonus même pas honte je vous dis ! ;))

La lecture s'est prendre du plaisir, mais aussi savoir se faire plaisir ! En ayant des petites habitudes, cela en fait partie. C'était un petit article original que je souhaitais faire car je suis sure qu'on a chacun ce genre de choses dont on ne parle pas forcément.

Alors avez-vous des habitudes de lecture ?
Des petites manies ?
Quelles sont-elles ?

"La cave" de Natasha Preston


Un soir, alors que Summer se rend à une fête, sa route croise celle de Trèfle. Trèfle vit dans une petite maison en banlieue et cache dans sa cave un lourd secret, une cave où sont séquestrées Rose, Iris et Violette. Summer ne rentre alors pas chez elle ce soir-là. Elle devient Lilas, elle découvre la cave de Trèfle et ses habitantes et découvre alors pourquoi celles-ci semblent autant résignées. Mais Lilas/Summer elle, est bien décidée à ne pas accepter son sort et à ne pas faner au fond de cette cave...

Que cachait cette couverture qui attire le regard avec cette fleur ? Que cachait donc cette cave que nous annonçait Natasha Preston ? En le découvrant, je n'ai pas été au bout de mes surprises et je dois avouer que j'ai adoré cela.

Quand après avoir croisé la route de Trèfle, le quotidien de Summer bascule, nous basculons littéralement avec elle. Nous découvrons donc ce qui se cache réellement derrière cette fameuse porte et dans cette fameuse cave. On est saisi, surprit, ébahit même de découvrir l'ampleur de l'installation de Trèfle. On comprend que celui-ci est psychologiquement défaillant, comment imaginer une seule seconde qu'une personne saine d'esprit serait capable de séquestrer de cette façon quatre jeunes filles et de leur donner une nouvelle identité au nom de fleurs.

La Cave est un thriller psychologique puissant. Nous entrons complètement dans un huis clos saisissant, dans cette cave si particulière. On comprend au fil des pages comment Trèfle a réussi à "soumettre" ces filles, à leur ôter totalement leur ancienne identité, Trèfle nous fait littéralement trembler d'effroi, c'est un personnage qui en deviendrait presque fascinant. Grâce aux chapitres qui nous renvoient quelques années auparavant, on comprend également le cheminement qui l'a amené à devenir ce qu'il est aujourd'hui.

L'alternance des points de vue, mais aussi les flash-back offrent un très bon rythme à l'histoire et permettent de comprendre au mieux chaque personnage. Que ce soit Summer, ou plutôt Lilas, qui garde une détermination à toute épreuve et qui réussit à entrer dans son jeu pour garder la vie sauve, que ce soit son petit ami Lewis qui garde espoir de la retrouver et qui doute tout de même beaucoup ou alors de Trèfle et de ses pensées bien particulières et ses réactions parfois disproportionnées. 

Natasha Preston réussit vraiment à faire de La Cave un thriller psychologique réussit. La violence réside dans les mots et les actes, parfois dans certaines scènes de crimes aussi, mais tout réside dans l'ambiance de huis clos qu'elle a réussit à créer. L'écriture de l'auteure est dynamique et haletante et offre un suspens soutenu. Le seul bémol concerne la fin un peu trop "facile", au vu de tous les événements et de cette tension, on pouvait s'attendre à autre chose.

La Cave est néanmoins un coup de cœur ! Difficile de lâcher ce livre une fois commencé, tant tout est présent pour instaurer une ambiance pesante dans notre lecture. Les personnages sont aboutis, la psychologie de Trèfle est saisissante tellement celui-ci maîtrise l'art de manipuler et l'histoire offre une intrigue réussie, et même un sentiment d'oppression au fil des pages. 

Classé dans la catégorie jeunesse, je ne peux que vous conseiller vivement de passer outre cela si habituellement, vous ne tentez pas. La Cave réserve vraiment une très belle surprise, une histoire très aboutie du début à la fin et n'est pas à réserver aux plus "jeunes" lecteurs bien au contraire.

La Cave de Natasha Preston est disponible aux Éditions Hachette.

Merci à NetGalley & Hachette.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
séquestration
filles
fleurs
psychologie
suspens.

C'est lundi ! Je lis ça, et vous ?


Pour bien débuter cette nouvelle semaine, le lundi est l'occasion de faire le point sur ses lectures ! Alors rien de bien compliqué, le principe est simple, on parle de sa lecture passée, de sa lecture en cours et de sa lecture à venir.

Je vous dis ce que je lis, et vous faites de même, ok ? :)

J'ai terminé
Tous en choeur de Gill Hornby

Je suis en train de lire
La chambre d'Hannah de Séphane Bellat

Je lirai ensuite
Butterfly Dream de A. Meredith Walters.

vendredi 12 mai 2017

"Les derniers jours de Rabbit Hayes" d'Anna Mc Partlin


Lorsque Rabbit entre en maison de repos, il ne lui reste plus que quelques jours à vivre, neuf jours pour être exacte. Ses parents Jack et Molly, Davy et Grace son frère et sa sœur, Marjorie sa meilleure amie, mais surtout Juliet sa fille, tous sont présents à ses côtés et la soutiennent dans cette dernière épreuve. Chacun apporte un soutien particulier, chacun espère encore pouvoir la sauver, mais plus les jours passent et plus l'espoir s'amenuise. Durant ces neuf jours, chacun va s'interroger sur sa vie, sur ce que Rabbit leur a apporté, sur ce qu'elle va laisser derrière elle et sur comment ensuite avancer sans elle.

C'est un livre que je voulais lire depuis un long moment ! Le roman Les derniers jours de Rabbit Hayes d'Anna McPartlin m'avait déjà attiré par sa couverture si colorée, et lorsque j'en ai lu la quatrième de couverture, il fallait vraiment que je le lise et vous devriez rapidement faire de même.

Lorsqu'on fait la rencontre de Rabbit, elle s'apprête à entrer en maison de repos, on comprend alors de suite la situation. On sait donc que l'histoire ne sera pas toute rose, car on sait déjà que l'issue ne sera pas joyeuse, mais ce qu'on ne sait pas, c'est que ce livre réserve un amour puissant. Cet amour, c'est celui des proches de Rabbit, celui qu'ils ont pour elle, mais aussi entre eux. C'est puissant, c'est intense ! Ils sont tous là, ils se serrent les coudes jusqu'au bout. Au fil des chapitres et des souvenirs de chacun, on découvre que cet amour a toujours existé et que celui-ci leur a permis plus d'une fois de se soutenir dans les épreuves. Mais c'est aussi l'amour que Rabbit a eu plus jeune pour Johnny, une autre histoire dans l'histoire que nous découvrons au fil des pages.

Je savais qu'en ouvrant ce livre, je risquais d'avoir une énorme montée d'émotions, je savais que la grande sensible que je ne suis ne pourrais retenir quelques larmes et on m'avait prévenu que les dernières pages risquaient d'en faire beaucoup couler. Alors oui Les derniers jours de Rabbit Hayes ça m'a pris aux tripes, ça m'a bouleversé, j'ai refermé ce livre sans pouvoir m'empêcher de pleurer sur cette fin qui bien que des plus tristes est aussi tellement magnifique. Mais je ne m'attendais pas à ce que ce livre soit aussi un tel coup au cœur de bonheur et d'espoir qui me fasse aussi tant sourire voire même rire.

"Elle avait accepté cela depuis longtemps : sa mère ne ratait jamais une occasion de faire la pire des gaffes au pire moment. Elle l'avait déjà prouvé un nombre incalculable de fois, mais un des exemples préférés de Rabbit s'était produit des années plus tôt : une vieille voisine qui avait une main artificielle avait demandé comment elle se remettait de la mort de sa mère ; Molly avait répondu : "Pour être franche, Jean, c'est comme perdre un bras."

Parce que ce livre, c'est aussi l'histoire d'une famille, l'histoire d'une histoire d'amour. C'est remonter dans le passé à travers les souvenirs de chacun qui se succèdent, c'est vivre au présent avec l'espoir de sauver Rabbit qui s'amenuise de jour en jour, et c'est envisager l'avenir pour Juliet. Malgré le sujet difficile de ce roman, c'est aussi l'espoir, un combat, l'amour, l'amitié, le soutien, la musique, la famille dans cette histoire. On passe du point de vue d'un personnage à un autre et bien que très attaché à Rabbit, on s'attache aussi tout autant et rapidement à sa famille. On a presque l'impression finalement de les épauler et d'être à leurs côtés. C'est d'autant plus difficile de refermer ce roman et de les laisser après avoir traversé cela avec eux.

L'écriture d'Anna McPartlin est vraiment très intense ! L'auteur sait faire passer toutes les émotions à travers son roman. On est aussi bien touché par l'histoire de Rabbit, ému aux larmes même bon nombre de fois, mais on sourit et on rit même aussi durant notre lecture. Anna McPartlin allie parfaitement la nostalgie, l'humour et l'optimisme dans son livre malgré le thème principal abordé. Parce que Les derniers jours de Rabbit Hayes c'est aussi une leçon de vie, c'est un message qui nous amène à réaliser que malgré les épreuves, les pertes et la dureté de la vie parfois aussi, il y a toujours derrière quelque chose de beau qui nous attend et qu'il faut toujours avoir cette envie de vivre pleinement.

Vous l'avez compris ce livre est un véritable coup de cœur ! Tout est présent, d'une couverture des plus attirantes à une histoire vraiment bouleversante, Les derniers jours de Rabbit Hayes est un livre qui se doit d'être lu. Une fois plongé dans ce livre, impossible de relever la tête, et même si l'histoire est vraiment touchante, à travers son roman Anna McPartlin offre une magnifique leçon de vie et c'est ça que j'aime aussi. Je vous conseille vivement de lire ce livre si ce n'est pas encore fait !

"Elle n’était pas en colère, ni même si frustrée que ça. Elle n’éprouvait ni peur ni appréhension. Elle n’était pas amère ni rancunière. Elle était simplement triste de devoir quitter les gens qu’elle aimait le plus au monde, surtout sa fille. Elle s’était longtemps battue, mais elle savait bien qu’elle ne pouvait pas continuer. C’était dur de devoir dire adieu à la vie, avec ses hauts et ses bas, et à tout ce qui la rendait belle."

Les derniers jours de Rabbit Hayes d'Anna McPartlin est disponible aux Editions Pocket.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
maladie
famille
soutien
amour
émotions.

mercredi 10 mai 2017

"Les filles bien ne tombent pas amoureuses des mauvais garçons" d'Emily Blaine


Abby Harper, attachée de presse auprès des stars, sauve les apparences. Elle est celle qui sort ses clients d'une mauvaise passe, celle qui redore leur image et qui efface leurs mauvais pas. Douée, Abby se voit alors confiée une tâche que personne ne lui envie : celle de faire revenir à la raison Garrett McIntyre, l'enfant terrible d'Hollywood, acteur adulé qui un soir a littéralement pété un câble et est désormais introuvable. Cette fois-ci, elle doit essayer de le faire revenir et la tâche s'avérera aussi compliquée qu'elle l'imaginait.

J'avais reçu ce livre lors de la dernière box "Dans ma bulle", dont je vous parlais par ici. J'avais déjà lu Emily Blaine avec son roman Toi, moi, maintenant ou jamais et j'espérais passer un aussi bon moment de lecture.

Dans Les filles bien ne tombent pas amoureuses des mauvais garçons, nous faisons donc d'abord, la connaissance d'Abby et dès les premières pages, on comprend que la jeune femme excelle dans son travail. Déterminée, rien ne semble l'arrêter, mais quand l'annonce tombe et qu'elle se voit confier le cas de Garret, on sent sa confiance vaciller légèrement. Garret, c'était LA star montante dans le cinéma, celui qui avait un bel avenir devant lui avec sa belle gueule et son talent, mais un soir de remise un discours qu'il prononce remet tout en question et il fuit alors le showbiz et les paillettes. La tâche s'annonce corsée pour notre Abby et les obstacles seront nombreux sur son chemin (pour notre plus grand plaisir).

Deux personnages que tout oppose et qui ne sont pas prêts à faire la moindre concession pour l'autre, voilà ce qui résulte des premières rencontres entre Abby et Garrett. Mais on sait qu'Abby est prête à tout tant sa détermination est grande et malgré le sale caractère de Garrett (sale caractère derrière lequel il se cache en fait) elle ne lâchera rien. Ils sont, tous les deux, attachants, autant par leur personnalité que par leur histoire et avouons-le Garrett a tout du super playboy qui fait fondre n'importe quelle fille. Tout ne sera pas rose entre eux, on le sait, et c'est ce qui nous fait sourire et plonger avec délice dans cette histoire qui est typiquement le genre "d'histoire d'amour impossible".

Tous les éléments sont là pour en faire une réussite. Des personnages attachants, une histoire d'amour qui s'annonce compliquée, mais forte, des lieux que nous imaginons aisément, de l'humour et de la sensualité au fil des pages, pour un roman qui se lit facilement et rapidement. Mais voilà, il y a un mais !

Même si vous allez me dire dans ce genre de livre l'issue reste toujours quelque peu la même, ici, j'ai trouvé Les filles bien ne tombent pas amoureuses des mauvais garçons vraiment top prévisible. Il n'y a pas eu de petits éléments de surprise, pas eu de petits soubresauts dans l'histoire qui pouvaient faire douter, tout semblait vraiment trop cousu d'avance, on imaginait la fin venir sans réelle autre attente.

Après, néanmoins Emily Blaine garde toujours cette fraîcheur, cette spontanéité dans son écriture, mais aussi un petit côté piquant. Elle nous fait tout de même passer un bon moment, offre de l'humour au fil de son histoire, des moments sensuels qui ne tombent pas dans le vulgaire et une histoire d'amour qui fait sourire. Emily Blaine réussit toujours à faire en sorte que le lecteur se déconnecte quelques heures de son quotidien le temps d'une lecture légère et agréable.

Vous l'avez compris, Les filles bien ne tombent pas amoureuses des mauvais garçons a plutôt été une lecture en demi-teinte pour ma part, mais je suis sure que pour les amatrices du genre ce roman doit beaucoup plaire. N'hésitez donc pas si vous êtes amatrice de romance ou même d'Emily Blaine à découvrir ce livre.

Les filles bien ne tombent pas amoureuses des mauvais garçons d'Emily Blaine est disponible aux Éditions Harlequin.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
travail
amour
remise en question
sexy
(mais) prévisible.

mardi 9 mai 2017

"Un appartement à Paris" de Guillaume Musso


Lorsque Madeline part pour Paris, c'est afin de s'y reposer et de s'isoler et cet atelier d'artiste niché au fond d'une allée verdoyante est le lieu idéal. Mais suite à une méprise, Gaspard y débarque à son tour dans le but lui de s'isoler un peu plus afin d'écrire sa nouvelle pièce. Les deux se voient alors contraints de cohabiter ensemble quelques jours, une cohabitation difficile tant ils semblent opposés l'un à l'autre. Le seul point commun qui apparaît alors, c'est la fascination qui naît chez Gaspard et Madeline pour l'artiste Sean Lorenz à qui a appartenu l'atelier. Sean Lorenz, cet artiste mondialement adulé qui a sombré après le décès tragique de son petit garçon, a laissé trois tableaux derrière lui introuvables et réputées comme extraordinaires. Leur curiosité et leur fascination pour son œuvre ne cessant de grandir, Gaspard et Madeline décident finalement de s'unir et de se lancer dans une enquête surprenante afin de les retrouver...

Cela faisait un petit moment que je n'avais pas lu de Guillaume Musso, je dois avouer. Lire Un appartement à Paris a donc été l'occasion de renouer avec l'écriture de l'auteur, de reprendre du plaisir à le lire et de me donner envie de lire tous ceux que je n'ai pas encore lu.

Il y a d'abord Madeline, cette ex flic qui a besoin de s'isoler pour se reprendre, pour faire le point et pour se reposer avant d'entamer un des projets les plus importants pour elle. Et il y a ensuite Gaspard, cet auteur de pièce de théâtre qui vit en ermite et ne supporte pas la société.

"Impossible de profiter d'un moment de tranquillité. C'était un combat perdu d'avance. Le monde était rempli de casse-couilles, d'emmerdeurs de tout poil, de chieurs en tous genre. Les fâcheux, les gêneurs, les enquiquineurs faisaient la loi. Ils étaient trop nombreux et se reproduisaient trop vite. Leur victoire était totale et définitive."

Dans cet atelier d'artiste pourtant, ils vont devoir cohabiter et rapidement, ils vont même s'allier dans un seul et même but : découvrir ces trois fameuses toiles de Sean Lorenz. Leur enquête pour les retrouver va rapidement prendre une toute autre tournure et va les mener à devoir affronter leurs propres démons.

Un appartement à Paris cache une intrigue plus complexe, plus intense que ce qu'il n'y parait aux premiers abords. Guillaume Musso la dévoile peu à peu au fil des pages et le lecteur comprend que cette enquête va le mener loin de ce qu'il pouvait imaginer. Tout tourne autour de Sean Lorenz de son art, mais aussi de sa vie privée.

L'histoire et son intrigue ne tiennent seulement qu'en quelques jours, et pourtant, elle est si dense, si intense qu'elle parait durer des semaines. Tout est pourtant cohérent dans le déroulé des événements et dans la chronologie, le lecteur n'est jamais perdu ou perplexe. Le fait de naviguer du point de vue de Gaspard et de Madeline, qui avancent parfois chacun dans des directions différentes pour cette enquête, fait que celle-ci gagne aussi en intensité.

Un appartement à Paris garde un bon rythme au fil des chapitres grâce aux points de vue de Gaspard et Madeline, grâce à ceux d'autres personnages qui s'invitent aussi parfois, mais aussi grâce aux événements qui sont riches. Cette enquête dans laquelle nous plongeons offre une intrigue parfaitement bien menée et un suspens qui couve dans chaque page. En plus de cette enquête quelque peu haletante, l'auteur aborde aussi des thèmes de la maternité, de la paternité et de l'identité. Les personnages sont aussi bien plus complexes qu'ils ne paraissent et cherchent presque à donner un sens à leur vie.

Mais ce que j'ai le plus aimé dans ce roman ? La mise en avant de l'art. Je me suis délectée de toutes ces œuvres citées, de tout cet univers autour de la peinture. Le passage dans la boutique du coloriste et toutes ces couleurs... je n'avais qu'à fermer les yeux et je m'imaginais dans ce lieu le sourire aux lèvres. Je ne suis pas pourtant attiré par l'art et la peinture en général, j'avais un peu peur d'ailleurs que ce soit "trop" pour moi, mais au final non ! Et pousser le détail jusqu'à la couverture façon toile d'Un appartement à Paris, c'est une totale réussite ! J'en profite d'ailleurs pour vous mettre une photo d'une œuvre croisée dans les pages du roman de Guillaume Musso et pour laquelle j'ai eu un gros coup de cœur.

La petite fille au ballon rouge de Banksy :


"Pour échapper à la brutalité d'une époque gouvernée par la technologie, la bêtise et la rationalité économique, nous reste-t-il d'autres armes que l'art, la beauté et l'amour ?"

Guillaume Musso a toujours cette écriture forte, prenante, parfaitement maitrisée aussi qui nous offre une histoire complète. Il prend le temps de poser ses personnages, sans pour autant en faire trop, de décrire leur environnement afin que le lecteur se l'imagine au mieux (en plus de la boutique du coloriste, je m'imaginais très bien dans cet atelier d'artiste) et de nous surprendre jusqu'aux toutes dernières pages. On se laisse entraîner sans hésiter dans cette histoire, de Paris à New-York l'enquête qu'on trouve dans ces pages ne nous laisse pas indifférent, nous offre des rebondissements qu'on n'imaginait pas et surtout un final qui m'a presque laissé bouche bée.

Ce n'est pas un coup de cœur pour moi, mais Un appartement à Paris est une jolie réussite de Guillaume Musso. On lit ce roman sans se rendre compte des pages tournées, plongeant avec délice dans les galeries d'art et les toiles, et nous laissant surprendre par quelques rebondissements. À titre plus personnel, en plus, celui-ci m'a donné envie de renouer avec l'auteur, qui a marqué mes années lycée et que j'ai quelque peu délaissé depuis quelque temps, je me laisserais donc tenter de nouveau par un de ses romans prochainement...

Un appartement à Paris de Guillaume Musso est disponible chez XO Éditions.

Merci à XO Editions.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
art
enquête
passion
secret
union.