jeudi 21 septembre 2017

"Pour une vie meilleure" de Susan Wiggs


Il y a un an, Annie était productrice de la plus célèbre émission de cuisine présentée par son mari Martin Harlow et venait d'apprendre qu'elle était enceinte. Il y a un an, elle découvrait aussi que Martin lui mentait et lui brisait le cœur, et était victime d'un terrible accident. Aujourd'hui elle doit tout recommencer, et elle désire finalement de changer. Elle retourne alors chez ses parents dans le Vermont, et au cœur de leur exploitation de sirop d'érable, elle est soutenue par toute sa famille, mais également par Fletcher son premier amour qui est toujours là pour elle.

Je ne connaissais pas Susan Wiggs avant de croiser son titre Pour une vie meilleure, et j'ai découvert depuis que cette auteure américaine rencontrait beaucoup de succès avec ses très nombreux romans plébiscités pour leur émotion et leur psychologie, ce qui reflète parfaitement ce titre.

Annie est une brillante jeune femme a qui tout réussit. Elle a un mari célèbre, une émission qui cartonne et elle vient d'apprendre qu'elle est enceinte. Mais le temps d'une journée, une seule, toute sa vie bascule et c'est là le véritable point de départ de cette histoire.

C'est un terrible accident dont est victime Annie, car lorsqu'elle se réveille elle découvre, tout comme nous, qu'elle a été plongée un an dans un coma profond. En un an toute sa vie a changé, d'autant plus qu'elle ne se souvient pas de tout, et elle doit alors tout réapprendre. Sa famille la soutient, tout comme Fletcher son grand amour d'adolescence. Annie d'ailleurs oscille souvent entre réalité et souvenirs, et toute son histoire nous est alors dévoilée. Une histoire marquée par l'amour, l'amour sincère d'un homme qu'elle redécouvre.

"C'est bizarre les souvenirs tu ne trouves pas ? soupira-t-elle. On ne peut ni les toucher ni les tenir dans les mains, et pourtant ils détiennent un pouvoir immense."

Pour une vie meilleure est un roman doux, profond, marqué par une histoire emplie de souvenirs. On se laisse porter par l'histoire d'Annie, par ces retours dans le passé qui ponctuent ce roman, et par cet amour qui semble vibrer littéralement entre elle et Fletcher. On se doute bien que reprendre une vie normale pour Annie va être difficile, mais on a presque envie de la pousser dans les bras de Fletcher qui n'attend qu'elle depuis des années ! Même si on s'attache beaucoup à elle, on a aussi parfois envie de la secouer, son indécision auprès de Fletcher est légèrement agaçante, elle ne sait pas ce qu'elle veut alors que le bonheur lui est à portée de main.

Susan Wiggs avec Pour une vie meilleure offre une romance douce, sensible et pleine de tendresse. A travers l'histoire d'Annie, l'auteure met en avant la force de l'amour et des souvenirs, l'illusion aussi qui peut se créer d'une relation qu'on croit pourtant parfaite. Notre héroïne ouvre les yeux sur bien des choses, peut-être parfois faut-il juste un moment pour découvrir la vérité sur ce qui nous entoure...

Pour une vie meilleure est un roman qui offre une gentille parenthèse entre deux livres plus intenses. L'histoire d'Annie s'apprécie, mais il ne faut rien attendre d'exceptionnel de celle-ci non plus. C'est un livre léger, porté par une plume délicate qui respire la douceur.

"Pourquoi la joie et la tristesse provoquaient-elles toutes les deux des larmes ? Pourquoi ce même feu dans la gorge et la poitrine ? Etait-ce parce que l'on avait conscience tout au fond de soi du caractère éphémère de l'une et l'autre ? Pleurait-on parce qu'on savait que tout pouvait basculer d'une seconde à l'autre ?"

Pour une vie meilleure de Susan Wiggs est disponible aux Éditions Harlequin.

Merci à NetGalley & Harlequin.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
trahison
accident
temps
amour
indécision.

mercredi 20 septembre 2017

"Nuit après nuit" de Lauren Blakely


Julia Bell est gérante d'un bar-club à San Francisco. La jeune femme n'a pas la langue dans sa poche et sait ce qu'elle veut. Joueuse émérite de poker, derrière son aplomb et cette forte personnalité se cachent un bien sombre secret. Lorsque Clay Nichols débarque un soir dans son bar, l'attirance est immédiate entre les deux qui semblent bien recherchés la même chose. Mais après une nuit entre eux, il s'avère que chacun désire finalement plus de l'autre, surtout Clay. Julia essaye alors de lui échapper, mais son attirance est trop forte, elle tente alors de concilier ce qui se passe avec Clay tout en gardant une part de sa vie loin de lui.

Je ne connaissais pas Lauren Blakely et donc Nuit après nuit est une totale découverte. J'ai enchaîné celui-ci après avoir lu Speedway et j'espérais bien que ce soit une romance du même genre, mais on peut dire que ce fut loin d'être le cas.

Julia et Clay sont deux personnages charismatiques, ils savent tout deux ce qu'ils veulent et surtout ils aiment tout deux dominer dans tous les domaines. Leur première rencontre est décisive, c'est le point de départ d'une folle relation entre les deux. Et dès les premières pages, on peut dire que le ton est donné, c'est une romance érotique !

Une romance érotique, je dois dire que je ne suis pas vraiment une adepte de cela, vous avez déjà pu le remarquer à travers le genre de romance que je lis et apprécie en général. Je n'ai rien contre cela, mais j'ai juste un peu plus de mal à apprécier l'histoire en général. Et dès les premières pages, on peut dire que le ton est donné, c'est une romance érotique ! Leur première nuit reflète d'ailleurs leurs envies, leur passion presque pour le bondage et offre un premier passage où l'érotisme est à son paroxysme.

Derrière cette relation entre eux, il y a l'histoire de Julia. La jeune femme ne cesse de faire allusion à ce secret qu'elle cache de Clay, à son passé qui ne semble pas tout rose, et ça en devient presque agaçant ! Agaçant, car elle en fait référence presque constamment, sans pour autant le dévoiler ne serait-ce qu'un peu. On sait que c'est lié à ces soirées poker, mais pourquoi ? Là est la question qui n'a cessé de me titiller ! On peut dire qu'un certain suspens s'installe au fil des pages.

Nuit après nuit, c'est donc une romance érotique certes, mais qui est aussi portée par ce fameux secret qui plane jusqu'à la fin. Lauren Blakely a une écriture maîtrisée et qui surtout respire l'érotisme. Les relations entre Julia et Clay sont particulièrement intenses et prennent le dessus sur tout le reste. L'auteure d'ailleurs ne se prive pas et n'oublie aucuns détails certainement pour le plus grand plaisir des adeptes de ce genre. A contrario quand ils ont des relations plus tendres, l'impasse est presque fait dessus et j'ai trouvé cela dommage, cela aurait apporté quand même plus de profondeur à cette relation qui finalement se noue entre nos deux personnages.

Nuit après nuit est le premier tome d'une nouvelle saga de Lauren Blakely et je ne doute pas une seule seconde que ce livre plaira aux amateurs de ce genre. Comme dit plus haut, ce n'est pas vraiment ce que j'apprécie en général, même si l'intrigue est là et s'intensifie dans les dernières lignes en plus, je ne sais pas si je lirais la suite ou non car malgré tout, le côté érotique a pris le dessus pour moi.

Nuit après nuit de Lauren Blakely est disponible aux Éditions BMR.

Merci à NetGalley & BMR.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
rencontre
érotisme
secrets
pouvoir
saga.

mardi 19 septembre 2017

"Speedway" de Pascale Stephens


Depuis la mort soudaine de son fiancé, Clémence a du mal à remonter la pente, alors recommencer une histoire, remonter sur une moto ou encore apprendre à connaître un nouvel homme, pour elle c'est tout simplement mission impossible. Et pourtant lorsqu'elle est de retour dans l'univers de la moto, elle y croise Nate qui a été un de ses grands rivales lorsqu'elle s'alignait sur les plus grands prix de moto. Nate semble attirer par Clémence et devant la tristesse dans laquelle semble plonger celle-ci, il lui lance le pari de réussir à la faire reprendre goût à la vie. Le chemin est semé d'embûches, d'autant plus que le passé de Clémence et Nate semble prêt à refaire surface n'importe quand.

Impossible de ne pas lire ce livre après avoir lu son résumé, Speedway de Pascale Stephens promettait d'être le genre de romance que j'apprécie tout particulièrement et je ne me suis pas trompée !

"Un an, un an que mon existence est entre parenthèses et il faut que j'apprenne ce genre de trucs pour m'en rendre compte. La vie a continué sans moi, les autres avancent et moi je stagne, je ne fais plus rien... Je survis."

Clémence est une jeune femme brisée après avoir vécu un terrible drame, elle qui vibrait avec son fiancé sur les circuits de moto s'est retirée de cet univers depuis sa mort. Dès les premières pages, on s'attache à elle, à son histoire, on aimerait être à ses côtés pour la soutenir et la faire relever. Quand elle croise alors de nouveau le chemin de Nate et quand celui-ci lui lance ce pari, qui lui paraît bien stupide, on a véritablement envie d'y croire.

Clémence et Nate sont des personnages forts, charismatiques auxquels on s'attache. Clémence devenue petite coquille vide a besoin de se reconstruire, et bien que Nate qui a cet air de mec arrogant et qui enchaîne les conquêtes ne semble pas être le meilleur placé pour l'aider à se relever, c'est lui qui pas à pas va l'aider à reprendre goût à la vie, et même à l'amour.

Speedway, c'est une magnifique romance, mais pas que ! À travers ce roman, les thèmes du deuil, de la perte, du poids des secrets sont abordés. Au fil des pages, l'histoire entre Clémence et Nate se crée, mais le passé de Clémence est toujours bien présent. C'est normal, comment se relever après cela ? Comment reprendre goût à la vie lorsque votre vie s'est un jour arrêtée brusquement ? Et bien Speedway nous montre que c'est possible !

Pascale Stephens a une écriture qui dégage une véritable intensité. L'intensité est présente dans l'histoire de nos personnages, dans toutes ces embûches qui sèment le parcours de Clémence et Nate, mais surtout dans les émotions. L'auteure qui aborde pourtant des thèmes délicats le fait avec énormément de justesse et de sensibilité. La douleur de la perte de l'être aimé, les fourmillements quand l'amour semble se présenter à nouveau, le courage dont il faut faire preuve pour aller de l'avant, la sensualité des premiers ébats qui tiennent éveillés toute la nuit, tout est parfaitement bien écrit et décrit. On est véritablement touché à la lecture de Speedway, ce qui en fait une romance particulièrement réussie.

Speedway de Pascale Stephens est un coup de cœur ! J'ai eu un vrai coup de cœur pour l'histoire de Clémence, pour la force de Nate a ne rien lâcher et pour cette histoire d'amour qui finit par voir le jour. Je l'avoue, j'ai un gros faible pour les histoires d'amour compliquées et pour celles où un des héros est blessé par la vie. Surtout, l'écriture de l'auteure m'a véritablement conquise et j'ai finalement lu ce roman d'une traite sans le reposer une seule fois. À souligner également que le fait que l'histoire se déroule dans le monde de la moto est très original, et que même si nous n'y connaissons rien dans ce domaine, rien ne nous semble compliqué à comprendre.

Si vous aimez les romances qui touchent, qui offrent une pointe de sensualité, mais qui offrent surtout de belles histoires, n'hésitez pas un seul instant à découvrir Speedway !

"Perdre la personne qu'on aime est une tragédie, Clem... Mais surmonter ce cataclysme révèle ce qu'on a de plus fort en nous. On devient une autre personne, plus mûre, plus assurée, plus consciente de ce qui nous entoure, parce qu'on sait que tout peut s'arrêter très vite."

Speedway de Pascale Stephens est disponible aux Éditions BMR.

Merci à NetGalley & BMR.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
deuil
vitesse
rencontre
amour
renouveau.

lundi 18 septembre 2017

"On n'est jeune que deux fois" d'Adena Halpern


Ellie fête ses soixante-quinze ans, le jour de son anniversaire après avoir longuement observé sa petite-fille de vingt-neuf ans, elle fait alors le voeu de revivre une journée à cet âge-là. Le lendemain matin à son réveil, c'est le cas, elle se réveille dans le corps qu'elle avait à vingt-neuf ans. Le temps d'une journée, notre mamie dynamique retrouve une nouvelle jeunesse et va la partager avec Lucy sa petite-fille et complice. Cette folle journée va être une véritable aventure, d'autant plus que la fille d'Ellie va se mettre en tête un tout autre scénario...

C'est un livre que j'avais reçu dans une des box "Dans ma bulle" que j'ai sorti de mes bibliothèques avec curiosité, et c'est un livre original que j'ai alors découvert.

Ellie est donc notre sacrée héroïne, cette mamie de soixante-quinze ans ne s'attendait pas une seule seconde à ce que son vœu légèrement farfelu se réalise, et pourtant, c'est le cas ! Autant vous dire que lorsqu'elle découvre cela, c'est un sacré grand moment ! Dès les premières pages le ton est donné, dans On n'est jeune que deux fois ça va être rythmé et amusant... et c'est le cas !

Ces vingt-quatre heures entre Lucy et Ellie sont riches en aventure, Ellie veut bien entendu en profiter pleinement et cela va de l'achat de lingerie sexy, à une rencontre avec un charment jeune homme. En une journée, il peut s'en passer des choses vous vous en doutez bien. Cette folle péripétie est aussi accompagnée en parallèle par l'aventure de la fille et la meilleure amie d'Ellie, qui elles en revanche ne se doutent de rien et imaginent le pire. On est rapidement face à deux situations qui sont bien souvent rocambolesques, et on apprécie cela !

Ce vœu va aussi permettre à nos personnages de prendre conscience de bien des choses, cette comédie amusante met aussi l'accent sur le temps qui passe, les questions qu'on se pose toute une vie à propos de certaines décisions, ou encore l'amour. Chacun de ces quatre femmes, va alors remettre en question un point de sa vie et va surtout trouver une réponse.

Adena Halpern avec On n'est jeune que deux fois, offre une comédie originale, amusante et réussie. On ne s'ennuie pas à la lecture de ce roman je peux vous l'assurer ! C'est un vrai moment de détente qui se lit facilement et rapidement. On apprécie d'avoir un personnage principal de cet âge, tout comme on apprécie la grande complicité qui existe entre Lucy et Ellie. L'écriture de l'auteure est simple, sans fioritures et teintée d'une bonne dose d'humour, surtout, quand Ellie interpelle littéralement le lecteur !

On n'est jeune que deux fois est idéal si vous avez envie de découvrir une mamie attachante et dynamique qui semble bien vivre la grande aventure de sa vie. Vous passerez un bon moment de lecture qui vous amusera plus d'une fois, mais qui vous amènera tout de même à penser à ce temps qui passe et qu'on ne rattrape pas...

On n'est jeune que deux fois d'Adena Halpern est disponible aux Éditions Harper Collins Poche.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
mamie
voeu
humour
jeunesse
vie.

C'est lundi ! Je lis ça, et vous ?


Pour bien débuter cette nouvelle semaine, le lundi est l'occasion de faire le point sur ses lectures ! Alors rien de bien compliqué, le principe est simple, on parle de sa lecture passée, de sa lecture en cours et de sa lecture à venir.

Je vous dis ce que je lis, et vous faites de même, ok ? :)

J'ai terminé
Mon amie Adèle de Sarah Pinborough

Je suis en train de lire
Les larmes de Tarzan de Katarina Mazetti

Je lirai ensuite
Parfait pour elle de Rose B Vilas

samedi 16 septembre 2017

"Seulement si tu en as envie..." de Bruno Combes


Camille semble mener une vie parfaite, des enfants, un mari aimant, un travail qui semble passionnant. Mais pourtant son mariage semble s'étioler et son quotidien ne la réjouit plus autant qu'avant. Un jour Stephen, son tout premier amour, la recontacte via un réseau social. Devenu bouquiniste, il n'a pourtant jamais oublié Camille. Celle-ci après maintes hésitations décide de le revoir, mais leur histoire est-elle faite pour durer ?

C'est un livre et un auteur que j'avais vu passer de nombreuses fois sur les réseaux sociaux, à l'occasion de la présence de Bruno Combes au salon Saint-Maur en poche, j'en ai alors profité pour céder et acheter Seulement si tu en as envie..., qui me laissait imaginer une douce romance que j'apprécierais. Ce ne fut pas le cas !

Il y a donc Camille, cette maman active a des journées bien chargées entre son travail et sa famille. Dès le début, on comprend que celle-ci n'est pas totalement épanouie, qu'elle semble presque subir son quotidien, et lorsque Stephen la recontacte soudainement un jour, on comprend aussi que ces deux-là ne se sont jamais oubliés. Stephen et Camille avec ces retrouvailles, laissent présager un nouveau départ, un amour de jeunesse qui ne demande qu'à être ravivé et j'aurais vraiment aimé que ce soit le cas...

Seulement si tu en as envie..., m'a laissé sur ma faim. Le résumé nous laisse imaginer une certaine histoire, c'est d'ailleurs pour cela que je l'ai choisi, mais après la lecture de celui-ci, je ne retiens absolument pas cela. Ce livre, c'est plutôt l'histoire d'une femme qui s'ennuie, d'une femme qui se plaît dans l'adultère, mais aussi d'une femme qui ne sait pas prendre de véritables décisions. C'est simple, Camille m'a agacé plus d'une fois par son comportement, ses réflexions et par le fait qu'elle me donnait plutôt l'impression de jouer avec Stephen et ses sentiments ! Alors que Stephen lui en revanche, je l'ai trouvé très attachant et je me disais plus d'une fois "mais elle ne te mérite pas !".

À la lecture de Seulement si tu en as envie..., je n'ai pas eu d'émotions, mise à part le petit attachement que j'avais pour Stephen le reste m'a laissé de marbre. Alors que j'aime ressentir des émotions quand je lis, j'aime quand j'ai l'impression que les personnages se mettent presque à nu devant moi et alors que j'espérais tant de ce livre de Bruno Combes, rien ne s'est produit pour moi.

Bruno Combes offre pourtant une histoire aboutie, au fil des chapitres, on comprend bien où tout cela va mener et c'est le cas d'ailleurs. J'ai beaucoup apprécié en revanche les courts paragraphes qui débutent chaque chapitre, ces courtes réflexions sur la vie ont particulièrement attiré mon attention. Bon, allez, je l'avoue, c'est presque uniquement cela que j'en retiendrais de cette lecture.

"Les surnoms qui traversent les années sont révélateurs de l'amour que l'on porte aux personnes à qui nous les offrons. Ils peuvent être amusants, touchants, quelquefois ironiques, mais jamais méchants."

Faites-vous votre propre avis bien entendu, en lisant ce roman ! Mais pour apprécier pleinement Seulement si tu en as envie..., il ne faut certainement pas s'attarder sur son résumé qui est loin de refléter le vrai contenu de ses pages. Peut-être que je relirais un jour un autre roman de Bruno Combes et que cette fois-ci, je l'apprécierais pleinement...

Seulement si tu en as envie... de Bruno Combes est disponible aux Éditions J'ai Lu.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
retrouvailles
amour de jeunesse
famille
choix
indécision.

vendredi 15 septembre 2017

Cite moi... Raphaëlle Giordano.


Peut-être êtes-vous comme moi à relever des passages, des citations, des extraits lors de votre lecture ? Moi en tout cas, je suis une fervente utilisatrice de post-it et je n'hésite pas à relever bon nombre de citations qui me plaisent au cours de mes lectures. Alors j'ai décidé de vous en parler, vous parler de ces passages qui me touchent, m'interpellent et que j'aime dans ce rendez-vous "Cite moi..."

Pour ce nouveau "Cite moi..." j'ai choisi cette fois-ci de vous parler de citations extraites d'un seul livre. Je vous ai parlé il y a quelques temps de Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une de Raphaëlle Giordano, pour rappel la chronique est ici, et je dois vous avouer que les post-it ont pullulé au fil de ma lecture. Alors j'ai décidé de partager avec vous tout cela dans un article qui lui est dédié, de partager avec vous ces nombreux passages qui m'ont interpellé, touché et qui peut-être feront écho en vous aussi.


  • "Une routinite aiguë. C'est une affection de l'âme qui touche de plus en plus de gens dans le monde, surtout en Occident. Les symptômes sont presque toujours les mêmes : baisse de motivation, morosité chronique, perte de repères et de sens, difficulté à être heureux malgré une opulence de biens matériels, désenchantement, lassitude..."

  • "Vous n'imaginez pas le nombre d'analphabètes du bonheur ! Sans parler de l’illettrisme émotionnel ! Un véritable fléau... Ne pensez-vous pas qu'il n'y a rien de pire que cette impression de passer à côté de sa vie faute d'avoir eu le courage de la modeler à l'image de ses désirs, faute d'être resté fidèle à ses valeurs profondes, à l'enfant qu'on était, à ses rêves ?"

  • "Un rêve d'enfant qui part aux oubliettes, c'est la scoliose du cœur assurée."

  • "Chacun a un devoir vis-à-vis de la vie, ne croyez-vous pas ? Apprendre à se connaître soi-même, prendre conscience que le temps est compté, faire des choix qui engagent et ont du sens. Et surtout, ne pas gaspiller ses talents..."

  • "Je suis la seule personne responsable de ma vie et de mon bonheur."

  • "La vie, c'est comme une montgolfière. Pour aller plus haut, il faut savoir se délester et jeter par-dessus bord tout ce qui empêche de nous élever."

  • "Le meilleur moyen de muscler votre affirmation de soi, c'est d'apprendre à être votre meilleure amie ! Vous devez vous valoriser, avoir de la compassion et de l'indulgence pour vous-même et vous donner le plus souvent possible des signes de reconnaissance..."

  • "On récolte ce que l'on sème... Le vieil adage a du bon. Semez du reproche, et vous récolterez rancœur et désenchantement. Semez de l'amour et de la reconnaissance, et vous récolterez tendresse et gratitude."

  • "Aujourd'hui est un cadeau. C'est pour ça qu'on l'appelle "présent"."

jeudi 14 septembre 2017

"Et j'ai dansé pieds nus dans ma tête" d'Olivia Zeitline


Après avoir fait un burn-out Charlotte décide de quitter son job et de tirer un trait sur cette vie surmenée. Elle se remet à la danse son grand rêve, et rêve d'ailleurs de réussir dans ce domaine. Mais les difficultés s'accumulent tout comme ses factures, sa relation s'étiole et finalement rien ne va. Son amie Stella finit par lui conseiller d'écouter un peu plus son intuition, sa petite voix intérieure et Charlotte apprivoise petit à petit cela. Son intuition la pousse alors à faire certaines rencontres, à écouter au mieux son corps et finalement elle pourrait bien réussir à accomplir ce qu'elle désire le plus...

Je suis tombée par hasard sur ce livre en lisant une chronique, et je me suis finalement laissée tenter par Et j'ai dansé pieds nus dans ma tête d'Olivia Zeitline.

Et j'ai dansé pieds nus dans ma tête, c'est donc l'histoire de Charlotte qui voit sa vie bouleverser quand elle n'a plus de travail et décide de se reprendre en main pour accomplir ces rêves, mais c'est aussi et surtout un livre de développement personnel. À travers l'histoire de la jeune femme, c'est toute la place et la force de l'intuition qui est mise en avant, cette intuition qu'on a tout au fond de nous, qu'on ressent tous à un moment ou un autre de notre vie et que pourtant on ne sait pas vraiment définir.

"L'intuition est un état vibratoire, une longueur d'onde. C'est comme un sixième sens qui utilise les cinq autres : ça peut être une voix, une image, une sensation corporelle, un goût, une odeur. Les rêves sont aussi le langage de l'intuition. Tout peut parler à l'intérieur de soi comme à l'extérieur, et à la fin on sait... mais on ne sait pas comment on fait."

Olivia Zeitline à travers l'histoire de Charlotte amène le lecteur à prendre conscience qu'il faut écouter son intuition, qu'il faut savoir s'écouter pour tenter de s'accomplir au mieux. Ce sont des phrases, des pensées, des pistes de réflexions qui sont disséminées tout au fil des pages de ce roman. Sans presser le lecteur, elle l'amène à penser un peu plus à sa petite voix intérieure qui lui souffle parfois bien des choses...

Et j'ai dansé pieds nus dans ma tête est un roman court qui se lit rapidement et facilement. L'écriture de l'auteure est légère, fluide et nous entraîne dès les premières pages dans l'histoire de Charlotte. Il n'y a pas de superflu, on va à l'essentiel et surtout l'intuition a une part très importante dans celle-ci. C'est un livre qui amène donc à la réflexion, qui ouvre la voie pour accorder plus d'attention à notre intuition et qui nous fait également sourire.

C'est un roman que je recommande pour ceux qui aiment lire des romans de développement personnel. Ce livre met véritablement l'accent sur l'intuition et l'histoire en deviendrait presque secondaire. C'est néanmoins un titre que chacun pourrait lire pour se découvrir un peu plus et pourquoi pas pour dorénavant écouter un peu plus sa petite voix intérieure qui parfois nous montre ce que nous n'avions pas forcément vu...

"Chacun voit le monde à travers son propre prisme, et ce qui convient à l'un ne convient pas spécialement à l'autre. Plus on considère la vérité de chacun, plus on respecte la sienne.

Et j'ai dansé pieds nus dans ma tête d'Olivia Zeitline est disponible aux Éditions Solar.

Merci à NetGalley & Solar.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
nouveau départ
intuitions
rêves
décisions
réflexion.

mercredi 13 septembre 2017

"Une robe couleur de vent" de Sophie Nicholls


La petite ville de York voit arriver un jour Fabia Moreno et sa fille Ella. Fabia, qui a un véritable talent pour habiller et dénicher la robe idéale correspondant à chaque cliente, ouvre un magasin de vêtements vintage. Rapidement, celui-ci rencontre du succès grâce aux bouches à oreille, mais attise aussi les jalousies. Fabia et sa fille attirent les regards et Ella est une adolescente plutôt mystérieuse. Des rencontres vont se faire, l'amour va même frapper à leur porte, mais un secret semble aussi entourer nos deux femmes.

Une magnifique couverture et un titre léger, Une robe couleur de vent de Sophie Nicholls a attisé ma curiosité et d'autant plus qu'après avoir lu le résumé je me disais que cela offrait mille et une possibilités à cette histoire.

L'histoire se centre donc autour de Fabia et sa fille Ella qui viennent d'arriver à York. Rapidement, on parle d'elle dans tout le quartier, la notoriété de Fabia gonfle rapidement et son exubérance conquis plus d'une cliente. Ella quant à elle, découvre son nouvel environnement et se lie rapidement d'amitié avec un de ses camarades. Et pourtant, les jalousies se dévoilent petit à petit et la relation mère fille semble s'étioler au fil du temps. Un secret se cache derrière cela, on le sent, on le devine, mais Sophie Nicholls laisse cette impression flotter du début à la fin.

Une robe couleur de vent n'est pas un roman léger comme on pourrait s'y attendre. C'est un roman profond, lent, qui offre une histoire qui se découle au fil des pages sans réel suspens grandissant. On sait qu'il y a uns secret, un mystère autour de Fabia, mais ce n'est pas une impression qui croit au fil des pages, c'est plus comme si quelque chose flottait dans l'atmosphère et attendait juste son heure pour être révélé au grand jour

Ce roman met en avant la relation mère fille puissante qui unit Fabia et Ella, elles ont pratiquement passé toute leur vie seulement à deux, mais aujourd'hui des hommes s'invitent dans leur vie. C'est une relation fusionnelle qui doit s'adapter à ces changements, une relation que chacune, pourtant, se veut de préserver au mieux. Une robe couleur de vent, c'est une histoire de femmes et une histoire familiale.

L'écriture de Sophie Nicholls est douce, lente, tantôt légère et tantôt plus grave. L'auteure a su insuffler à son roman un rythme particulier, un rythme qui nous envoûte presque de pages en pages. L'histoire de Fabia et Ella nous entraîne dans leur quotidien et on se fait une place auprès d'elles sans difficulté. Ce mystère, ce secret qui ne se dévoile qu'à la fin, pèse sur l'atmosphère de ce roman, mais le lecteur finit par ne pas se poser réellement la question, on sait qu'on finira par tout savoir de toute façon.

Une robe couleur de vent n'est donc pas un roman léger comme on pourrait le croire aux premiers abords, c'est une histoire profonde, une histoire qui touche profondément ces deux femmes et une histoire qui se lit sans précipitions. J'ai beaucoup apprécié cette impression de lenteur qui se dégage de l'écriture de l'auteure, cette sensation que l'histoire va à son rythme sans se préoccuper d'y insuffler un vent de suspens qui nous tiendrait en haleine. C'est une lecture qui change par cette particularité que j'ai ressenti, et que j'ai alors beaucoup apprécié.

Une robe couleur de vent de Sophie Nicholls sera disponible le 4 octobre chez Préludes Éditions.

Merci à NetGalley & Préludes.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
nouveauté
famille
mode
jalousie
amour.

- Jean-Marc Dhainaut -

Nous nous retrouvons aujourd'hui pour une nouvelle interview d'auteur ! C'est un auteur dont je vous ai parlé il y a quelques semaines, je vous ai même avoué que son livre avait vraiment fait frissonner la froussarde que je peux être...

Découvrez en plus sur l'auteur de La maison bleur horizon Jean-Marc Dhainaut.


Jean-Marc Dhainaut a sorti son roman La maison bleu horizon il y a quelques semaines aux Éditions Taurnada. Souvenez-vous, je vous parlais par ici de ce livre qui mêle phénomènes paranormaux, histoire familiale et aussi l'Histoire. 

Une découverte littéraire qui a été pour moi marquante, aussi bien pour l'intrigue de ce livre, que pour les frissons ressentis au fil de ma lecture, mais aussi pour l'aspect historique mis en avant à travers La Maison bleu horizon. Après avoir lu bon nombre de choses sur ce roman, ma curiosité m'a poussé à proposer à Jean-Marc Dhainaut une petite interview pour en savoir plus et je partage tout cela avec vous, ci-dessous !

Bonjour et bienvenue sur LaDoryquilit Jean-Marc Dhainaut, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Bonjour, j’ai 44 ans et je suis un gars du Nord, comme on dit. Je travaille dans l’industrie automobile. Mon gros défaut est peut-être aussi une qualité, mais je suis juste quelqu’un de très passionné et curieux.

Parlez nous un peu de votre tout dernier roman paru il y a quelques semaines aux Éditions Taurnada, "La maison bleu horizon".

La Maison bleu horizon est un roman que j’aurais beaucoup aimé lire. Ne l’ayant pas trouvé, je l’ai écrit moi-même, du coup (rires). Plus sérieusement, l’histoire évoque les tourments d’une famille qui est confrontée à des phénomènes de hantise. D’abord réfutés par Hélène, la mère de famille, afin de rassurer ses enfants en l’absence de son mari parti en déplacement professionnel, les phénomènes deviennent vite invivables et la situation lui échappe. Elle contacte donc Alan Lambin, spécialiste sur le sujet, dont elle a entendu une interview à la radio. C’est là que tout commence. L’âme qui plane dans cette histoire se reflète aussi à travers un étrange corbeau, toujours là, comme un messager de la mort, et qui intrigue. Les bruits de pas que chacun peut entendre dans la maison, ressemblent à des bruits de bottes, comme celles qui foulaient les tranchées boueuses en 1915. Ce roman est donc une histoire de fantômes, certes, mais aussi une part de notre propre Histoire. Une part tachée de sang.

Votre roman allie à travers son intrigue, phénomènes paranormaux et Histoire. Pourquoi avoir fait ce choix ? 

Je lis beaucoup de romans sur le sujet des hantises. Enfin… disons plutôt que j’en cherche beaucoup. Mais peu m’apportent vraiment ce que j’attends. J’ai voulu démarquer La Maison bleu horizon en y intégrant mes propres curiosités et ce que je n’arrivais pas à trouver ailleurs. En tout cas, j’ai essayé. L’univers de ce roman et la trame de l’histoire comportent des éléments qui me touchent vraiment. D’abord, la curiosité vis-à-vis de l’insolite. Le paranormal et le domaine des hantises, dans le fantastique, offrent un tel panel de possibilités que j’aime y sauter à pieds joints. Les théories avancent toujours ce principe, que les drames, les morts subites, favoriseraient l’apparition de fantômes. En ce cas, quel lieu pourrait être plus tragique qu’un champ de bataille de la Première Guerre mondiale ? Je suis très attaché à l’Histoire, à la mémoire, j’ai flirté avec les recherches généalogiques pendant des années et il y avait là l’occasion de combiner ces éléments à travers une histoire qui pouvait toucher, surprendre et faire frissonner. Marier l’ensemble dans un roman me paraissait idéal.

J'ai lu sur votre site, que "La maison bleu horizon" fait suite à de nombreuses recherches généalogiques sur votre famille, mais aussi sur Jules Dhainaut un nom que vous aviez croisé au hasard de celles-ci. Combien de temps vous ont pris en tout ces recherches ? Quels ont été les moyens déployés pour arriver à cela ?

D’abord, je suis persuadé que le hasard n’existe pas. Qu’on l’appelle hasard, coïncidence ou tout ce qu’on veut. Et je suis un fervent défenseur de ce principe. Einstein disait « Le hasard ? C’est Dieu qui se manifeste incognito ». Moi, j’appelle ça simplement le destin. C’est ce qui s’est passé avec tout ce que j’ai découvert avec mes recherches généalogiques. Chaque découverte, même si je l’ignorais à ce moment-là, m’inspirerait quelques années plus tard, et me conduirait à écrire ce roman. Mes recherches concernant les soldats de ma famille ont débuté il y a environ 10 ans. Mais avant cela, 10 autres années de recherches familiales au sens large les avaient précédées. Maintenant je les ai mises un peu de côté, faute de temps. Ce fut beaucoup de travail et de temps à y consacrer. Il m’a fallu me rendre à plusieurs reprises dans les archives communales, départementales, voire même familiales. Avec la numérisation des actes en ligne, ma tâche est ensuite devenue plus simple.

Photo tirée du site : http://www.jmdhainaut.com/

Concernant les phénomènes paranormaux, le surnaturel qui se dégage de cette histoire. Vous êtes-vous inspiré d'un fait particulier, ou même de quelqu'un pour Alan ? Avez-vous aussi entrepris des recherches particulières à ce propos ?

Il y a beaucoup de généralités dans les phénomènes de hantises : les bruits, les pas, les objets qui se déplacent, les apparitions, les sensations de malaise. Les témoignages sont très nombreux, et parfois même très anciens. Tous relatent plus ou moins les mêmes « symptômes ». L’histoire ne part donc pas d’un témoignage en particulier, mais d’un mix dans lequel n’importe quelle personne ayant été elle-même témoin d’une hantise présumée pourrait presque se reconnaître sous certains aspects. Je suis très friand de cet univers, surtout celui des légendes, et forcément cela a beaucoup nourri mon imagination. Curieux par nature, les hantises m’ont beaucoup intriguées, fut un temps. Je crois que, comme un peu tout le monde, j’aime simplement frissonner et fantasmer sur le mystère qu’elles véhiculent. 

J'ai vu dans bon nombre de chroniques sur le net, que "La maison bleu horizon" était un vrai coup de cœur pour bon nombre de lecteurs, totalement charmés par l'histoire de chacun de vos personnages, vous attendiez-vous à cela ?

Non, mais alors vraiment pas du tout. Je ne savais même pas, au début, ce que cela pouvait représenter. J’en suis vraiment très touché. On ne peut pas écrire un roman qui plait à tous les lecteurs, c’est impossible, et je croyais, avec La Maison bleu horizon, ne toucher qu’un public très ciblé, friand des histoires de fantômes, mais son public s’est vraiment élargi, et rapidement. Vraiment, cela m’a beaucoup surpris. Tant mieux, devrais-je dire. Cela me motive davantage pour la suite… OUPS ? Qui a dit suite ?

Parlons un peu plus de vous Jean-Marc. Etes-vous vous-même un lecteur ? Si oui y a t'il un livre que vous recommandez en particulier ?

Je suis un mauvais lecteur. Enfin, mon défaut est que je suis vraiment très exigeant et difficile, donc je peux me lasser très vite si une histoire ne m’emporte pas dès le départ. De plus, mon manque de temps fait que je suis très long pour lire un roman. Toutefois, je prends plaisir à lire quelques pages chaque soir avant de m’endormir. Je reste toujours dans un registre historique, science-fiction, fantastique, surnaturel, parfois même des histoires de zombies, d’apocalypse, de survivalisme. Mais si vous aimez les mystères et les fantômes, ma bible absolue, ma référence, concernant les légendes bretonnes frissonnantes (qui contrairement aux histoires partent toujours d’un fond de vérité) je ne peux que conseiller « La légende de la mort », d’Anatole le Braz. À propos des maisons hantées, j’ai bien aimé « Hanté » de James Herbert (un peu moins ses autres romans dont j’ai décroché, mais je devrais peut-être essayer de les relire, pour voir), et pour ceux qui aiment les voyages dans le temps à l’époque médiévale, « Prisonniers du temps », de Michael Crichton, est un roman qui m’a aussi beaucoup marqué (bien plus que l’adaptation ciné).


Comment est née chez vous cette envie d'écrire ? Était-ce quelque chose que vous aviez toujours voulu faire ? Une envie soudaine que vous avez suivie ? Un rêve de jeunesse ?

Je suis tombé il y a quelques années dans la marmite des mots. Comment ? Je ne sais pas, peut-être qu’on m’y a poussé… Mais qui ? Quoi qu’il en soit, je me suis dit qu’une nouvelle route s’ouvrait à moi, et qu’il me suffisait de l’emprunter pour découvrir ce qui pouvait m’attendre au bout de celle-ci. Si cette route m’appelait, ce n’était certainement pas pour rien. Je ne traîne donc pas des années d’écriture ou d’envie d’écrire derrière moi. Dit comme cela, ce n’est peut-être pas très « vendeur », mais c’est la stricte vérité. En écrivant, j’ai simplement répondu à un instinct qui me disait de le faire, c’est aussi simple que cela. Il fallait que cela se fasse, à un moment donné dans ma vie et je me suis lancé. Oh, pas d’un coup. J’ai d’abord écrit pour m’amuser, pour des amis, puis, lorsque j’ai compris que cela plaisait et que je pouvais aller plus loin, j’ai écrit des nouvelles pour de modestes concours dans lesquels je me suis bien positionné et cela me motivait davantage. Alors, j’ai continué ma route pour concrétiser de plus gros projets dans l’écriture : mes romans.

Que vous apporte l'écriture ?

Beaucoup de satisfaction et de plaisir. Mais ce n’est pas facile de toujours trouver le temps, l’envie, la motivation avec les aléas de la vie, du travail, du quotidien. L’inspiration est aussi capricieuse, mais il faut savoir s’en faire une amie. Il y a toujours un déclic qui survient n’importe où, n’importe quand, il suffit juste d’être attentif.

Avez-vous d'autres projets en cours ? Il parait qu'on pourra retrouver Alan en 2018....

Oui, j’ai d’autres projets. J’espère avoir la chance de pouvoir les concrétiser. Rien n’est jamais acquis ni gagné dans la vie, tout dépend de ce que l’on en attend. Un sage a dit un jour, que le mieux était justement de ne rien attendre, et de prendre ce qui vient. C’est ce que je fais. Je suis fidèle à une devise sur laquelle ma vie se fonde depuis longtemps : « fais ce que dois, advienne que pourra ». Je chéri cette devise de tout mon cœur, elle me colle parfaitement. Alors, tant qu’une petite voix et mon instinct me chuchoteront d’écrire, je le ferai. À propos d’Alan, j’étais justement dans son village, cet été. Il m’a raconté une drôle d’histoire qu’il a vécu dans un monastère, avec Mina, son assistante. Il m’a parlé de fantômes de templiers qu’il avait un jour dû « affronter ». D’après ce qu’il m’a dit, ces derniers semblaient vouloir protéger un sombre secret écrit sur un parchemin, et caché dans une vieille armoire depuis le 13ème siècle. Une histoire vraiment très étrange qui m’a donné le frisson. Il faudra que je vous la raconte, un jour.

Et enfin, Jean-Marc, avez-vous un dernier mot pour vos lecteurs ?

Merci. Et ne croyez jamais au hasard, croyez plutôt aux fantômes qui lisent avec vous, par-dessus votre épaule, les pages de La Maison bleu horizon.

Un très grand merci à vous Jean-Marc pour toutes vos réponses, et j'ai hâte que vous nous racontiez cette histoire avec Alan et Mina affrontant les fantômes de certains templiers... 

Pour en savoir plus encore sur l'histoire de La Maison bleu horizon, je vous invite vivement à consulter le site de Jean-Marc Dhainaut en cliquant ici !

Et bien entendu, La maison bleu horizon est disponible aux Editions Taurnada. Alors si vous ne l'avez pas encore lu, il est temps de rapidement vous y plonger.

mardi 12 septembre 2017

"Violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner" d'Etienne Deslaumes


À la mort d'Armande, sa famille et ses proches sont réunis pour ses funérailles. Chacun se demande s'il s'agit réellement d'un accident ou d'un suicide. C'est alors l'occasion pour son mari, ou encore ses amis, de repenser à leur relation, à ce qu'ils ont partagé et à qui elle était. Au fil des pages, se sera une succession de pensées et de monologues à ce propos.

Je n'avais jamais entendu parler de ce titre et c'est à l'occasion d'une Masse Critique Babelio que j'ai donc découvert Violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

Le roman se déroule sur une période très courte, c'est pendant la cérémonie des funérailles d'Armande et la réception donnée après que nous croisons donc ces multiples personnages. Les personnages sont vraiment très multiples, mais chacun est précisé au début de chaque chapitre. Tour à tour, nous plongeons avec eux dans leurs pensées, ces pensées qui les ramènent bien entendu invariablement à Armande et on se rend compte que chacun est lié d'une façon parfois très particulière à celle-ci. Cela les amène même à faire un parallèle avec leur vie.

Dans Violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, ce sont les thèmes de l'adultère, des secrets, des apparences également qui sont abordés. Ici, tout le monde côtoie tout le monde, un peu moins depuis quelques années, et pourtant personne ne sait vraiment la vérité. C'est l'histoire d'adultère d'Armande qui s'est fait surprendre un jour, c'est aussi l'histoire de secrets entre son mari et son meilleur ami qu'ils ne veulent pas dévoiler, mais qui pourtant semblent avoir été démasqués...

Etienne Deslaumes avec Violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner livre ici un livre psychologique. Point de grandes actions ou de suspens haletant, tout est dans le monologue des personnages qui interviennent chacun leur tour. L'auteur parle finalement de la vie et de tous les secrets que chacun garde au fond de soi, ces secrets qui parfois empoisonnent l'existence ou qui, en revanche, sont là pour protéger certains. La mort amène toujours ceux qui restent à réfléchir sur la vie, leur relation avec le défunt, leur propre histoire, et c'est ce que propose ce roman.

Violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner d'Etiennes Deslaumes est disponible aux Éditions Buchet Chastel.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
famille
amis
cérémonie
questionnement
secrets.

lundi 11 septembre 2017

"Là où les lumières se perdent" de David Joy


Un roman fort, puissant et une histoire profonde. Voilà ce que vous réserve Là où les lumières se perdent de David Joy. Un roman qui livre une quête de soi pour le jeune héros qui se bat aussi pour enfin mener sa propre vie.

Jacob, 18 ans, a un nom difficile à porter dans sa petite ville. En effet son père, Charly McNeely, est violent, narcissique et est le baron de la drogue au sein de leur petite communauté. Jacob porte alors la même étiquette que lui, mais le jeune homme veut s'émanciper. Entre ce que son père désire de lui, qu'il prenne la relève et qu'il l'assiste dans ses basses besognes, et ce que veut Jacob c'est à dire aimer pleinement son amour d'enfance et partir, le jeune homme ne sait comment agir. Lorsque justement un dilemme s'offre à lui, il se pose bon nombre de questions. Assumer les responsabilités qui lui incombent ou partir avec sa Maggie ? Et son père doit-il vraiment l'affronter ?

Là où les lumières se perdent a été une totale découverte ! Dans ce roman de David Joy, on se retrouve face à une histoire profonde et puissante, face à une quête de soi difficile et face à un personnage qu'on découvre dans toute sa splendeur.

Jacob est donc le centre de ce livre. Ce jeune homme fort et obéissant mais qui pour autant en a marre de devoir obéir à son père qu'il a de plus en plus de mal à supporter. Il a de plus en plus de mal face à ce qu'il fait, face aux rumeurs qui l'entourent et se retrouve confronté à une dure réalité lorsqu'il est pris aux pièges des démons de son père. Jacob pourtant est intelligent et mature, on s'attache de suite à lui car on comprend qu'il est capable de faire ce qu'il veut, on souhaite qu'il parte même et au fil de la lecture on en est presque à vouloir le pousser un peu plus vers ça.

C'est l'histoire d'une quête de soi, d'un avenir qui se joue entre nos mains. On entre réellement dans l'intimité de Jacob avec ses doutes, ses questions et ses attentes. Un éventail de possibilités s'ouvre devant lui et nous on en est spectateur. On est face à une histoire familiale lourde et difficile, Jacob n'en est que plus courageux. L'amour et la haine s'affrontent au fil des pages, comment Jacob va-t-il en réchapper ? On se pose la question maintes fois sans jamais se douter de l'issue que cela prendra.

David Joy a une écriture puissante, violente presque même parfois. L'auteur tient en haleine du début à la fin, offre une histoire qui peut sembler vieille comme le monde mais qui est d'une profondeur et d'une noirceur incroyable. David Joy réussit à nous offrir des personnages complexes, une histoire qui nous marquera à coup sûr et surtout un final qui laisse sans voix.

Véritable roman noir, Là où les lumières se perdent nous permet de découvrir un auteur qui risque de faire parler de lui par la suite. En lisant ce roman c'est comme se prendre un uppercut, comme rester KO après un choc et c'est devoir secouer la tête en le refermant en se disant "on l'avait pas vu venir"... Au final, je ne peux que vous conseiller de découvrir ce roman sans plus tarder !

Là où les lumières se perdent de David Joy est disponible depuis quelques jours aux Editions 10/18.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
quête de soi
puissant
roman noir
avenir
réalité.

C'est lundi ! Je lis ça, et vous ?


Pour bien débuter cette nouvelle semaine, le lundi est l'occasion de faire le point sur ses lectures ! Alors rien de bien compliqué, le principe est simple, on parle de sa lecture passée, de sa lecture en cours et de sa lecture à venir.

Je vous dis ce que je lis, et vous faites de même, ok ? :)

J'ai terminé
Le meurtre d'O'Doul Bridge de Florent Marotta

Je suis en train de lire
Maintenant et à jamais d'Audrey Martinez

Je lirai ensuite
Un jour, j'ai changé de parfum de Lena Walker 

dimanche 10 septembre 2017

La chronique de Lili #3


Lili, ma sœur, est aussi une grande lectrice et plus particulièrement de thrillers et polars. Je lui ai alors proposé d'avoir une petite chronique de temps en temps pour parler de livres, de ce qu'elle veut même ayant un rapport avec ceux-ci, chose qu'elle s'est empressée d'accepter. Vous aurez donc l'occasion dorénavant de retrouver "La chronique de Lili" et c'est elle qui parlera un coup littérature, bibliothèque, auteurs, salons et j'en passe...

Il est déjà temps de retrouver "La chronique de Lili", je vous laisse découvrir de quoi il s'agit pour ce mois-ci... 


Je me suis toujours demandée ce que la lecture pouvait apporter aux gens. Je n'ai pas toujours été une lectrice. Au contraire, je détestais ça avant. Ma sœur, elle, a toujours dévoré les pages depuis son plus jeune âge. Mais moi, quand on me demandait de lire un livre au collège, je sautais des pages pour en finir au plus vite. Je trouvais que c'était une perte de temps que de tourner ces pages, mais il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis...

J'ai accompagné ma soeur il y a quelques années à un salon du livre, Polar Lens, et je me suis laissée tenter par mon tout premier thriller d'un certain Franck Thilliez, Train d'enfer pour ange rouge. D'un, ce livre a été une réelle surprise, et de deux, je suis alors devenue une fidèle lectrice de l'auteur. J'avais donc la réponse à ma question ! La lecture apporte un moment de détente, d'évasion et d'imagination, et même de jolies rencontres

Pour faire suite à ma question, j'ai alors demandé à plusieurs lecteurs/lectrices ce que la lecture leur apporte. Je vous laisse lire leur ressenti, et vous invite à faire de même en commentaire :)

Que vous apporte la lecture ?

Sandrine :
Je dirais que la lecture m'apporte de la sérénité. J'ai remarqué que je lis d'avantage quand je suis stressée. Elle m'apporte aussi du dépaysement, et elle renforce mon esprit d'analyse. C'est pour ça que j'adore les polars et les thrillers.

Catherine :
D'abord, au-delà de l'évasion que la lecture procure, c'est pour moi un moyen d'entrer dans ma bulle et de me couper de l'extérieur. Quand je lis, plus rien n'existe autour de moi, je suis en tête-à-tête avec l'auteur et avec ses personnages. Ensuite, pour les romans documents, cela m'apporte un enrichissement personnel et souvent avec certains livres, me donne envie d'aller chercher plus loin que la lecture elle-même, de faire des recherches sur ce que je suis en train de lire, notamment pour tout ce qui touche à des faits réels, à la psychologie ou à la psychanalyse, pour les faits historiques aussi. Et enfin, quand je lis, j'ai l'impression d'entrer dans la tête de l'auteur, d'être privilégiée au point presque de connaître ses pensées les plus intimes, ses travers, pour finalement avoir l'impression de le connaître lui-même. Et pour finir, tenir un livre entre mes mains me procure un immense bonheur, une bouffée d'oxygène, un sentiment d'accomplissement, parce qu'au-delà du contenu du livre, il y a l'objet en lui-même, celui qui nous suit partout.

Stef : 
La lecture m'apporte deux choses :
1 - La possibilité de m'évader au quotidien et donc m'isoler un peu dans ma bulle personnelle.
2 - C'est un réflexe de vie depuis mon enfance, je ne vais nulle part sans un bouquin. Je cuisine avec, je fume avec, j'attends n'importe où avec, c'est une extension logique de mon bras.
Et je me rends compte que c'est sûrement un peu bateau comme réponse, mais bon :)

Si vous voulez découvrir un peu plus les lectrices que sont Lili, Sandrine, Catherine, Stef, ou partager avec elles sur les livres, je vous invite à aller faire un tour sur le groupe Facebook "Nous rêvions juste... de bouquiner".

Et vous alors :
Que vous apporte la lecture ?

samedi 9 septembre 2017

"Le petit garçon sur la plage" de Pierre Demarty


Deux images, celle d'un enfant abandonné sur la plage dans un film et celle d'un autre enfant allongé sur le sable. Ces deux images bouleversent un homme, le bouleversent plus qu'il ne l'imaginait sans doute. Elles vont alors bouleverser aussi ses pensées, et le rouvrir des fêlures qu'il n'imaginait même plus. Deux images, deux petits garçons sur la plage qui vont alors se croiser dans l'esprit de cet homme pour ne plus le quitter.

Dernier titre lu dans le cadre des "Explolecteurs de la Rentrée littéraire" de lecteurs.com En découvrant ce livre je me suis demandée ce que pouvait cacher cette couverture jaune soleil, et ce titre Le petit garçon sur la plage. Une chose est sure, je n'avais pas imaginé ce roman.

« C’est un petit garçon couché sur le sable de cette plage de nulle part, de n’importe où, où il n’y a rien et où il n’y a personne, où la mer n’a pas de couleur et où il n’y a pas de ciel, pas de vent, pas de bruit, pas de lumière. Le petit garçon est couché sur le ventre. Tourné légèrement de trois quarts, vers nous. »

C'est donc un homme, un seul que l'on découvre à travers ces pages. Cet homme bouleversé par des images, des images que nous avons nous aussi déjà croisés dans notre quotidien. Souvenez-vous il y a de cela quelques années, ce cliché du corps de ce petit garçon migrant découvert sur une plage de Grèce, c'est un de ses images. Tout est détaillé, le moindre détail est relevé, mais je me suis rapidement demandée pourquoi ? Pourquoi tout cela ? Pourquoi réagit-il ainsi ? Que nous réserve la suite ?

Je me suis posée de nombreuses questions durant cette lecture, sans pour autant avoir mes réponses. Le petit garçon sur la plage, c'est l'histoire donc d'un homme, qui peut être n'importe qui, qui se retrouve à repenser sa vie, ses acquis suite à ces deux images. Deux images qui ont donc un terrible impact sur lui. On suit donc cela durant moins de cent cinquante pages.

Pierre Demarty use d'un style particulier. Utilisant tantôt des phrases et paragraphes courts, et tantôt des phrases aux descriptions longues. Cela semble donner un certain rythme à la lecture, mais pour moi cela ne prend pas. Je suis restée totalement spectatrice, ne me sentant pas impliquée dans cette histoire et ne ressentant pas toutes les émotions qui bousculent notre homme. Je dois même avouer qu'heureusement que le livre était court, sinon j'aurais du m'accrocher pour le terminer...

Le petit garçon sur la plage est un livre difficile à classer dans une catégorie, une histoire et un style particuliers auxquels, je pense, il faut réussir à adhérer de suite sinon on passe à côté, comme ce fut le cas pour moi.

Le petit garçon sur la page de Pierre Demarty est disponible aux Editions Verdier.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
images
garçon
homme
solitude
introspection.

vendredi 8 septembre 2017

"De l'influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles" de Jean-Michel Guenassia


Paul est un jeune homme à l'allure de fille. Il a quitté le lycée à 16 ans, a deux mamans et partage ses journées entre jouer le client mystère au McDo et être pianiste au restaurant de Stella. Paul aime les filles, malgré ce que certains pensent, entretient une belle amitié avec Alex qui lui voudrait plus, et connaît ses premiers émois, mais aussi ses premières déceptions amoureuses. Paul mène une vie où on ne s'ennuie jamais, une vie plutôt atypique entourée de personnes toutes plus surprenantes les unes que les autres.

C'est encore un titre lu dans le cadre des "Explolecteurs de la Rentrée Littéraire" de lecteurs.com dont je vous parle ici.

Ah Paul... ce cher Paul, en voilà un personnage comme je les aime. Un personnage qui ne ressemble à aucun autre, qui vit comme il le souhaite même s'il se débat parfois contre ce qu'on pense de lui et ce qu'on attend de lui. Dès les premières pages, Paul m'a séduite par son apparence qui fait de lui un homme et une femme dont il joue, par ses pensées qu'il partage. On apprend à le connaître, connaître son quotidien et son entourage et le moins que l'on puisse dire, c'est que tout n'est pas toujours tout rose. Entre sa mère (biologique) qui n'en fait qu'à sa tête et qui ne cesse de militer pour les droits des homosexuels voulant, et étant persuadé même, que lui-même l'est, et sa deuxième mère qui elle est plus douce, Paul a un quotidien parfois bien mouvementé.

"L’ambiguïté me va comme un gant. C'est la preuve que l'important, ce n'est pas ce que vous êtes vraiment, ça les autres s'en foutent, l'important, c'est l'image que vous donnez, ce qu'ils croient que vous êtes. Et si vous voulez avoir la paix, autant ne pas les décevoir."

Dans ce roman nous suivons donc une part de vie de Paul, son quotidien, ses expériences, ses premiers émois et ses déceptions amoureuses. C'est plein de réflexions, de pensées et j'ai presque eu l'impression que Paul me racontait sa vie au creux de l'oreille tant que je me suis attachée à lui. Ca parle d'amour, d'amitié, de famille, mais aussi de secrets bien gardés et de secrets espoirs. C'est la vie tout simplement, une vie peut-être particulière, mais chaque vie l'est après tout.

L'écriture de Jean-Michel Guenassia est douce, tendre, parfois incisive tout en étant ponctuée de beaucoup d'humour. On se laisse porter au fil des pages et des chapitres avec plaisir, en souriant pleinement, partageant les émotions de Paul facilement. Une fois commencé De l'influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles, difficile d'en ressortir tant la lecture nous est plaisante en compagnie de Paul et son entourage.

Mais alors me direz-vous, vu le titre De l'influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles, et David Bowie dans tout ça ? David Bowie, il arrive à un moment oui, mais je ne vous en dirais pas plus à ce propos, car c'est à vous de le découvrir...

De l'influence de David Bowie sur la destinées des jeunes filles de Jean-Michel Guenassia est disponible aux Editions Albin Michel.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
jeunesse
famille
quotidien
amours
vie.

jeudi 7 septembre 2017

"Police" d'Hugo Boris


Appelés pour une mission particulière, Virginie, Erik et Aristide vont se confronter durant quelques heures à une situation particulière. le temps d'un transfert en voiture, tout sera bousculé, tout risque même de basculer et dans Police vous serez alors plongés dans un huis clos qui ne vous laissera pas indifférent.
Le temps d'une mission, Virginie, Erik et Aristide doivent escorter un jeune étranger à l'aéroport afin que celui-ci retourne dans son pays. Loin de leurs tâches quotidiennes, les trois policiers sont alors confrontés à tout autre chose, à une détresse humaine dont ils prennent conscience chacun leur tour. Pour Virginie, qui est déjà en pleine remise en question, il est juste impossible de rester inactive face à cette situation. La jeune femme bouillonne à l'intérieur et est prête à tout pour éviter à cet homme une mort certaine dans son pays...

Premier roman que je lis d'Hugo Boris et je dois dire que celui-ci m'a marquée. Police est un roman court de moins de 200 pages mais qui sont largement suffisantes pour nous offrir une histoire vive, marquante, percutante dont on risque de se souvenir.

On rencontre donc Virginie, policière et maman qui concilie vie professionnelle et vie de famille difficilement surtout en ce moment. En acceptant la mission de reconduire cet étranger à l'aéroport, elle va vite être confrontée à ses idées et va finir par vouloir sauver cet homme en passant outre son uniforme. Mais aux côtés d'Erik et d'Aristide comment faire ? Rapidement elle prend conscience, et nous aussi, que les deux hommes ne sont pas indifférents à cette situation et qu'eux aussi souhaiteraient une autre issue.

Le temps de quelques heures, de quelques pages, on partage le quotidien de trois policiers. Un quotidien dur, éprouvant, imprévisible et loin de ce que l'on peut imaginer. Ils sont confrontés à bien des situations qu'on connaît plus ou moins mais ici sont surtout confrontés à la détresse humaine. Comment accepter cette mission et la faire jusqu'au bout ? Comment aider cet homme quand on sait l'issue qui l'attend ? Autant de questions, de doutes même qu'on se pose avec ces trois personnages. Virginie nous touche, nous émeut et on en vient presque à l'admirer. Mais l'admirer alors que celle-ci agit comme nous l'aurions probablement fait... ?

L'écriture d'Hugo Boris est vivante, prenante, vive. L'auteur nous emmène dans cette histoire sans détours et réussit à faire un huis clos saisissant dont on ne s'attend pas vraiment. Il réussit à faire que le lecteur partage les émotions, les contradictions ou encore les espoirs de Virginie, on s'imagine à la place des ces policiers traversant aussi bien les rues de Paris mais aussi traversant une part de leur existence.

Loin des clichés sur les "flics" ici on est même dans une véritable part d'humanité. Cette humanité qui s'éveille en nous sans prévenir, celle qui fait qu'on est prêt à se battre contre des règles établies, des codes qu'il nous faut respecter et qui nous fait hésiter entre droit et devoir... En lisant Police le lecteur est discrètement aussi poussé à réfléchir à tout cela.

Faisant cruellement écho à des situations qui doivent se jouer quotidiennement dans notre pays et à travers le monde, Police est un livre à lire absolument ! Se lisant d'une traite, l'écriture d'Hugo Boris vous entraînera dans une course contre la montre qui vous bousculera jusqu'à une confrontation sur les pistes de l'aéroport qui fera basculer plus d'une vie...

N'hésitez pas un seul instant à découvrir Police d'Hugo Boris disponible dès aujourd'hui aux Editions Pocket

5 mots en bref pour décrire ce livre :
flics
actualité
humanité
réflexion
huis clos.

"La société des faux visages" de Xavier Mauméjean


Lorsque le milliardaire Vandergraaf fait appel à Sigmund Freud et Harry Houdini, c'est afin de retrouver son fils Stuart qui a disparu. L'un a cette capacité à créer l'illusion et à se sortir de toutes les situations, l'autre à entrer dans les esprits et à en comprendre les méandres. Quand Freud rencontre Houdini, ils s'associent tous les deux pour tenter de résoudre une énigme qui tourne en enquête haletante.

C'est dans le cadre du "Cercle des Lecteurs Furet du Nord" que j'ai eu donc l'occasion de découvrir en avant-première La société des faux visages de Xavier Mauméjean. Je dois avouer qu'en lisant son résumé, je n'étais pas particulièrement emballée, mais c'est sans compter qu'au final, ces pages m'ont littéralement transportée...

On connaît tous Freud et Houdini, ces deux noms ne sont inconnus pour personne. Mais imaginer que ces deux personnages emblématiques se croisent et s'allient dans une affaire, c'est le pari fou de Xavier Mauméjean. Lorsque la disparition de ce fameux Stuart les amène face à un conteneur scellé, c'est une véritable énigme à laquelle ils vont devoir faire face qui se transformera rapidement en enquête haletante. Houdini mettra en œuvre ses capacités à résoudre les énigmes et à se sortir de situations parfois extrêmes, tandis que Freud réussira à comprendre les tréfonds de l'âme de certains des personnages. Autant le dire, une alliance originale, inattendue et réussie !

Avec La société des faux visages, c'est aussi une vraie plongée au cœur du New-York de 1909, de ses gratte-ciel qui poussent un peu partout et de cet univers et cette atmosphère particuliers qui s'y dégagent. L'illusion est au cœur de ce roman, elle règne en maître pour mieux surprendre chaque protagoniste dont le lecteur. Véritable jeu de piste, psychologie et illusion se mêlent au fil des chapitres avec brio.

"Il existe une règle dans le spectacle, qui consiste à ne jamais annoncer par avance le résultat du numéro. Parce que, si jamais cela tourne mal, on ne peut pas se rattraper en improvisant. Le secret d'un show consiste non en ce que l'on fait, mais en ce que le public croit."

Plutôt réticente au début de ma lecture, non mais vraiment Houdini et Freud ?, je me suis rapidement laissée entraîner dans cette folle histoire, j'ai découvert ces deux personnages que je ne connaissais que vaguement et l'association des deux offre un duo inédit et haut en couleurs. Xavier Mauméjean avec une écriture rythmée, pleine d'audace et une intrigue aboutie offre un roman qui se dévore presque. La société des faux visages ne ressemble à aucun autre livre tellement il est original de faire en sorte qu'Houdini et Freud s'associent dans une enquête presque digne d'un polar avec bon nombre de rebondissements.

Plongez sans hésiter dans La société des faux visages, laissez-vous bercer par toute cette illusion qui vibre au fil des pages et partez (re)découvrir Freud et Houdini comme vous ne l'imaginiez pas possible un seul instant...

La société des faux visages de Xavier Mauméjean est disponible dès aujourd'hui chez Alma Éditeur.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
énigme
illusion
psychologie
enquête
(vieux) New-York.

mercredi 6 septembre 2017

"Là où elle repose" de Kimberly McCreight


La découverte du corps d'un bébé va remuer toute la petite communauté de Ridgedale mais va aussi remuer bon nombre de secrets parmi ses habitants. Là où elle repose est un thriller qui nous entraîne dans son histoire du début à la fin...

Quand Molly doit remplacer au pied levé son collègue pour une enquête, la journaliste ne se fait pas prier. Mais sur les lieux du drame elle apprend qu'il s'agit du corps d'un bébé qui a été retrouvé, elle qui a eu tant de mal à se remettre de la perte d'un enfant va alors se retrouver face à ses propres démons. Pour exorciser sa douleur elle se lance dans cette affaire autant qu'elle le peut et son enquête va rapidement soulever bon nombre de questions. Des hypothèses sont levées et surtout bon nombre de secrets risquent d'être révélés, Ridgedale cette petite bourgade si calme l'est elle autant qu'il y paraît ?

L'auteure d'Amélia revient avec un deuxième thriller des plus prenants et surprenants.

On fait donc la rencontre de Molly, entre sa vie actuelle et la retranscription de certaines de ses séances passées de psychothérapie on en sait rapidement beaucoup sur elle. Encore fragile par la perte de son enfant, quand elle se retrouve face à ce délicat fait divers on la sent partagée entre cette faiblesse qui la retient encore et le besoin de lever le voile sur ce drame. Pour son article elle se lance dans une enquête et elle est loin de se douter de ce qu'elle va y trouver, tout comme nous lecteurs...

Dès les premières pages, l'intrigue est posée, le prologue d'ailleurs est intense et c'est simple en le lisant on veut déjà tout savoir. On fera bien entendu la connaissance d'autres personnages qui prendront tout autant d'importance que Molly au fil des pages, l'alternance des points de vue au fil des chapitres ne fera d'ailleurs qu'attiser notre curiosité et nous intriguer un peu plus. Chaque personnage apportera plus de profondeur à l'histoire, chacun a son lot de problèmes mais aussi de forces et de faiblesses.

Kimberly Mc Creight a une écriture juste, parfois douce et parfois électrisante. L'auteure sait où elle veut nous emmener, et elle y arrive parfaitement tout en nous bernant au passage. On se laisse vraiment entraîner dans l'histoire de Là où elle repose, dans ce labyrinthe presque qui entre les pages nous fait imaginer mille et une hypothèses. Le livre garde un rythme soutenu jusqu'à la fin, impossible de s'ennuyer à la lecture de celui-ci. Ce n'est pas un thriller qui vous fera frissonner d'effroi non mais c'est un thriller qui fera froid dans le dos par d'autres aspects et c'est une véritable quête de vérité qui se joue aussi entre les pages de ce livre.

En bref, Là où elle repose est un thriller psychologique qui nous entraîne dans une histoire captivante. Kimberly Mc Creight réussit parfaitement du début à la fin à tenir le lecteur en haleine pour le surprendre jusqu'au bout. N'hésitez donc pas à découvrir rapidement ce livre et cette auteure !

Là où elle repose de Kimberly Mc Creight est disponible dès aujourd'hui aux Editions Le Livre de Poche.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
captivant
thriller psychologique
surprenant
intensité
quête.

mardi 5 septembre 2017

Bilan livresque #8 : août 2017


Août ! C'était le mois des vacances, ah... les vacances, elles me paraissent déjà si loin, pas vous ?

Pour le mois d'août, le mot d'ordre de mes lectures était : me faire plaisir et me détendre ! Autant vous dire que le pari a été réussi, que de belles heures de lecture pendant ces vacances. Dans l'objectif de faire baisser ma PAL, si si vous vous rappelez ?, j'ai fouillé dans mes livres jusqu'aux tout derniers des piles pour dénicher des titres totalement oubliés. Ne le niez pas, je sais que cela vous arrive aussi ! L'occasion de faire des redécouvertes et d'en faire même certaines des plus agréables.

Résultat d'août : 19 livres lus ! Ils ont été productifs ces jours de repos. Quelques titres de la Rentrée Littéraire, mais pas trop, et beaucoup de livres dénichés dans mes bibliothèques. Ce sont donc 9 livres qui sont sortis de ma PAL et certains y étaient depuis un très très long moment, mais leur heure était enfin venue.

Retour sur les livres lus :

De l'influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles de Jean-Michel Guenassia
Un certain M. Piekielny de François-Henri Désérable **
Poussières d'étoiles de Priscille Sibley **
L'année du flamant rose d'Anne de Kinkelin **
Rendez-vous avec ma star, tome 1 d'Alexandra Lanoix
De tes nouvelles d'Agnès Ledig
Et j'ai dansé pieds nus dans ma tête d'Olivia Zeitline
Une robe couleur de vent de Sophie Nicholls
L'autre chemin d'Emilie Collins
Le bonheur n'a pas de rides d'Anne-Gaëlle Huon **
Maybe Someday de Colleen Hoover
Cléo & Sam d'Helen Brown **
Violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner d'Etienne Deslaumes
Love in Provence de Tamara Balliani **
Liberté je dessine ton visage d'Olivier Starosta
Seulement si tu en as envie de Bruno Combes
On n'est jeune que deux fois d'Adena Halpern
Fidèle au poste d'Amélie Antoine
Marche avec moi de Catherine Ryan Hyde.

Pour accéder aux chroniques, cliquez sur **

Des lectures qui ont été très diversifiées et qui ont autant été des lectures numériques que papier, c'est bien d'allier les deux non ? :)

Je retiendrais de ce mois d'août pour les livres qui m'ont transporté et même émue, Love in Provence de Tamara Balliana, Le bonheur n'a pas de rides d'Anne-Gaëlle Huon, Poussières d'étoiles de Priscille Sibley, Cléo & Sam d'Helen Brown ou encore Fidèle au poste d'Amélie Antoine.

Quelques petites déceptions ? Oui quelques-unes malheureusement... Notamment pour Seulement si tu en as envie de Bruno Combes (bon allez même grosse déception pour ce titre) et également Un certain M. Piekielny de François-Henri Désérable.

Souvenez-vous aussi qu'au mois d'août, Emilie Collins avait été bavarde dans son interview très plaisante que vous retrouvez par ici ! Et aussi qu'août signifiait le grand lancement de la Rentrée Littéraire, dont je vous parlais de ce côté.

Maintenant ? L'automne arrive, les températures vont doucement baisser, la pluie va s'inviter un peu plus encore et les arbres vont se teinter de jolies couleurs... Autant de petites choses qui font que nous allons nous accorder de douces heures de lecture blotties dans un plaid et se laisser transporter par autant de belles histoires.

Rendez-vous en octobre maintenant !