samedi 22 avril 2017

"L'appel de ton sang" d'Alexandra Lanoix


Vampire âgé de deux cents ans, Rose est en quête depuis de nombreuses années de la goutte de sang du premier tueur de vampires. Cette fameuse goutte est censée avoir le pouvoir de faire redevenir un vampire en humain. Mais alors qu'elle s'arrête pendant quelques jours chez son servant humain Caleb, Rose fait une rencontre qui va tout remettre en question. Elle rencontre Samuel, un simple libraire qui a tout de plus banal, mais la vampire se trouve irrémédiablement attiré par celui-ci et n'a aucun doute, il s'agit de l'appel du sang. L'appel du sang n'est censé que se produire entre vampires pourtant, mais Rose est sure d'elle Samuel est son âme sœur et elle veut alors en savoir plus sur lui.

Après avoir découvert Alexandra Lanoix avec son roman Love me like you do, je n'ai pas hésité longuement quand j'ai vu que l'auteure proposait de lire son petit dernier L'Appel de ton sang. Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu de bit-lit et j'ai donc lu avec plaisir cette histoire de vampire qui m'a fait passer un bon moment.

Rose n'aime pas être vampire, malgré ses deux cents ans d'existence, elle n'aspire qu'à pouvoir redevenir humaine, d'où sa quête de la goutte du premier chasseur de vampires. Lorsqu'elle rencontre Samuel, c'est une raison qui s'ajoute aux autres pour retrouver son humanité, follement éprise du jeune libraire, elle n'imagine plus sa vie sans lui. Lorsqu'enfin une piste sérieuse est découverte pour retrouver le remède miracle, Samuel est entraîné avec elle dans sa quête. Amour et dangers sont alors confrontés.

C'est une histoire bien plaisante que nous livre ici Alexandra Lanoix, une histoire originale avec une intrigue bien maîtrisée. La quête du remède pour redevenir humain est bien amenée, bien expliquée et tient la route. Les vampires sont parfaitement bien décrits, on les imagine aisément et tout l'univers créé autour d'eux fonctionne. C'est une chose à laquelle je fais attention en général, bien que lisant très peu de fantastique, j'aime que ce soit entièrement concordant et que ça n'ait pas un côté trop "loufoque".

L'histoire d'amour entre Rose et Samuel tient également parfaitement la route. On sent que c'est un amour fort, sincère, un qui bouleverse l'existence et ici d'autant plus que c'est entre une vampire et un humain. On se prend au jeu de la quête de la goutte de sang afin qu'ils puissent avoir ensemble un vrai avenir. On se laisse donc entraîner par leur histoire d'amour, tellement que la fin... nous laisse presque sans mot (je ne vous en dirais pas plus à ce propos !).

Tout comme Love me like you do, l'écriture d'Alexandra Lanoix est plaisante. On se laisse facilement entraîner par l'histoire que nous propose l'auteure. L'amour est bien entendu un fil rouge de celle-ci, mais les rebondissements au fil des chapitres auront l'audace de nous surprendre plus d'une fois ! Les chapitres courts permettent aussi à L'appel de ton sang de garder un bon rythme et c'est finalement une histoire agréable et divertissante qui se lit rapidement.

Alors pour quelques heures de lecture, L'appel de ton sang vous permettra de partir à la rencontre de quelques vampires, mais aussi de suivre une jolie histoire d'amour...

L'appel de ton sang d'Alexandra Lanoix est disponible par ici sur Amazon !

5 mots en bref pour décrire ce livre :
fantastique
amour
quête
espoir
dangers.

vendredi 21 avril 2017

"Coeur-naufrage" de Delphine Bertholon


À 34 ans Lyla est célibataire et plutôt solitaire et casanière. Traductrice, c'est sa meilleure amie Zoé qui lui permet de s'échapper un peu de sa routine quotidienne. Lorsqu'elle découvre un soir, le message de Joris sur son répondeur, c'est un brusque retour en arrière de dix-sept ans qu'elle fait. En 1998, Lyla a 16 ans et c'est lors de cet été qu'elle rencontre Joris ce surfeur dont elle tombe amoureuse. Ces deux jeunes ont chacun des relations difficiles avec leurs parents et le temps d'un été, ils s'échappent ainsi de leur autorité en le passant ensemble. Dix-sept ans, dix-sept ans et pour Lyla le souvenir de cet été là est toujours aussi douloureux...

J'avais déjà eu l'occasion de lire Delphine Bertholon il y a quelques années pour son roman Le soleil à mes pieds, et je me souvenais que son écriture m'avait beaucoup plu. Je me suis donc plongée avec délice dans son tout dernier roman Coeur-Naufrage.

Je n'en dirais pas plus sur l'histoire de Coeur-Naufrage, c'est un roman et une histoire qu'il faut découvrir du début à la fin pour l'apprécier comme il se doit.

Coeur-Naufrage est un roman qui touche, qui bouscule gentiment le lecteur même. L'alternance des voix, du temps entre les chapitres apporte une extrême profondeur à cette histoire. On s'attache à Lyla, on s'attache toujours plus à elle au fil des chapitres et on se rend compte à quel point elle est fragile au fond d'elle.

Roman chorale, on suit tantôt Lyla et tantôt Joris. Leur histoire se mêle au fil des pages, au fil des chapitres qui nous offrent des retours en arrière et lève le voile sur ce qu'ils ont partagé. Extrêmement bien écrit, Coeur-Naufrage offre avec justesse son lot d'états d'âme, de sentiments, de paysages même. Je me suis surprise à imaginer Lyla et Joris sur cette fameuse plage, à imaginer l'expression de Lyla écoutant le message de Joris ou encore à imaginer Joris retournant dans la maison de son père. Ils ont pris réellement forme dans mon esprit.

L'écriture de Delphine Bertholon est pleine de pudeur et de délicatesse. Sans faux pas l'auteure aborde ainsi les accidents de la vie, ceux qu'on garde au fond de soi, mais qui ont toujours autant d'impact sur nos vies actuelles, les non-dits douloureux ou encore les malentendus qui peuvent bouleverser toute une vie. C'est ce que j'aime chez Delphine Bertholon ! C'est cette façon d'écrire, de transporter le lecteur avec douceur, mais de réussir à le toucher profondément. Coeur-Naufrage est un roman qui se déguste et auquel on pense longtemps après l'avoir refermé.

"A quinze ans, à seize ans, on ne peut pas mourir. On pense sans arrêt à la mort, on écrit des poèmes avec du spleen dedans, on a souvent envie de se tailler les veines, suicide au bord des lèvres. Mais en vérité, on ne peut pas mourir. A quinze ans, à seize ans, on est tellement en vie que c'est le monde entier qui crève autour de soi, dans les lumières noires des pistes souterraines."

Coeur-Naufrage de Delphine Bertholon est disponible aux Éditions JC lattès.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
adolescence
secret
non-dits
résilience
délicatesse.

jeudi 20 avril 2017

Lecture commune de mars : "L'heure des fous" de Nicolas Lebel


Avec ma fidèle amie Delphine, Aubazaardeslivres, depuis quelques mois, on s'accorde sur une lecture commune. Chacune notre tour, nous choisissons un roman que nous partageons donc pour une lecture commune. Du coup, j'ai décidé aussi de poster ce rendez-vous mensuel sur LaDoryquilit ! Vous l'avez donc compris, chaque mois un article réunissant nos deux avis sera donc posté par ici, l'occasion de vous offrir une double critique sur le livre choisi :)

Pour ce mois de mars il s'agit du roman L'heure des fous de Nicolas Lebel qui est sorti de nos PAL à cette occasion.


Chronique de Marion :

Un SDF poignardé à mort sur les rails de la gare de Lyon, l'affaire confiée au capitaine Mehrlicht et son équipe devrait se régler rapidement, "rapide et propre" comme leur ordonne le commissaire. Mais quand l'identité du cadavre est révélée, c'est finalement une toute autre histoire et surtout une autre enquête qui débute. Pour Mehrlicht, Dossantos, Latour et Ménard, l'heure des fous approche. De la Jungle au cœur de bois de Vincennes aux couloirs de la Sorbonne, c'est un véritable jeu de piste aux rebondissements surprenants qui les attend... 

C'est en 2015 à l'occasion d'un Salon que je rencontrais Nicolas Lebel et que je découvrais donc cet auteur. Après avoir lu Sans pitié ni remords et Le jour des morts, il ne me restait donc plus que L'heure des fous à découvrir (oui pas forcément dans l'ordre préconisé, mais si je lisais toujours les livres dans le bon ordre ça se saurait ^^). L'heure des fous qui m'a offert une histoire, comme je l'attendais.

Le meurtre d'un prétendu SDF qui s'avère être une affaire plus complexe, voilà à quoi le capitaine Mehrlicht (à tête de grenouille) se voit confronter. Entouré de son équipe plutôt éclectique, l'enquête va révéler des surprises et va se ponctuer de rebondissements auxquels nul ne s'attendait. Notre équipe n'est pas au bout de ses surprises, tout comme le lecteur qui se régale de pages en pages.

Pour avoir déjà lu les autres romans de Nicolas Lebel, je me doutais qu'il ne fallait pas que je m'attende à une histoire qui pouvait sembler toute tracée, mais plutôt à une histoire prête à exploser à tous moment et qui ne me laisserait aucun répit. L'heure des fous, c'est exactement ça !

En plongeant dans ce roman, on ne s'attend pas une seule seconde à la tournure que vont prendre les événements. Une simple affaire de SFD poignardé, bon ok... , mais quand celle-ci lève déjà le voile sur la Jungle au coeur du bois de Vincennes, là on comprend que ce ne sera pas tout rose pour notre équipe. Les rebondissements, les révélations s'enchaînent au fil des pages, mettant à jour une terrible machination presque inimaginable. Personne ne peut se douter de l'issue final, tout est amené progressivement, les doutes planent dans l'esprit du lecteur et l'intrigue n'en est que plus haletante.

L'heure des fous permet aussi de rencontrer une équipe des plus originales. Aussi bien différents que complémentaires, Mehrlicht, Dossantos, Latour et Ménard nous offrent de sacrés moments. Entre les répliques cinglantes de Mehrlicht (Mehrlicht qu'on imagine tellement bien avec sa fameuse "tête de grenouille"), la drague un peu lourde de Dossantos envers Latour et le bouc émissaire qu'est Ménard, on ne s'ennuie pas une seule seconde. C'est une équipe comme on en croise nulle part ailleurs, et tous se révèlent très attachants (mention spéciale pour Sophie Latour pour qui j'ai un gros coup de cœur). Cela ne fait qu'ajouter du piquant à ce roman et en fait une de ses particularités ! 

"[...] elle savait combien Dossantos pouvait être lourd dans ses minauderies de collégien. Il lui ouvrirait les portes et soulignerait lui-même combien il était prévenant avec elle. Il lui sourirait en continu, ce qui l'obligerait elle-même à lui sourire et à déclencher d'interminables compliments sur son sourire éclatant. Il reprendrait chacune de ses paroles pour faire mine d'en savoir plus sur elle ou d'être attentif. L'enfer est une vaste entreprise et Dossantos en était un VRP implacable."

Et que dire de l'écriture de Nicolas Lebel ? C'est vif, piquant, mordant même et parfois tellement drôle ! On ne s'ennuie pas une seule seconde avec cet auteur. Entre une intrigue parfaitement maîtrisée et des répliques cinglantes qui ponctuent ce roman, difficile de le lâcher une fois commencé. Nicolas Lebel réussit aussi bien à tenir en haleine son lecteur jusqu'aux dernières pages, mais aussi à le faire éclater de rire plus d'une fois entre les déconvenues et les répliques qui fusent sans arrêt. 

"- Alors là-bas, on a la "zone des Nomades". Après, c'est "Les Lapins". 
- Pourquoi "Les Lapins" ? s'enquit Dossantos 
- Parce que les miséreux, ils se multiplient comme les lapins, j'en sais rien, moi."

Vous l'avez sans doute compris, j'ai adoré retrouver l'écriture de Nicolas Lebel dans L'heure des fous. Je vous conseille vivement d'ailleurs de découvrir cet auteur si ce n'est encore fait. Vous plongerez dans des polars sombres, où le suspens ne fait que croitre au fil des pages et dont les intrigues n'ont pas finis de vous surprendre, le tout rythmé par un humour cinglant qui vous marquera. 


Chronique de Delphine : 

Pour ma part, c'est la première fois que je lis un livre de Nicolas Lebel. Rencontré lors du Salon du polar de Nemours cette année, j'en ai profité pour acheter son premier livre, et faire ainsi la connaissance de ce fameux Mehrlicht. 

Je ne vais pas vous raconter l'histoire, la 4ème de couverture remplit parfaitement son rôle.  

Dans l'heure des fous, la première chose qui frappe c'est ce personnage atypique : Merhlicht. Ensuite, l'histoire ! Si au départ on pense avoir affaire à une simple affaire, on va très vite se rendre compte que cela va s'avérer bien plus complexe que çà. Et puis il y a l'équipe de Merhlicht : Sophie Latour, Mickael Dossantos et le jeune Ménard, stagiaire. D'ailleurs ce pauvre Ménard ne sera pas ménagé par un Merhlicht détestable à souhait. 

Mehrlicht ? Parlons en. C'est un personnage des plus atypiques. Il fume comme un pompier et c'est peu dire, il est désagréable à souhait, il ronchonne. Mais ce qui m'a le plus frappé finalement c'est surtout son implication dans l'enquête. Il ira au bout coûte que coûte. Et puis, même si il est souvent malaimable avec les membres de son équipe, on sent bien qu'il les apprécie à leur juste valeur. 

L'heure des fous est un livre comme je les aime. Une intrigue drôlement bien menée, avec des rebondissements de fous. Quand on pense avoir trouvé la clé de l'énigme, hop, un nouvel élément vient s'imiscer et on repart à zéro. J'ai vraiment beaucoup aimé la plume de l'auteur, elle est fraîche et fluide. C'est un régal à lire. Nicolas Lebel ponctue son récit de petits moments vifs et incisifs, et çà donne du mordant. A cela rajoutez une bonne dose d'humour, et vous aurez un résultat tout à fait délicieux ! 

J'ajouterai une mention spéciale pour la sonnerie de portable de Mehrlicht !! A chaque appel, un dialogue célèbre d'Audiard, ce qui donne parfois des situations cocaces et à mourir de rire.

Par contre je vous préviens d'avance, une fois commencée, vous ne pourrez pas refermer L'heure des fous avant de l'avoir terminé. On a envie de connaître l'issue. 

En conclusion, Nicolas Lebel est un auteur que j'ai pris plaisir à découvrir. L'heure des fous est un roman sombre qui vous surprendra tant par ses rebondissements que par l'humour mordant de l'auteur. 


N'hésitez pas ! L'heure des fous de Nicolas Lebel est disponible aux Editions Marabooks Poche.

"Tout plaquer et aller prendre un bain" de Mathou


C'est dans le cadre de l'opération #1blog1BD organisée par Priceminister que j'ai eu l'occasion de recevoir donc Tout plaquer pour aller prendre un bain de Mathou.

J'avais déjà croisé certains de ses dessins sur les réseaux sociaux ici ou là, déjà marquée par la tendresse qui émanait de ceux-ci et c'est ce qui me vient en tête en premier pour qualifier cette BD : la tendresse !

Dans Tout plaquer et aller prendre un bain, on retrouve des moments du quotidien, des petites anecdotes, des situations que nous avons tous déjà croisés. Mathou les met en scène à travers ses dessins, ses dessins colorés, animés, emplis de tendresse donc, mais aussi de beaucoup d'humour. L'auteure partage avec nous son propre quotidien à travers cette BD et offre aux lecteurs un vrai moment de bonheur.

Tout plaquer et aller prendre un bain se lit rapidement, mais surtout se déguste. On prend plaisir à découvrir la patte de l'auteure/dessinatrice, à se mettre à la place des protagonistes, on se surprend à sourire du début à la fin, à éclater de rire parfois, mais également à être émue. On se dit plus d'une fois "mais c'est moi ça" et on prend conscience que les petits bonheurs sont vraiment parfois dans les choses les plus simples.

Que ce soit "les petits moments de tous les jours" comme "les petits moments de temps en temps" on prend plaisir à les découvrir à chaque page et on se laisse bercer par cette petite bulle de bonne humeur qu'on tient entre les mains.

Tout plaquer et aller prendre un bain est idéal pour se changer les idées, pour se ressaisir quand on a un petit coup de mou et nous donne envie à nous aussi de penser un peu plus souvent à nos petits moments qui font du bien. Pour moi se serait... pleurer en lisant un livre, éclater de rire après avoir dit une bêtise, partager un chocolat avec mes neveux, échanger un sourire de connivence avec une amie, regarder un dessin animé blottie sous la couette ou encore sauter dans une flaque d'eau après la pluie...

Le seul petit bémol en refermant ce livre, c'est qu'on en voudrait plus tout simplement !

Offrez-vous un vrai moment de bonheur ou offrez-le pour faire sourire quelqu'un ! Tout plaquer pour aller prendre un bain de Mathou est disponible chez Monsieur Pop Corn !


Je vous laisse avec un petit moment illustré qui me ressemble :)

"Quand on n'a que l'humour" d'Amélie Antoine


Pour ce roman, je vais laisser le booktrailer mis en ligne il y a quelques temps vous présenter l'histoire... 


J'avais énormément entendu parler d'Amélie Antoine avec son roman Fidèle au poste. Fidèle au poste, je ne l'ai pas encore lu, alors je découvre l'auteure avec Quand on n'a que l'humour, ce livre qui charme dès le résumé lu et qui réserve une réelle belle surprise...

C'est l'histoire d'Edouard Bresson, un humoriste adulé de tous et qui enchaîne les succès. Il est au sommet de sa gloire lorsqu'il fait le Stade de France. C'est l'histoire d'Edouard Bresson qui se cache derrière son humour, derrière cette image qu'il donne à tous, mais qui protège en fait quelqu'un de seul, qui s'est accroché au rire telle une bouée de sauvetage. Edouard, personne ne le connaît en fait vraiment...

"Edouard sait que dans quelques secondes, l'angoisse se dissipera, il sait que dès qu'il entrera dans la lumière des spots, il abandonnera sa peur comme le boxeur abandonne son peignoir en montant sur le ring. Parce que depuis le début, il n'y a que sur scène que l'angoisse est totalement vaincue, il n'y a que sur scène qu'il a le sentiment d'être véritablement qui il est supposé être." 
"Il est toujours irrémédiablement seul. Toute sa vie, il n'aura eu qu'une seule et unique raison de se lever, matin après matin : tenter de combler ce vide, tenter d'oublier ce sentiment d'isolement écrasant, celui-là même qui l'envahit dès qu'il n'est plus sur scène et qui lui donne l'impression de ne plus faire qu'errer."

Et c'est aussi l'histoire d'Arthur, qui a grandit dans l'attente, qui a grandit en même temps que sa colère et sa rancœur. Un jeune homme qui attendait plus d'un père qui n'était pas autant présent qu'il aurait dû l'être. Edouard et Arthur, deux hommes qui ne se sont pas trouvés, deux hommes pour qui il aurait fallu plus de temps pour qu'ils puissent se retrouver...

Si je m'attendais à une telle histoire en ouvrant Quand on n'a que l'humour... Cette histoire de deux hommes qui se sont ratés, cette histoire de l'amour d'un père pour son fils, et d'un passé qui a totalement bouleversé le destin d'Edouard. Divisé en deux parties, le livre offre une histoire touchante, bouleversante même parfois et offre une multitude d'émotions.

Dès les premières pages, on se retrouve totalement immergé dans l'histoire, l'histoire qui parait presque plus vraie que nature, alors que ce n'est qu'une fiction, tant tout y est juste. Le lecteur est entraîné dans l'histoire d'Edouard, l'alternance des chapitres entre présent et passé reliés par une même phrase à chaque fois m'a particulièrement plu ! On plonge littéralement dans les événements, dans la vie d'Edouard et on comprend ce qui l'a amené à être tel qu'il est aujourd'hui. Le lecteur n'est pas au bout de ses surprises, il alterne entre joie et émotions, entre larmes et rires du début à la fin.

Les deux parties de ce livre sont aussi touchantes l'une que l'autre à leur façon. Edouard qui n'est pas celui que tout le monde croit, qui cache plus d'une blessure et qui se retrouve toujours seul ; et Arthur qui part en quête de la vérité sur son père à travers une véritable chasse au trésor qui révélera bien des secrets. C'est parfois même poignant, douloureux d'être face à tant de ressentiment, on comprend Arthur, mais tout comme on comprend aussi Edouard.

J'ai eu un vrai coup de cœur pour l'écriture d'Amélie Antoine, son écriture si juste et douce qui nous transporte tant dans son histoire sans qu'on s'en aperçoive réellement. L'auteure offre toute une palette de sentiments et d'émotions au fil des pages, tout en passant du rire aux larmes, on ressent de l'amour, de l'humour, de la tristesse, mais aussi une pointe de rancœur ou de désœuvrement. Les sujets sont tous d'une justesse incroyable, on en vient à s'identifier aux personnages sans aucun mal.

Quand on n'a que l'humour est une magnifique découverte. J'ai eu un réel coup de cœur pour cette relation père/fils, je me suis autant attachée à Edouard et à Arthur et j'ai passé un merveilleux moment de lecture. Je ne m'attendais pas à en ouvrant ce livre à ce que cette histoire m'entraîne là et soit si profonde. Je n'hésiterais pas une seule seconde si j'étais vous à le lire rapidement ! Et pour ma part, je n'hésiterais pas bien longtemps à relire Amélie Antoine...

Quand on n'a que l'humour d'Amélie Antoine est déjà disponible en version numérique sur toutes les plateformes de téléchargement et sera disponible le 4 mai prochain aux Éditions Michel Lafon.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
humour
apparence
émotions
famille
quête.

mercredi 19 avril 2017

"Sous la même étoile" de Dorit Rabinyan


Liat est Israélienne, 'Hilmi est Palestinien, ils vont se rencontrer par une froide journée d'hiver en plein cœur de New-York. Loin de chez eux, loin des différences et des conflits qui opposent leur peuple, le temps d'un hiver, ils vont s'aimer. Ils vont se créer une bulle qui les protège, un quotidien qui les unit, un amour qui ne fait que se renforcer alors que la date d'expiration de leur amour approche parce qu'en mai Liat retourne à Tel Aviv et se sera comme s'il n'y avait jamais rien eu entre eux...

C'est le résumé de Sous la même étoile qui m'a attiré, son résumé qui promettait une histoire qui ne laisserait pas indifférent, une histoire qui s'annonçait difficile et qui l'est d'ailleurs, mais qui offre aussi un magnifiquement moment de lecture.

C'est un sujet délicat abordé à travers ce roman, une histoire d'amour délicate qui se joue entre Liat et 'Hilmi. Loin de chez eux, loin des conflits qui divisent leur peuple, après une rencontre et un coup de foudre, ils s'accordent donc le droit de s'aimer en silence, en secret, loin des leurs. En plein cœur de New-York, ils ont donc cette possibilité, le temps de quelques mois de tout partager à deux malgré les craintes, malgré les peurs.
"Et à nouveau, je me souviens de ce que j'ai pensé avant de basculer dans le sommeil. Combien il allait être dur de ne pas tomber amoureuse de lui. Comment cela pourrait même s'avérer impossible, voire risqué, de m'obstiner à lui résister, de fermer mon cœur à cet homme étrangement délicat, à la nuit que nous avions passé, au lieu de m'y abandonner. Oui, juste avant de m'endormir, enveloppée par son souffle, je m'étais dit combien ce serait dangereux, compliqué ; d'ailleurs, si je n'y veillais pas, je pouvais tomber amoureuse de lui sur-le-champ, avais-je aussi songé, ou même tomber tout court, à cet instant précis, vraiment."

À travers Sous la même étoile, c'est plus qu'une histoire d'amour, c'est un pan d'humanité entre les pages de ce livre. C'est cet espoir qu'un Palestinien aime une Syrienne, c'est une douce utopie presque, une bulle de bonheur dans ce conflit israélo-palestinien que malheureusement, tout le monde connaît. C'est un monde libre à travers New-York qui offre à Liat et 'Hilmi cette magnifique histoire. Ils ne veulent pas se l'avouer, mais savent tous les deux que plus la date d'expiration de leur histoire arrive, plus c'est difficile l'un pour l'autre.

Liat et 'Hilmi sont attachants, bouleversants même. Chacun a ses positions, ses convictions, ils se déchirent même parfois à ce propos, mais ils savent mettre cela de côté pour profiter de cette chance de s'aimer, de se sentir libre d'aimer qui il veut et d'en profiter. Leur rencontre est si belle, on ressent presque ce coup de foudre qu'ils ont eu, le vrai celui qui semble bouleverser toute notre existence. En les accompagnants durant ces quelques mois, on rêve doucement qu'ils ne se quittent jamais, on souhaite presque qu'ils restent à jamais dans le petit appartement d'Hilmi entre ses esquisses pour se préserver du monde réel, de leur monde surtout.
"Mais le mois prochain, en été, ‘Hilmi sera à Ramallah, et moi, demain, je serai en Israël, à Tel Aviv. Seuls soixante-dix kilomètres et quelque nous sépareront, un voyage d’une heure et demie en tout. Pourtant, c’est à peine si nous en parlions, car nous savions qu’en dépit de cette proximité, nous ne pourrions pas nous retrouver là-bas. Nous savions qu’entre les deux points où nous nous tiendrions, ce n’était pas une simple ligne de démarcation qui passerait, mais une voie semée d’obstacles, dangereuse pour moi, infranchissable pour lui. Or c’était comme si ce savoir muet, l’acceptation d’un tel état de fait et la légèreté avec laquelle nous évitions le sujet prouvaient que ces futurs barrages se dressaient d’ores et déjà, ici, entre nous."

Dorit Rabinyan offre une magnifique histoire à travers son roman. Grâce à une écriture douce, presque poétique même, l'auteure aborde des sujets délicats et sensibles à travers l'histoire de Liat et 'Hilmi. Jamais l'auteure ne prend parti, jamais elle ne met en avant une quelconque politique, elle réussi à garder un ton neutre en offrant pourtant quelques passages sur la Palestine et Israël. Dorit Rabinyan offre également des descriptions si justes qu'elles nous permettent d'imaginer au mieux les rues de New-York en plein froid polaire, mais aussi ensuite dans les derniers chapitres les paysages de Tel Aviv et de Ramallah.

J'admire le courage qu'a eu Dorit Rabinyan, qui est Israélienne, pour écrire ce roman. Sous la même étoile est comme un cri dans la nuit, un cri sous ses mêmes étoiles que chacun admire peu importe l'endroit où il vit. On partage ce même ciel, ces mêmes astres, on devrait tout autant pouvoir partager nos sentiments avec les personnes que l'on souhaite peu importe d'où l'on vient... Sous la même étoile, c'est aussi ça !

J'ai adoré ce livre ! Les thèmes abordés, les deux personnages principaux, cette souffrance sous-jacente à mesure que l'échéance de leur séparation approche. Sous la même étoile est un roman très touchant et je dois souligner que la fin m'a bouleversé, je ne m'y attendais vraiment pas et ce fut presque un choc. C'est un roman qui se doit d'être lu !

N'hésitez pas à découvrir Sous la même étoile de Dorit Rabinyan disponible aux Éditions Les Escales.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
rencontre
différences
religion
amour
secret.

mardi 18 avril 2017

Petite anthologie biographique de Sharko & Henebelle (Franck Thilliez)


Vous êtes fans de Franck Thilliez ? Alors vous avez dû voir l'info. Ça ne vous dit rien ? Ce n'est pas grave, c'est disponible et vous pouvez en profiter !

Avant son tout prochain roman Sharko qui sortira le 11 mai prochain, Franck Thilliez offre à ses fans un très beau cadeau : un e-book permettant de retrouver toute l'histoire de ces deux fameux personnages Lucie Henebelle et Franck Sharko .

Dans cette petite anthologie biographique, vous allez pouvoir tout redécouvrir sur ces deux héros ! Leurs histoires, leurs joies, leurs peines, leurs parcours, en bref tout ce qu'il ne fallait pas louper sur eux à travers les romans de Franck Thilliez. Mais vous saurez aussi dans combien de romans ils sont apparus ou encore comment l'auteur a-t-il choisi leurs noms. Plutôt alléchant tout ça non ?

Vous pouvez télécharger cet e-book sur toutes les plateformes habituelles, notamment par ici sur Amazon, c'est gratuit alors profitez-en !

Pour les plus fans d'entre vous, c'est l'occasion de patienter sagement jusqu'au 11 mai prochain et de se replonger aux débuts de Sharko et Henebelle !

Résumé de Sharko:

"Sharko comparait toujours les premiers jours d'une enquête à une partie de chasse.
Ils étaient la meute de chiens stimulés par les cors, qui s'élancent à la poursuite du gibier.
À la différence près que, cette fois, le gibier, c'était eux."

Eux, c'est Lucie Henebelle et Franck Sharko, flics aux 36 quai des Orfèvres, unis à la ville comme à la scène, parents de deux petits garçons.
Lucie n'a pas eu le choix : en dehors de toute procédure légale, dans une cave perdue en banlieue sud de Paris, elle a tué un homme. Que Franck ignore pourquoi elle se trouvait là à ce moment précis importe peu : pour protéger Lucie, il a maquillé la scène de crime. Une scène désormais digne d'être confiée au 36, car l'homme abattu n'avait semble-t-il rien d'un citoyen ordinaire et il a fallu lui inventer une mort à sa mesure.
Lucie, Franck et leur équipe vont donc récupérer l'enquête et s'enfoncer dans les brumes de plus en plus épaisses de la noirceur humaine. Cette enquête autour du meurtre qu'à deux ils ont commis pourrait bien sonner le glas de leur intégrité, de leur équilibre, et souffler comme un château de cartes le fragile édifice qu'ils s'étaient efforcés de bâtir.


La Box "Dans ma bulle" #4


Pour ceux et celles qui passent régulièrement par ici, je vous ai déjà parlé de la Box "Dans ma Bulle" que proposent les Éditions Harlequin depuis quelques mois. Abonnée depuis son lancement, j'ai eu donc le plaisir de recevoir la quatrième box il y a quelques jours et d'en découvrir son contenu !

Pour ce mois d'avril, le thème était cinéma ! Thème assez large et offrant de nombreuses possibilités. Harlequin avait dévoilé il y a quelques semaines que déjà, il y aurait un roman d'Emily Blaine dedans, mais pour le reste : surprise !

Contenu de la box d'avril :



La petite boite rose réservait donc cette fois-ci, trois romans et autant de goodies ! Pour les romans, il s'agit des titres suivants : Les filles bien ne tombent pas amoureuses des mauvais garçons d'Emily Blaine, Pas si simple de Lucie Castel et Audrey Hepburn, la vie et moi de Lucy Holliday. Au niveau des goodies, un marque-page en rapport avec le roman de Lucy Holliday, un poster à colorier et un paquet de pop-corn.

Je vous présente un peu plus les livres :

- Les filles bien ne tombent pas amoureuses des mauvais garçons d'Emily Blaine :
Je m'appelle Abby Harper et je suis celle qui sauvera votre carrière. Mon job ? Enjoliver, camoufler, désamorcer. En bref : effacer vos faux pas, gommer vos erreurs et vous coller une auréole sur la tête. Dans mon domaine, je suis assez douée. Enfin, c'est ce que je croyais jusqu'à ce qu'on me confie le cauchemar de tout attaché de presse : Garrett McIntyre. Une gueule d'ange à la réputation démoniaque : alors qu'il était sur le point de devenir l'enfant chéri d'Hollywood, il a insulté tout le gratin pendant la cérémonie des oscars et a taillé la route, abandonnant sa carrière prometteuse. Aujourd'hui, on me demande de le faire revenir. Et j'ai comme l'impression que convaincre monsieur « j'ai été élu deux fois homme le plus sexy de l'année » ne sera pas si simple...

- Pas si simple de Lucie Castel :
Parce que, dans la vie, rien n’est simple, Scarlett se retrouve coincée par la neige à l’aéroport d’Heathrow avec sa sœur Mélie l’avant-veille de Noël.
Parce que, dans sa vie, tout est compliqué, Scarlett entre par erreur dans les toilettes des hommes et tombe sur William, un Britannique cynique et provocateur dont le flegme et le charme distingué sont ce que la Grande-Bretagne promet de mieux. Les heures d’attente leur permettent de faire plus ample connaissance et William leur propose alors de passer le réveillon dans sa maison, près de Kensington Street, le temps que le trafic reprenne. Une invitation en apparence innocente, mais qui va conduire les deux jeunes femmes au cœur d’un réveillon riche en émotions et en surprises de taille…

Pas si simple aborde avec intelligence et délicatesse les thèmes de la famille, du deuil, de l’amour et de l’engagement. Une comédie romantique pleine d’humour et d’espoir dont les valeurs universelles parleront à chacun. 

- Audrey Hepburn, la vie et moi de Lucy Holliday :
Quand elle touche le fond, Libby Lomax connaît un remède imparable : se rouler en boule dans son canapé pour savourer un de ces films hollywoodiens dont elle est une fan inconditionnelle.
Son icône absolue ? L’exquise Audrey Hepburn. 
Son film préféré ? Diamants sur canapé…
De la pure magie…
C’est justement un de ses jours « sans » qu’une chose totalement folle se produit : Audrey Hepburn sort de l’écran ! Une Audrey Hepburn parée de sa petite robe noire, de ses perles et de son fume-cigarette. Venue aider Libby à relancer sa vie en lui prodiguant conseils d’élégance et d’art de vivre. Hallucination ? 
Bonne fée ?
… ou charmante calamité ?

Alors je dois avouer que cette fois-ci disons que c'est un résultat en demi-teinte.  Alors autant, je suis ravie d'avoir les romans de Lucie Castel (dont j'ai pas mal entendu parler) et d'Emily Blaine (que j'ai d'ailleurs déjà lu ce week-end), mais j'ai déjà le roman de Lucy Holliday que j'avais découvert à sa parution en broché, retrouvez d'ailleurs la chronique par ici, et en grande amatrice d'art thérapie, j'avais déjà eu l'occasion de griffonner le motif du poster joint. Ça n'enlève rien au plaisir de recevoir cette box et je dois dire qu'en plus, je suis totalement fan du superbe marque-page ! (Et je mangerais les pop-corn devant un film de super-héros !)




Pour rappel la Box "Dans ma Bulle" est au tarif de 29€90, c'est sans engagement de votre part et qu'elle est envoyée tous les deux mois ! Le prochain rendez-vous est donc fixé en juin et je dois avouer que je voudrais déjà en savoir le thème pour être déjà impatiente de la recevoir...

Pour en savoir plus sur la Box "Dans ma Bulle" et vous abonnez, il suffit de cliquer ici !

lundi 17 avril 2017

"Tu as promis que tu vivrais pour moi" de Carene Ponte


Molly affronte ce qu'elle n'avait jamais imaginé vivre à trente ans : perdre sa meilleure amie Marie emportée en seulement quelques mois par la maladie. Avant de mourir Marie demande à Molly de lui faire une promesse importante qui lui tient vraiment à cœur : vivre pleinement pour elles deux, vivre ce qu'elle ne pourra jamais vivre et Molly bien entendu accepte. Mais que cela signifie-t-il vraiment ? Lâcher son travail de serveuse ? Rompre avec Germain son gentil petit ami, mais quelque peu ennuyeux ? Molly se pose bon nombre de questions, mais quand quelques jours après l'enterrement, elle reçoit un paquet de douze lettres pour les douze mois à venir, elle comprend alors que Marie va l'entraîner plus loin que ce à quoi elle s'attendait.

Je ne connaissais Carène Ponte que de nom suite à son premier roman Un merci de trop, mais après avoir lu le résumé de Tu as promis que tu vivrais pour moi, il fallait à tout prix que je lise ce roman, il fallait que je découvre cette histoire qui en quelques mots me touchait déjà tellement.

"On est le 30 octobre. Aujourd'hui, je vais assister à l'enterrement de ma meilleure amie. Je ne sais même pas comment je vais survivre à cette journée. Alors vivre..."

Nous rencontrons Molly après ce terrible drame, après la perte de celle qui la connaissait le mieux sa meilleure amie. Alors forcément Molly nous bouleverse avec sa peine, cette tristesse qui la consume totalement et cette question de savoir comment continuer à vivre sans elle. Dès les premières pages, on lui tient la main à Molly et on l'accompagne dans son deuil. Ce deuil qui se prépare à être difficile, mais qui se voit bouleverser par l'arrivée de ces fameuses douze lettres qui vont finalement lui changer la vie à travers des souhaits, des rêves que Molly devra réaliser pour Marie.

"Je voudrais que tout ceci soit un cauchemar. Rien qu'un cauchemar qui me réveillerait en sursaut, et me permettrait de réaliser que rien n'est vrai. Je voudrais de nouveau avoir cinq ans et m'en remettre à l'attrape-rêves que ma mère avait fixé au-dessus de mon lit. A l'époque, il me protégeait des monstres à une jambe et des sorcières chauves. Peut-être qu'aujourd'hui il me défendrait aussi contre ça."

Autant l'avouer de suite, je crois que je n'ai jamais été autant touché par le début d'un roman. Carène Ponte de suite met le lecteur face au drame qui est au cœur de son histoire : la perte d'une meilleure amie. Chacun a certainement une relation particulière avec l'amitié, et ceux qui ont un(e) meilleur(e) ami(e) savent ce que cela représente. L'amitié est au cœur de cette histoire, l'importance que cela peut avoir dans une vie notamment. L'auteure met aussi bien l'accent sur le deuil de cela, mais aussi et surtout sur la force que cela donne pour réussir à avancer. Parce que grâce à sa meilleure amie, Molly va continuer à avancer pour elles deux, et va littéralement reprendre sa vie en main. 

Parce que oui Tu as promis que tu vivrais pour moi aborde des sujets sensibles et délicats comme la perte ou le deuil, mais aborde aussi l'avenir, la force d'aller de l'avant et d'oser réaliser ses rêves.

Carène Ponte avec son écriture juste, fluide, parfaitement maîtrisée et douce offre un roman empli d'humanité. L'auteure réussit aussi bien à toucher le lecteur et à le faire rire. On s'attache à chaque personnage, à Molly forcément, mais aussi à John, à Marie, à Germain, à tous ceux qui entourent notre douce héroïne. Les mésaventures de Molly et surtout certaines de ses réflexions amènent un vent de légèreté dans l'histoire, nous arrachant même parfois quelques éclats de rire (les notes du texte sont aussi des petits bijoux d'humour !) . Carène Ponte ne fait pas larmoyer le lecteur, n'offre pas de moments dignes d'un mélo-drame, c'est tout en douceur à travers ses mots qu'elle touche.

Tu as promis que tu vivrais pour moi est un livre qui fait du bien. Bizarre de dire ça tout de même d'une telle histoire non ? Ça fait du bien parce que ça nous touche, ça nous renvoie à certains moments de notre vie, ça nous fait prendre conscience qu'il ne faut pas laisser la peur gouverner notre vie, mais qu'au contraire, il ne faut pas laisser passer les chances qui se présentent à nous.

Tu as promis que tu vivrais pour moi est un magnifique coup de cœur ! C'est un livre qui m'a fait pleurer (beaucoup), m'a fait sourire (plus d'une fois) et m'a fait ressentir tellement d'émotions. Cette histoire d'amitié est triste oui, comment imaginer un seul instant réussir à se relever après la perte de sa meilleure amie ? Mais elle montre aussi que la force de l'amitié peut justement nous aider à remonter la pente. Amitié, amour, espoir, nouvelle vie, tout se mêle finalement dans une histoire qui touchera n'importe quel lecteur.

Merci Carène Ponte pour ce livre qui m'a vraiment profondément touché comme peut savent le faire. Pour ce livre qui m'a fait pleurer de tristesse, mais pleurer de joie aussi. Pour ce livre qui m'a donné envie de serrer ma meilleure amie dans mes bras, ce livre qui m'a fait sourire et qui offre une magnifique leçon de vie.

Notez la date ! Tu as promis que tu vivrais pour moi de Carène Ponte sera disponible le 1er juin prochain aux Éditions Michel Lafon !

5 mots en bref pour décrire ce livre :
amitié
deuil
se relever
lettres
foi.

C'est lundi ! Je lis ça, et vous ?


Pour bien débuter cette nouvelle semaine, le lundi est l'occasion de faire le point sur ses lectures ! Alors rien de bien compliqué, le principe est simple, on parle de sa lecture passée, de sa lecture en cours et de sa lecture à venir.

Je vous dis ce que je lis, et vous faites de même, ok ? :)

J'ai terminé
Les filles bien ne tombent pas amoureuses des mauvais garçons d'Emily Blaine

Je suis en train de lire
Mourir au printemps de Ralf Rothmann 

Je lirai ensuite
La cave de Natasha Preston.

jeudi 13 avril 2017

Opération spéciale "Fleur Sauvage"

Je vous ai parlé il y a quelques jours dans un article dédié, que vous retrouvez par ici, notamment des Éditions Fleur Sauvage. Dans l'article concerné, vous retrouverez toutes les informations de la triste affaire qui les concerne et de l'appel à l'aide pour sauver cette maison d'Édition.

Aujourd'hui, je vous parle d'une toute autre opération, 
une opération qui va vous permettre de les soutenir, mais aussi de vous faire plaisir !


Et oui, du 12 au 26 avril prochain tous les e-books des Éditions Fleur Sauvage sont à seulement 2 euros ! 2 euros le livre, je crois que ça vaut vraiment le coup non ? L'occasion d'en profiter pour se faire plaisir, augmenter sa PAL, faire de nouvelles découvertes et aussi les soutenir. Si on faisait exploser leurs ventes à cette occasion ?

Sur votre plateforme de téléchargement habituel (FNAC, Amazon ou autre) il vous suffit de taper le titre que vous recherchez et voilà tadaaam ! 

Un exemple des livres que vous pouvez retrouver :



Pour découvrir ou redécouvrir tous les titres que la maison d'édition propose, il suffit de se rendre sur leur site officiel par ici ! Faites, votre sélection et allez donc les télécharger, à ce prix-là, il serait dommage de s'en priver. Personnellement, en étant deux à acheter, on va finir par avoir tous les titres :)

Et n'oubliez pas que vous pouvez les aider en faisant un don par ici également.

"Une fleur sauvage pousse où elle veut.
Très souvent, elle charme les passants, les invite à la prendre avant de leur piquer les doigts.

Ainsi se veut la ligne éditoriale des éditions Fleur Sauvage.
Des récits attirants, séducteurs, mais dont la nature rebelle est prompte à vous griffer."


mercredi 12 avril 2017

- Estelle Tharreau -

Pour cette nouvelle interview, je dois vous avouer que je trépignais un peu de vous la faire lire ! C'est une auteure qui a publié il y a quelque temps son deuxième roman, deuxième roman que je vous avais annoncé sur le blog et dont je vous ai naturellement parlé. Une auteure qui sait maîtriser le suspens et emmener le lecteur au plus profonde de son histoire. Vous voyez de qui je veux parler ? Allez dernier indice, elle est publiée aux Éditions Taurnada... (faites comme si vous n'aviez pas vu son nom en haut de l'article)


Et oui, il s'agit d'Estelle Tharreau ! J'ai l'immense plaisir d'accueillir Estelle sur mon petit blog !

Alors Estelle Tharreau, je l'ai découvert avec son premier roman Orages, que vous pouvez retrouver ici, elle avait su me surprendre et m'emmener là où je n'aurais jamais imaginé. Son deuxième roman L'Impasse, la chronique est par là, confirme le talent de l'auteure pour offrir un récit intense, une histoire qui ne laisse aucun répit au lecteur et qui offre son lot de rebondissement pour un dénouement inattendu. Oui clairement, Estelle Tharreau a une plume que j'apprécie beaucoup et que j'ai (déjà) hâte de retrouver.

L'occasion nous est donc donnée d'en savoir plus sur ses romans, son univers, mais aussi sur l'auteure qu'elle est ! Je vous laisse découvrir les réponses d'Estelle Tharreau...

Bonjour et bienvenue sur LaDoryquilit Estelle Tharreau, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? 

Bonjour, Miss LaDoryquilit ! Je suis une quarantenaire et une maman comblée vivant en Franche-Comté. Je souffre également d’une forte et ancienne addiction à la littérature. Je dévore tous les genres, tous les pays, toutes époques. Enfin… Je dévorais, car une addiction en a détrôné une autre. L’écriture occupe aujourd’hui presque tout mon temps libre.

Parlez-nous de votre dernier roman "L'Impasse" qui est paru il y a quelques semaines aux Éditions Taurnada.

L’Impasse est un récit sombre qui prend racine dans une ancienne ville minière en crise. Plusieurs personnes se partagent une petite cour baptisée l’Impasse : un enfant, une femme âgée, mais aussi deux couples vivant chacun leur enfer. Dans cet espace confiné, ils cohabitent sans se voir, ils taisent leurs secrets et leurs douleurs, ils nourrissent leur haine et leur rancoeur. L’un d’eux va être assassiné. David Bertal, un policier, mais aussi un enfant du pays va être chargé de cette enquête qui le confrontera à ses anciennes connaissances, mais aussi au lent déclin de sa ville et de la vie de ceux avec lesquels il a grandi.

Comment vous est d'ailleurs venue l'idée d'écrire ce roman ?

Cette ville s’inspire de la ville natale de ma mère. Au fil des années et des vacances, j’ai assisté au déclin de cette région qui m’est très chère. Une ville dans laquelle mon grand-père, mon arrière-grand-père et mes oncles sont descendus dans les mines avant qu’elles ne ferment définitivement. J’ai voulu qu’un roman leur rende hommage.

Dans "L'Impasse" vous réussissez à faire en sorte que le lecteur soit totalement plongé et presque immergé même dans cette ville de Chanzy grâce aux descriptions que vous en faites, mais aussi grâce à cette atmosphère pesante qui s'insinue au fil des pages. Quelles sont les étapes un peu nécessaires pour réussir à créer toute cette atmosphère particulière qui entoure votre histoire ?

J’ai besoin d’un lieu qui provoque un déclic. Que ce lieu soit familier ou pas. Dans mon roman précédent, j’ai eu ce déclic en visitant le Musée des maisons comtoises à Nancray, pour L’Impasse, c’est moins la ville que le chevalement du Musée de la mine de Blanzy et le Lavoir des Chavannes de Montceau-les-Mines qui m’ont inspirée. En fait, un lieu, un déclic puis beaucoup, beaucoup de « fantasmes ».

Musée de la mine de Blanzy et son chevalement

Nous avons l'impression en lisant votre roman que vous tissez une véritable toile avec de multiples éléments, rebondissements qui finissent tous par être liés. Comment procédez-vous pour "tisser" tout cela ?

Je pars d’un lieu et d’une idée maîtresse : pour Orages, il s’agissait de la vie de femmes seules, pour L’Impasse, de la violence psychologique au sein des familles. Puis je choisis ma victime, mon coupable, leur histoire. Enfin, j’étouffe le squelette de mon histoire avec des personnages secondaires, des étapes, des lieux. Lorsque le puzzle est achevé, je mélange les pièces !

Vos deux romans, "L'Impasse" et "Orages", sont deux thrillers qui tiennent véritablement le lecteur en haleine jusqu'aux dernières pages et notamment grâce à des personnages particulièrement bien aboutis. Vous sont-ils inspirés de faits divers ? Votre entourage ? Des personnes croisées ? Ou sont-ils vraiment créés de toute pièce ?

Je ne m’inspire jamais de faits divers ou de personnages réels même les lieux ne sont jamais totalement réels. Mes personnages sont créés de toute pièce. En revanche, le physique d’une personne, l’expression de son visage, une phrase, une intonation, vont m’inspirer une partie d’un personnage, mais seulement un détail !

Vos deux livres ont été édités chez Taurnada. Pouvez-vous nous parler de toutes les étapes par lesquelles vous êtes passées jusqu'à être éditée ? Combien de temps cela vous a-t-il pris ?

En fait, j’ai toujours voulu écrire, mais je n’ai jamais pensé tenter l’édition. Mes amis et mon mari m’ont convaincu de sauter le pas. J’ai envoyé mon manuscrit par la poste et par mail. Cinq mois plus tard, Taurnada me contactait.

Parlons un peu plus de vous Estelle, avez-vous toujours voulu être écrivaine ? Quand et comment avez-vous eu ce déclic de vraiment vous lancer ?

J’ai voulu écrire lorsque j’ai découvert la littérature, à l’adolescence. Je me suis lancée à quarante ans au moment où je pense, m’être vraiment trouvée.

Avez-vous prit des habitudes pour écrire ? Comme écrire dans un lieu particulier, à un moment précis de la journée, avec de la musique ou dans un silence complet par exemple ?

J’écris dès que je suis seule, toujours sur mon bureau, toujours dans le silence, toujours en buvant un café et en vapotant.

Etes-vous vous-même lectrice ? Si oui une grosse lectrice ou plutôt occasionnelle ? Quel est l'un des derniers livres lus que vous nous recommandez de découvrir ?

J’étais une grosse lectrice, car depuis que j’écris, j’avoue avoir beaucoup moins de temps surtout au moment de la rédaction « pure » du roman. Je me permettrais de recommander trois livres que je n’ai pas forcement lus dernièrement, mais qui restent pour moi des piliers : Le Parfum de Suskind, Le nom de la Rose d’Eco et En attendant le vote des bêtes sauvages de Kourouma.


Avez-vous d'autres projets en cours ? Peut-on espérer avoir une petite indiscrétion sur le prochain roman si celui-ci est en cours ? :)

Un projet oui, même plusieurs ! Tous très différents, mais mon projet en cours est une belle toile d’araignée en pleine forêt !

Pour finir, avez-vous un dernier mot pour vos lecteurs Estelle ?

Merci à tous lecteurs et blogueurs qui osez lire les auteurs inconnus, les livres édités par les petites maisons d’édition. Merci de faire vivre nos romans !

Un très très grand merci Estelle d'avoir pris le temps de répondre à mes quelques questions alors que vous êtes en pleine écriture ! J'espère que vos lecteurs prendront autant de plaisir que moi à lire vos réponses et à en savoir un peu plus sur vous. Je peux dire que j'ai hâte d'aller faire un tour en forêt avec vous d'ici quelques mois... ;)

Vous n'avez pas encore découvert l'écriture d'Estelle Tharreau ? Alors vous savez ce qu'il vous reste à faire ! Orages et L'Impasse sont disponible aux Éditions Taurnada !

mardi 11 avril 2017

"Emprise" de Valérie Gans


À 29 ans, Claire jeune styliste free-lance rencontre Mark par le biais d'une application de rencontre. Elle qui était une célibataire heureuse et qui était opposée au mariage, voit ses convictions volées en éclats après cette rencontre. Mark a tout du charmeur, du beau parleur et Claire succombe à son charme. Quelques semaines seulement après Mark s'installe chez elle, et quelques mois après les voilà mariés. Lorsque son mari est missionné pour ouvrir un laboratoire en Arabie Saoudite, elle quitte tout, ses amis, sa famille, son fidèle chat même afin de le suivre. À Riyad, une nouvelle vie commence pour la jeune femme, une nouvelle vie pleine de contraintes, de nouvelles règles auxquelles elle doit se soumettre et avec ça une nouvelle facette de Mark se révèle. Peu à peu, Claire sombre dans une longue descente aux enfers... 

Que pouvait-il donc ce cacher derrière cette couverture rouge ? Si je m'attendais à avoir un tel coup de cœur en lisant Emprise de Valérie Gans, je me serais jetée sur ce livre encore plus rapidement. Cette lecture fut une véritable claque, un coup de cœur incroyable pour une histoire comme on en lit rarement.

On rencontre donc Claire, une jeune femme qui s'épanouit dans son travail et dans son quotidien avec ses meilleures amies. Lorsqu'elle rencontre Mark, c'est quasi le coup de foudre, il faut dire qu'il a tout pour plaire aussi bien physiquement que dans ses bonnes manières. Emménagement à deux, mariage, tout s'enchaîne donc rapidement. Mais, mais le lecteur doute, on sent que quelque chose n'est pas vraiment clair dans l'attitude de ce si charmant Mark, on en prend même conscience bien avant Claire elle-même et lorsque tout change avec leur installation à Riyad, on se dit qu'on avait bien raison de se méfier.

Emprise est une histoire d'amour, d'amitié, mais aussi de soumission et de résilience. À travers l'histoire de Claire, nous passons par plusieurs étapes, par plusieurs émotions et sentiments. Sa rencontre avec Mark nous fait sourire, nous met presque des papillons au creux de l'estomac, le soutien de ses amies nous touche (amies françaises comme celles qu'elle se fera en Arabie Saoudite), le changement d'attitude de Mark nous fait froid dans le dos et toutes ces contraintes soumises aux femmes en Arabie Saoudite nous révulsent. 

Comment imaginer que Claire va subir tout cela ? Je n'imaginais pas un seul instant jusqu'à quel point cette histoire pouvait aller. Elle si forte, si vive et joyeuse. Alors oui l'amour, le beau, le vrai semble donc frapper à sa porte, mais pourquoi se laisser ensuite entraîner ainsi par lui ? Plus d'une fois, j'avais envie de la secouer et de lui dire "mais fuis donc cet homme qui te manipule, se sert de toi, et fuit donc ce pays qui te prive de toutes tes libertés", et plus d'une fois, j'avais envie de la protéger, de l'enfermer dans un véritable cocon pour lui épargner tout cela.

Avec Emprise, on se retrouve face à une totale soumission. Soumission à un pays, à des règles qui privent les femmes de leurs libertés fondamentales, et soumission à un mari qui manipule. On découvre à quel point l'amour peut amener à se résilier, à se perdre soi-même afin de garder l'autre. Mais à côté de ça, c'est aussi la force de l'amitié, celle qui nous fait prendre des risques et nous rend capables de tout pour sauver une amie.

J'ai découvert Valérie Gans avec ce titre et je dois dire que son écriture m'a transporté, m'a marqué, m'a emballé dès les premières pages ! Je n'ai pas pu lâcher ce livre, son écriture est addictive et tellement maîtrisée. J'ai tremblé plus d'une fois avec Claire, tremblé d'émotion, mais aussi tremblé d'effroi. Valérie Gans réussit à retranscrire parfaitement chaque événement, à faire que le lecteur perçoit aussi bien les événements qui se déroulent que ce que ressent Claire. C'est vraiment un énorme coup de coeur !

Emprise est un livre qui ne nous laisse pas de marbre, bien au contraire. Je me suis sentie révoltée plus d'une fois, révoltée par ce que met en avant Valérie Gans à travers l'histoire de Claire : les libertés des femmes qui ne sont pas respectées en Arabie Saoudite. J'ai été plus d'une fois en colère, révulsée même, comment peut-on encore en être là de nos jours ? Je me suis posée bon nombre de questions, et à chaque fois la vérité m'explosait presque au visage.

Je vous conseille vraiment vivement de découvrir Emprise de Valérie Gans ! Ce livre vous chamboulera jusqu'à la fin. J'ai un autre de ses romans dans ma PAL, Le bruit des silences, et après voir tellement aimé celui-ci, j'ai hâte de pouvoir me plonger dedans également.

Emprise de Valérie Gans est disponible aux Éditions JC Lattès !

5 mots en bref pour décrire ce livre :
rencontre
amour
départ
soumission
femmes.

Aidons les !

Chers Lecteurs et lectrices, c'est un article un peu particulier que je vous écris aujourd'hui. Vous avez malheureusement surement du voir passer ces tristes nouvelles sur les différents réseaux sociaux d'ailleurs, alors la mobilisation doit rester intacte.

Aujourd'hui, la littérature ne se porte pas très bien. Que ce soit les ventes de livres dans les petites librairies, nous voyons de plus en plus de librairies fermées, ou bien les petites maisons d'édition qui se battent pour tenir et survivre. À ce jour, trois tristes "affaires" essaient de sortir la tête de l'eau : la librairie de Cogolin, Les Éditions Fleur Sauvage et les Éditions du Caïman. Zoom sur eux !

La librairie de Cogolin.



Créée en 2000 et reprise en 2011 par Nathalie et Blaise, trentenaires passionnés de littérature, la librairie a connu jusqu’ici un développement encourageant. Chiffre d’affaires en croissance constante et bilans bénéficiaires nous ont permis de construire un endroit ouvert et accueillant.
Acteur engagé dans la vie culturelle du Golfe de Saint-Tropez, nous nous efforçons d’offrir à nos clients le fonds le plus vaste possible, ainsi que la possibilité de participer régulièrement à des rencontres et à des signatures.

Mais voilà aujourd'hui la librairie est en difficulté et en danger. Je n'ai pas besoin de vous expliquer qu'une librairie est un endroit cher pour tous les lecteurs et amoureux des livres. Celle-ci a besoin d'aide, besoin d'argent pour remonter la pente et pérenniser un emploi. Une forte mobilisation s'est créée autour d'elle, de multiples auteurs ont répondu présents à l'appel à l'aide et se mobilisent quotidiennement pour atteindre l'objectif fixé. Quelques noms : Fabio M Mitchelli, René Manzor, Jacques Saussey, Sonja Delzongle ou encore Olivier Norek pour ne pas tous les citer. Grâce à eux et pour "motiver" un peu plus les dons, à la fin de la cagnotte organisée, des centaines de livres offerts par les auteurs et maisons d'éditions seront tirés au sort et offerts aux généreux donateurs. Qu'attendez-vous donc ? Le moindre petit don pour atteindre les 35 000€ est utile !

Pour participer à la cagnotte Leetchi et en savoir plus, rendez-vous par ici !
Pour en savoir plus sur la librairie de Cogolin, rendez-vous sur la page Facebook ! 
N'hésitez pas également à suivre Fabio M Mitchelli et René Manzor sur Facebook pour suivre leur mobilisation !


Les Editions Fleur Sauvage.


Nous avons le regret de vous informer que, malgré une qualité éditoriale reconnue, les éditions Fleur Sauvage (et son label Aconitum) sont en danger.
2017 avait pourtant fort bien commencé : « Majestic Murder » d'Armelle Carbonel est encensé dans la blogosphère (avec Gérard Collard en tête de file), les autres titres ont également très bonne presse et les demandes libraire sont encourageantes.
Nous nous sommes même fait approcher par d'éminents producteurs. Plusieurs titres sont à l'étude pour une éventuelle adaptation ciné ou télé.
Mais hélas...
L'année 2016 n'a pas été bénéficiaire, ceci dû à de gros problèmes de diffusion : liquidation du précédent diffuseur fin 2015, entraînant des pertes financières de l'ordre de 52691,35 euros et reprise de la diffusion et de la distribution par deux gros groupes, pénalisées cette fois par un flot important de retours et des exigences contractuelles si peu avantageuses pour les maisons d'éditions qu'elles ont mené à un fort endettement.
Nous avons vite pris conscience du mur vers lequel nous allions et avons rapidement exploré diverses pistes de partenariats.

Quelle raison vous faut-il en plus pour sauver une maison d'édition et tous les ouvrages qu'elle peut nous proposer ? Fleur Sauvage, ce sont ces auteurs : Fabio M Mitchelli, Armelle Carbonel, Gaëlle Perrin-Guillet ou Cédric Cham, pour ne citer qu'eux. Des auteurs qui ont du talent, qui ont des lecteurs et qui ont encore la possibilité de nous offrir encore de belles histoires dans l'avenir en compagnie de Fleur Sauvage.

Différents paliers ont été mis en place pour le projet de sauvetage, le premier à atteindre est de 16 000€ ! Chaque participation compte, chaque petit don apporte une pierre à l'édifice et en plus, Fleur Sauvage vous permet d'avoir des contreparties si vous le souhaitez.

Pour participer à la cagnotte Ulule et en savoir plus, rendez-vous sur cette page !
Pour en savoir plus sur les Éditions Fleur Sauvage, visitez leur page Facebook !

Les Editions du Caïman.


Créées en 2010, les Editions du Caïman publient du "polar" et de la littérature jeunesse. Après un départ plus que prometteur, un catalogue s'étoffant, une reconnaissance du public et de la chaîne du livre, plusieurs prix littéraires, nous pensions surfer sur la bonne vague, réfléchissions à une création d'emploi... Bref, nous rêvions un peu !
Normal, me direz-vous, pour un éditeur de polar. Oui, mais bon, quand même...
En pleine rentrée littéraire 2015, notre principal partenaire, notre distributeur (la société qui place les livres en librairie et gère les ventes) a été placé en redressement judiciaire. De ce fait, nous n'avons pu toucher les résultats des ventes d'une bonne partie de l'année (Certificat d'irrecouvrabilité de 5 277 euros) et nous avons dû repartir de zéro, avec une nouvelle société de distribution qui a mis plusieurs mois à maîtriser notre catalogue et à retisser les liens avec des libraires. Nous estimons le manque à gagner durant cette période à 4 500 euros.

Aujourd'hui malheureusement leur trésorerie reste au plus bas et chaque fin de mois est un défi. Les Éditions du Caïman du coup ne peuvent se permettre d'avoir un budget communication, ont réduit les tirages de leurs livres sans pour autant augmenter leur prix, bref, ils naviguent toujours à vu d'œil, mais sans perspective de croissance. Mais passionnés, les Éditions du Caïman veulent continuer l'aventure et surtout réussir à prospérer un peu également, ils sont portés par de nombreux lecteurs et n'ont aujourd'hui besoin "que" de 4 000€ pour avoir le petit coup de pouce nécessaire. Ici aussi, tout petit don est le bienvenu.

Pour en savoir plus et participer à la cagnotte Ulule, rendez-vous par ici !
Et pour en savoir plus sur les Éditions du Caïman, visitez leur page Facebook !

En bref, aujourd'hui, on peut leur donner à tous un coup de pouce ! Nous sommes lecteurs, transportés par les livres et nous voulons que l'aventure continue pour chacun d'eux ! Il suffit simplement d'acheter ses livres ou de les commander dans une librairie, de parler autour de soi de ces projets qui attendent du soutien, de continuer à mettre en avant les auteurs, maisons d'édition et tout autre acteur du monde littéraire. La lecture, c'est aussi du partage, ne l'oublions pas !

lundi 10 avril 2017

C'est lundi ! Je lis ça, et vous ?


Pour bien débuter cette nouvelle semaine, le lundi est l'occasion de faire le point sur ses lectures ! Alors rien de bien compliqué, le principe est simple, on parle de sa lecture passée, de sa lecture en cours et de sa lecture à venir.

Je vous dis ce que je lis, et vous faites de même, ok ? :)

J'ai terminé
Le vertige des falaises de Gilles Paris 

Je suis en train de lire
Qui veut la peau d'Anna C. de Sophie Henrionnet

Je lirai ensuite
Tu as promis que tu vivrais pour moi de Carène Ponte.

samedi 8 avril 2017

"Journal d'un ravisseur" de Marc Aurielis


Victor vit seul, presque reclus chez lui. Rejeté par la société et surtout par les femmes depuis un accident qui a marqué son visage, cette solitude lui pèse pourtant. Il ne désire qu'une seule chose, discuter avec les autres, faire des rencontres, et même LA rencontre. Il imagine alors un plan, un plan machiavélique. Sa route croise un jour celle de Capucine, une jeune femme active. Capucine voit son destin basculer quand elle se retrouve dans la cave de Victor, mais comment lui échapper ? Et pourquoi faire ce qu'il lui demande ?

J'ai retrouvé ce livre dans ma liseuse, sans me souvenir depuis quand je l'avais, ni pourquoi je l'avais. Après avoir lu Journal d'un ravisseur, je dois avouer que je me pose encore plus la question...

En rencontrant Victor, on plonge également dans la part d'ombre de celui-ci. On le sent torturé, bouffé presque par cette solitude qui le pèse. On comprend, quand les rouages de son esprit se mettent en marche, qu'un rapt se prépare, on trépignerait presque même. Une fois que ce fameux rapt a lieu, c'est là où l'histoire prend une tournure tout a fait inattendu. Capucine, bizarrement, ne craint rien, Victor lui demande en effet d'accomplir quelque chose pendant 7 jours...

L'histoire partait bien, elle pouvait même devenir rapidement très intéressante, mais pourquoi a-t-elle pris ce chemin ? Bonne question. Je ne comprends pas tout simplement pourquoi cela a pris cette tournure que je trouve un peu incongrue. Peut-être aurait-il fallu partir un peu plus sur l'idée du syndrome de Stockholm, là à la rigueur cela m'aurait paru plus convaincant.

Victor est un personnage en plus très torturé, tellement torturé même. On imaginait tout autre chose, j'ai envie de dire quelque chose à la hauteur de la personne qu'il semble être. Il est intelligent, très intelligent même, alors oui ce qu'il a imaginé est maîtrisé de A à Z, mais son plan ne tient plus tellement la route je trouve. Du coup, même le côté psychologique de ce thriller ne m'a guère convaincu. Vous l'avez bien compris, c'est un titre que je ne retiendrais pas et que je vais certainement oublier très vite.

Marc Aurielis a néanmoins une écriture avec du potentiel. Je pense que c'est un auteur qui peut réellement offrir de bons thrillers psychologiques, peut-être suis-je passé à côté de son histoire, c'est sur, mais je n'ai vraiment pas adhéré à Journal d'un ravisseur. Le roman ne fait que 105 pages et se lit aussi très rapidement.

Mais vous savez que pour vous faire une vraie idée, il n'y a qu'une possibilité : le lire ! Alors si vous avez l'occasion, lisez Journal d'un ravisseur de Marc Aurielis.

vendredi 7 avril 2017

"Comment papa est devenu danseuse étoile" de Gavin's Clemente-Ruiz


À 47 ans, Lucien Minchielli est au chômage et passe ses journées vautré dans le canapé. Il ne fait plus rien, n'aide pas sa femme dans les tâches quotidiennes et rechigne à sortir. Un jour, subitement, il reprend le sport et le comble s'inscrit à un cours de danse dans l'école de danse de sa fille Sarah. Cette envie subite de Lucien divise sa famille, sa femme et sa fille courent se réfugier chez la mère de celui-ci, ancienne danseuse du Bolchoï, seul Paul, son fils, semble prêter un intérêt à cette lubie soudaine. Mais que cache ce désir de Lucien de se mettre à la danse ? Pourquoi semble-t-il soudain tellement investit dans ce projet ? Sa famille n'est pas au bout de ses surprises...

Vous l'avez sans doute remarqué, les Éditions Mazarine trouvent souvent leur place par ici. C'est une maison d'Édition que je suis depuis son lancement et que j'apprécie beaucoup, alors je dois avouer que j'ai pour objectif de réussir à lire tous les romans qu'ils proposent ! Projet ambitieux, je l'avoue, mais je vais y arriver, j'y crois. Alors quand je suis tombée par hasard à ma médiathèque sur Comment papa est devenu danseuse étoile de Gavin's Clemente-Ruiz, je n'ai pas hésité une seule seconde à le glisser dans mon sac...

Lucien Minchielli avec ses journées interminables à traîner en jogging et à ne rien faire, vit plutôt mal son chômage et sa famille commence à avoir du mal à le supporter, mais lorsque ce désir de se mettre à la danse apparaît soudainement personne ne comprend. La famille se divise, tandis que Paul semble spectateur de tous les événements qui s'enchaînent, pour la mère et la fille, c'est vraiment une toute autre histoire et la famille semble voler en éclats.

"Aujourd’hui, ça fait 1 an 4 mois et 13 jours que papa a été viré de son entreprise de photocopieurs. Plus d’un mois qu’il court, matin et soir. Et, désormais, il danse. En plus d’Usain Bolt, on a maintenant Benjamin Millepied à la maison. Il part tôt, rentre tard, haletant et rougeaud, tout transpirant. Maman, elle, se prend pour une mère célibataire. Elle s’est fait une raison."

Je ne m'attendais pas à cette histoire, je dois avouer, à tout ce que cache ce fameux espoir de devenir danseuse étoile. Comment papa est devenu danseuse étoile cache en fait une lourde histoire de famille, une histoire qui nous en plus de nous faire sourire et rire réussira aussi à nous toucher. Derrière l'humour du texte, et même de la couverture, il y a une véritable profondeur et une véritable quête (presque une quête d'identité même).

Comment papa est devenu danseuse étoile est un livre qui offre sa dose d'humour, mais aussi sa dose de tendresse. Cette histoire de famille est touchante, Lucien est attachant et nous comprenons son désir de réussir quand on connaît ce qui se trame derrière tout cela. On découvre aussi une relation père/fils qui s'avère plus profonde qu'il n'y parait, on y croise aussi cette possibilité d'offrir à tout le monde, peu importe leur physique, de devenir des étoiles montantes de la danse.

Gavin's Clemente-Ruiz a une écriture fluide et plaisante à lire. Même si je m'attendais à une histoire presque totalement loufoque au vu de la couverture et du titre, ce n'est pas l'histoire aussi drôle que j'espérais, mais ce n'en est pas une déception pour autant. J'ai aimé découvrir cette histoire dont je ne me doutais pas, et la lire du point de vue de Paul n'en est que plus plaisant, car il offre une jeunesse et un dynamisme à celle-ci.

Avec une histoire originale, ce roman aborde bon nombre de thèmes moins légers qu'ils n'y paraissent. C'est frais, tendre, dynamique, ça nous fait rire et sourire et ça se lit facilement et rapidement le rendant accessible à tous alors laissez-vous tenter ! On s'étonnerait presque à faire quelques entrechats durant notre lecture...

Comment papa est devenu danseuse étoile de Gavin's Clemente-Ruiz est disponible aux Éditions Mazarine et depuis peu également au Livre de Poche.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
humour
famille
projet
danse
tendresse.