mercredi 22 février 2017

- Sophie Aubard -

Je suis ravie de pouvoir lancer une nouvelle catégorie du blog qui me tient déjà beaucoup à cœur : les interviews ! Pour cette occasion, j'ai longuement réfléchi et j'ai choisi de mettre en avant une auteure dont le premier roman vient de sortir : Sophie Aubard.




Souvenez-vous, il y a quelque temps, je vous parlais de son premier roman Pas de deux, dont vous pouvez retrouver la chronique par ici. Un livre court, mais avec une histoire bien ficelée du début à la fin. L'écriture de Sophie Aubard, sensible et efficace permet de faire de Pas de deux un roman teinté d'une douce tristesse, de sentiments, et qui nous entraîne dans un final plutôt surprenant et bien amené.

Sophie Aubard a bien gentiment voulu se prêter au jeu de mes quelques questions et je vous laisse découvrir cela sans plus tarder !


LDQL : Bonjour et bienvenue sur LaDoryquilit Sophie Aubard, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

S. A. : Bonjour, tout d’abord merci de l’interview ! J’ai grandi à la campagne, construit des cabanes dans les bois et fabriqué des lance-pierres. À 49 ans, je ne le fais malheureusement plus, je passerais pour une folle. Quand je n’écris pas, ne lis pas, ne fais pas le ménage ou les courses, j’exerce le métier de DRH. J’ai le goût des autres, l’envie de rendre la vie meilleure. C’est d’ailleurs au travail que j’ai rencontré mon mari, et il se porte comme un charme depuis ! Je cultive mon sens de l’humour, quel que soit le terrain, l’ironie ou l’auto dérision. Enfin, j’ai souvent la tête ailleurs qu’à sa place.

Votre premier roman "Pas de deux" est sorti il y a quelques semaines, comment le définiriez-vous ?

Il m’est difficile d’en donner une définition exacte, mais je pense qu’hymne à l’amour est le qualificatif que je lui attribuerais. Beaucoup de sentiments sont exprimés, et selon la sensibilité des lecteurs, il change de catégorie ; un thriller, roman sur l’amour fou, sur le deuil… Mais toujours un roman qui apaise. Sans doute parce qu’il y a plusieurs vies dans ce roman, celles de belles personnes que j’ai eu la chance de connaître, qui m’ont émue et dont je me suis inspirée.  

Votre roman débute avec un accident tragique mais aussi plutôt original, d'où vous est venue cette idée ?

À 25 ans, j’ai travaillé aux Antilles chez Air Caraïbes, une petite compagnie aérienne, qui à l’époque transportait des denrées alimentaires dans l’archipel, parfois des passagers. J’ai eu la chance d’effectuer de très nombreux vols dans de petits avions, et d’atterrir à Saint-Barthélemy souvent. Le début du roman a pour origine un fou rire inoubliable. Nous étions à l’approche de la piste de St Barth, l’avion était bringuebalé par les rafales, et mon ami pilote me racontait en riant l’histoire de toutes les carcasses d’avions qui balisaient la piste (il n’y en a plus maintenant). Alors, qu’il guidait l’avion en rase-motte au-dessus des voitures, je lui ai demandé : « Tu imagines le constat à l’assurance : j’ai pris un train d’atterrissage dans le pare-brise ? ». Et on est parti dans un délire, de ces fous rires qui vous laissent des crampes aux abdominaux pendant deux jours.  

 Pourquoi avoir choisi de débuter chaque chapitre par un fait divers se rapportant à des catastrophes aériennes ?

Je souhaitais relater l’histoire tragique de l’aviation, même s’il demeure le moyen de transport le plus sûr. Pour ne pas oublier, un hommage aux victimes.

Mais j’adore prendre l’avion !

"Pas de deux" met l'accent sur la gémellité et ce lien si particulier qui unit les jumeaux, pourquoi avoir fait ce choix ?

J’aurais aimé avoir une jumelle, les blagues que nous aurions pu faire, tous les secrets que nous n’aurions pas eus l’une pour l’autre, une complicité quasi-fusionnelle. 
J’ai retrouvé avec André Comte Sponville dans son livre audio « L’amour », une explication de ce manque qui m’a beaucoup touchée. Il évoque la complétude originelle, le fait qu’il y a fort longtemps, nous aurions « peut-être » été coupés en deux verticalement, et passons ainsi notre vie à chercher notre moitié qui nous manque. L’expression « Âme sœur » n’a d’ailleurs pas d’équivalent.

J’ai quatre belles-filles, dont des jumelles, et je reste fascinée par leur ressemblance physique bien sûr, mais également par cette façon bien à elles de s’exprimer, de se tenir, de se regarder. Elles se ressemblent en tout ce qui pourrait les distinguer. J’ai donc un peu braconné pour décrire Solyne et Manon, mais uniquement leur beauté et leur bonté ! 

Votre roman met aussi beaucoup en avant le deuil, la phase de deuil, mais aussi son après que chacun vit et affronte à sa façon. N'est ce pas trop difficile d'aborder ce sujet si délicat ?

Il n’y a rien de plus terrible que de perdre un enfant. Ce doit être comme une amputation, ce membre disparu que l’on ressent pourtant. Surtout, je pense qu’il ne faut juger personne, chacun vit sa douleur comme il le peut. La perte d’un être cher peut mener à la folie tant la souffrance est intenable. Un amour exacerbé, présent qui se nourrit du passé et s’auto alimente dans la douleur. Terrible non ? 

Le thème vient lui aussi d’une rencontre avec un homme qui avait perdu son fils dix ans plus tôt. La douleur ne s’était pas atténuée. Il m’en a parlé avec beaucoup de pudeur, en quelques mots simples, une souffrance contenue.

Parlons un peu plus de vous Sophie. Comment vous est venue l'idée d'écrire ? Est-ce quelque chose que vous vouliez faire depuis toujours ?

Si je n’aime pas les mathématiques, qui d’ailleurs me le rendent bien, j’ai toujours aimé écrire. Je m’y suis adonnée pour des raisons professionnelles, la communication d’entreprise, écrire des discours, des présentations. Quand j’ai lancé mon activité, un journaliste m’a dit « Écrivez un bouquin si vous voulez qu’on parle de votre entreprise ». Je me suis attelée à « La stratégie de négociation pour quitter son entreprise. » Le sujet n’était pas sexy, plus j’avançais, plus je déprimais. Alors, j’ai laissé tomber le sujet, et ai écrit un premier manuscrit « Divorçailles », l’histoire d’une femme qui rencontre au travail l’homme de sa vie à l’occasion d’un plan social qu’elle doit mener et vit très mal. Ce premier manuscrit « à peine autobiographique » a été une thérapie, et s’est rapidement transformé en addiction. Dans la foulée est né « Pas de deux », j’avais des idées, la gémellité, les gens de tous les jours, Dieu, le deuil, la beauté de la vie. Comme toujours la nuit m’a réveillée, les idées s’étaient ordonnées.

Avez-vous prit certaines habitudes lors de l'écriture de "Pas de deux" ? Écrire à un moment précis de la journée, écrire dans un environnement particulier ou suivre un schéma d'écriture bien déterminé par exemple.

Rien de tout cela. Je hais les « to do list », je ne range pas pour ne pas déranger. J’avais le début, la fin, les ingrédients. J’ai écrit sans m’arrêter, totalement plongée dans l’histoire. Je commençais très tôt le matin, et finissais très tard. J’ai été totalement absente, à tout et à tous. Mon mari et mes enfants ont accepté d’avoir une mère et une femme « ailleurs ». Quand je lis ou écris, je deviens sourde, je n’ai donc pas d’exigences, les discussions, les rires, la musique, rien ne me dérange. Je travaille sur un bureau minuscule dans le salon, sans horaire ni rituel. Ma seule préoccupation est le lecteur, j’écris comme je travaille avec respect pour ceux et celles à qui je m’adresse. 

Pensez-vous déjà à un prochain livre ?

Oui, même plusieurs. La trame de fond demeure l’amour et la folie, ce sont des jumelles elles aussi !

Etes-vous, vous-même une lectrice ? Si oui quel type de lectrice ? Plutôt assidue, occasionnelle ? Y a-t-il d'ailleurs un livre qui vous a marqué en particulier ?

Depuis que je sais lire, je ne fais que ça. Je ne suis jamais sans un livre, un journal. 
On m’a offert un diabolique cadeau, une liseuse. Je parviens à me contenir parfois en quittant une librairie les mains vides, ou alors je passe devant et me félicite de ne pas m’y être arrêtée. Mais quand j’arrive à la maison, je succombe au clic fatal. Finalement, la liseuse est un bon moyen de simuler le sevrage ! 
Tout m’intéresse, les polars, les thrillers, les biographies, les romans historiques, la poésie, depuis les Bd… La science-fiction a sur moi un effet déperlant, le seul rayon où je ne me perds pas. 
Sinon, j’apprécie autant Maupassant que Frédéric Dard ou Victor Hugo.

Mon livre préféré est « L’existentialisme est un humanisme » de Jean-Paul Sartre, une révélation. 

Pour finir, avez-vous un dernier mot pour vos lecteurs ?

Merci d’avoir osé lire une inconnue, du temps que nous avons partagé avec ce roman. Je suis surprise et heureuse. Quand je lis Dostoïevski, Camus, Maupassant, Petroski, Nadine Monfils, Lemaitre ou encore Fajardie, je me sens petite, minuscule. Être publiée est une grande joie, mais aussi une sacrée trouille. Le trac ne me quittera pas, je vous dois tant.

Un très très grand merci Sophie de vous être prêté au jeu ! J'espère que vos lecteurs prendront autant de plaisir que moi à en savoir plus sur votre roman "Pas de deux", mais également sur vous.

Je vous rappelle que le roman de Sophie Aubard, Pas de deux, est disponible aux Éditions Mosésu et je vous invite une fois de plus à le découvrir rapidement !


lundi 20 février 2017

Retrouvez Reese & Mase dans "Come back" d'Abbi Glines


Attention ! Si vous n'avez pas lu le premier volet de Reese & Mase, risque de spoilers !

Nous avions quitté Reese et Mase enfin prêts à se lancer sérieusement dans leur relation. Très sérieusement même puisque Reese part vivre avec Mase dans son ranch au Texas. L'occasion pour eux de ne plus être séparés et pour Reese de prendre un vrai et nouveau départ. Nouveau départ aussi grâce à la rencontre avec sa famille biologique et surtout à son père biologique qu'elle rencontre enfin. Ils ont tout pour être heureux, enfin presque puisqu'entre Reese et Mase se glissent aussi Aida, une "cousine" de celui-ci ou encore un certain Captain qui semble avoir un faible pour Reese...

Je vous avais parlé il y a quelques jours de Don't go, le premier volet de Reese & Mase dont vous pouvez retrouver la chronique par ici ! L'aventure de Reese et Mase s'est donc poursuivie dans Come back d'Abbi Glines et se fut donc l'occasion de retrouver ces deux personnages auxquels je m'étais attachée dans cette suite et fin.

Retrouver Reese et Mase c'est savoir d'avance que l'histoire sera belle. Après avoir été totalement conquise par leur rencontre, j'avais plus que hâte de savoir ce que la suite de l'histoire leur réservait. Bien entendu des embûches sont venues se glisser, entre Aida qui espère plus de Mase qui ne voit rien, ou encore ce fameux Captain, notre petit couple ne va pas filer le parfait bonheur de suite.

Surtout il y a le passé de Reese qui refait surface, elle nous avait déjà beaucoup touché dans le précédent et cette fois-ci, c'est de nouveau le cas. Un nouveau pan de son histoire personnelle nous est dévoilé, ne faisant que renforcer l'attachement que nous avons pour elle. L'occasion aussi pour la jeune femme de continuer à aller de l'avant, de surpasser ce qu'elle pensait d'elle et de se faire une véritable place petit à petit dans l'univers de Mase.

"Ne te laisse pas définir par tes points faibles, Reese. Jamais. Ce sont tes points forts qui doivent te définir."

Tout comme le précédent, Come back m'a conquis ! L'histoire reprend là où nous l'avions laissé et offre certes de nouvelles embûches, mais permet à ce couple attachant de s'aimer toujours plus. Nous en savons plus également sur les personnages, Reese est vraiment un personnage qui m'a marqué et m'a touché à de nombreuses reprises.

L'écriture d'Abbi Glines permet une nouvelle fois de se plonger totalement dans ce roman grâce à une douceur et une tendresse qui véhiculent tellement bien les sentiments. L'auteure offre une véritable histoire d'amour qui marque, qui charme même le lecteur dès le début. Comment ne pas plonger totalement dedans ? Impossible tout simplement, tout est réuni pour offrir une romance quasi-parfaite. On frôle de nouveau le coup de cœur avec Come back !

Vous l'avez compris, l'histoire de Reese et Mase se doit d'être lue ! N'hésitez pas un seul instant à les découvrir et à découvrir leur histoire, vous serez sous le charme plus rapidement que vous ne le pensez...

Don't go et Come back d'Abbi Glines sont disponibles aux Éditions JC Lattès dans la Collection &moi.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
départ
amour
embûches
passé
avenir.

dimanche 19 février 2017

Rendez-vous avec un livre inconnu...

C'est une initiative mise en place par ma médiathèque (la médiathèque de Calais) et qui m'a bien plu. À l'occasion du mois de février marqué par la Saint-Valentin, le rendez-vous avec un livre inconnu !

Le principe est simple : certains livres, ayant tous un peu d'amour entre leurs pages, ont été emballé afin de n'en connaître ni le titre ni l'auteur. Seuls quelques mots nous donnaient une piste sur le sujet du livre. Quelques mots et de multiples possibilités pour que le lecteur se laisse tenter !


J'ai bien entendu adoré ce principe et je me suis empressée de faire le tour de toutes les possibilités. J'ai passé un long moment à hésiter, à lire et relire les quelques mots qualifiant les livres, très diversifiés d'ailleurs allant de mots tels que "amourette", "fleur bleue" ou encore "seconde chance" et j'en oublie tellement... Je dois avouer que j'ai fait le choix d'un livre court, sincèrement si le livre ne me plaisait pas, je sais que j'aurais eu du mal à le lire et ayant encore bon nombre de livres qui m'attendent, alors j'ai joué la précaution aussi. Et finalement ces quelques mots m'ont bien plu...


Je n'avais aucune idée de quel livre pouvait se cacher derrière ça et quel plaisir de découvrir ce qui se cachait à l'intérieur de ce petit paquet. Notamment deux auteurs qui me plaisent énormément... 



Il s'agit d'un livre de nouvelles de Baptiste Beaulieu, Agnès Ledig et Martin Winckler. Trois histoires d'amour en un bouquin intitulé Je te donne ! Je suis fan des écrits de Baptiste Beaulieu et d'Agnès Ledig alors autant le dire que c'est un carton plein d'avoir choisi ce petit paquet précisément !

Résumé de Je te donne :

Été 2015. L’histoire d’une jeune Américaine, Rebecca Townsend, dix-sept ans, fait le tour du monde via le Web puis la presse. À la suite de son décès accidentel, un incroyable mouvement de don et de solidarité voit le jour.

Novembre 2015. Gaëlle rencontre Julien, qui semble bien pâle. Assis à la même table, ils se font rire, se sourient. Pourquoi sont-ils là ? Quel terrible événement a bouleversé leur existence ?

Janvier 2051. Rachel, soixante-dix ans, donne son sang pour la dernière fois. Elle passe le flambeau à sa petite-nièce. Mais elle ne lui transmet pas seulement le désir de donner un peu d’elle-même ; avec ces années au centre de transfusion, ce sont aussi des dizaines d’histoires qu’elle confie à la jeune femme.

Je me réserve ce livre pour un moment tranquille pendant lequel je serais sûre de pouvoir le lire sereinement, mais en tout cas une chose est sure : ce principe m'a conquis ! Choisir un livre en se fiant uniquement à quelques mots d'une autre personne permet de faire de belles découvertes...

Avez-vous déjà eu l'occasion de tester ce genre de 
"rendez-vous avec un livre inconnu" ? 
Qu'en pensez-vous ?

vendredi 17 février 2017

Retour sur le salon "Les Mines Noires"


Le week-end dernier avait lieu la 3ème édition du Salon du Polar de Noeux-les-Mines "Les Mines Noires". A une petite centaine de kilomètres de chez-moi, il était bien entendu hors de question pour ma soeur & moi de louper ce rendez-vous. Il s'agissait de ma première visite pour ce salon, ma soeur étant une très grande amatrice de polars et de thrillers, nous avions bien entendu noter plusieurs auteurs à aller voir et à revoir !

En entrant la première belle surprise et de retrouver ma chère Cécile ! Certains d'entre vous connaissent peut-être Cécile de Cécibondelire, je dois vous faire la confidence que Cécile a été celle qui m'a mis le pied à l'étrier pour les chroniques littéraires. Cela faisait un long moment que nous n'avions pas eu l'occasion de nous voir, alors autant vous dire qu'on a pas mal papoté. On décide de faire un premier tour de salon ensemble, mais autant vous l'avouer tout de suite avec ma soeur (Lili) nous nous sommes déjà arrêté plusieurs fois afin de saluer des personnes et auteurs que nous connaissons.

Frédéric Lyvins.
Frédéric est un "ami" et je dois vous avouer que je n'ai encore jamais lu
aucun de ses romans (bouhh). Mais ma soeur les ayant pour la plupart
je saurais remédier à cela en temps voulu.
Remarquez son super stylo doigt (super et dégueu un peu ^^) 

Gaëlle Perrin-Guillet et son grand sourire !
Impossible de ne pas aller rapidement saluer notre chère Gaëlle et de papoter avec elle.
 C'est toujours un tel plaisir de la voir
.
Arnaud Codeville.
Ahh mon cher Arnaud, cette photo nous aura valu
à Lili & moi un sacré fou-rire.Surtout la deuxième faite
vu l'entrain mis pour la faire ahaha

Après les bavardages avec les copains ci-dessus, on passe aux choses sérieuses ! Le salon a un vrai petit succès et alors qu'il n'est que 11 heures l'affluence est déjà là (Lili s'y étant rendu l'année dernière me confiera qu'il y a beaucoup beaucoup plus de monde pour cette 3ème édition). Lili & moi comme toujours, on se complète assez bien pour les salons et vu le nombre que nous avons fait ensemble l'année dernière, on a nos petites habitudes. 

On commence donc avec MIG, le dessinateur qui a adapté le roman Puzzle de Franck Thilliez en BD. Ma soeur est une grande fan de Thilliez, alors avant que celle-ci soit signée par l'auteur, elle ne loupe pas l'occasion de la faire signer aussi par MIG. L'occasion pour moi de découvrir les dessins que celui-ci propose, mais aussi sa façon originale de choisir le dessin qui accompagne sa griffe.

MIG

Je passe ensuite prendre LE livre que je voulais le plus, Ne prononcez jamais leurs noms de Jacques Saussey. J'avais vraiment hâte de pouvoir revoir cet auteur, j'ai lu l'année dernière Le loup peint donc je suis vraiment curieuse maintenant de lire celui-ci. Stanislas Petrosky étant juste à côté, nous en profitons aussi avant d'aller rencontrer deux charmantes auteures.

Jacques Saussey
Stanislas Petrosky

Viens le tour maintenant d'Armelle Carbonel, personnellement, je ne l'ai jamais lu, mais ma soeur oui. Alors je la lirai un jour, un jour, mais je ne sais pas quand. Et puis enfin l'occasion de rencontrer Sandra Martineau. Vous savez sans doute tout autant que moi à quel point Sandra est quelqu'un d’extrêmement gentil, en la rencontrant ça ne fait que se confirmer ! C'est une très belle rencontre de ce salon sans aucun doute.

Armelle Carbonel
Sandra Martineau

Le plus grand défi était bien entendu de ne pas céder à l'appel de tous ces livres (si si ils m'appellent moi !). Le maximum fixé : 3 titres ! Le nombre de livres achetés : 3 ! Défi réussi. Je l'avoue, il s'agissait de trois romans que je voulais absolument acheter à cette occasion, le butin en question :


- Ne prononcez jamais leurs noms de Jacques Saussey : depuis la sortie ce livre me faisait de l'oeil et sachant que l'auteur serait présent l'occasion était toute trouvée !
- Ravensbrück mon amour de Stanislas Petrosky : je voulais ce livre depuis des mois ! Alors l'avoir enfin c'est... youhooou ! Je pense d'ailleurs qu'il ne va pas rester très longtemps dans ma PAL.
- Dernière escale de Sandra Martineau : je dois avouer que j'ai un coup de coeur pour cette auteure, mais que j'avais jamais eu l'occasion de la lire ! Ce sera bientôt chose faite.

Résultat : on a passé un très chouette moment une fois de plus ! L'occasion de revoir des personnes qu'on apprécie, de retrouver des auteurs, de faire enfin la connaissance de certains et de toujours prendre autant de plaisir parmi tous ces livres ! On terminera cette chouette parenthèse entre soeurs au restaurant histoire de prolonger encore un peu le plaisir :)

On se dit rendez-vous l'année prochaine "Les Mines noires" !

Je vous mets encore quelques photos de ce rendez-vous :

Frédéric Lyvins qui proposait bon nombre de ses livres.
Mais que fait Fabio Mitchelli ?!
Arrête de bouder Arnaud !
On sait, nous nous sommes un peu moquées de toi
Mais je voulais pas te mettre un vent, promis :)

jeudi 16 février 2017

"Dompteur d'anges" de Claire Favan : prenez-vous une véritable claque !


Max Ender est envoyé en prison pour un meurtre qu'il n'a pas commis. Le jeune homme accusé d'avoir tué un enfant, est jeté littéralement en pâture aux autres détenus sans que ceux-ci soient inquiétés. Victime des pires violences et sévices, lorsque Max est finalement innocenté, c'est un tout autre homme qui quitte les murs de la prison. Max est désormais empli de vengeance, il déteste cette société qui l'a condamné à tort et a un plan machiavélique pour se venger de ses bourreaux. Il enlève alors leurs enfants, et va mettre plusieurs années à les transformer en véritables prédateurs prêts à tuer. Tout est maîtrisé, calculé, tout, jusqu'au jour où l'un de ses chers petits anges vengeurs réussit à s'échapper...

L'année dernière, Claire Favan offrait Serre-moi fort, un roman tellement marquant et maîtrisé que c'était pour moi LE livre de l'année 2016. Avec Dompteur d'anges, j'en attendais donc beaucoup, tout autant, et même plus avouons-le. Toutes mes attentes ont été plus que comblées !

Difficile d'en dire plus sans vous en dévoilez trop ! L'histoire de Max n'est que la partie émergée de l'iceberg, imaginez donc un peu, ce que vous réserve la suite. Max, dès les premières pages, on s'attache à lui, il a tout du jeune homme bon et serviable, alors quand il est envoyé en prison et qu'il y subit toutes ces violences le lecteur est sous le choc. Sous le choc, mais ce n'est rien à côté du moment où on découvre ce qu'il est devenu, à partir du moment où là, on le hait définitivement.

"Le Max Ender qui a pénétré dans ces murs n'existe plus. Celui qui a surgi des ruines de sa personnalité fracassée, de son corps martyrisé et de ses lectures orientées, personne ne le connaît, pas même Max. Mais il est impatient de tester sa détermination à rendre les coups."

Dès le début le ton est donné, l'auteure ne nous fait pas languir et on fonce tête baissée dans l'histoire. Comme pour son précédent, Dompteur d'anges est divisée en trois parties. Trois parties qui offrent chacune d'entre elles son lot de surprises, de rebondissements, de chocs même. La haine, la vengeance, la violence, la folie meurtrière se succèdent au fil des pages. Je me suis dit bon nombre de fois "mais comment avoir une telle idée ?". 

Ce qui est fascinant avec Claire et avec les personnages qu'elle nous propose, c'est qu'elle ne se contente pas de nous les poser là comme ça dans son histoire. Non, elle remonte dans l'histoire de ceux-ci, elle remonte jusqu'à l'origine du mal qui s'est insinué en eux. On comprend donc ce qui s'est passé depuis le début, l'élément déclencheur du pourquoi et comment. Le lecteur se retrouve vraiment face à un mal puissant, qui fait froid dans le dos, un mal même qu'on imaginerait sans doute pas.

Depuis quelques années, je répète que Claire Favan est une des nouvelles grandes plumes du thriller français. Avec Serre-moi fort, elle avait déjà passé une nouvelle étape, avec Dompteur d'anges, elle en a encore passé une. L'auteure a une maîtrise vraiment exceptionnelle du suspens et de l'intrigue. Chaque nouveau roman offre une intrigue originale et tellement saisissante. Ne vous attendez pas à une histoire toute tracée non, c'est ça qui est génial ! L'auteur n'a de cesse d'offrir de nouveaux rebondissements, dans chaque recoin là où vous ne vous y attendez pas se trame quelque chose. Un, deux, trois rebondissements ? On ne les compte plus ! Le lecteur est sans cesse bousculé, tout est toujours remis en question, jusqu'à la toute dernière page, on ne sait à quoi s'attendre. 

L'écriture de Claire Favan est des plus juste, incisive et permet au lecteur d'entrer totalement dans l'histoire qu'elle propose. Tout est approfondi au plus juste, chaque détail compte. Ses personnages sont plus vrais que nature, ils marquent le lecteur. Tout marque le lecteur dans ce roman d'ailleurs. L'auteure réussit à faire monter la pression, instaure une tension toujours plus forte au fil des pages, et alors qu'on se dit qu'elle a déjà atteint le point de non-retour, elle nous offre une fin... quelle fin ! On ne s'y attend pas, on en écarquille les yeux presque.

Dompteur d'anges est clairement un très très grand thriller psychologique. C'est un de ces thrillers qui nous retourne la tête, nous marque le cœur et l'esprit, un de ceux qui jouent avec nos nerfs du début à la fin, mais quand on le referme, on en redemande ! 

Vous l'avez compris, il s'agit ici d'un immense coup de cœur pour ce roman ! Je l'avoue Claire Favan est bel et bien l'auteur de thriller français que je préfère et puis j'ose aussi le dire, l'attente va être très longue en attendant le prochain... Dernière petite chose, vous risquez de croiser Nicolas Lebel et Olivier Norek ainsi que leurs personnages dans Dompteur d'anges, si si, croyez-moi et ouvrez l'œil... 

Dompteur d'anges de Claire Favan est disponible dès aujourd'hui aux Éditions Robert Laffont dans la collection La Bête Noire, foncez vous le procurer !

5 mots en bref pour décrire ce livre :
coup de poing
original
percutant
saisissant
haletant.

La Box "Dans ma Bulle" #3



Il y a quelques mois Harlequin se lançait dans les Box littéraires. Vous connaissez surement déjà ce principe, un abonnement vous permet de recevoir à une certaine fréquence une box comprenant des livres et des goodies. Depuis le lancement de la box "Dans ma bulle", je suis abonnée, j'ai d'ailleurs eu l'occasion de vous parler de la première Box thème Londres par ici et de la deuxième Box thème Noël par là.

La fréquence de ses box étant tous les deux mois, février était donc synonyme de nouvelle box "Dans ma Bulle" ! L'occasion donc de recevoir un nouveau petit colis surprise. Comme d'habitude, je vous parle de son contenu et de ses petites surprises.

Février, la Saint-Valentin forcément le thème de l'amour était tout trouvé ! Vous me direz, Harlequin propose des livres avec toujours de l'amour au fil des pages, oui, mais ils proposent de larges collections. Une nouvelle fois, la box est à la hauteur de ce que j'espérais.

Contenu de la box de février :


Deux romans sont présents cette fois-ci ! Deux romans qui sont, une fois de plus, des parutions très récentes. Happy Ending de Victoria Van Tiem et Enfin toi de Molly McAdams. Côté goodies, un notebook dessiné exclusivement pour la box, un crayon lumineux coeur et quelques petits chocolats. Je vous présente un peu plus les livres :

- Happy Ending de Victoria Van Tiem :
Shane Bennett.
C’est le Hugh Grant de mon Journal de Bridget Jones personnel,
le Richard Gere de mon Pretty Woman,
le Patrick Swayze de mon Dirty Dancing.
Bref, le garçon qui m’a brisé le cœur.
Et qui choisit le jour où j’annonce mes fiançailles avec M. Parfait pour faire son grand retour dans ma vie. La seule chose à faire ? L’ignorer. Sauf qu’il tient mon avenir professionnel entre ses mains. Si je ne le convaincs pas de me confier le lancement de son nouveau restaurant, je perds mon job. Mais il ne signera qu’à une condition : que je rejoue avec lui les scènes cultes des dix comédies romantiques que nous aimions tant regarder ensemble à l’époque où je croyais encore à notre happy ending… 

- Enfin toi de Molly McAdams : Grey a 22 ans. Elle est tout juste diplômée, belle, indépendante, entourée, et, pourtant, sa vie est finie. Elle s’est arrêtée deux ans plus tôt, quand son fiancé est mort brutalement, trois jours à peine avant leur mariage. 
Jagger a 22 ans aussi. C’est un artiste talentueux, un frère aimant, un ami dévoué, mais un petit ami déplorable. La raison ? C’est Grey. La femme qu’il aime depuis toujours. Depuis plus que toujours, même. Dans sa vie, dans son cœur, elle occupe toute la place. Et il ne voit aucune raison pour que cela change.
Mais, le jour où Grey découvre cet amour secret, leur univers explose une nouvelle fois.
Elle se sent trahie, blessée : c’est d’un ami qu’elle a besoin, pas d’un amant. Cependant, est-elle pour autant prête à laisser Jagger sortir de sa vie ?

Bon allez je vous le dis, je suis encore ravie de cette box ! J'avais vu passer de nombreuses fois ces titres et je suis donc ravie de les avoir dorénavant, je pense d'ailleurs lire prochainement Happy Ending. Je continue mon abonnement, et rendez-vous en avril pour un nouveau verdict !




Pour rappel la Box "Dans ma Bulle" est au tarif de 29€90, c'est sans engagement de votre part et qu'elle est envoyée tous les deux mois ! Le prochain rendez-vous est donc fixé en avril et je dois avouer que je voudrais déjà en savoir le thème pour être déjà impatiente de la recevoir... En attendant, je compte bien dévorer ces romans qui me tentent depuis que je les ai reçu ^^

Pour en savoir plus sur la Box Dans ma Bulle et vous abonnez, il suffit de cliquer ici !

mercredi 15 février 2017

"La fille du 6E" d'A.R. Torre


Jessica Reilly a énormément de succès auprès des hommes. Depuis son appartement, la jeune femme réalise tous leurs fantasmes depuis sa webcam. Mais derrière cette étudiante, se cache en fait Deanna qui vit recluse dans son appartement depuis trois ans. Depuis trois ans, elle n'a pas mis un pied dehors, n'ouvre sa porte à personne et n'a que des échanges virtuels avec ses psys ou encore un hacker. Cette réclusion particulière est pourtant nécessaire à Deanna, elle a déjà poignardé quelqu'un enfant et ses pulsions meurtrières sont toujours présentes et elle risquerait de passer à l'action si elle devait sortir de chez elle. Mais en apprenant un jour la disparition d'une petite fille, Deanna est persuadée que c'est lié à un de ses clients. La jeune femme se décidera-t-elle à sortir de chez elle afin d'essayer de la sauver ?

Une couverture plutôt énigmatique et un résumé qui m'intriguait au plus haut point, il n'en fallait pas plus pour me décider à me plonger dans La fille du 6E d'A.R. Torre et j'ai bien fait de m'écouter !

Nous faisons donc la connaissance de Deanna alias Jessica. Dès les premières pages, nous sommes face à ses séances d'érotisme par webcam. Autant dire que le ton est donné directement. C'est un travail très particulier, aussi particulier que le quotidien de la jeune femme. Vivre totalement reclus dans seulement quelques mètres carrés est plutôt spécial, mais quand on apprend à connaître Deanna, on comprend alors que cette mesure est nécessaire.

Deanna est un personnage comme on n'en a jamais vu ! Elle maîtrise parfaitement l'illusion qu'elle souhaite donner aux hommes, celle d'une femme prête à assouvir tous leurs fantasmes, qui n'a pas froid aux yeux, experte sexuelle presque, mais ils sont loin de se douter qui se cache vraiment derrière cette fameuse Jessica. Le lecteur lui découvre tout. Découvre les deux facettes de la jeune femme finalement, la virtuelle et la réelle, celle qui a envie de tuer, qui contrôle ses pulsions meurtrières qui ne demandent qu'à être assouvies. 
"Aucun d'eux ne sait qui je suis vraiment. Je suis celle qu'ils veulent que je sois, et ça leur plaît comme ça. À moi aussi."
Au fil des pages, la psychologie de la jeune femme est de plus en plus détaillée, on observe presque avec fascination qui elle est. La narration a la première personne rend cela plus intense, on a presque l'impression d'être Deanna. C'est donc fascinant mais aussi parfois déroutant et dérangeant. Ses séances de webcam sont tellement bien décrites, aussi bien ce qu'elle fait, mais ce qu'elle pense lorsqu'elle "travaille", qu'on a parfois l'impression d'être voyeur. 

A.R. Torre maîtrise parfaitement son histoire. L'auteure nous livre un personnage des plus aboutis, des plus surprenants même. On croise rarement ce genre de personnage à qui on s'attache, mais qui nous dérange aussi un peu. L'intrigue s'installe peu à peu au fil des pages, s'insinue même au fil des chapitres. Le lecteur est happé par La fille du 6E, difficile de sortir de cette histoire. Quand la seconde partie arrive avec la disparition de cette petite fille, on hésite tout autant que Deanna, doit-elle sortir ou pas ? On a presque l'impression de prendre totalement part dans l'histoire.

L'écriture d'A.R. Torre est forte, incisive et bouscule sans cesse le lecteur. L'auteure arrive non seulement à instaurer un certain malaise dans l'histoire, mais arrive à faire en sorte qu'on en soit fasciné. Mais comment avouer qu'on se trouve fasciner par les pratiques particulières de Deanna ? Difficile à expliquer, difficile à admettre même. Le livre garde un rythme soutenu du début à la fin, grâce aux flash-back dans l'histoire de Deanna, grâce aussi à la tournure que prennent les événements.

On frôle le coup de cœur avec La fille du 6E ! S'il n'y avait pas eu cette petite gêne de me sentir parfois dans la peau d'un voyeur, on y était. L'histoire est vraiment originale par son intrigue et surtout, vous l'avez compris, par le personnage de Deanna. A.R. Torre a réussi à me bousculer avec son roman et à faire en sorte que j'arrive difficilement à le reposer. 

Foncez découvrir ce livre ! La fille du 6E d'A.R. Torre est disponible aux Éditions JC Lattès.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
dérangeant
troublant
suspens
maîtrise
disparition.