mardi 27 juin 2017

"Tôt un matin" de Virginia Baily


En plein ghetto au cœur de Rome en 1943, Chiara assiste à une rafle. La jeune femme résistante, n'hésite pas une seule seconde quand une femme pousse son petit garçon vers elle et proclame alors qu'il est son neveu. Daniele Levy devient alors comme son fils, elle l'aime tout autant qu'une mère même si celui-ci restera toujours distant même en grandissant. En 1973, Maria une jeune Galloise découvre par hasard que celui qui l'a élevée n'est pas son véritable père. Elle découvre alors la vérité, son père est un certain Daniele, un jeune roman. A force de recherche et de persuasion, la jeune fille de 16 ans en quête de ce père qu'elle n'a jamais connu, part à la rencontre de Chiara la dernière personne à l'avoir connu. Les deux femmes sont chacune hantées par Daniele et espèrent toujours que celui-ci soit encore en vie...

C'est le contexte de l'histoire, ce matin de 1943 qui a d'abord retenu mon attention dans Tôt un matin de Virginia Baily, le résumé a rapidement fini de me convaincre de me plonger dans celui-ci pour connaître tout de l'histoire de Chiara et Maria.

"Chiara la dévisage, et le regard inquiet de l'inconnue la trouve. Sans la quitter des yeux, la femme se penche et détache les doigts de son fils de sa manche, le repousse. Chiara jette un coup d’œil à l'enfant, revient à la mère qui la fixe toujours sans ciller, redescend sur le garçon qui a saisi une nouvelle poignée de tissu. Elle se focalise sur la main maternelle qui déplie le poing de son fils, l'arrache à nouveau à elle. Si Chiara passe de l'un à l'autre, la femme, elle, ne la lâche pas un seul instant. Elle prend l'épaule du garçon, lui dit quelque chose, et il garde ses distances, les bras ballants. Seul membre de la famille aux cheveux raides, l'enfant est bien habillé, culotte courte grise, chaussettes tirées, une croute à un genou.Soudain, Chiara s'écrie et écarte les autres observateurs pour s'avancer, repoussant une main qui tente brièvement de la retenir par le bras.- Mon Neveu! lance-t-elle en montrant le garçon. C'est mon neveu !"

C'est donc dans un contexte historique difficile que s'ouvre cette histoire, Chiara assiste à une rafle, malheureusement nombreuse, et ne réfléchit pas quand la possibilité de sauver ce petit garçon se présente. Elle qui s'occupe déjà de sa sœur malade, a donc un nouveau pensionnaire à prendre soin et rapidement le choix se fait de partir loin de Rome chez leur tante. Le petit Daniele Levy reste distant, silencieux et fait difficilement confiance à Chiara, cette confiance, elle ne l'aura finalement jamais même lorsqu'elle fera tout quand il sera plus grand pour l'aider dans ses affaires difficiles. Lorsque la jeune Maria prend alors contact avec elle, elle hésite, cela ravive une douleur qu'elle cache, mais accepte finalement de la recevoir sans savoir pour autant comme lui parler de qui était réellement Daniele. Tôt un matin, c'est l'histoire de deux femmes, toutes deux marquées par un seul et même homme et qui ont besoin de garder ce fol espoir qu'un jour, il revienne vers elles...

Tôt un matin, c'est donc finalement deux histoires qui se croisent et se rejoignent dans ce livre, deux histoires liées par une seule et même personne. Au fil des chapitres, nous passons donc d'une histoire à l'autre, de Chiara a Maria, et parfois sans réelle transition, on se retrouve alors quelque peu dérouté ayant besoin de quelques lignes pour savoir dans quelle partie de l'histoire nous nous trouvons alors. Le lien est parfois difficile à comprendre, j'ai eu l'impression de passer de Chiara à Maria sans vraiment suite logique.

Les personnages sont forts, ont une véritable histoire un peu chaotique, mais j'ai eu un peu de mal à m'attacher à eux. Autant la jeune Chiara de 1943, je me suis attachée à elle, j'avais l'impression de la soutenir même dans les risques qu'elles prenaient, mais autant celle de 1973 m'a laissé totalement insensible, cette façon d'être m'a même parfois dérangé, et même si cela est lié à son histoire avec Daniele, je m'en suis totalement détachée au final. La relation entre Maria et Chiara aurait aussi mérité plus de profondeur, on la survole sans véritablement s'attarder dessus.

Même si l'histoire que nous propose Virginia Baily est intéressante, relativement bien menée et amène le lecteur dans des relations compliquées, Tôt un matin est un roman en demi-teinte pour moi. Il aurait fallu plus de fluidité, de lien entre les chapitres qui alternent passé et présent et plus de profondeur dans les relations entre Chiara et Maria, mais aussi sur la vie de Daniele. Tous les ingrédients sont là pourtant, le point de départ était vraiment prometteur, mais il manque vraiment ce petit quelque chose pour que Tôt un matin soit vraiment aussi bon qu'on l'espérait.

Mais faites-vous votre propre idée, comme toujours ! Tôt un matin de Virginia Baily est disponible aux Éditions JC Lattès.
Merci aux Editions JC Lattès.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
Histoire
famille
secret
fraternité
Italie.

lundi 26 juin 2017

"Souffrance" de Cédric Péron


Anastasie et Florian sont gendarmes à la section de recherche d'Orléans. Appelés sur une scène de crime, ils sont loin d'imaginer ce qui les attend et c'est une scène de crime effroyable qui les attend. Ils se trouvent alors face à un déchaînement de haine, de violence, de perversion et maintenant, ils doivent alors tenter de comprendre pourquoi et qui se cache derrière tout cela.

Cédric Péron est un nom que j'ai pu voir régulièrement passer sur les réseaux sociaux, et à l'occasion de mon dernier passage chez Delphine, je lui ai donc emprunté quelques bouquins (comme si je n'en avais pas déjà trois tonnes à lire) dont ce titre, Souffrance.

Anastasie et Florian plongent dans les méandres du mal et de l'horreur et nous suivons avec eux cette enquête qu'ils ne sont surement pas prêts d'oublier. Peu d'indices, les seuls qu'ils ont sont assez perturbants et le lien qui relie les victimes entre elles, oui parce qu'il n'y aura pas qu'un seul meutre, est des plus mystérieux.

Pour ceux qui aiment les thrillers courts, efficaces et qui font frissonner, c'est sans hésiter que je dis que Souffrance est fait pour eux ! Le plus difficile pour un livre court, c'est de réussir à happer le lecteur dès le début afin qu'il soit, de suite, plongé dans l'intrigue et ne ressente pas cet aspect "court" dans l'histoire. Avec la scène d'ouverture de Souffrance, on peut dire que le lecteur plonge directement dans les abimes du mal. C'est violent, brut, horrible même et le ton est directement donné.

L'écriture de Cédric Péron est intense, il ne tourne pas autour du pot et ne se perd pas en descriptions inutiles, j'ai presque envie de dire ", c'est clair, net et précis". Je dois avouer, cela va peut-être paraître sadique, que j'ai beaucoup apprécié l'originalité des crimes, j'ai grimacé plus d'une fois, mais je me suis quand même dit "mais quelle idée !!", Souffrance se démarque un peu par cela. Ça se lit rapidement, le rythme est soutenu et l'intrigue est maîtrisée jusqu'à la fin. La fin arrive peut-être rapidement, mais c'est là aussi les romans courts.

Si vous aimez les thrillers courts, mais efficaces, les duos de flics qui partagent efficacité et complicité et que quelques scènes de torture ne vous font pas peur, Souffrance de Cédric Péron devrait vraiment vous plaire alors n'hésitez pas à le découvrir !

Souffrance de Cédric Péron est disponible en auto-édition et notamment sur Amazon par ici !

5 mots en bref pour décrire ce livre :
enquête
suspens
duo
violence
efficace.

C'est lundi ! Je lis ça, et vous ?


Pour bien débuter cette nouvelle semaine, le lundi est l'occasion de faire le point sur ses lectures ! Alors rien de bien compliqué, le principe est simple, on parle de sa lecture passée, de sa lecture en cours et de sa lecture à venir.

Je vous dis ce que je lis, et vous faites de même, ok ? :)

J'ai terminé
Tôt un matin de Virginia Baily

Je suis en train de lire
un titre de la rentrée littéraire

Je lirai ensuite
On met longtemps à devenir jeune de Christine Jusanx.

vendredi 23 juin 2017

"Café ! Un garçon s'il vous plaît" d'Agnès Abécassis


Tom, Ava, Félix ou encore Lutèce, nous avions déjà croisé leur route dans le précédent roman de l'auteure Le tendre baiser du tyrannosaure. Alors on prend les mêmes et on recommence ? Pas vraiment ! Cette fois-ci, Lutèce retrouve la trace de son tout premier amour, Tom pense que Régine la trompe, Ava doit livrer le tableau d'une célèbre artiste et être sous les feux de projecteurs, enfin si tout se passe bien. Une famille, une bande d'amis et ça en fait des histoires, des personnages, des mésaventures, des quiproquos, mais surtout ça en fait des sacrées doses d'amour.

Vous n'avez encore jamais lu Agnès Abécassis ? Grave erreur ! Les romans d'Agnès Abécassis sont des livres à lire absolument, parce que se plonger dans un de ses romans, c'est établir une barrière entre soi et ce qui nous entoure pour le déguster avec plaisir et son petit dernier Café ! Un garçon s'il vous plaît ne déroge pas à la règle.

Ce n'est donc pas une histoire, mais plusieurs que nous croisons dans Café ! Un garçon s'il vous plaît. Celle d'Ava, cette artiste attachante qui s'apprête à livrer une œuvre importante, celle de Tom ce flic bourru et aussi doux d'un nounours qui pense que celle qu'il aime l'a trompé, ou encore celle de Lutèce cette petite mamie haute en couleur qui retrouve son amour d'enfance. Ils sont entourés d'une bande d'amis, d'une véritable famille dont nous faisons connaissance (ou de nouveau connaissance si vous aviez lu le précédent roman comme moi). On les accompagne comme si nous faisions partie de leur bande, comme si nous dégustions une pâtisserie avec Lutèce et on partage leurs joies, leurs émotions et leurs sentiments.

Avec beaucoup d'amour et d'humour, les péripéties vont ponctuer la vie de nos personnages. Nos personnages oui, car on s'attache à eux, énormément et surtout à Lutèce qui nous touche profondément. Rires, tristesse, amour, peur, colère et coups de gueule vont être au rendez-vous au fil des pages et nous partageons cela. Agnès Abécassis à cette capacité à faire de ses romans, des histoires auxquelles nous nous identifions aisément, auxquelles on s'attache dès les premières pages et que nous laissons toujours avec certes un grand sourire sur les lèvres, mais aussi une petite pointe de tristesse.

Café ! Un garçon s'il vous plaît, c'est une comédie qui offre des histoires d'amour sous toutes ses formes, des histoires d'amitié fortes qui sont des liens indéfectibles, mais aussi des aspects de la vie de chacun qui ressemblent étrangement aux nôtres, tout y représenter et le tout avec toujours autant d'humour. Parce qu'Agnès Abécassis a aussi ce point particulier de réussir à faire d'une situation banale, un moment des plus hilarants. Nous avons l'impression qu'elle fait ça avec une telle facilité... je vous assure que vous éclatez véritablement de rire plus d'une fois pendant votre lecture. Mention particulière pour tous ces noms de célébrités à la sauce Abécassis !

"- Et le... que lis-je ? Le Sex On the Beach ? Vous n'avez pas honte ? - On peut vous le faire sans Sex. Juste avec la Beach. Ce sera un cocktail à base de sable, répondit le garçon, qui n'en pouvait plus."

Agnès Abécassis à une écriture qui nous happe toujours autant dans ses histoires, une écriture tantôt douce et sensible, mais aussi tantôt un peu plus amère. L'auteure offre des instants de vie qui font rire et sourire, des instants de partage que nous avons presque l'impression de vivre et des histoires d'amour qui font du bien. Rien n'est laissé de côté, chaque personnage a son importance, sa particularité qui fait qu'il retient notre attention et tout se tisse avec délice au fil des pages. Le lecteur est bercé par les émotions, il rit, il sourit, mais il est aussi touché aux larmes, je dois avouer que les dernières pages ont réussi à m'offrir un sacré lot d'émotions.

Café ! Un garçon s'il vous plaît est un coup de coeur ! Parce que j'ai rit aux éclats, j'ai été touché aux larmes, j'ai partagé de belles choses avec Tom, Lutèce ou encore Ava auxquels je me suis attachée, parce que ça fait du bien de lire ce genre de livre et parce qu'on a l'impression qu'Agnès Abécassis offre tout avec générosité à travers ses livres. 

Vous l'avez compris, ce coup de coeur, c'est LE livre parfait pour l'été à glisser dans sa valise ou dans son sac de plage. Dégustez-le en souriant, autour d'un verre ou d'une tasse de café même, laissez vos petits tracas de côté et prenez du plaisir, vous allez vous prendre une belle tranche d'amour, d'humour et de vie à travers ces pages et vous en redemanderez, je vous l'assure.

"Croire en ses rêves n'était finalement pas une vaine pensée, mais un projet de vie auquel il fallait s'accrocher. Quelle magnifique façon d'en apprendre la leçon."

Café ! Un garçon s'il vous plaît d'Agnès Abécassis est disponible aux Éditions Le livre de poche.

Merci à Netgalley et Le livre de poche.

5 mots en bref pour décrire ce livre ;
humour
amour
vie
générations
bonheur.

jeudi 22 juin 2017

"La dernière des Stanfield" de Marc Levy


Une lettre. Il aura suffi d'une lettre pour que le quotidien d'Eleanor-Rigby soit complètement chamboulé. Dans cette lettre anonyme, elle apprend que sa mère aurait un passé criminel. Qui lui envoie celle-ci ? Pourquoi ne doit-elle en parler à personne ? Et qu'est-ce que tout cela réserve ? Eleanor-Rigby n'hésite pas beaucoup avant de se lancer dans une quête de vérité. George-Harrison vit au Québec et reçoit la même missive, lui parlant de sa mère également. Les deux ne se connaissent pas, ne se sont jamais croisés, mais sans le savoir, ils ont rendez-vous tous les deux dans le même bar, dès l'instant où ils comprennent qu'ils sont à la recherche de la même chose, un véritable jeu de piste se met en place.

Chaque nouveau roman de Marc Levy est un événement, un livre attendu par ses très nombreux lecteurs. C'est un auteur que je lis depuis mon adolescence, donc chaque année, je suis au rendez-vous. Dès les premières informations, je guettais La dernière des Stanfield pour savoir ce que ce roman-ci allait nous réserver...

Il y a donc Eleanor-Rigby et George-Harrison, les noms prêtent à sourire avouons-le. Ils ne se connaissent pas, n'ont jamais entendu parler l'un de l'autre et pourtant un jour, ils se rencontrent dans un bar de pêcheur suite à cette lettre qu'ils ont chacun reçu concernant leur mère. Elles ont apparemment commis un acte criminel, elles étaient très proches semble-t-il, et quel est le lien qui semble unir Eleanor-Rigby et George-Harrison ? Un jeu de piste concernant leur mère respective, mais aussi leur histoire commence alors.

"Merde, Elby, comment as-tu pu passer à côté de ta propre mère ? Par pudeur, par peur, par lâcheté ou négligence ? Parce que tu ne te doutais pas une seconde que le temps pouvait s'arrêter brutalement ? Parce que tu réservais les confidences à plus tard ? Mais pour toi, plus tard, c'était hier."

Ce que j'aime avec Marc Levy, c'est qu'on ne sait jamais vraiment par avance dans quel genre d'histoire, il va nous mener. Ici, c'est une véritable saga familiale qui s'offre à nous. Ces lettres lancent une véritable quête de vérité, un vrai jeu de piste pour découvrir tout ce que le "corbeau" laisse sous-entendre. Entre passé et présent, les chapitres mêlent plusieurs générations, plusieurs histoires qui finiront par n'en former qu'une seule.

La dernière des Stanfield nous entraîne dans la France occupée en 1944, dans le Baltimore des années 80 avant de revenir à Londres et Montréal de nos jours. Une intrigue complexe se tisse au fil des pages, les personnages se multiplient et l'histoire gagne en intensité. C'est une vraie histoire familiale riche, dense qui se dévoile peu à peu. Le lecteur est entraîné dans une folle spirale où les secrets sont enfouis au plus profond et qui éclatent au grand jour sans qu'on soit réellement préparé. Prenez garde à ne pas perdre le fil entre chaque personnage, entre chaque époque, mais tout comme une toile d'araignée tout se tisse au fil des pages et nous sommes véritablement embarqués dans cette histoire sans s'en rendre compte.

Marc Levy avec son écriture intense, juste, rythmée réussi à entraîner une nouvelle fois le lecteur dans cette nouvelle histoire du début à la fin. Les événements s'enchaînent avec une pincée d'émotions et de sentiments, le lecteur se retrouve attendrie par ce jeu de piste pour découvrir la vérité sur ces mères qu'on pensait si bien connaître et tout comme Eleanor-Rigby et George-Harrison veut tout savoir. On retrouve des thèmes chers à l'auteur comme la famille, ou encore l'amitié. L'amitié qui est certes un thème récurrent dans ses romans, mais surtout qui a chaque fois offre une histoire particulière, une tournure que seules les histoires d'amitié peuvent prendre. C'est un point fort que j'aime beaucoup et que je remarque à chaque fois, c'est ce petit quelque chose qui me fait toujours sourire et me touche. Les personnages sont travaillés avec précision, rien n'est laissé au hasard, les lieux sont particulièrement bien décrits et nous les imaginons aisément, et tous les éléments de l'intrigue finissent par s'imbriquer pour un dénouement final qu'on apprécie à sa juste valeur.

La dernière des Stanfield offre vraiment une saga familiale à la hauteur de ce qu'on peut attendre de Marc Levy. Laissez-vous donc transporter par cette histoire qui réserve bon nombre de rebondissements et qui dévoilera des secrets qui semblaient si bien gardés et partez sans vous retourner en compagnie d'Eleanor-Rigby et George-Harrison dans ces 500 pages.

La dernière des Stanfield de Marc Levy est disponible aux Editions Robert Laffont / Versilio.

Merci aux Editions Robert Laffont et Versilio.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
famille
passé
secrets
quête
amitié.

Saint-Maur en poche c'est dans 2 jours !


Ce week-end, la commune de Saint-Maur des fossés, c'est THE place to be ! Amoureux de la lecture, booksaddict et j'en passe, c'est une occasion à ne pas louper parce que plus de 250 auteurs seront présents !

Saint-Maur en poche, entièrement gratuit, permettra de rencontrer donc les auteurs, d'échanger avec eux, de partager des rencontres privilégiées également et tout ça dans la joie et la bonne humeur !

Avec pour thème, cette année "Les monstres sacrés" on peut dire qu'il va en avoir du beau monde. Vous avez surement vu passer l'événement à de nombreuses reprises, vu passer les noms aussi de tous ceux qui seront là durant ce fameux week-end, mais vous y serez-vous ?

Pour rappel des auteurs présents, la liste se trouve par ici ! (Et oui ça fait rêver je vous l'accorde)

L'année dernière, je m'y suis rendue sur un coup de tête, se décider le samedi soir pour le dimanche, c'est vraiment du rapide, et cette année, j'y retourne ! Ça fait énormément de route pour une journée, mais c'est un tel événement que je ne tiens absolument pas à le manquer ! Et puis, je vous raconterais ça la semaine prochaine, mais j'ai des rencontres de prévus et des petits instants "vip" au programme, et bien entendu, je vais revenir avec un nombre de livres que je n'ose imaginer. Chut ça me rend impatiente...

Alors qui y sera ?

mardi 20 juin 2017

"Pas si simple" de Lucie Castel


À l'avant-veille de Noël, Scarlett et sa sœur Mélie se trouvent bloquées à l'aéroport à cause d'une grosse tempête de neige. Après un malentendu dans les toilettes, Scarlett fait la connaissance de William, un britannique cynique mais tellement charmant. Au fil des heures, ils font connaissance et patientent ensemble, la situation ne s'améliorant pas, William propose alors aux deux soeurs de passer le réveillon chez lui. Scarlett et Mélie ne s'attendent surement pas à passer un tel réveillon...

C'est un livre que j'avais reçu dans une de mes box "Dans ma bulle" et que j'ai sorti de ma PAL lorsque j'ai eu envie de lire une romance. J'avais lu beaucoup de belles choses sur ce fameux Pas si simple de Lucie Castel alors je me disais que c'était le roman idéal pour cette envie.

C'est en plein cœur de l’aéroport d’Heathrow paralysé par la neige que nous faisons donc la connaissance de ces trois personnages. Trois personnages que tout oppose et qui vont rapidement nous offrir des scènes cocasses et mordantes d'humour. Ils font donc de plus en plus connaissance au fil des heures et devant la gentillesse et le charme de William, on comprend qu'elles acceptent de passer le réveillon chez lui plutôt que dans un hall d'aéroport. Mais quand toute la famille de William débarque, les surprises n'ont pas finis de surprendre les deux soeurs qui se demandent bien dans quoi elles sont tombées.

Pas si simple est une véritable comédie romantique qui fait rire le lecteur bon nombre de fois. Tout oppose William, Scarlett et Mélie et ils doivent alors apprendre à conjuguer leur caractère ensemble, surtout entre William et Scarlett quand on ressent qu'une attirance naît entre eux. Tout n'est pas si simple forcément, entre les sentiments qui naissent peu à peu, un passé toujours bien ancré chez chacun d'eux et surtout une famille qui vient tout chambouler.

Lucie Castel réussit à allier humour et émotions tout au fil des pages. On s'attache à chaque personnage, et je dois avouer que pour moi, c'est Mélie qui a surtout attiré mon attention. Derrière cette idylle qui naît entre William et Scarlett, se cachent aussi les thèmes de la famille, du deuil ou encore de l'engagement, et avec finesse et délicatesse, l'auteure les aborde au fil des chapitres et de l'histoire de ses personnages. 

Pas si simple est une lecture agréable, douce et bourrée d'humour. On apprécie aussi bien l'humour cynique de William que celui de Scarlett, et de Mélie. Après, pour l'apprécier au mieux je conseillerais tout de même de le lire un bon soir d'hiver avec une tasse de chocolat chaud pour se plonger pleinement dans ce réveillon de Noël des plus particuliers... 

- Ma chérie, les grandes histoires — les seules qui valent la peine — prennent rarement des chemins faciles. C’est comme ça. Dieu les a inventées pour Se distraire.

Pas si simple de Lucie Castel est disponible aux Éditions Harlequin.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
rencontre
Noël
famille
surprises
amour.