mardi 21 mars 2017

"Quand on s'y attend le moins" de Chiara Moscardelli


À trente-six ans Penelope n'a encore réalisé aucun de ses rêves. L'amour avec un grand A, l'aventure, les enfants, le prix Pulitzer elle en est loin malheureusement. Pour elle, c'est un quotidien qui se partage entre ses amis, son travail d'attachée de presse chez Pimpax le numéro un des serviettes hygiéniques et la rédaction de ses tests féminins sur le point G et autres sujets érotiques. Un soir, elle renverse Alberto, l'homme de ses rêves ! Mais la reine de la maladresse n'a de cesse de gaffer, même aux urgences. Alberto ressort de sa vie aussi vite qu'il en était entré. Mais quand un mois plus tard Riccardo Galanti rejoint Pimpax afin de sauver l'entreprise de la faillite, elle en est sure, il s'agit de son Alberto ! Penelope n'hésite pas une seule seconde et se lance dans une enquête pleine de péripéties afin de découvrir ce qui se cache derrière ce mystérieux personnage. Et puis après tout, c'est quand on s'y attend le moins que l'amour nous tombe dessus et que les rêves se réalisent...

C'est cette jolie couverture toute rose qui a attiré mon regard, comment y résister d'ailleurs ? J'ai été faible, je l'avoue et je ne pouvais pas passer à côté de Quand on s'y attend le moins après l'avoir vu. Je m'attendais à passer un bon moment de détente, un moment plaisant, mais je ne m'attendais pas à rire aux éclats si souvent !

Penelope a de nombreux rêves, mais aucun ne se réalise. Alors qu'elle approche de la quarantaine, et qu'elle ne sait toujours pas si le point G existe vraiment, elle doute surtout de finir par trouver le véritable amour. Même si sa grand-mère cartomancienne n'a de cesse de lui répéter qu'il arrive quand elle ne s'y attendra pas, elle finit par ne plus trop y croire. Penelope malgré son âge est typiquement le genre de personnage qu'on trouve dans ce genre de roman chick-lit : un peu naïve, rêveuse et ici très gaffeuse. Mais comme la vie n'est pas un long fleuve tranquille, ici, elle va devoir s'accrocher pour que l'homme de sa vie qui se cache derrière une identité étrange, se rende compte qu'elle est la femme de sa vie.

"Et puis tu l'as regardé de près ? Il est canon. Rien à voir avec Mr Scrooge, ce type, c'est Iron Man !"

Famille, humour, amitié, romance, et même enquête ponctuent ce roman de Chiara Moscardelli. En véritable roman chick-lit, Quand on s'y attend le moins offre certes une histoire d'amour, mais pas vraiment très commune. Penelope est mise à mal, se retrouve plongée dans une enquête digne d'un roman policier et devra faire en sorte que ses gaffes ne lui font pas courir de trop gros dangers. Sa famille, typiquement italienne, offre d'autres personnages hauts en couleur et qui même s'ils ne sont pas très présents, trouvent tout de même leur place au fil des pages et notamment sa fameuse grand-mère cartomancienne fumeuse de joints. C'est drôle, déjantée et même complètement loufoque à certains moments, mais l'humour constamment présent fait que ce livre est plaisant.

Chiara Moscardelli avec son écriture fraîche, dynamique et amusante nous livre ici une comédie romantique totalement folle. Alors oui il y a des clichés, oui l'histoire prend même une tournure qui est un peu tirée par les cheveux, mais pour moi qui ai passé un si bon moment de lecture tout cela est passé au second plan. J'en retiens surtout la comédie qu'est Quand on s'y attend le moins. Entre son héroïne naïve, mais aussi légèrement déjantée avouons-le, et des dialogues pimentés et surtout teintés de beaucoup d'humour, on ne voit pas le temps passer en le lisant.

"- Vous avez eu une attaque de tachycardie, et l'apnée régularise le rythme cardiaque. J'ai appris ça du docteur Carter. - Je ne le connais pas, mais j'aimerais beaucoup le remercier. - Urgences."

Quand on s'y attend le moins, c'est presque comme un film de comédie romantique finalement. L'histoire nous paraît un peu trop surréaliste pour être vraie, mais tous les ingrédients sont là pour que le spectateur, et ici le lecteur, en ressortent en souriant : des personnages hauts en couleur, de l'humour à chaque chapitre avec des dialogues qui font rire et des petits rebondissements qui permettent de garder un certain rythme du début à la fin. Si vous cherchez une romance qui fait sourire et fait briller les yeux, passez votre chemin ! En revanche, si vous voulez une comédie romantique légèrement loufoque dont vous ressortirez amusé après quelques éclats de rire,Quand on s'y attend le moins de Chiara Moscardelli c'est ça !

Si vous avez envie de passer un bon moment de détente et de vous changer totalement les idées, je ne peux que vous conseiller de vous procurer Quand on s'y attend le moins de Chiara Moscardelli disponible aux Éditions Belfond.

"Un jour, quelqu'un m'avait dit que l'itinéraire de la vie équivaut à l'escalade d'une montagne. On passe l'essentiel de son temps à mettre un pied devant l'autre, on tombe parfois, on se perd, on risque souvent de revenir en arrière. Puis, soudain, on réussit à trouver la bonne route et arrivé là, on respire profondément, on lève les yeux et on se rend compte de tout le chemin parcouru."

 5 mots en bref pour décrire ce livre :
chick-lit
légèreté
rires
fun
romance.

lundi 20 mars 2017

"La ferme du bout du monde" de Sarah Vaughan


La ferme des Cornouailles a abrité de nombreuses générations. Ses murs ont vu de multitudes histoires défilées parmi ses vieilles pierres, bercée par les vents et la mer se sont trois générations qui s'y sont succédés. En 1939, Alice et Will y trouvent refuge pour fuir la guerre. Ils s'attacheront rapidement à Maggie la fille du fermier avec qui ils grandiront durant plusieurs années, mais en 1943 leur destin bascule. En 2014, Lucy fuit la ville lorsque son mari la trompe, elle se réfugie dans la ferme familiale et surtout auprès de sa grand-mère Maggie. Elle s'y posera de nombreuses questions, se remettra en question, aidera les siens surtout et y découvrira un secret qui a été gardé depuis près de soixante-dix ans... 

C'est en tombant sur la couverture et ses couleurs pastel qui m'ont tout de suite plu que je me suis intéressée un peu plus à La ferme du bout du monde. Après avoir lu le résumé, il n'en fallait pas plus pour que je veuille vraiment lire ce roman de Sarah Vaughan et j'ai plus que bien fait.

Sarah Vaughan dès les premiers chapitres a réussi à m'emmener dans son histoire et surtout à me transporter aux Cornouailles. Les lieux, l'environnement, l'époque, tout est si parfaitement retranscrit que nous imaginons au plus près cette fameuse ferme et on entend presque les ressacs de la mer. L'auteure allie parfaitement le passé et le présent, le lecteur découvre une histoire marquée par l'Histoire, par la guerre et ses conséquences sur les familles. On jongle presque sans s'en rendre compte entre les années 1940 et l'année 2014, on est presque impatient de retourner en arrière lorsqu'on est dans le présent et inversement tellement cette histoire est riche.

La ferme du bout du monde offre une histoire de famille, de secrets, de trahisons, de perte. En ouvrant ce livre, je ne m'attendais pas à être autant transportée dans une histoire qui m'aura touché plus d'une fois. Will et Alice m'ont touché, tout comme Maggie ou encore Lucy. Le lien entre ses personnages se dessine peu à peu au fil des pages, s'intensifie surtout et nous le découvrons avec émotion. À de nombreuses reprises, j'ai eu les larmes aux yeux, aussi bien par cette histoire, mais aussi par l'écriture de l'auteure.

"On n'a que peu de secondes chances dans une vie et quand elles se présentent il faut savoir les saisir. Tu n'as pas envie de te dire, plus tard : "Ah si seulement..." Tu n'as pas envie d'être rongée par le regret."

Sarah Vaughan a une écriture douce, presque poétique à certains moments. Elle offre des passages emplis d'émotions, des instants partagés entre ses personnages qui sont tellement forts, je vous avouerais que j'ai refermé ce livre en larmes tellement je me suis attachée à toutes ces générations. L'auteure réussit au fil des chapitres, à nous passionner littéralement pour cette famille et pour ce qui se cache derrière les briques de cette si jolie ferme, nous n'avons presque pas envie de les quitter à vrai dire...

La ferme du bout du monde est un livre qui marque, qui touche et qui aborde des sujets sensibles. Est-il donc possible de tout réparer soixante-dix ans plus tard ? Peut-on tout révéler après tant d'années à sa famille et lever le voile sur un si lourd secret ? Sarah Vaugan livre tout cela à travers son roman, et je ne peux que vous conseillez vivement de retenir ce titre et de vous laisser porter par les embruns des Cornouailles... 

La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan sera disponible le 5 avril aux Editions Préludes.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
dépaysement
famille
secrets
Histoire
émotions.

samedi 18 mars 2017

Retour sur le salon "Polar Lens"


Le salon "Polar Lens" est devenu pour moi un rendez-vous incontournable chaque année ! À chaque édition, c'est l'occasion de découvrir de nouveaux auteurs, d'en retrouver certains et c'est l'assurance de toujours passer un bon moment. M'y rendant depuis 4/5 ans maintenant, ça aura été l'occasion d'y découvrir des auteurs encore méconnus qui sont aujourd'hui de véritables références dans le monde du thriller/polar comme Olivier Norek ou encore Claire Favan.

Cette année, l'affiche était encore plus alléchante que l'année précédente ! De grands noms étaient au rendez-vous pour le plaisir de leurs lecteurs venus en nombre, il fallait parfois être très patient pour rencontrer certains écrivains comme Franck Thilliez, Karine Giebel, Michel Bussi ou encore Sire Cédric et pour les autres savoir se faufiler entre les nombreuses files.

Je vous épargnerais la route avec ma sœur qui s'est ponctué de nombreux cris suite à un meurtre de canard en direct ou encore à l'esquive délicate d'un faisan qui avait l'intention de rebondir sur le pare-brise (j'avoue, je voulais quand même l'écrire juste pour rire une nouvelle fois ahaha). En habituées du salon, à l'ouverture le dimanche matin, nous étions présentes !

La file se forme déjà pour Franck Thilliez alors que l'auteur n'est pas encore arrivé (à chaque fois, je suis impressionnée, car chaque année, c'est la même chose) et nous décidons après avoir fait un rapide tour d'aller voir Johana Gustawsson. Nous l'avions déjà rencontrée aux Quais du Polar l'année dernière pour faire signer Block 46, cette fois-ci ma sœur s'empresse de prendre son petit nouveau Mör et comme toujours Johana est souriante et des plus gentille. Je me promets de lire rapidement ses deux livres, vous êtes témoins !

Johana Gustawsson

Avant d'aller voir mon cher Alexis Aubenque (ah vous ne saviez pas encore que j'adorais cet auteur ? Bon, c'est chose faîte alors !) je fais un détour du côté de Claire Favan pour discuter un peu avec elle de son dernier roman Dompteur d'Anges. C'est un plaisir à chaque fois de la voir, chaque année, elle est présente à ce salon donc chaque année, c'est un passage obligé, et je me dois de lui dire que son dernier livre est une pépite ! Bien entendu, la question d'un prochain se fait entendre et là... Ahhhh, mais comment pourrais-je patienter autant ?! Claire révèle qu'elle fait une petite pause et qu'il n'y aura pas de petit nouveau l'année prochaine, il faudra donc attendre au moins deux ans pour retrouver sa plume ! On se dira que c'est un mal pour un bien, parce qu'après une pause bien méritée, elle ne pourra que revenir en pleine forme et nous offrir une prochaine pépite (positivons !).

Claire Favan

Viens ensuite le tour d'aller voir.... Alexis Aubenque ! Alors Alexis Aubenque je l'avais rencontré à "Polar Lens" l'année dernière après avoir lu Tout le monde te haïra et ça été un gros gros coup de cœur pour son écriture, mais aussi pour la personne qu'il est ! L'année dernière, je l'avais également vu aux Quais du Polar, à Saint-Maur en Poche aussi et ça m'avait permis de pouvoir acquérir tous ses livres au fur et à mesure. Cette fois-ci, il était donc question d'Aurore de sang le petit dernier et ça été l'occasion d'une nouvelle longue discussion des plus sympathiques. Ce que j'apprécie avec Alexis, c'est qu'il est déjà très très sympathique, mais aussi très généreux et bavard, ça encore été l'occasion d'avoir plein plein de petites informations sur ce qui se prépare pour les mois, et mêmes années à venir, et même si je suis tenue au secret pour le moment (rassurez-vous, Alexis va vous dévoiler ça très vite !) je peux déjà vous dire que ça va tout déchirer !!! Surveillez sa page Facebook prochainement. Et au passage, encore un grand grand merci Alexis pour tous tes mots et tes révélations :)

Alexis Aubenque

On va ensuite patiemment faire la queue pour Karine Giebel, ma sœur étant une fervente lectrice de cette auteure, il était tout simplement impossible de passer à côté. Une nouvelle fois, l'auteure est très très sympathique. L'occasion de discuter avec elle et surtout surprise, elle se rappelle de ma sœur (alors que ne l'avions rencontré que deux fois et cela date de l'année dernière). Karine Giebel, c'est ce genre de personne où après avoir échangé quelques paroles avec elle, tu as juste envie de lire tous ses romans tellement elle est gentille (oui Lili un jour, je lirais les autres promis !).

Karine Giebel

Nous faisons ensuite le tour du salon pour découvrir d'autres auteurs, se laisser tenter par de nouveaux livres également et mon choix s'arrête sur Nils Barrellon. Alors je n'ai pas arrêté de me dire "mais cet auteur me dit quelque chose, je suis sûre de l'avoir déjà vu et lu", mais quand je vois sur sa table qu'il n'y a qu'un seul livre, je me dis que je dois être folle finalement... Je me laisse néanmoins tenter par son livre La lettre et le peigne, le résumé me plaît bien et en plus, Nils s'avère être très gentil et amusant (chuut promis, je ne dirais pas que vous êtes le fils de Franck Thilliez !). Autant vous le dire de suite, en rentrant le soir j'ai fouillé partout et j'ai trouvé ! J'ai lu La fille qui en savait trop et Le jeu de l'assassin qui sont sortis chez City Éditions, hé hé je savais bien que je connaissais cet auteur (et que non, je ne suis pas si folle que cela).

Nils Barrellon

En attendant que notre ami Damien réussisse à sortir de la file de Sire Cédric, nous filons faire un tour du côté de la Bourse aux livres qui se tient dans la salle d'à côté. L'occasion de fouiller dans des milliers de livres et de dénicher finalement quand même quelques bouquins : Un paquebot dans les arbres de Valentine Goby, Le cercle des femmes de Sophie Brocas et Avec ou sans escorte... de S. Black, S. Day et S. Walker. En ressortant, Damien sera toujours en train de patienter (quel succès fou ce Sire Cédric !) et on pourra quand même finalement filer déjeuner. Je vous épargnerais notre repas, mais je tiens à signaler qu'enfin Arnaud Codeville a sortis une blague drôle si si (c'est de bonne guerre copain !).

Les nouveaux qui s'ajoutent à la PAL

On y retournera l'après-midi exprès pour un auteur qui n'était pas présent le matin. Mais vous savez quoi ? Je décide de ne pas parler de celui-ci, n'ayant pas été très bien ""reçu"" je vous avouerais que cela m'a carrément refroidis et que je n'ai pas envie d'en parler. Ça arrive, mais dommage... Se sera l'occasion de revoir une copine, qui m'offre gentiment en plus le deuxième tome de La 5ème vague qu'elle a en double et aussi d'assister à une conférence.

C'est une conférence partagée entre Alexis Aubenque dont je vous ai parlé plus haut, et Nicolas Beuglet auteur du Cri. Conférence d'une demi-heure qui permet d'en savoir plus sur leur dernier roman, mais aussi d'en apprendre plus sur leurs méthodes de travail. Les deux auteurs ont deux méthodes totalement différentes, alors que Nicolas Beuglet est plutôt à faire des fiches détaillées de ses personnages, de ce qui doit se dérouler, Alexis Aubenque lui a un point de départ, un point d'arrivée et comme il connaît parfaitement bien ses personnages, il les laisse "vivre" un peu à leur guise durant l'écriture. Il a été très intéressant d'avoir ce comparatif entre ces deux auteurs. Cette conférence signe la fin de notre journée à "Polar Lens" qui fut une nouvelle fois une grande réussite !

Conférence de Nicolas Beuglet et Alexis Aubenque

En bref, "Polar Lens" est un salon convivial qui permet de passer un bon moment aussi bien avec les auteurs qui sont tous très accessibles, mais aussi avec toutes les animations qui sont mises en place aussi à côté ! Je ne peux que vous conseiller de noter le nom de ce salon et de vous y rendre l'année prochaine, vous passerez un très bon moment à coup sûr !

Je vous partage encore quelques photos :

Claire Favan

Des livres des liiivres

Karine Giebel

Alexis Aubenque et Nicolas Beuglet en conférence

Nicolas Beuglet

LaDoryquilit avec Alexis Aubenque :)

vendredi 17 mars 2017

"The Vanishing Girl" de Laura Thalassa


Ember Pierce a un don, chaque nuit elle se téléporte. Elle ne sait en général ni ou elle va ni pourquoi, mais pendant 10 minutes, elle se retrouve dans des lieux parfois inconnus avant de retrouver son lit. C'est un secret bien gardé pour elle, jusqu'au jour où quelqu'un semble être au courant. À ses dix-huit ans, la vérité éclate quand un garçon de son âge, Caden la kidnappe pour la livrer au gouvernement. Elle découvre alors qu'elle n'est pas la seule à être comme ça et que cette faculté a été crée de toute pièce pour en faire des agents infiltrés entre autres, pour le gouvernement. Ember découvre tout cela et est bien décidée à retrouver sa liberté avec ou sans Caden... 

J'ai choisi ce livre uniquement à sa couverture, pari parfois risqué, mais derrière ce titre de The Vanishing Girl, je ne savais vraiment pas à quoi m'attendre. Je me suis aperçue ensuite qu'il y avait ce fameux petit "tome 1" indiqué là discrètement et arrrrg concrètement les sagas ou trilogies, je les aime que quand j'ai la possibilité de tous les lire parce que la patiente me fait défaut. Alors ici, concrètement, je vous le dis déjà, je suis déjà très impatiente de pouvoir découvrir la suite !

On rencontre donc Ember qui à première vue à tout d'une adolescente "normale", mais elle a une grosse différence qui est ce fameux don pour se téléporter la nuit. Chaque nuit durant dix minutes, elle se retrouve donc hors de sa chambre, ce don s'est développé lorsqu'elle a commencé son adolescence et le garde précieusement secret. Mais ce secret n'en est pas vraiment un puisqu'on découvre avec la jeune fille, que tout a été crée par le gouvernement. Dès les premières pages, le lecteur est accroché par cette originalité qu'à Ember et ne sera pas au bout de ses surprises.

The Vanishing Girl me fait un peu penser aux livres tels que Hunger Games, qui mêlent expériences, science-fiction, actions et qui mettent surtout en avant des adolescents/jeunes adultes. En bon premier tome, ce livre pose l'intrigue, l'environnement et nous fait découvrir Ember et Caden sans en révéler trop sur ce dernier tout de même. Ce don qui leur a été apporté génétiquement, prend tout son sens au fil des explications apportées par l'auteure au fil des pages et s'avère être une idée originale et surtout très bien menée. Mais ce don, ce secret gouvernemental, va aussi mener Ember et Caden à se connaître de plus en plus et surtout à s'apprécier aussi...

Dès les premières pages, Laura Thalassa réussit à intriguer le lecteur et elle distillera du suspens de pages en pages l'incitant à vouloir poursuivre sa lecture encore et toujours pour connaître la suite. Laura Thalassa a une écriture juste, vive et maîtrise parfaitement son histoire dès le début. L'auteure dévoile peu à peu son histoire sans jamais en dévoiler trop, laissant toujours quelque peu le lecteur sur sa faim, mais pour toujours le surprendre. Se lisant très rapidement, on le dévore en seulement quelques heures et quand arrive à la fin... on se dit qu'il faut être particulièrement sadique pour terminer sur cette note avant de pouvoir connaître la suite de l'histoire d'Ember.

En bref, The Vanishing Girl mêle actions, expériences, secrets d'État ou encore corruption, mais se trouve aussi adoucit par une romance qui naît au fil des pages et par cette quête de liberté. Autant de thèmes qui se mêlent dans l'intrigue sans jamais en faire trop. Le duo formé par Ember et Caden est rapidement attachant, le suspens permet au livre de garder un bon rythme et surtout en le terminant, nous n'avons qu'une hâte : savoir la suite ! 

The Vanishing Girl de Laura Thalassa sera disponible chez Amazon Crossing dès le 21 mars !

5 mots en bref pour décrire ce livre :
surprenant
don
machination
gouvernement
liberté.

"Seules les bêtes" de Colin Niel


À la disparition d'une femme, c'est tout le causse qui est ébranlé, d'autant plus que sa voiture est retrouvée au départ d'un sentier de randonnée. Dans ce coin, seules quelques fermes isolées subsistent encore avec leurs habitants esseulés. Les gendarmes n'ont rapidement aucune piste, l'hiver sévit et elle n'est toujours pas retrouvée. Cette disparition va toucher plus d'une personne qui vont se retrouver lié à celle-ci sans parfois en avoir conscience. Chacun va prendre la parole, va se livrer au fil des pages et sur certains secrets bien gardés. Personne ne se doute de ce qui se cache derrière cette disparition et que le point de départ de celle-ci se trouve à des milliers de kilomètres...

J'avais eu l'occasion de croiser Colin Niel sur plusieurs salons et c'est grâce à une Opération Masse Critique de Babelio que j'ai pu découvrir son écriture à travers Seules les bêtes.

Difficile de parler de l'intrigue, de cette disparition et des répercussions par peur d'en dire trop. Il va vous falloir découvrir cela plus en détails par vous-même.

Seules les bêtes, c'est l'histoire d'une disparition, mais c'est surtout l'histoire de plusieurs personnages. D'Alice, de Joseph, de Maribé, de Michel ou encore d'Armand. Des personnages qui se retrouvent tous mêlés à cette fameuse disparition, sans vraiment le savoir, sans vraiment avoir de lien à première vue entre eux. Ils sont tous liés, ne le savent pas, ne se doutent pas que ce qu'ils peuvent faire ou dire va engendrer. C'est l'histoire de plusieurs vies, de plusieurs solitudes qui se croisent. 

"Parce qu'à force d'être tout seul, t'as appris à te connaître. Tu sais que si ici, au milieu du Causse et de tes animaux, tu te sens pas bien, ça veut dire que dedans, ça sera encore pire. Et alors, tes brebis, tu te mets à les détester comme c'est pas permis. Tu sais qu'elles y sont pour rien, que c'est toi qui les élèves et pas l'inverse, ça change rien. Tu les détestes parce que t'as personne d'autre à détester."

Un roman peut sembler prévisible aux premiers abords, mais peut aussi être très bon ! Il semble prévisible avec Alice et Joseph, le lecteur vient à imaginer les événements (oui parce qu'un livre, c'est aussi faire jouer l'imagination du lecteur et l'inviter à se faire sa propre histoire avant le dénouement !) et se retrouve alors d'autant plus surpris par la tournure que prend ensuite l'histoire. Qui aurait pu imaginer cela comme point de départ ? Sincèrement, je réponds personne ! Je ne me saurais jamais douté un seul instant que tout partait de ce genre de situation. 

Avec Seules les bêtes, Colin Niel offre un polar noir et déroutant. Il nous plonge dans l'environnement de ses personnages grâce à des paysages particuliers qu'il réussit parfaitement à nous retranscrire, nous plonge au cœur des vies des divers protagonistes en offrant à chaque fois un langage et un vocabulaire propre à chacun (je crois que c'est ce que j'ai préféré !) et ponctue son histoire de rebondissements des plus surprenants pour en faire une intrigue réussie.

Seules les bêtes est un roman saisissant, surprenant, presque poignant. Dans ce livre, à travers ses personnages, Colin Niel met en avant la solitude des hommes, la capacité que certains ont à tout faire pour être aimés ou se sentir aimé. C'est noir, brut et maîtrisé du début à la fin. On aurait pu frôler le coup de cœur presque... 

C'est au final une jolie découverte, une belle surprise, et après avoir lu celui-ci, peut-être, me laisserais-je tenter un jour par la lecture de ses autres romans...

En attendant, Seules les bêtes de Colin Niel est disponible aux Editions Le Rouergue Noir.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
rural
disparition
vengeance
suspens
surprise.

jeudi 16 mars 2017

Marc Levy nous donne rendez-vous le 20 avril en librairie

Marc Levy par Christian Geisselmann

Inutile de présenter cet auteur, qu'on aime ou qu'on n'aime pas, Marc Levy reste une figure de la littérature française et un des auteurs français les plus lus à travers le monde. Chacun de ses livres est des plus attendus et est un véritable événement, prochainement l'auteur proposera son nouveau roman.

A venir le 20 avril prochain, son dix huitième roman intitulé La dernière des Stanfield. A quoi faut-il s'attendre dans ce prochain livre ? L'auteur lève le voile à travers quelques indices postés sur les réseaux sociaux :


Résumé : 

Ma vie a changé un matin alors que j’ouvrais mon courrier. Une lettre anonyme m’apprenait que ma mère avait commis un crime trente-cinq ans plus tôt. 
L’auteur de cette lettre me donnait rendez-vous dans un bar de pêcheurs sur le port de Baltimore et m’ordonnait de ne parler de cette histoire à personne.
J’avais enterré Maman à Londres au début du printemps ; l’été s’achevait et j’étais encore loin d’avoir fait mon deuil. Qu’auriez-vous fait à ma place ?
Probablement la même erreur que moi.


Vous voulez en savoir plus sur ses nouveaux personnages ? Et bien, voici :


Piqûre de rappel sur Marc Levy :
  • Marc Levy est né en région parisienne en 1961. Jeune chef d’entreprise, il a vécu sept ans aux États-Unis, à San Francisco, où il a créé une société d’images de synthèse, avant de revenir à Paris pour y diriger un cabinet d’architectes. Sa carrière prend une toute autre direction en 2000, lorsqu'il publie son premier roman, Et si c’était vrai… immédiatement plébiscité par le public. 
  • Tous ses ouvrages figurent dès leur parution en tête des ventes en France et connaissent un succès international : ses romans sont traduits en 49 langues, et vendus à plus de 40 millions d’exemplaires dans le monde.
  • Thriller, fiction, aventure, grand voyage, récit historique, comédie, les romans de Marc LEVY explorent de nombreux genres parfois au sein d'une même histoire.

Pour ma part, Marc Levy est un auteur que je lis depuis mon adolescence avec toujours autant de plaisir et depuis quelques années, ses parutions sont devenus pour moi de véritables rendez-vous incontournables. Ayant eu la chance de le rencontrer à deux reprises, je peux également vous assurer que Marc Levy est un auteur qui parle de son métier et de sa vie avec beaucoup de passion et que malgré l'expérience chaque nouvelle parution est toujours tout de même un peu appréhendée...

Si vous voulez en savoir plus d'ailleurs, je vous propose de (re)découvrir cet article à l'occasion d'une rencontre lors de la sortie de son roman Une autre idée du bonheur en 2014 : cliquez ici !

Maintenant, rendez-vous le 20 avril prochain pour découvrir La dernière des Stanfield le nouveau roman de Marc Levy qui sera disponible aux Editions Robert Laffont / Versilio.

"Ne parle pas aux inconnus" de Sandra Reinflet


La fin du lycée devait être une fête, une libération, un nouveau départ même, mais pour Camille depuis qu'Eva ne répond plus à ses sms ou appels, elle est face à un terrible silence. Son été sans sa fidèle amie, et même plus, risque d'être terne et ennuyeux surtout que malgré son âge sa mère ne cesse de ponctuer son quotidien de "ne pas" comme "ne parle pas aux inconnus", "ne sors pas le soir", "ne pas", "ne pas"... Sur un coup de tête, Camille décide de partir, de partir retrouver sa chère Eva et de fuir le cocon familial qui l'étouffe. Un voyage à travers l'Europe avec son sac à dos seulement sur les épaules qui va la mener à rencontrer bon nombre d'inconnus et à leur faire confiance, ces inconnus l'aideront dans sa quête, mais surtout l'aideront à se trouvait elle-même, car Camille ne se doute pas que cette fuite va surtout lui permettre de se découvrir elle-même... 

Une jeune fille qui s'émancipe un peu de sa vie quotidienne et décide de partir à l'aventure, il n'en fallait pas plus pour que je sois tentée par Ne parle pas aux inconnus de Sandra Reinflet.

On rencontre Camille lors d'un "rite de passage" qu'est le bac, la fête qui suit, cette liberté qu'on éprouve presque à ce que ce soit derrière nous. Ce sentiment d'euphorie la quitte rapidement lorsque son amie Eva ne répond plus à aucun de ses messages. Elle se retrouve face à l'absence, au silence, se sent délaissée même par celle-ci. Et on découvre alors Camille comme une jeune fille qui semble fragile et perdue sans son Eva. Lorsqu'elle décide de partir sur ce coup de tête, on sent que c'est pour fuir sa famille, sa mère surtout et retrouver Eva n'est qu'un prétexte. Camille part à l'aventure, une aventure qui va la marquer plus qu'elle n'imagine et qui va finalement la rapprocher de sa famille...

Quel livre ! Je l'ai dévoré d'une seule traite en une soirée tellement Camille a su me toucher. Cette jeune fille a qui on s'attache rapidement est le reflet de la jeunesse de notre société actuelle, mais également le reflet d'une envie de liberté. 

"Moi, j'espère que devenir adulte, c'est pas forcément ne plus être une enfant. J'espère qu'on peut vieillir sans ternir, sans s'interdire tout ce qui n'est pas "sérieux", sans renoncer comme elle."

On la suit donc dans la fuite de son quotidien, la fuite de la routine et surtout la fuite de cette relation avec sa mère. Rapidement, avant elle surement, on se rend compte que finalement ce voyage qui la mène à travers l'Europe est une véritable quête de soi. Elle se cherche, se découvre tout en faisant des rencontres, découvre d'autres valeurs et la fin démontre quelle évolution cela lui a permis d'avoir en seulement quelques semaines. 

Sandra Reinflet a une écriture douce, sensible, mais addictive et particulièrement juste. En utilisant la deuxième personne du singulier à de multiples reprises tout au long de son roman, Camille interpellant Eva, c'est le lecteur surtout qu'elle interpelle plus d'une fois. Elle le met face aux réalités, face aux choix, aux doutes et hésitations de Camille et face à son histoire. L'auteure propose avec Ne parle pas aux inconnus un livre riche, dense en émotions également. L'émotion persiste même en refermant ce roman. 

Ne parle pas aux inconnus, c'est l'abandon de l'enfance, c'est le passage parfois difficile qui se fait vers l'âge adulte. C'est aussi une prise de conscience sur soi-même et sur les autres. En fait, c'est un véritable voyage initiatique que nous propose l'auteure, qui marque et que vous devez découvrir rapidement ! 

"Je ne sais pas si protéger, c'est aimer. Si s'inquiéter, c'est aimer. Si enfermer, c'est aimer. Mais peut-être que ma mère est comme Buca. Le portail, les ne pas, les interdits tout ça, elle doit croire que c'est pour mon bien. Et donc... Te laisser disparaître, ce serait ça, t'aimer vraiment ?"

Ne parle pas aux inconnus de Sandra Reinflet est disponible aux Éditions JC Lattès.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
voyage
quête
fuite
rencontres
jeunesse.