mardi 12 septembre 2017

"Violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner" d'Etienne Deslaumes


À la mort d'Armande, sa famille et ses proches sont réunis pour ses funérailles. Chacun se demande s'il s'agit réellement d'un accident ou d'un suicide. C'est alors l'occasion pour son mari, ou encore ses amis, de repenser à leur relation, à ce qu'ils ont partagé et à qui elle était. Au fil des pages, se sera une succession de pensées et de monologues à ce propos.

Je n'avais jamais entendu parler de ce titre et c'est à l'occasion d'une Masse Critique Babelio que j'ai donc découvert Violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

Le roman se déroule sur une période très courte, c'est pendant la cérémonie des funérailles d'Armande et la réception donnée après que nous croisons donc ces multiples personnages. Les personnages sont vraiment très multiples, mais chacun est précisé au début de chaque chapitre. Tour à tour, nous plongeons avec eux dans leurs pensées, ces pensées qui les ramènent bien entendu invariablement à Armande et on se rend compte que chacun est lié d'une façon parfois très particulière à celle-ci. Cela les amène même à faire un parallèle avec leur vie.

Dans Violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, ce sont les thèmes de l'adultère, des secrets, des apparences également qui sont abordés. Ici, tout le monde côtoie tout le monde, un peu moins depuis quelques années, et pourtant personne ne sait vraiment la vérité. C'est l'histoire d'adultère d'Armande qui s'est fait surprendre un jour, c'est aussi l'histoire de secrets entre son mari et son meilleur ami qu'ils ne veulent pas dévoiler, mais qui pourtant semblent avoir été démasqués...

Etienne Deslaumes avec Violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner livre ici un livre psychologique. Point de grandes actions ou de suspens haletant, tout est dans le monologue des personnages qui interviennent chacun leur tour. L'auteur parle finalement de la vie et de tous les secrets que chacun garde au fond de soi, ces secrets qui parfois empoisonnent l'existence ou qui, en revanche, sont là pour protéger certains. La mort amène toujours ceux qui restent à réfléchir sur la vie, leur relation avec le défunt, leur propre histoire, et c'est ce que propose ce roman.

Violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner d'Etiennes Deslaumes est disponible aux Éditions Buchet Chastel.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
famille
amis
cérémonie
questionnement
secrets.

lundi 11 septembre 2017

"Là où les lumières se perdent" de David Joy


Un roman fort, puissant et une histoire profonde. Voilà ce que vous réserve Là où les lumières se perdent de David Joy. Un roman qui livre une quête de soi pour le jeune héros qui se bat aussi pour enfin mener sa propre vie.

Jacob, 18 ans, a un nom difficile à porter dans sa petite ville. En effet son père, Charly McNeely, est violent, narcissique et est le baron de la drogue au sein de leur petite communauté. Jacob porte alors la même étiquette que lui, mais le jeune homme veut s'émanciper. Entre ce que son père désire de lui, qu'il prenne la relève et qu'il l'assiste dans ses basses besognes, et ce que veut Jacob c'est à dire aimer pleinement son amour d'enfance et partir, le jeune homme ne sait comment agir. Lorsque justement un dilemme s'offre à lui, il se pose bon nombre de questions. Assumer les responsabilités qui lui incombent ou partir avec sa Maggie ? Et son père doit-il vraiment l'affronter ?

Là où les lumières se perdent a été une totale découverte ! Dans ce roman de David Joy, on se retrouve face à une histoire profonde et puissante, face à une quête de soi difficile et face à un personnage qu'on découvre dans toute sa splendeur.

Jacob est donc le centre de ce livre. Ce jeune homme fort et obéissant mais qui pour autant en a marre de devoir obéir à son père qu'il a de plus en plus de mal à supporter. Il a de plus en plus de mal face à ce qu'il fait, face aux rumeurs qui l'entourent et se retrouve confronté à une dure réalité lorsqu'il est pris aux pièges des démons de son père. Jacob pourtant est intelligent et mature, on s'attache de suite à lui car on comprend qu'il est capable de faire ce qu'il veut, on souhaite qu'il parte même et au fil de la lecture on en est presque à vouloir le pousser un peu plus vers ça.

C'est l'histoire d'une quête de soi, d'un avenir qui se joue entre nos mains. On entre réellement dans l'intimité de Jacob avec ses doutes, ses questions et ses attentes. Un éventail de possibilités s'ouvre devant lui et nous on en est spectateur. On est face à une histoire familiale lourde et difficile, Jacob n'en est que plus courageux. L'amour et la haine s'affrontent au fil des pages, comment Jacob va-t-il en réchapper ? On se pose la question maintes fois sans jamais se douter de l'issue que cela prendra.

David Joy a une écriture puissante, violente presque même parfois. L'auteur tient en haleine du début à la fin, offre une histoire qui peut sembler vieille comme le monde mais qui est d'une profondeur et d'une noirceur incroyable. David Joy réussit à nous offrir des personnages complexes, une histoire qui nous marquera à coup sûr et surtout un final qui laisse sans voix.

Véritable roman noir, Là où les lumières se perdent nous permet de découvrir un auteur qui risque de faire parler de lui par la suite. En lisant ce roman c'est comme se prendre un uppercut, comme rester KO après un choc et c'est devoir secouer la tête en le refermant en se disant "on l'avait pas vu venir"... Au final, je ne peux que vous conseiller de découvrir ce roman sans plus tarder !

Là où les lumières se perdent de David Joy est disponible depuis quelques jours aux Editions 10/18.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
quête de soi
puissant
roman noir
avenir
réalité.

C'est lundi ! Je lis ça, et vous ?


Pour bien débuter cette nouvelle semaine, le lundi est l'occasion de faire le point sur ses lectures ! Alors rien de bien compliqué, le principe est simple, on parle de sa lecture passée, de sa lecture en cours et de sa lecture à venir.

Je vous dis ce que je lis, et vous faites de même, ok ? :)

J'ai terminé
Le meurtre d'O'Doul Bridge de Florent Marotta

Je suis en train de lire
Maintenant et à jamais d'Audrey Martinez

Je lirai ensuite
Un jour, j'ai changé de parfum de Lena Walker 

dimanche 10 septembre 2017

La chronique de Lili #4


Lili, ma sœur, est aussi une grande lectrice et plus particulièrement de thrillers et polars. Je lui ai alors proposé d'avoir une petite chronique de temps en temps pour parler de livres, de ce qu'elle veut même ayant un rapport avec ceux-ci, chose qu'elle s'est empressée d'accepter. Vous aurez donc l'occasion dorénavant de retrouver "La chronique de Lili" et c'est elle qui parlera un coup littérature, bibliothèque, auteurs, salons et j'en passe...

Il est déjà temps de retrouver "La chronique de Lili", je vous laisse découvrir de quoi il s'agit pour ce mois-ci... 


Je me suis toujours demandée ce que la lecture pouvait apporter aux gens. Je n'ai pas toujours été une lectrice. Au contraire, je détestais ça avant. Ma sœur, elle, a toujours dévoré les pages depuis son plus jeune âge. Mais moi, quand on me demandait de lire un livre au collège, je sautais des pages pour en finir au plus vite. Je trouvais que c'était une perte de temps que de tourner ces pages, mais il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis...

J'ai accompagné ma soeur il y a quelques années à un salon du livre, Polar Lens, et je me suis laissée tenter par mon tout premier thriller d'un certain Franck Thilliez, Train d'enfer pour ange rouge. D'un, ce livre a été une réelle surprise, et de deux, je suis alors devenue une fidèle lectrice de l'auteur. J'avais donc la réponse à ma question ! La lecture apporte un moment de détente, d'évasion et d'imagination, et même de jolies rencontres

Pour faire suite à ma question, j'ai alors demandé à plusieurs lecteurs/lectrices ce que la lecture leur apporte. Je vous laisse lire leur ressenti, et vous invite à faire de même en commentaire :)

Que vous apporte la lecture ?

Sandrine :
Je dirais que la lecture m'apporte de la sérénité. J'ai remarqué que je lis d'avantage quand je suis stressée. Elle m'apporte aussi du dépaysement, et elle renforce mon esprit d'analyse. C'est pour ça que j'adore les polars et les thrillers.

Catherine :
D'abord, au-delà de l'évasion que la lecture procure, c'est pour moi un moyen d'entrer dans ma bulle et de me couper de l'extérieur. Quand je lis, plus rien n'existe autour de moi, je suis en tête-à-tête avec l'auteur et avec ses personnages. Ensuite, pour les romans documents, cela m'apporte un enrichissement personnel et souvent avec certains livres, me donne envie d'aller chercher plus loin que la lecture elle-même, de faire des recherches sur ce que je suis en train de lire, notamment pour tout ce qui touche à des faits réels, à la psychologie ou à la psychanalyse, pour les faits historiques aussi. Et enfin, quand je lis, j'ai l'impression d'entrer dans la tête de l'auteur, d'être privilégiée au point presque de connaître ses pensées les plus intimes, ses travers, pour finalement avoir l'impression de le connaître lui-même. Et pour finir, tenir un livre entre mes mains me procure un immense bonheur, une bouffée d'oxygène, un sentiment d'accomplissement, parce qu'au-delà du contenu du livre, il y a l'objet en lui-même, celui qui nous suit partout.

Stef : 
La lecture m'apporte deux choses :
1 - La possibilité de m'évader au quotidien et donc m'isoler un peu dans ma bulle personnelle.
2 - C'est un réflexe de vie depuis mon enfance, je ne vais nulle part sans un bouquin. Je cuisine avec, je fume avec, j'attends n'importe où avec, c'est une extension logique de mon bras.
Et je me rends compte que c'est sûrement un peu bateau comme réponse, mais bon :)

Si vous voulez découvrir un peu plus les lectrices que sont Lili, Sandrine, Catherine, Stef, ou partager avec elles sur les livres, je vous invite à aller faire un tour sur le groupe Facebook "Nous rêvions juste... de bouquiner".

Et vous alors :
Que vous apporte la lecture ?

-Lili La-

samedi 9 septembre 2017

"Le petit garçon sur la plage" de Pierre Demarty


Deux images, celle d'un enfant abandonné sur la plage dans un film et celle d'un autre enfant allongé sur le sable. Ces deux images bouleversent un homme, le bouleversent plus qu'il ne l'imaginait sans doute. Elles vont alors bouleverser aussi ses pensées, et le rouvrir des fêlures qu'il n'imaginait même plus. Deux images, deux petits garçons sur la plage qui vont alors se croiser dans l'esprit de cet homme pour ne plus le quitter.

Dernier titre lu dans le cadre des "Explolecteurs de la Rentrée littéraire" de lecteurs.com En découvrant ce livre je me suis demandée ce que pouvait cacher cette couverture jaune soleil, et ce titre Le petit garçon sur la plage. Une chose est sure, je n'avais pas imaginé ce roman.

« C’est un petit garçon couché sur le sable de cette plage de nulle part, de n’importe où, où il n’y a rien et où il n’y a personne, où la mer n’a pas de couleur et où il n’y a pas de ciel, pas de vent, pas de bruit, pas de lumière. Le petit garçon est couché sur le ventre. Tourné légèrement de trois quarts, vers nous. »

C'est donc un homme, un seul que l'on découvre à travers ces pages. Cet homme bouleversé par des images, des images que nous avons nous aussi déjà croisés dans notre quotidien. Souvenez-vous il y a de cela quelques années, ce cliché du corps de ce petit garçon migrant découvert sur une plage de Grèce, c'est un de ses images. Tout est détaillé, le moindre détail est relevé, mais je me suis rapidement demandée pourquoi ? Pourquoi tout cela ? Pourquoi réagit-il ainsi ? Que nous réserve la suite ?

Je me suis posée de nombreuses questions durant cette lecture, sans pour autant avoir mes réponses. Le petit garçon sur la plage, c'est l'histoire donc d'un homme, qui peut être n'importe qui, qui se retrouve à repenser sa vie, ses acquis suite à ces deux images. Deux images qui ont donc un terrible impact sur lui. On suit donc cela durant moins de cent cinquante pages.

Pierre Demarty use d'un style particulier. Utilisant tantôt des phrases et paragraphes courts, et tantôt des phrases aux descriptions longues. Cela semble donner un certain rythme à la lecture, mais pour moi cela ne prend pas. Je suis restée totalement spectatrice, ne me sentant pas impliquée dans cette histoire et ne ressentant pas toutes les émotions qui bousculent notre homme. Je dois même avouer qu'heureusement que le livre était court, sinon j'aurais du m'accrocher pour le terminer...

Le petit garçon sur la plage est un livre difficile à classer dans une catégorie, une histoire et un style particuliers auxquels, je pense, il faut réussir à adhérer de suite sinon on passe à côté, comme ce fut le cas pour moi.

Le petit garçon sur la page de Pierre Demarty est disponible aux Editions Verdier.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
images
garçon
homme
solitude
introspection.

vendredi 8 septembre 2017

"De l'influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles" de Jean-Michel Guenassia


Paul est un jeune homme à l'allure de fille. Il a quitté le lycée à 16 ans, a deux mamans et partage ses journées entre jouer le client mystère au McDo et être pianiste au restaurant de Stella. Paul aime les filles, malgré ce que certains pensent, entretient une belle amitié avec Alex qui lui voudrait plus, et connaît ses premiers émois, mais aussi ses premières déceptions amoureuses. Paul mène une vie où on ne s'ennuie jamais, une vie plutôt atypique entourée de personnes toutes plus surprenantes les unes que les autres.

C'est encore un titre lu dans le cadre des "Explolecteurs de la Rentrée Littéraire" de lecteurs.com dont je vous parle ici.

Ah Paul... ce cher Paul, en voilà un personnage comme je les aime. Un personnage qui ne ressemble à aucun autre, qui vit comme il le souhaite même s'il se débat parfois contre ce qu'on pense de lui et ce qu'on attend de lui. Dès les premières pages, Paul m'a séduite par son apparence qui fait de lui un homme et une femme dont il joue, par ses pensées qu'il partage. On apprend à le connaître, connaître son quotidien et son entourage et le moins que l'on puisse dire, c'est que tout n'est pas toujours tout rose. Entre sa mère (biologique) qui n'en fait qu'à sa tête et qui ne cesse de militer pour les droits des homosexuels voulant, et étant persuadé même, que lui-même l'est, et sa deuxième mère qui elle est plus douce, Paul a un quotidien parfois bien mouvementé.

"L’ambiguïté me va comme un gant. C'est la preuve que l'important, ce n'est pas ce que vous êtes vraiment, ça les autres s'en foutent, l'important, c'est l'image que vous donnez, ce qu'ils croient que vous êtes. Et si vous voulez avoir la paix, autant ne pas les décevoir."

Dans ce roman nous suivons donc une part de vie de Paul, son quotidien, ses expériences, ses premiers émois et ses déceptions amoureuses. C'est plein de réflexions, de pensées et j'ai presque eu l'impression que Paul me racontait sa vie au creux de l'oreille tant que je me suis attachée à lui. Ca parle d'amour, d'amitié, de famille, mais aussi de secrets bien gardés et de secrets espoirs. C'est la vie tout simplement, une vie peut-être particulière, mais chaque vie l'est après tout.

L'écriture de Jean-Michel Guenassia est douce, tendre, parfois incisive tout en étant ponctuée de beaucoup d'humour. On se laisse porter au fil des pages et des chapitres avec plaisir, en souriant pleinement, partageant les émotions de Paul facilement. Une fois commencé De l'influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles, difficile d'en ressortir tant la lecture nous est plaisante en compagnie de Paul et son entourage.

Mais alors me direz-vous, vu le titre De l'influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles, et David Bowie dans tout ça ? David Bowie, il arrive à un moment oui, mais je ne vous en dirais pas plus à ce propos, car c'est à vous de le découvrir...

De l'influence de David Bowie sur la destinées des jeunes filles de Jean-Michel Guenassia est disponible aux Editions Albin Michel.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
jeunesse
famille
quotidien
amours
vie.

jeudi 7 septembre 2017

"Police" d'Hugo Boris


Appelés pour une mission particulière, Virginie, Erik et Aristide vont se confronter durant quelques heures à une situation particulière. le temps d'un transfert en voiture, tout sera bousculé, tout risque même de basculer et dans Police vous serez alors plongés dans un huis clos qui ne vous laissera pas indifférent.
Le temps d'une mission, Virginie, Erik et Aristide doivent escorter un jeune étranger à l'aéroport afin que celui-ci retourne dans son pays. Loin de leurs tâches quotidiennes, les trois policiers sont alors confrontés à tout autre chose, à une détresse humaine dont ils prennent conscience chacun leur tour. Pour Virginie, qui est déjà en pleine remise en question, il est juste impossible de rester inactive face à cette situation. La jeune femme bouillonne à l'intérieur et est prête à tout pour éviter à cet homme une mort certaine dans son pays...

Premier roman que je lis d'Hugo Boris et je dois dire que celui-ci m'a marquée. Police est un roman court de moins de 200 pages mais qui sont largement suffisantes pour nous offrir une histoire vive, marquante, percutante dont on risque de se souvenir.

On rencontre donc Virginie, policière et maman qui concilie vie professionnelle et vie de famille difficilement surtout en ce moment. En acceptant la mission de reconduire cet étranger à l'aéroport, elle va vite être confrontée à ses idées et va finir par vouloir sauver cet homme en passant outre son uniforme. Mais aux côtés d'Erik et d'Aristide comment faire ? Rapidement elle prend conscience, et nous aussi, que les deux hommes ne sont pas indifférents à cette situation et qu'eux aussi souhaiteraient une autre issue.

Le temps de quelques heures, de quelques pages, on partage le quotidien de trois policiers. Un quotidien dur, éprouvant, imprévisible et loin de ce que l'on peut imaginer. Ils sont confrontés à bien des situations qu'on connaît plus ou moins mais ici sont surtout confrontés à la détresse humaine. Comment accepter cette mission et la faire jusqu'au bout ? Comment aider cet homme quand on sait l'issue qui l'attend ? Autant de questions, de doutes même qu'on se pose avec ces trois personnages. Virginie nous touche, nous émeut et on en vient presque à l'admirer. Mais l'admirer alors que celle-ci agit comme nous l'aurions probablement fait... ?

L'écriture d'Hugo Boris est vivante, prenante, vive. L'auteur nous emmène dans cette histoire sans détours et réussit à faire un huis clos saisissant dont on ne s'attend pas vraiment. Il réussit à faire que le lecteur partage les émotions, les contradictions ou encore les espoirs de Virginie, on s'imagine à la place des ces policiers traversant aussi bien les rues de Paris mais aussi traversant une part de leur existence.

Loin des clichés sur les "flics" ici on est même dans une véritable part d'humanité. Cette humanité qui s'éveille en nous sans prévenir, celle qui fait qu'on est prêt à se battre contre des règles établies, des codes qu'il nous faut respecter et qui nous fait hésiter entre droit et devoir... En lisant Police le lecteur est discrètement aussi poussé à réfléchir à tout cela.

Faisant cruellement écho à des situations qui doivent se jouer quotidiennement dans notre pays et à travers le monde, Police est un livre à lire absolument ! Se lisant d'une traite, l'écriture d'Hugo Boris vous entraînera dans une course contre la montre qui vous bousculera jusqu'à une confrontation sur les pistes de l'aéroport qui fera basculer plus d'une vie...

N'hésitez pas un seul instant à découvrir Police d'Hugo Boris disponible dès aujourd'hui aux Editions Pocket

5 mots en bref pour décrire ce livre :
flics
actualité
humanité
réflexion
huis clos.