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lundi 18 juin 2018

"Les étoiles de Noss Head : Vertige" de Sophie Jomain


Il y a quelques semaines, Marine, que vous pouvez retrouver sur Instagram sous le pseudo @marine2053 et qui tient également le blog littéraire L'Antre de Marine, me proposait de faire une lecture commune avec le roman de Sophie Jomain Les Étoiles de Noss Head : Vertige. Lecture commune que j'ai acceptée avec plaisir !

Je ne connais Marine que via les réseaux sociaux pour le moment, alors que vous allez rire, elle habite dans la même ville que moi et à seulement quelques rues de chez moi (et oui !). Même si nos lectures sont assez différentes l'une de l'autre, elle dévore les mangas alors que je n'arrive jamais à en finir un généralement, il arrive que nous retrouvions certains livres dans nos PAL respectives et ce fut donc le cas pour ce premier tome des Étoiles de Noss Head.


Alors qu'elle fêtera bientôt ses dix-huit ans, Hannah se voit contrainte d'aller passer ses vacances d'été avec ses parents chez sa grand-mère à Wick un petit village d'Écosse. La jeune femme très réticente à cela, va voir finalement ses vacances prendre un autre tournant suite à sa rencontre avec Leith Sutherland, un mystérieux jeune homme qui ne la laisse pas insensible et réciproquement. Pour Hannah, toutes ses convictions vont alors voler en éclats quand elle découvrira qui est réellement Leith...

Cela faisait un très long moment que j'avais donc ce premier tome des Étoiles de Noss Head de Sophie Jomain dans ma PAL. J'en avais forcément énormément entendu parler, et moi qui ne lis que très rarement du fantastique, je m'étais alors laissé tenter à l'idée de découvrir cela... 

Ce premier tome des Étoiles de Noss Head, c'est donc la rencontre entre Hannah et Leith, ces deux jeunes gens qui se croisent dans un village perdu en Écosse et qui se sentent tout les deux irrémédiablement attirés l'un par l'autre. On sait que Leith n'est pas vraiment un humain comme les autres, on attend donc de savoir ce qu'il est vraiment et de voir comment va évoluer la relation entre les deux. 

Bon, autant dire les choses tout de suite, je n'ai pas particulièrement adhéré à ce roman, tellement celui-ci m'a fait, hélas, penser à la saga Twilight de Stephenie Meyer. Trop de ressemblances, que ce soit dans les personnages, dans ce côté fantastique ou encore dans les dangers rencontrés au fil des pages. Pourtant, l'histoire a un réel potentiel, l'univers est crée pour emmener le lecteur dans celui-ci, mais non non non j'ai l'impression que cela tombe dans la facilité. Je n'ai pas réussi à me détacher de cela au fil de ma lecture, ni donc à entrer pleinement dans l'histoire.

Leith est bien entendu intrigant, même un peu surprenant, il a un charme indéniable avec son côté si mystérieux. On veut bien entendu en savoir plus sur lui et connaître toute son histoire. Hannah quant à elle, est une jeune fille ordinaire, mais que j'ai trouvé bien naïve. Elle ne croit pas aux créatures fantastiques, est assez vindicative même à ce propos, et trois pages après quand Leith lui révèle sa vraie nature elle accepte sans sourciller cela. Mais vraiment ?

Comme dit plus haut, je lis vraiment très peu de fantastique, et après avoir lu ce roman, je me dis que ce n'est pas vraiment mon univers. Je suis ressortie vraiment plus que mitigée de ma lecture, pourtant, j'apprécie beaucoup Sophie Jomain, mais je pense lire ses autres romans plutôt que ses sagas fantastiques qui me font malheureusement trop penser à d'autres sagas que j'ai pu lire il y a quelques années (j'avais lu le premier tome de Felicity Atcock il y a quelques mois et là, j'avais eu l'impression de retrouver l'univers de True Blood !). J'ai le deuxième tome des Étoiles de Noss Head, mais je ne sais pas encore si je lirais celui-ci un jour ou pas...

Il ne vous reste plus qu'à vous faire votre propre idée sur Les Étoiles de Noss Head : Vertige de Sophie Jomain ! Seuls, vous pourrez savoir si au contraire, l'univers vous plaira ainsi que l'histoire de Leith et Hannah... 

Les Étoiles de Noss Head : Vertige de Sophie Jomain est disponible aux Éditions J'ai Lu



La chronique de Marine :

Hannah, 18 ans, part pour l’Écosse avec ses parents pour les vacances d'été et rendre visite à sa grand-mère. Elle n'est pas très enchantée mais va finir par être quelque peu chamboulée par sa rencontre avec Leith Sutherland, 20 ans, dont la famille garde le phare de Noss Head depuis des générations. Il ne la laisse pas indifférente et il est bien mystérieux. Il se passe tout de suite quelque chose entre eux, une étincelle. Bien qu'assez "froid" au début avec elle, son comportement va changer par la suite de façon très soudaine et c'est très déroutant. Ils vont passer de plus en plus de temps ensemble, et force est de constater que Leith cache un secret et quel secret! C'est un loup-garou! Dur pour Hannah d'y croire et pourtant! Va naître ensuite une grande histoire d'amour! 

J'ai bien aimé le personnage de Leith, peut-être plus qu'Hannah. Il est très mystérieux, extrêmement protecteur et a un petit côté taquin ce qui ne me déplaît pas du tout. Hannah est une fille assez simple, très moderne à laquelle on peut facilement s'identifier mais qui est très naïve et peut se révéler agaçante par moment. 

Il y a une revisite du mythe du loup-garou qui est vraiment très sympa et bien développée. J'apprécie le fait qu'on ait 5 espèces de loup-garous bien distinctes. L'ambiance m'a beaucoup plu, limite j'avais vraiment envie d'aller là-bas en Écosse! 

Ce que je peux reprocher à ce roman, c'est que ça m'a trop fait penser à Twilight, il m'était assez difficile de m'en détacher. Quelques exemples: le livre sur les créatures fantastiques, sur le méchant qui ne lâchera pas Hannah... C'est un "Twilight" moderne à la française avec des loups-garous pour créatures surnaturelles principales. Ce n'est pas non plus hyper péjoratif mais ça m'a quand même fait l'effet d'une histoire qui n'est pas si originale que ça car j'arrivais à prévoir ce qui allait se passer facilement. Et puis, Twilight, c'est THE référence dans le genre (bon, ma propre référence), cette saga a marqué mon adolescence. 

Pour le coup, l'écriture est très fluide, très moderne et on sent vraiment la patte bien française! C'est écrit à la première personne du singulier, on est donc au plus proche d'Hannah, de ses pensées et de ses sentiments, et c'est ce que je préfère dans un roman. Le rythme est assez lent, il ne faut pas s'attendre à de l'action mais ce n'est pas plus mal

Pour comparer avec La_dory, nous sommes d'accord pour Twilight (ça nous y a fait penser toutes les deux) et sur la naïveté d'Hannah. 

Ce fut une très bonne lecture mais pas un coup de cœur. Je vais sans nulle doute lire la suite vu qu'elle m'attend bien sagement dans ma PAL. Et j'ai aussi très envie de découvrir d'autres romans de Sophie Jomain parce que sa plume m'a interpellée!

mardi 25 juillet 2017

Lecture commune de juin "Le tueur intime" de Claire Favan


Avec ma fidèle amie Delphine, Aubazaardeslivres, depuis quelques mois, on s'accorde sur une lecture commune. Chacune notre tour, nous choisissons un roman que nous partageons donc pour une lecture commune. Du coup, j'ai décidé aussi de poster ce rendez-vous mensuel sur LaDoryquilit ! Vous l'avez donc compris, chaque mois un article réunissant nos deux avis sera donc posté par ici, l'occasion de vous offrir une double critique sur le livre choisi :)

Pour ce mois de juin, il s'agissait du roman Le tueur intime de Claire Favan qui est sorti de nos PAL à cette occasion.


Chronique de Marion :

A quinze ans, Will Edwards est un adolescent malmené par la vie. Entre les viols subis par son père et les humiliations quasi-quotidiennes à l'école, le garçon fait tout pour qu'on essaie de l'oublier. Et puis un jour, Samantha arrive dans sa classe, le défend contre les autres et pour Will elle devient une obsession : il la veut. Tout ne se passe pas comme Will le voudrait et le garçon, alors, prend goût à la vengeance, la perversité et surtout la cruauté. Les années passent et Will devient alors un terrible prédateur prêt à tout...

En grande admiratrice de Claire Favan, je m'étais mis de côté ses deux romans Le tueur intime et Le tueur de l'ombre. Alors autant vous l'avouer tout de suite, en refermant Le tueur intime je me suis littéralement ruée sur le livre suivant pour connaître la suite !

De l'adolescence à la maturité de Will, nous suivons l'histoire de ce jeune garçon devenu homme, qui se transforme en véritable prédateur. L'adolescent malmené qui ne se défendait pas contre ses camarades ? Celui pour qui nous nous attachions ? Oubliez-le, rapidement même. Le Will Edwards de ce roman est un être qui représente à lui seul le Mal (oui avec un M majuscule). De pages en pages, on assiste à la naissance d'un tueur en série, on est dans la tête d'un tueur ! Ses projets fous, terribles même sont exposés, nous assistons impuissants à l'emprise psychologique qu'il a sur Samantha et on en reste bouche bée.

"Il ne pratiquait nullement un geste d’amour mais un acte de domination pure et de possession brutale. Il prit, sans égard et sans douceur, assouvissant sa revanche envers la faute qu’il lui imputait depuis près de trois années. Il savourait le goût de ses larmes et la perception de sa souffrance. Et c’était mieux que tout ce qu’il aurait pu imaginer. Aux sensations physiques s’ajoutaient la satisfaction du devoir accompli et une dose de joie perverse à l’idée d’infliger de la douleur."

Dans ce roman, c'est une montée en puissance qui nous attend. Aussi bien du comportement de Will Edwards, de ses agissements, que du suspens et de l'intensité de l'écriture de Claire Favan. L'auteure nous malmène tout au long de son livre, il faut s'accrocher devant tant de violences. Des violences physiques, et psychologiques qui offrent des scènes parfois à la limite du supportable tant nous les imaginons "trop" bien. À côté de Will Edwards, les personnages de Samantha, mais aussi RJ, un profiler qui reprend l'enquête, sont tout autant maîtrisés, nous les suivons également avides de savoir où cette folle histoire va les entraîner.

Ce que j'admire dans l'écriture de Claire Favan, c'est cette faculté qu'elle a, a vraiment donné naissance à un psychopathe. On suit toutes les étapes, le commencement, le déclenchement, les événements qui s'enchaînent, elle a ce pouvoir de vraiment offrir au lecteur un personnage abouti au plus haut point, et c'est le cas encore une fois pour Will Edwards et ça en est étrangement fascinant...

"Notre tueur est un pur sociopathe. Il n’hésite d’ailleurs pas à éliminer les gêneurs si nécessaire, comme Adam Swan ou son codétenu. Pour lui, les femmes ne servent qu’à satisfaire son fantasme. Ce qu’il aime, c’est faire souffrir, dominer et briser l’esprit de ses victimes."

Comme toujours, une fois plongée ici dans Le tueur intime il m'a été très difficile de le reposer en cours de le lecture, on s'accroche littéralement au bouquin, on veut savoir la suite ! Littéralement happé par l'histoire, le lecteur est pris dans un engrenage limite terrifiant. Le suspens ne cesse de gagner en intensité pour un final en apothéose, vraiment.

Vous l'avez sûrement compris, mais c'est un vrai coup de cœur ! Claire Favan est une auteure que j'admire vraiment, une auteure qui sait m'offrir des sueurs froides et des heures de lecture trépidantes. À chaque roman que je lis d'elle, je me dis "non allez, elle ne va pas encore réussir à me scotcher ?" Et bien si et j'en redemande encore et encore et encore !

Vous n'avez pas encore lu Claire Favan ? Grave erreur ! Elle est l'une des plumes françaises du thriller à lire absolument, et je ne saurais vous conseiller que de vous y mettre rapidement...


Chronique de Delphine :

La première chose que j'ai envie de dire concernant ce livre c'est : woooooooh !!! Mais quel truc de dingue !!! Voilà ça donne le ton non ?
Honnêtement, ce livre est une vraie tuerie. Plus de 600 pages qui se dévorent ! Une fois ouvert le livre, vous pourrez difficilement le relâcher.
Je ne vais pas vous faire un pitch sur l'histoire, la 4ème de couverture remplit parfaitement son rôle.

Claire Favan nous happe dès les premières pages pour nous entraîner dans une spirale infernale où le rythme va monter crescendo pour terminer sur un final explosif. Voilà LA phrase qui pourrait résumer tout le livre.

Plus sérieusement, dans le tueur intime, Claire Favan nous propulse dans la tête de Will, tueur en série en devenir. Nous allons assister à sa montée en puissance, jusqu'à en frôler la perfection. Will est méticuleux, intelligent et ne laisse rien au hasard. Sa personnalité froide et violente font de cet homme un monstre. Certaines scènes sont particulièrement pénibles à vivre. Mais l'écriture de Claire Favan est tellement addictive qu'on en veut toujours plus. On la suit dans l'escalade de la violence de son personnage.

Les personnages de ce roman sont habilement travaillés. On assiste à l'asservissement de Samantha par Will, sans rien pouvoir faire. Cette jeune fille qui un jour va prendre sa défense à l'école aurait mieux fait de s'abstenir. Elle va alors devenir l'obsession de Will qui va tout mettre en oeuvre pour parvenir à ses fins. Samantha est touchante, même si par moment ces réactions m'ont surprises. Néanmoins, la perversion de Will est telle qu'on peut facilement comprendre ses réactions. J'ai beaucoup aimé également le personnage de RJ, ce nouveau profiler qui va arriver dans cette équipe et reprendre l'enquête. Cet homme blessé et qui manque de confiance en lui depuis un coup dur, va profiter de cette nouvelle affaire pour se remettre en selle.

Claire Favan nous fait passer par toutes les émotions à travers ce livre : l'horreur, la colère, l'étonnement, la surprise, l'incompréhension et j'en passe. Mais très honnêtement, là où elle est très forte c'est lorsqu'elle met le point final. Elle nous livre là une fin de malade ! Un cliffhanger de fou qui ne vous donnera qu'une envie : vous procurer le plus rapidement possible Le tueur de l'ombre, la suite. Impossible de s'arrêter là. J'attends pour ma part mon exemplaire qui devrait arriver incessamment sous peu.

Bref, en conclusion, Claire Favan n'a rien à envier aux écrivains américains ni au scénaristes de renom. Elle nous livre, avec le tueur intime, un livre digne des meilleurs films américains sur les tueurs en série. D'ailleurs, personnellement, je pense que ce livre pourrait faire une base excellente pour un super film de ce genre !

Bon vous l'aurez compris, Le tueur intime est un énorme coup de coeur, une grande claque, un de ces livres qu'on n'oublie pas.


Le tueur intime de Claire Favan est disponible aux Editions Points.

mardi 16 mai 2017

Lecture commune d'avril : "Le sourire des femmes" de Nicolas Barreau


Avec ma fidèle amie Delphine, Aubazaardeslivres, depuis quelques mois, on s'accorde sur une lecture commune. Chacune notre tour, nous choisissons un roman que nous partageons donc pour une lecture commune. Du coup, j'ai décidé aussi de poster ce rendez-vous mensuel sur LaDoryquilit ! Vous l'avez donc compris, chaque mois un article réunissant nos deux avis sera donc posté par ici, l'occasion de vous offrir une double critique sur le livre choisi :)

Pour ce mois d'avril il s'agissait du roman Le sourire des femmes de Nicolas Barreau qui est sorti de nos PAL à cette occasion.


Chronique de Marion :

"L'année dernière, en novembre, un livre m'a sauvé la vie. Je sais que cela semble très peu vraisemblable. Certains pourraient trouver extravagant ou mélodramatique que je dise ce genre de choses. Malgré tout, c'est précisément ce qui s'est passé."

Voilà commence l'histoire d'Aurélie. Aurélie, c'est une jeune femme qui tient un charmant restaurant au cœur de Paris qui s'appelle "Le temps des cerises". Un jour, après que son petit ami Claude l'ait soudainement quitté, elle marche à travers les rues pour essayer d'apaiser sa tristesse. Au détour d'une rue, elle entre dans une librairie, chose étonnante pour elle qui n'est pas du tout lectrice. Elle se laisse attirer par un livre et par un titre "Le sourire des femmes", ce livre, elle va alors le dévorer en quelques heures seulement. Celui-ci va lui permettre de remonter la pente, d'autant plus qu'à travers ses pages, elle y retrouve son fameux "Temps des cerises" et que la jeune femme de l'histoire lui fait vraiment penser à elle. Aurélie n'a plus qu'une idée en tête, rencontrer l'auteur afin d'en savoir plus et de le remercier, mais pour cela, il va falloir négocier avec son éditeur et ce ne sera pas chose aisée...

Le sourire des femmes est un livre que Delphine m'avait offert il y a de ça déjà un long moment. De Nicolas Barreau j'ai deux titres dans ma bibliothèque, mais je n'avais encore jamais eu l'occasion de lire cet auteur. Maintenant, c'est chose faite !

Le sourire des femmes est un roman léger, frais, divertissant. C'est ce genre de roman qui détend, qui fait du bien à lire et qui nous fait sourire. Point de grosse intrigue, point de suspens haletant qui monte au fil des pages, mais une douce histoire qui offre quelques petites surprises au fil de ses pages.

Naviguant entre le point de vue d'Aurélie et d'André, l'éditeur avec qui il faut si durement négocier, l'histoire mêle amitié, amour, espoir, mais aussi la magie de Paris et des livres. On se laisse porter par les pages et les chapitres, on se prête au jeu de ce petit mystère qui existe autour de ce fameux auteur et on s'amuse même parfois de certaines situations ou remarques. 

Nicolas Barreau avec son écriture légère, fluide et entraînante offre une histoire réussie. Avec des personnages attachants, oui, on s'attache finalement aussi bien à Aurélie qu'à André, on imagine bien entendu l'issue (qui ne sera pas une grande surprise), mais cela n'empêche pas de passer un bon moment. Le sourire de femmes se lit facilement et rapidement et offre de jolis moments et de belles phrases. 

Notez ce titre si vous avez envie de lire quelque chose de frais ou de léger, Le sourire des femmes vous accompagnera durant quelques heures de lecture simples et apaisantes.

"Quelle que soit la façon dont une histoire débute, quels que soient les tours et détours qu'elle emprunte, seule compte la fin."

Chronique de Delphine :

Ce livre était dans ma PAL depuis un petit moment déjà et d'ailleurs, c'est Marion qui me l'avait offert ^^

Dans Le sourire des femmes, nous faisons la connaissance d'Aurélie, jeune femme d'une trentaine d'années qui tient un restaurant à Paris "Le temps des Cerises". Elle a perdu récemment son père et ayant perdu sa mère très jeune, elle se retrouve désormais seule. Enfin, non, car elle vit avec Claude son compagnon. Oui, mais voilà, un matin, Claude décide de la quitter parce qu'il a rencontré la femme de sa vie. Pour Aurélie, tout s'effondre. Elle va alors se retrouver à déambuler dans les rues de Paris, où elle va entrer dans une librairie et acheter un livre. Chose surprenante, car Aurélie n'est pas une lectrice. Or elle va littéralement dévorer ce roman dans lequel elle se reconnaît. Elle n'a qu'une idée en tête : remercier l'auteur. Oui, mais voilà, il faut négocier avec l'éditeur et cela s'avère compliqué.

Le sourire des femmes fait partie de ces livres simples qui se lisent facilement, et qui nous laissent le sourire après l'avoir refermé. Oh ce n'est certainement pas le livre du siècle, mais j'ai passé un vrai bon moment de lecture en compagnie d'Aurélie et compagnie. C'est un livre simple, sans fioritures. C'est un livre qui parle d'amour, d'amitié, de Paris, de livres...

Le style de l'auteur est fluide et très agréable à lire. L'alternance du récit entre Aurélie et André nous apporte des points de vues différents. Même si l'issue du roman est prévisible, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman à cheval entre la romance et la chick-lit. J'ai trouvé les personnages attachants et j'ai beaucoup aimé l'originalité de l'histoire. L'auteur utilise les mots justes pour véhiculer ses messages et les émotions.

En conclusion, c'est un livre que je vous conseille. Je vous laisse quelques citations que j'ai relevées :

Après tout, quand on y regarde de plus près, chacun d'entre nous à ses complexités, ses fragilités et ses manies. Il y a des choses que nous faisons, ou des choses que nous ne ferions jamais, ou seulement dans des circonstances précises. Des choses dont les autres rient, à propos desquelles ils secouent la tête, s'étonnent. Des choses étranges qui n'appartiennent qu'à nous.

Il y a quelque chose dans Noël qui nous renvoie sans cesse à nous-même, à nos souvenirs, nos souhaits, à notre âme d'enfant qui se tient toujours bouche ouverte, devant ces portes mystérieuses derrière lesquelles attend le merveilleux. 


Le sourire des femmes de Nicolas Barreau est disponible aux Editions Le livre de poche.

jeudi 20 avril 2017

Lecture commune de mars : "L'heure des fous" de Nicolas Lebel


Avec ma fidèle amie Delphine, Aubazaardeslivres, depuis quelques mois, on s'accorde sur une lecture commune. Chacune notre tour, nous choisissons un roman que nous partageons donc pour une lecture commune. Du coup, j'ai décidé aussi de poster ce rendez-vous mensuel sur LaDoryquilit ! Vous l'avez donc compris, chaque mois un article réunissant nos deux avis sera donc posté par ici, l'occasion de vous offrir une double critique sur le livre choisi :)

Pour ce mois de mars il s'agit du roman L'heure des fous de Nicolas Lebel qui est sorti de nos PAL à cette occasion.


Chronique de Marion :

Un SDF poignardé à mort sur les rails de la gare de Lyon, l'affaire confiée au capitaine Mehrlicht et son équipe devrait se régler rapidement, "rapide et propre" comme leur ordonne le commissaire. Mais quand l'identité du cadavre est révélée, c'est finalement une toute autre histoire et surtout une autre enquête qui débute. Pour Mehrlicht, Dossantos, Latour et Ménard, l'heure des fous approche. De la Jungle au cœur de bois de Vincennes aux couloirs de la Sorbonne, c'est un véritable jeu de piste aux rebondissements surprenants qui les attend... 

C'est en 2015 à l'occasion d'un Salon que je rencontrais Nicolas Lebel et que je découvrais donc cet auteur. Après avoir lu Sans pitié ni remords et Le jour des morts, il ne me restait donc plus que L'heure des fous à découvrir (oui pas forcément dans l'ordre préconisé, mais si je lisais toujours les livres dans le bon ordre ça se saurait ^^). L'heure des fous qui m'a offert une histoire, comme je l'attendais.

Le meurtre d'un prétendu SDF qui s'avère être une affaire plus complexe, voilà à quoi le capitaine Mehrlicht (à tête de grenouille) se voit confronter. Entouré de son équipe plutôt éclectique, l'enquête va révéler des surprises et va se ponctuer de rebondissements auxquels nul ne s'attendait. Notre équipe n'est pas au bout de ses surprises, tout comme le lecteur qui se régale de pages en pages.

Pour avoir déjà lu les autres romans de Nicolas Lebel, je me doutais qu'il ne fallait pas que je m'attende à une histoire qui pouvait sembler toute tracée, mais plutôt à une histoire prête à exploser à tous moment et qui ne me laisserait aucun répit. L'heure des fous, c'est exactement ça !

En plongeant dans ce roman, on ne s'attend pas une seule seconde à la tournure que vont prendre les événements. Une simple affaire de SFD poignardé, bon ok... , mais quand celle-ci lève déjà le voile sur la Jungle au coeur du bois de Vincennes, là on comprend que ce ne sera pas tout rose pour notre équipe. Les rebondissements, les révélations s'enchaînent au fil des pages, mettant à jour une terrible machination presque inimaginable. Personne ne peut se douter de l'issue final, tout est amené progressivement, les doutes planent dans l'esprit du lecteur et l'intrigue n'en est que plus haletante.

L'heure des fous permet aussi de rencontrer une équipe des plus originales. Aussi bien différents que complémentaires, Mehrlicht, Dossantos, Latour et Ménard nous offrent de sacrés moments. Entre les répliques cinglantes de Mehrlicht (Mehrlicht qu'on imagine tellement bien avec sa fameuse "tête de grenouille"), la drague un peu lourde de Dossantos envers Latour et le bouc émissaire qu'est Ménard, on ne s'ennuie pas une seule seconde. C'est une équipe comme on en croise nulle part ailleurs, et tous se révèlent très attachants (mention spéciale pour Sophie Latour pour qui j'ai un gros coup de cœur). Cela ne fait qu'ajouter du piquant à ce roman et en fait une de ses particularités ! 

"[...] elle savait combien Dossantos pouvait être lourd dans ses minauderies de collégien. Il lui ouvrirait les portes et soulignerait lui-même combien il était prévenant avec elle. Il lui sourirait en continu, ce qui l'obligerait elle-même à lui sourire et à déclencher d'interminables compliments sur son sourire éclatant. Il reprendrait chacune de ses paroles pour faire mine d'en savoir plus sur elle ou d'être attentif. L'enfer est une vaste entreprise et Dossantos en était un VRP implacable."

Et que dire de l'écriture de Nicolas Lebel ? C'est vif, piquant, mordant même et parfois tellement drôle ! On ne s'ennuie pas une seule seconde avec cet auteur. Entre une intrigue parfaitement maîtrisée et des répliques cinglantes qui ponctuent ce roman, difficile de le lâcher une fois commencé. Nicolas Lebel réussit aussi bien à tenir en haleine son lecteur jusqu'aux dernières pages, mais aussi à le faire éclater de rire plus d'une fois entre les déconvenues et les répliques qui fusent sans arrêt. 

"- Alors là-bas, on a la "zone des Nomades". Après, c'est "Les Lapins". 
- Pourquoi "Les Lapins" ? s'enquit Dossantos 
- Parce que les miséreux, ils se multiplient comme les lapins, j'en sais rien, moi."

Vous l'avez sans doute compris, j'ai adoré retrouver l'écriture de Nicolas Lebel dans L'heure des fous. Je vous conseille vivement d'ailleurs de découvrir cet auteur si ce n'est encore fait. Vous plongerez dans des polars sombres, où le suspens ne fait que croitre au fil des pages et dont les intrigues n'ont pas finis de vous surprendre, le tout rythmé par un humour cinglant qui vous marquera. 


Chronique de Delphine : 

Pour ma part, c'est la première fois que je lis un livre de Nicolas Lebel. Rencontré lors du Salon du polar de Nemours cette année, j'en ai profité pour acheter son premier livre, et faire ainsi la connaissance de ce fameux Mehrlicht. 

Je ne vais pas vous raconter l'histoire, la 4ème de couverture remplit parfaitement son rôle.  

Dans l'heure des fous, la première chose qui frappe c'est ce personnage atypique : Merhlicht. Ensuite, l'histoire ! Si au départ on pense avoir affaire à une simple affaire, on va très vite se rendre compte que cela va s'avérer bien plus complexe que çà. Et puis il y a l'équipe de Merhlicht : Sophie Latour, Mickael Dossantos et le jeune Ménard, stagiaire. D'ailleurs ce pauvre Ménard ne sera pas ménagé par un Merhlicht détestable à souhait. 

Mehrlicht ? Parlons en. C'est un personnage des plus atypiques. Il fume comme un pompier et c'est peu dire, il est désagréable à souhait, il ronchonne. Mais ce qui m'a le plus frappé finalement c'est surtout son implication dans l'enquête. Il ira au bout coûte que coûte. Et puis, même si il est souvent malaimable avec les membres de son équipe, on sent bien qu'il les apprécie à leur juste valeur. 

L'heure des fous est un livre comme je les aime. Une intrigue drôlement bien menée, avec des rebondissements de fous. Quand on pense avoir trouvé la clé de l'énigme, hop, un nouvel élément vient s'imiscer et on repart à zéro. J'ai vraiment beaucoup aimé la plume de l'auteur, elle est fraîche et fluide. C'est un régal à lire. Nicolas Lebel ponctue son récit de petits moments vifs et incisifs, et çà donne du mordant. A cela rajoutez une bonne dose d'humour, et vous aurez un résultat tout à fait délicieux ! 

J'ajouterai une mention spéciale pour la sonnerie de portable de Mehrlicht !! A chaque appel, un dialogue célèbre d'Audiard, ce qui donne parfois des situations cocaces et à mourir de rire.

Par contre je vous préviens d'avance, une fois commencée, vous ne pourrez pas refermer L'heure des fous avant de l'avoir terminé. On a envie de connaître l'issue. 

En conclusion, Nicolas Lebel est un auteur que j'ai pris plaisir à découvrir. L'heure des fous est un roman sombre qui vous surprendra tant par ses rebondissements que par l'humour mordant de l'auteur. 


N'hésitez pas ! L'heure des fous de Nicolas Lebel est disponible aux Editions Marabooks Poche.

vendredi 3 mars 2017

Lecture commune de février : "De l'eau pour les éléphants" de Sara Gruen


Avec ma fidèle amie Delphine, Aubazaardeslivres, depuis quelques mois, on s'accorde sur une lecture commune. Chacune notre tour, nous choisissons un roman que nous partageons donc pour une lecture commune. Du coup, j'ai décidé aussi de poster ce rendez-vous mensuel sur LaDoryquilit ! Vous l'avez donc compris, chaque mois un article réunissant nos deux avis sera donc posté par ici, l'occasion de vous offrir une double critique sur le livre choisi :)

Pour ce mois de février il s'agit du roman De l'eau pour les éléphants de Sara Gruen qui est sorti de nos PAL à cette occasion.


Chronique de Marion :

Jacob Jankowski a quatre-vingts dix ans ou quatre-vingt-treize il ne sait plus exactement depuis qu'il est dans cette maison de retraite. Ce dont il se souvient parfaitement en revanche, c'est de sa carrière dans les cirques ambulants des Etats-Unis au cœur des années 1930. N'en ayant jamais parlé à ceux qui l'entourent, Jacob nous raconte alors sa vie durant ces fameuses années 1930, sa vie de dur labeur en tant que soigneur, sa vie durant laquelle il va côtoyer l'envers du décor de ces cirques qui faisaient rêver. L'exploitation, la maltraitance, mais aussi tout de même un brun d'amour vont rythmer son récit.

J'avais vu le film il y a de très longues années et ma sœur m'avait offert ce livre dernièrement. L'occasion était donc parfaite pour enfin découvrir l'écriture de Sara Gruen et plonger dans De l'eau pour les éléphants. Cette plongée littéraire fut magnifique, bouleversante, de celle qui va me marquer un long moment.

Nous faisons la connaissance de Jacob alors qu'il est désormais en maison de retraite, le vieil homme semble assez esseulé et peu enclin à se mêler aux autres pensionnaires. Il vit un peu à travers ses souvenirs, et quels souvenirs... Pendant ses phases de sommeil, ou de rêverie, il finit par se livrer sur son passé plutôt particulier. Clairement, ça laisse, bouche bée ! Clairement, ça laisse, bouche bée ! 

En me plongeant dans De l'eau pour les éléphants, bien qu'impatiente de découvrir ce que réservaient ces pages, je ne m'attendais pas à être autant prise dans cette histoire. Dès les premiers chapitres, j'ai littéralement était fascinée ! Fascinée par l'histoire de Jacob, fascinée par ce cirque des frères Benzini et fascinée par l'écriture de Sara Gruen

On découvre vraiment l'envers, du décor, des personnes qui font vivre ce cirque aux animaux qui les accompagnent. Rien ne nous est épargné, la maltraitance quand certains hommes sont littéralement jetés du train "par accident", la maltraitance des animaux pour les faire obéir. L'exploitation de tout ce monde qui travaille sans relâche, sans avoir l'assurance d'être payé. Mais aussi, et heureusement, les amitiés qui se nouent, le soutien que certains trouvent ou encore l'amour qui peut naître sans s'y attendre.

Sara Gruen réussit à faire en sorte que le lecteur soit, de suite, pris dans cette histoire. Son écriture est dense, riche, entraînante et fascinante ! On se laisse entraîner dans De l'eau pour les éléphants sans s'en rendre compte finalement. Rapidement, on ne peut plus lâcher ce livre. Il y a d'abord Jacob qui devient soigneur et qui nous fascine, ensuite Marlène l'écuyère a qui on s'attache aussi et enfin Rosie l'éléphante. Ahhh Rosie, je ne pensais pas qu'il serait autant possible de s'attacher à un animal, l'histoire de Rosie m'a touché, émue aux larmes même. 

Vous l'avez compris, j'ai adoré De l'eau pour les éléphants. C'est un véritable coup de cœur ! Sara Gruen m'a enchanté tout au long de cette lecture, je l'ai d'ailleurs refermé à regret ce livre tellement j'étais prise dedans. J'ai voué une véritable fascination pour Jacob et son histoire durant quelques heures. Même si cette histoire offre des moments durs, choquants presque, elle offre surtout une magnifique histoire marquée par des rencontres fascinantes et l'amour entre deux personnes que tout semblait opposer.

N'hésitez pas un seul instant à vous plonger rapidement dans De l'eau pour les éléphants de Sara Gruen ! Je vous assure que ce voyage en vaut largement la peine... 


Chronique de Delphine :

Cela faisait un moment que j'avais ce livre dans ma PAL, et c'était donc l'occasion de le sortir.  Je ne vais pas vous raconter l'histoire, la 4ème de couverture vous en dit déjà bien assez.

Concernant mon ressenti, je me demande après avoir refermé ce livre pourquoi je ne l'ai pas lu plus tôt. En effet, je ne pensais pas du tout que ce livre me plairait autant. Pourtant en me plongeant dans De l'eau pour les éléphants je n'ai pu m'empêcher de le dévorer et d'être à fond dans l'histoire. C'est un livre poignant et touchant. Dans ce roman Sara Gruen nous dresse un portrait saisissant des gens du cirque. L'envers du décor est beaucoup moins plaisant que le devant de la scène. Et on est loin d'imaginer tout ce qui se passe en coulisse. L'écriture de Sara Gruen est telle que certains moments sont parfois durs, voire presque choquants. J'ai, par moment été vraiment bouleversée par ce que vivaient ces gens. Certains jetés du train parce qu'ils ne servent plus, d'autres molestés et tous travaillant durs parfois même sans être payés si le cirque n'a pas fait de belles recettes. Mais les animaux sont également maltraités. Une scène particulièrement choquante avec Rosie, l'éléphante du cirque m'a fait pleurer tellement j'avais l'impression d'y assister. Cette cruauté et cette gestion des cirques de l'époque est terriblement bouleversante. Difficile d'imaginer qu'il puisse en être réellement ainsi. Dans ce roman, vous êtes spectateurs du cirque des Frères Benzini, mais spectateurs non pas du spectacles mais des coulisses, et honnêtement ce n'est pas un beau spectacle.

Et pourtant au milieu de tout cela, les personnages sont attachants et touchants. Notre personnage principal, Jacob qui est arrivé dans le milieu complètement par hasard et va devenir le soigneur attitré du cirque est un homme juste et droit qui aura parfois beaucoup de mal à comprendre ce fonctionnement qu'il trouve injuste. Il fera tout ce qu'il peut pour aider ses camarades et les animaux, allant même parfois jusqu'à risquer sa propre vie.

Dans ce roman, ce sont les sentiments qui priment. Malgré la dure loi qui règne au sein du cirque, on assiste à des scènes d'amitiés et de soutien touchantes entre les différents employés du cirque. Au delà de çà, Sara Gruen nous offre une magnifique histoire d'amour comme j'en ai rarement vu, avec une fin qui m'a énormément plu. Cette fin, dont je ne me doutais pas un seul instant et qui fait de ce livre un gros coup de coeur. Je me souviendrai longtemps de Jacob, Marlène, Rosie et les autres. 

De l'eau pour les éléphants est un livre que je vous conseille fortement. C'est un livre qu'il faut lire, il ne vous laissera pas indifférent. 

De l'eau pour les éléphants de Sara Gruen est disponible aux Editions Le Livre de Poche.

jeudi 2 février 2017

Lecture commune de janvier : "La couleur de l'ombre" de Nathalie Lenoir


Et voilà le premier-rendez vous est fixé
 se sera sur les lectures communes ! 


Avec ma fidèle amie Delphine, Aubazaardeslivres, depuis quelques mois, on s'accorde sur une lecture commune. Chacune notre tour, nous choisissons un roman que nous partageons donc pour une lecture commune. Du coup, j'ai décidé aussi de poster ce rendez-vous mensuel sur LaDoryquilit ! Vous l'avez donc compris, chaque mois un article réunissant nos deux avis sera donc posté par ici, l'occasion de vous offrir une double critique sur le livre choisi :)

Pour janvier, c'est donc le roman auto-édité de Nathalie Lenoir, La couleur de l'ombre qui a eu nos faveurs...



Critique de Marion :

Mathilda débute son année de cinquième le bras dans le plâtre. La jeune fille discrète, ne fait partie ni des élèves "cools" ni des "nazes". A l'occasion d'une heure de permanence, elle va rencontrer Libby Hamilton, une jeune fille seule, malade, originale et rêveuse, mais que tout le monde ignore. Libby lui permet d'approcher son idole, celle à qui Mathilda rêve de ressembler et que tout le monde adore au collège : Rose Hamilton. Entre Mathilda et Libby commence alors une amitié originale, une amitié qui ne commence pas forcément pour les bonnes raisons, mais une amitié qui les marquera au final toutes les deux et les embarquera dans des histoires folles. Mais cette amitié se voit bouleverser par un terrible drame qui remet en question tout ce en quoi Mathilda croyait...

La couleur de l'ombre est le premier roman de Nathalie Lenoir. A travers celui-ci, l'auteure nous livre une histoire poignante sur les affres de l'adolescence et les conséquences de nos actes. Je dois avouer qu'il y a quelques mois, j'avais commencé ce livre avant de finalement le reposer au bout de quelques pages. Je me dis qu'aujourd'hui, j'ai bien fait, car au bout de quelques chapitres, je suis, au final, totalement entrée dans l'histoire.

Mathilda est une jeune fille plutôt timide et réservée qui va découvrir l'amitié, car elle ne partageait pas réellement de véritables amitiés avec ses camarades avant de rencontrer Libby. On se rend compte que leur relation est plutôt assez surprenante pour le début, on se demande réellement si celle-ci va les mener quelque part. Mathilda, tout comme nous d'ailleurs, est finalement surprise de voir à quel point elle s'attache à Libby sans réellement vouloir se l'avouer. Dans cette histoire, il y a finalement un avant et un après, en le lisant, vous découvrirez pourquoi, je n'ai pas envie d'en dire trop.

A vrai dire au début ce n'est pas vraiment cette relation qui m'a le plus marqué, mais c'est plutôt cette fascination que Mathilda a pour Rose. J'ai trouvé cela même un peu malsain, comment peut-on idolâtrer une jeune fille simple à ce point ? En venir à imiter sa gestuelle, à fouiller dans ses vêtements ? Je me suis réellement demandée jusqu'où elle serait capable d'aller.

Nathalie Lenoir à travers son livre met parfaitement en avant les relations entre adolescents. Les amitiés qui se créent, se nouent avec les raisons qui leur sont propres. Elle met aussi en avant la difficulté de chacun à trouver sa place au collège parmi les autres, l'importance qu'ils prêtent aussi à avoir la bonne attitude ou justement la bonne amitié. Son écriture douce et sensible offre un récit réussi et quelque peu poignant.

La couleur de l'ombre vous rappellera également sans doute quelques souvenirs de collège. N'hésitez pas à vous plonger dans ce livre qui saura vous toucher autant par son histoire que par ses personnages et qui vous fera surement réfléchir aussi un peu...


Critique de Delphine :

La couleur de l'ombre, est un livre que j'ai reçu en SP il y a un moment déjà. Mais je n'avais pas encore eu le temps de pouvoir me plonger dedans. C'est donc dans le cadre de nos lectures communes avec Marion du blog LaDoryqui lit que j'ai lu ce livre.

À première vue, le résumé me plaisait, et personnellement, j'adore la couverture. La couleur de l'ombre, c'est l'histoire de Mathilda, une jeune fille timide et réservée qui va faire une rencontre qui va changer sa vie. Elle fait sa rentrée des classes en cinquième, avec le bras dans le plâtre. Au cours d'une heure d'étude, elle va rencontrer Libby Hamilton, une jeune fille malade, et seule. Libby passe inaperçue aux yeux des autres élèves du collège, elle est transparente. Si au départ, Mathilda ne souhaite pas sympathiser avec cette fille invisible, par peur d'être reléguée elle aussi au même rang, les deux jeunes filles vont se rapprocher par l'intermédiaire de Rose, la grande sœur de Libby à qui elle voue une admiration sans faille. Rose est l'idole de Mathilda. Grâce à Libby, elle pourra alors approcher son idole. Cette amitié certes bizarre, va pourtant marquer l'adolescence de Mathilda jusqu'au drame qui va survenir.

Je ne vous en dis pas plus. Cette histoire d'amitié m'a un peu dérangée. Parce qu'au départ, la relation qui se tisse entre les deux adolescentes est malsaine. Mathilda est tellement obnubilée par Rose, qu'elle essaye par tous les moyens de lui ressembler. Elle va alors avec Libby fouiller dans les affaires de Rose, allant jusqu'à lire son journal intime. Elle utilise son amitié avec Libby pour pouvoir toucher son idole. Alors qu'on sent bien que Libby elle, est sincère. La première partie de ce roman est assez malsaine, et Nathalie Lenoir réussit parfaitement à décrire les relations entre adolescents. Elle met en avant la difficulté pour les adolescents de trouver leur place dans cette jungle que peut représenter le collège.

La deuxième partie du roman racontera l'après-drame et comment Mathilda va réagir. J'avoue que j'ai parfois eu envie de mettre des claques à Mathilda pour son comportement, mais comment rester de marbre face à la souffrance et au mal-être ?

La couleur de l'ombre est un livre sur l'adolescence et ses difficultés. Tellement de changements s'opèrent à cet âge-là qu'on comprend parfaitement le chamboulement que ça représente pour Mathilda. Ce livre vous rappellera sûrement des souvenirs. C'est un livre fort sur l'amitié également. Après avoir refermé ce livre, la première question qui me vient en tête, c'est : mieux vaut-il vivre avec des regrets ou des remords ? Et puis la deuxième réflexion, c'est aussi qu'on ne profite pas suffisamment des gens quand ils sont là, on ne les apprécie pas toujours à leur juste valeur. Personnellement, j'ai beaucoup aimé cette lecture. Et je ne peux donc que vous recommandez de vous y plonger à votre tour.


Vous voulez découvrir ce roman à votre tour ? La couleur de l'ombre de Nathalie Lenoir est donc disponible par ici sur Amazon !