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mercredi 11 octobre 2017

- Anne-Gaëlle Huon -

C'est aujourd'hui avec grand plaisir que je vous propose de découvrir l'interview d'une nouvelle auteure, une nouvelle auteure qui nous répond depuis New-York (rien que ça oui !)... C'est Anne-Gaëlle Huon !


Souvenez-vous, il y a quelques semaines, je vous parlais d'un roman coup de cœur, un roman qui respire la vie, l'amitié à tous les âges, il s'agissait du livre d'Anne-Gaëlle Huon Le bonheur n'a pas de rides, que vous pouvez retrouver par ici. Après avoir pris un énorme plaisir à lire ce livre et surtout à découvrir Paulette, j'en ai pris tout autant à en découvrir un peu plus au fil des jours sur sa charmante auteure. Ayant plus d'une question qui me trottait en tête, Anne-Gaëlle a bien voulu y répondre et c'est avec plaisir qu'aujourd'hui, je partage tout cela avec vous... 

Bonjour et bienvenue sur LaDoryquilit Anne-Gaëlle Huon, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? 

J'ai 33 ans, j'habite à New-York avec mon mari et mes deux petits garçons et j'écris des romans qui donnent envie d'aimer fort et de vivre longtemps. J'aime : les grand-mères au grand cœur, les brioches au chocolat, les soirées karaoké, raconter ma vie sur instagram, l'odeur des fournitures scolaires. Je n'aime pas : les graines dans la pastèque, les gens qui disent "au jour d'aujourd'hui", les ongles de pied trop longs, et les fontaines vides.

Parlez-nous de votre dernier roman "Le bonheur n'a pas de rides" paru il y a quelques semaines chez City Éditions.

C’est l’histoire d’une vieille dame prénommée Paulette. Elle a 85 ans, un caractère bien trempé, et pas toute sa tête. Enfin, ça, c’est ce qu’elle prétend. Cette dame va se retrouver malgré elle la nouvelle pensionnaire d’une auberge perdue en pleine campagne où les pensionnaires comptent plus d’années que de dents. Elle n’aura alors plus qu’une obsession : en partir ! Pour faire passer le temps, notre héroïne va enquêter sur les autres habitants qui semblent protéger de bien sombres secrets…
Les lecteurs décrivent ce roman comme un texte optimiste et lumineux, qui les fait sourire autant qu’il les émeut. Le Bonheur n’a pas de rides parle d’amour et d’amitié à l’heure où on ne s’y attend plus. Paulette est sur le point de vivre une aventure qui va changer sa vie, et peut-être enfin lui donner un sens…

Comment vous est venue l'idée d'écrire ce roman ?

L'idée de ce livre m'est venue dans l'auberge de mon père, un hôtel restaurant où je l'aidais à faire le service. Entre le plat du jour, le coup de feu de midi et les frites faites maison, j'ai fait la connaissance d'une habituée, une vieille dame qui avait sa table attitrée et qui s'assurait d'être toujours désagréable lorsque je prenais sa commande. Un jour, cette vieille dame n'est plus venue. À présent, elle continue de vivre dans ce roman…

Anne-Gaëlle à l'auberge-restaurant de son père
Photo de la page Facebook Anne-Gaëlle Huon Auteur

Paulette, votre héroïne, est une super mamie de 85 ans, un personnage principal comme on en croise rarement, pourquoi avoir fait ce choix ?

Les grand-mères font des héroïnes formidables. J’aime visiter leur rapport au monde actuel, les observer vivre, encombrées de leurs secrets et de leurs souvenirs. Je crois qu’il y a une forme de catharsis, une façon de contenir un peu une angoisse du temps qui passe en faisant vivre des aventures extraordinaires à des dames très âgées et surtout très attachantes.

J'ai vu sur votre page Facebook, que l'auberge de Monsieur Yvon était inspirée de celle tenue par votre père, avec d'ailleurs de très grandes similitudes, était-ce également une façon de rendre hommage au travail de votre père ? 

Je crois que ce livre rend plutôt hommage au goût de l'écriture qu'il m'a transmis. Il a une âme d'artiste, qu'il exprime dans ses peintures (Papa, si tu me lis, sache que tes peintures n'ont rien à voir avec les croûtes d'Hyppolyte qui décorent les murs de l'Auberge dans le roman), mais aussi dans l'écriture. Son père avant lui écrivait aussi, et mon fils fabrique chaque jour un petit livre à l'école pour raconter des histoires à ses copains... Je crois que ces choses se transmettent, et que nous sommes tous des passeurs de quelque chose qui nous dépasse...

Chaque personnage, chaque pensionnaire de l'auberge de Monsieur Yvon a sa propre histoire personnelle, son propre vécu, sont ils tous nés de votre imagination ou vous ont-ils été aussi inspirés de personnes croisées ?

Les personnages clés ont été inspirés par l'auberge de mon père. Nour par exemple, me rappelle Nora, la cuisinière de l'auberge de Bagneux, qui fait des couscous fabuleux. Pareil pour Hyppolyte, qui est inspiré de l'un des pensionnaires de l'auberge. Mon père lui confiait souvent de menues taches qui se transformaient en histoires tellement rocambolesques que je n'ai pas pu les inclure dans le roman : personne n'y aurait cru ! Monsieur Georges lui, en revanche, est né de mon imagination. Mais il me fait penser à mon mari, par son élégance et sa délicatesse.

Parlons un peu plus de vous Anne-Gaëlle, que signifie être auteur pour vous ?

Ah ! Tellement de choses... Je crois que c'est d'abord une main tendue à la petite fille qui est en moi, une sorte de promesse tenue. C'est aussi une façon pour moi de me sentir vivante : écrire, c'est accepter de se dévoiler, et par là-même de se rendre vulnérable. Je préfère mille fois vivre en prenant des risques, que de me morfondre dans une vie qui me déplaît... Je crois au merveilleux.

Comment vous est venu le virus de l'écriture ? 

Je crois que je suis née avec, transmis par mon père, et son père avant lui, un breton qui écrivait des poèmes pendant la guerre... Mon grand-père disait de moi qu'enfant je m'exprimais comme si j'avais cinq ans et que j'écrivais comme si j'en avais quinze. Je ne sais toujours pas si c'était un compliment ! Toujours est-il que je suis bien plus à l'aise pour exprimer mes sentiments à l'écrit...

Lisez-vous vous-même ou évitez-vous de lire afin de ne pas vous inspirer d'autres auteurs ?

Je lis énormément. Et je suis convaincue que les meilleurs auteurs sont avant tout de grands lecteurs. Ceci étant, je suis attentive à ne pas lire des auteurs qui traitent de sujets similaires aux miens lorsque je travaille sur un manuscrit... Les films m'inspirent aussi beaucoup - Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain est un fil rouge dans mon dernier roman.


Si oui, certains auteurs vous inspirent-ils particulièrement ? Avez-vous peut-être d'ailleurs des livres à nous recommander ? 

Plein ! Vous pouvez retrouvez mes chroniques coups de coeur sur mes comptes Instagram et Facebook. Récemment, les lectures qui m'ont le plus enthousiasmée ont été

1/ Le Gang des Rêves (Luca di Fulvio), ou la vie d'une famille italienne dans le New York des années 20. Impossible à lâcher !

2/ Dans la Forêt (Jean Hegland), l'histoire de deux filles qui se retrouvent seules un jour où l'électricité et le monde tel qu'on le connaît disparaissent... Sublime !

3/ L'enfant mouche (Philippe Pollet-Villard), l'Histoire vue par une toute petite fenêtre, celle d'une orpheline dans un village français pendant la seconde guerre mondiale. Eblouissant !

Si vous ne devez en lire que trois, lisez ceux-là !


Quels sont vos projets pour la suite ? Une autre histoire est-elle déjà en cours d'écriture ?

Oui, j'ai plusieurs manuscrits en cours, je vais de l'un à l'autre selon les humeurs. Je ne suis pas de celles qui écrivent très vite. J'ai besoin que l'histoire s'impose à moi, et que je la vive, profondément. J'aime quand les romans s'écrivent avec le coeur, je crois que les lecteurs sont sensibles à cette sincérité là.

Et pour finir Anne-Gaëlle, avez-vous un dernier mot pour vos lecteurs ?

Un grand merci à tous ceux qui m'encouragent au quotidien : lecteurs, bloggers, libraires, amoureux des mots. Pour votre santé, lisez ! Et bienvenue à l'auberge !

Retrouvez-moi sur Facebook & Instagram
@annegaelle_huon_auteur
www.annegaelle-huon.com



Un grand merci Anne-Gaëlle ! Quel plaisir de vous lire et d'en savoir plus sur votre roman et vous-même, on sent que vous êtes une passionnée d'écriture, de vos histoires et même de la vie et cela fait chaud au coeur. 

Pour tous ceux qui n'ont pas encore lu Le bonheur n'a pas de rides, et bien qu'attendez-vous ? Foncez !! Il est toujours disponible chez City Editions

mercredi 27 septembre 2017

- Tamara Balliana -

Si je vous dis, romance, amour, passion et Provence... Ça doit forcément vous rappeler un livre dont je vous ai parlé récemment ? Oui, vous vous souvenez, il s'agissait de Love in Provence de Tamara Balliana ! Tamara Balliana que j'ai le plaisir d'accueillir sur le blog !


J'ai découvert Tamara Balliana en tombant par hasard sur la couverture de Love in Provence. J'ai alors découvert une romance qui m'a totalement embarqué par son histoire, par ce parfum de Provence qui se dégage au fil des pages et par ses personnages tous si attachants. Pour rappel, la chronique est de ce côté ! Je désirais alors en savoir plus sur l'auteure qu'est Tamara Balliana, sur son roman, mais aussi sur ses projets (oui, quand on apprécie un roman, on est toujours curieux de savoir si d'autres suivront !). Tamara a alors gentiment accepté de répondre à quelques-unes de mes questions et vous allez donc en savoir plus... 

Bonjour et bienvenue sur Ladoryquilit Tamara Balliana, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Bonjour, et merci pour cet interview. Je suis Tamara Balliana, j’ai 33 ans et suis auteure de comédies romantiques. Je vis dans le sud de la France près de Nice avec mon mari et mes trois filles. Je suis passionnée de lecture depuis mon enfance, et je me suis mise à l’écriture plus récemment.

Votre dernier roman, "Love in Provence" est paru dernièrement chez Amazon Publishing, parlez-nous un peu de celui-ci.

Love in Provence est un roman que j’ai sorti en premier lieu en Auto-édition et qui vient d’être ré-édité par Amazon Publishing. Celui-ci parle d’une jeune américaine, Cassie, qui débarque dans le Lubéron pour son travail. Ce job n’est qu’une étape pour elle, puisque ses patrons lui ont promis de lui confier la direction d’un établissement aux Etats-Unis après cette mission. Cassie va découvrir au fur et à mesure des mois qu’elle va passer en Provence, une région parfois différente de celle qu’elle s’était imaginée et de même elle va devoir faire face à certains préjugés qu’ont les français face aux américains. Bien entendu, comme il s’agit d’une comédie romantique il y a de l’amour dans l’air, mais je n’en dis pas plus !

Cassie, Olivia, mais aussi toute la famille de celle-ci, sont autant de personnages attachants. Sont-ils entièrement nés de votre imagination ou vous ont-ils été inspirés par des personnes autour de vous ?

Tous les personnages sont sortis de mon imagination, mais je mentirais si je disais que certains de leurs traits de caractères ne m’ont pas été inspirés par des personnes autour de moi. Les expériences d’Olivia par exemple avec les sites de rencontre sont des histoires qui sont arrivées à des amies à moi par exemple. J’ai moi-même travaillé dans l’hôtellerie, et dans mon travail actuel, je rencontre pas mal d’étrangers qui viennent s’installer en France.

Une phrase a particulièrement retenu mon attention dans votre roman, "Le véritable amour, ça n'arrive qu'une seule fois, et crois-moi il vaut mieux passer à côté que de l'avoir connu et de ne pas pouvoir le vivre." C'est ce que vous abordez un peu finalement à travers l'histoire de Cassie, cet élément était-il un peu le point de départ de votre roman ? Où est-il venu au fil de l'écriture de l'histoire ?

Cet élément est venu au fil de l’écriture de l’histoire. Quand j’ai écrit Love in Provence, j’avais un plan bien entendu. Je savais comment l’histoire commençait, comment elle finissait et avais quelques grandes lignes dessinées, mais je me suis laissée portée par mes personnages. Cette phrase qui est prononcée par Olivia, résume, il est vrai assez bien l’idée de ce livre, mais je me suis demandée également en la relisant si elle ne pourrait pas être le point de départ d’un autre livre mettant en scène Olivia… Sait-on jamais…

J'ai lu sur internet que vous étiez véritablement amoureuse de la Provence, et cela se ressent d'ailleurs dans "Love in Provence". Vous êtes consciente qu'après avoir lu votre roman, on voudrait vite aller s'installer dans le Lubéron ? ;)

Oui, je suis une amoureuse de la Provence (dans son sens large du Lubéron au Conté de Nice). Contrairement à ce que beaucoup de gens croient, je ne vis pas dans le Lubéron. Je ne suis allée dans la région de Gordes qu’une seule fois (et il pleuvait des cordes), mais j’ai eu un véritable coup de cœur. J’ai eu beaucoup de messages de lecteurs qui soit étaient allés en vacances dans la région et ont aimé retrouver les lieux qu’ils avaient visité, soit rêvent d’y aller.

J’avais vraiment envie pour ce livre d’écrire une histoire qui se passait en France, mais pas à Paris (même s’il y a quand même quelques pages là-bas). On a un pays magnifique, autant en profiter !

Gordes

Parlons un peu plus de vous Tamara, combien de temps vous a pris l'écriture de "Love in Provence" ?

L’écriture m’a pris environ 6 mois. J’avais déjà l’idée en tête depuis quelque temps, je l’ai laissé mûrir, j’avais gribouillé quelques notes par-ci par-là. Pour ce livre, j’ai procédé un peu différemment, j’ai eu des bêta lectrices à qui j’ai notamment envoyé mes premiers chapitres. Cela m’a bien aidé à changer certains éléments de l’histoire d’avoir un regard extérieur. Parmi mes bêta-lectrices, j’ai eu la chance d’avoir l’auteure de romances Marie Lerouge qui m’a donné de précieux conseils.

Avez-vous justement des habitudes d'écriture ? Comme écrire à un moment particulier de la journée, dans un endroit dédié, écrire dans un silence complet ou avec de la musique par exemple ?

J’écris en général le soir, une fois que les enfants sont couchés. Ce n’est pas forcément mon moment préféré, mais celui où il y a le plus de calme à la maison ! Au départ, j’écrivais avec de la musique, mais je me suis aperçue que j’étais plus efficace dans le silence. Quand j’écoute de la musique, j’ai du mal à me décrocher des paroles qu’elles soient en français ou en anglais. Avec le temps, je deviens de plus en plus compliquée sur mes conditions de travail. Je n’aime pas être dérangée et je peux devenir très irritable quand c’est le cas !

Dans quel état d'esprit êtes-vous avant la parution d'un nouveau roman ? 

Je suis du genre surexcitée. Le pire, c’est le jour de la sortie. Je suis capable de me connecter 20 fois par jour à la plateforme d’Amazon pour vérifier mes ventes et le classement. Les premiers commentaires sont cruciaux également. J’ai tellement peur que les gens soient déçus de leur lecture… J’ai appris avec le temps à relativiser sur les commentaires négatifs, mais quand on a beaucoup travaillé sur un manuscrit, on a forcément envie que les gens l’aiment. Il n’y a que pour mon premier roman que je n’ai pas eu cette pression puisque j’étais persuadée que quasiment personne ne le lirait.

Pourquoi avoir choisi d'écrire de la romance ? Etes-vous, vous-même une lectrice de ce genre ? Avez-vous justement des titres à nous recommander ?

Je suis une lectrice de romance effectivement. Je lis d’autres genres également, mais ça reste mon préféré. J’écris de la romance, car j’aime les histoires qui finissent bien et qui font un peu rêver. Je travaille dans le monde du mariage et j’ai trois filles à la maison, je crois que cet univers de princesses et de paillettes doit un peu déteindre sur moi à la longue

Je lis énormément alors j’ai forcément pas mal de livres en tête à recommander. Dans les auteures françaises je dirais :
- Cécile Chomin : j’ai adoré la trilogie Hot Love et son petit dernier Le doux parfum des souvenirs est un petit bijou. Sans parler du fait que j’ai eu la chance de la rencontrer et qu’elle est très sympa.
- Battista Tarantini : J’aime beaucoup son style d’écriture et ses romances s’inscrivent souvent dans un cadre original.
- Maddie D : elle me fait beaucoup rire et elle a comme moi commencé par l’auto-édition et va publier un livre chez Amazon Publishing.

Je lis beaucoup en anglais et je suis une fan inconditionnelle de Penny Reid. Ses titres commencent à être traduits en français, je vous conseille donc vivement sa série Le club des tricoteuses anonymes, Knitting in the city pour celles qui lisent en VO de même que le spin off Winstons Brothers. J’aime également les romans de R. S Grey, j’ai dévoré son petit dernier The Foxe & the hound. Elle aussi a un de ses titres qui va sortir en français prochainement.

Quelques titres des auteures citées par Tamara

Quels sont vos projets pour la suite ? Un nouveau roman en cours d'écriture peut-être ?

J’ai beaucoup de projets. Tout d’abord, j’ai la série Bay Village qui sort chez Amazon Publishing prochainement.
Le premier tome Coup de Foudre & Quiproquos sort le 3 octobre, il sera suivi de Diamant & mauvais karma en janvier et d’un troisième tome qui est encore en cours d’écriture en mars.
Cette série parle d’un groupe de copines qui vivent dans le quartier de Bay Village à Boston. Chaque livre raconte l’histoire d’une d’entre elles. Il y aura bien entendu une (ou plusieurs ?) histoire d’amour et beaucoup de péripéties.

Sinon j’ai un projet de livre en auto-édition qui s’inscrirait dans la suite de mes premiers livres (la série des wedding planners). Et j’ai plein d’autres projets en tête, il est trop tôt pour en parler pour l’instant, mais il se pourrait bien que le sud de la France soit à nouveau à l’honneur.


Et pour finir Tamara, avez-vous un dernier mot pour vos lecteurs ?

Pour ceux qui me découvrent, j’espère que mes histoires sauront vous séduire, si vous m’avez déjà lu, j’espère que cela vous a plu ! N’hésitez pas à me contacter via les réseaux sociaux ou par mail pour me raconter votre lecture, j’adore avoir des retours de mes lecteurs.

Un très grand merci Tamara d'avoir répondu à ces questions. Je retiens la petite phrase glissée à propos d'un possible roman sur Olivia (idée que j'adore, je l'avoue) et surtout, je ne manquerais pas de lire votre série "Bay Village", le rendez-vous est pris !


Vous n'avez pas encore lu Love in Provence ? Je vous invite à le faire rapidement, le roman est disponible chez Amazon Publishing en cliquant ici !

mercredi 13 septembre 2017

- Jean-Marc Dhainaut -

Nous nous retrouvons aujourd'hui pour une nouvelle interview d'auteur ! C'est un auteur dont je vous ai parlé il y a quelques semaines, je vous ai même avoué que son livre avait vraiment fait frissonner la froussarde que je peux être...

Découvrez en plus sur l'auteur de La maison bleur horizon Jean-Marc Dhainaut.


Jean-Marc Dhainaut a sorti son roman La maison bleu horizon il y a quelques semaines aux Éditions Taurnada. Souvenez-vous, je vous parlais par ici de ce livre qui mêle phénomènes paranormaux, histoire familiale et aussi l'Histoire. 

Une découverte littéraire qui a été pour moi marquante, aussi bien pour l'intrigue de ce livre, que pour les frissons ressentis au fil de ma lecture, mais aussi pour l'aspect historique mis en avant à travers La Maison bleu horizon. Après avoir lu bon nombre de choses sur ce roman, ma curiosité m'a poussé à proposer à Jean-Marc Dhainaut une petite interview pour en savoir plus et je partage tout cela avec vous, ci-dessous !

Bonjour et bienvenue sur LaDoryquilit Jean-Marc Dhainaut, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Bonjour, j’ai 44 ans et je suis un gars du Nord, comme on dit. Je travaille dans l’industrie automobile. Mon gros défaut est peut-être aussi une qualité, mais je suis juste quelqu’un de très passionné et curieux.

Parlez nous un peu de votre tout dernier roman paru il y a quelques semaines aux Éditions Taurnada, "La maison bleu horizon".

La Maison bleu horizon est un roman que j’aurais beaucoup aimé lire. Ne l’ayant pas trouvé, je l’ai écrit moi-même, du coup (rires). Plus sérieusement, l’histoire évoque les tourments d’une famille qui est confrontée à des phénomènes de hantise. D’abord réfutés par Hélène, la mère de famille, afin de rassurer ses enfants en l’absence de son mari parti en déplacement professionnel, les phénomènes deviennent vite invivables et la situation lui échappe. Elle contacte donc Alan Lambin, spécialiste sur le sujet, dont elle a entendu une interview à la radio. C’est là que tout commence. L’âme qui plane dans cette histoire se reflète aussi à travers un étrange corbeau, toujours là, comme un messager de la mort, et qui intrigue. Les bruits de pas que chacun peut entendre dans la maison, ressemblent à des bruits de bottes, comme celles qui foulaient les tranchées boueuses en 1915. Ce roman est donc une histoire de fantômes, certes, mais aussi une part de notre propre Histoire. Une part tachée de sang.

Votre roman allie à travers son intrigue, phénomènes paranormaux et Histoire. Pourquoi avoir fait ce choix ? 

Je lis beaucoup de romans sur le sujet des hantises. Enfin… disons plutôt que j’en cherche beaucoup. Mais peu m’apportent vraiment ce que j’attends. J’ai voulu démarquer La Maison bleu horizon en y intégrant mes propres curiosités et ce que je n’arrivais pas à trouver ailleurs. En tout cas, j’ai essayé. L’univers de ce roman et la trame de l’histoire comportent des éléments qui me touchent vraiment. D’abord, la curiosité vis-à-vis de l’insolite. Le paranormal et le domaine des hantises, dans le fantastique, offrent un tel panel de possibilités que j’aime y sauter à pieds joints. Les théories avancent toujours ce principe, que les drames, les morts subites, favoriseraient l’apparition de fantômes. En ce cas, quel lieu pourrait être plus tragique qu’un champ de bataille de la Première Guerre mondiale ? Je suis très attaché à l’Histoire, à la mémoire, j’ai flirté avec les recherches généalogiques pendant des années et il y avait là l’occasion de combiner ces éléments à travers une histoire qui pouvait toucher, surprendre et faire frissonner. Marier l’ensemble dans un roman me paraissait idéal.

J'ai lu sur votre site, que "La maison bleu horizon" fait suite à de nombreuses recherches généalogiques sur votre famille, mais aussi sur Jules Dhainaut un nom que vous aviez croisé au hasard de celles-ci. Combien de temps vous ont pris en tout ces recherches ? Quels ont été les moyens déployés pour arriver à cela ?

D’abord, je suis persuadé que le hasard n’existe pas. Qu’on l’appelle hasard, coïncidence ou tout ce qu’on veut. Et je suis un fervent défenseur de ce principe. Einstein disait « Le hasard ? C’est Dieu qui se manifeste incognito ». Moi, j’appelle ça simplement le destin. C’est ce qui s’est passé avec tout ce que j’ai découvert avec mes recherches généalogiques. Chaque découverte, même si je l’ignorais à ce moment-là, m’inspirerait quelques années plus tard, et me conduirait à écrire ce roman. Mes recherches concernant les soldats de ma famille ont débuté il y a environ 10 ans. Mais avant cela, 10 autres années de recherches familiales au sens large les avaient précédées. Maintenant je les ai mises un peu de côté, faute de temps. Ce fut beaucoup de travail et de temps à y consacrer. Il m’a fallu me rendre à plusieurs reprises dans les archives communales, départementales, voire même familiales. Avec la numérisation des actes en ligne, ma tâche est ensuite devenue plus simple.

Photo tirée du site : http://www.jmdhainaut.com/

Concernant les phénomènes paranormaux, le surnaturel qui se dégage de cette histoire. Vous êtes-vous inspiré d'un fait particulier, ou même de quelqu'un pour Alan ? Avez-vous aussi entrepris des recherches particulières à ce propos ?

Il y a beaucoup de généralités dans les phénomènes de hantises : les bruits, les pas, les objets qui se déplacent, les apparitions, les sensations de malaise. Les témoignages sont très nombreux, et parfois même très anciens. Tous relatent plus ou moins les mêmes « symptômes ». L’histoire ne part donc pas d’un témoignage en particulier, mais d’un mix dans lequel n’importe quelle personne ayant été elle-même témoin d’une hantise présumée pourrait presque se reconnaître sous certains aspects. Je suis très friand de cet univers, surtout celui des légendes, et forcément cela a beaucoup nourri mon imagination. Curieux par nature, les hantises m’ont beaucoup intriguées, fut un temps. Je crois que, comme un peu tout le monde, j’aime simplement frissonner et fantasmer sur le mystère qu’elles véhiculent. 

J'ai vu dans bon nombre de chroniques sur le net, que "La maison bleu horizon" était un vrai coup de cœur pour bon nombre de lecteurs, totalement charmés par l'histoire de chacun de vos personnages, vous attendiez-vous à cela ?

Non, mais alors vraiment pas du tout. Je ne savais même pas, au début, ce que cela pouvait représenter. J’en suis vraiment très touché. On ne peut pas écrire un roman qui plait à tous les lecteurs, c’est impossible, et je croyais, avec La Maison bleu horizon, ne toucher qu’un public très ciblé, friand des histoires de fantômes, mais son public s’est vraiment élargi, et rapidement. Vraiment, cela m’a beaucoup surpris. Tant mieux, devrais-je dire. Cela me motive davantage pour la suite… OUPS ? Qui a dit suite ?

Parlons un peu plus de vous Jean-Marc. Etes-vous vous-même un lecteur ? Si oui y a t'il un livre que vous recommandez en particulier ?

Je suis un mauvais lecteur. Enfin, mon défaut est que je suis vraiment très exigeant et difficile, donc je peux me lasser très vite si une histoire ne m’emporte pas dès le départ. De plus, mon manque de temps fait que je suis très long pour lire un roman. Toutefois, je prends plaisir à lire quelques pages chaque soir avant de m’endormir. Je reste toujours dans un registre historique, science-fiction, fantastique, surnaturel, parfois même des histoires de zombies, d’apocalypse, de survivalisme. Mais si vous aimez les mystères et les fantômes, ma bible absolue, ma référence, concernant les légendes bretonnes frissonnantes (qui contrairement aux histoires partent toujours d’un fond de vérité) je ne peux que conseiller « La légende de la mort », d’Anatole le Braz. À propos des maisons hantées, j’ai bien aimé « Hanté » de James Herbert (un peu moins ses autres romans dont j’ai décroché, mais je devrais peut-être essayer de les relire, pour voir), et pour ceux qui aiment les voyages dans le temps à l’époque médiévale, « Prisonniers du temps », de Michael Crichton, est un roman qui m’a aussi beaucoup marqué (bien plus que l’adaptation ciné).


Comment est née chez vous cette envie d'écrire ? Était-ce quelque chose que vous aviez toujours voulu faire ? Une envie soudaine que vous avez suivie ? Un rêve de jeunesse ?

Je suis tombé il y a quelques années dans la marmite des mots. Comment ? Je ne sais pas, peut-être qu’on m’y a poussé… Mais qui ? Quoi qu’il en soit, je me suis dit qu’une nouvelle route s’ouvrait à moi, et qu’il me suffisait de l’emprunter pour découvrir ce qui pouvait m’attendre au bout de celle-ci. Si cette route m’appelait, ce n’était certainement pas pour rien. Je ne traîne donc pas des années d’écriture ou d’envie d’écrire derrière moi. Dit comme cela, ce n’est peut-être pas très « vendeur », mais c’est la stricte vérité. En écrivant, j’ai simplement répondu à un instinct qui me disait de le faire, c’est aussi simple que cela. Il fallait que cela se fasse, à un moment donné dans ma vie et je me suis lancé. Oh, pas d’un coup. J’ai d’abord écrit pour m’amuser, pour des amis, puis, lorsque j’ai compris que cela plaisait et que je pouvais aller plus loin, j’ai écrit des nouvelles pour de modestes concours dans lesquels je me suis bien positionné et cela me motivait davantage. Alors, j’ai continué ma route pour concrétiser de plus gros projets dans l’écriture : mes romans.

Que vous apporte l'écriture ?

Beaucoup de satisfaction et de plaisir. Mais ce n’est pas facile de toujours trouver le temps, l’envie, la motivation avec les aléas de la vie, du travail, du quotidien. L’inspiration est aussi capricieuse, mais il faut savoir s’en faire une amie. Il y a toujours un déclic qui survient n’importe où, n’importe quand, il suffit juste d’être attentif.

Avez-vous d'autres projets en cours ? Il parait qu'on pourra retrouver Alan en 2018....

Oui, j’ai d’autres projets. J’espère avoir la chance de pouvoir les concrétiser. Rien n’est jamais acquis ni gagné dans la vie, tout dépend de ce que l’on en attend. Un sage a dit un jour, que le mieux était justement de ne rien attendre, et de prendre ce qui vient. C’est ce que je fais. Je suis fidèle à une devise sur laquelle ma vie se fonde depuis longtemps : « fais ce que dois, advienne que pourra ». Je chéri cette devise de tout mon cœur, elle me colle parfaitement. Alors, tant qu’une petite voix et mon instinct me chuchoteront d’écrire, je le ferai. À propos d’Alan, j’étais justement dans son village, cet été. Il m’a raconté une drôle d’histoire qu’il a vécu dans un monastère, avec Mina, son assistante. Il m’a parlé de fantômes de templiers qu’il avait un jour dû « affronter ». D’après ce qu’il m’a dit, ces derniers semblaient vouloir protéger un sombre secret écrit sur un parchemin, et caché dans une vieille armoire depuis le 13ème siècle. Une histoire vraiment très étrange qui m’a donné le frisson. Il faudra que je vous la raconte, un jour.

Et enfin, Jean-Marc, avez-vous un dernier mot pour vos lecteurs ?

Merci. Et ne croyez jamais au hasard, croyez plutôt aux fantômes qui lisent avec vous, par-dessus votre épaule, les pages de La Maison bleu horizon.

Un très grand merci à vous Jean-Marc pour toutes vos réponses, et j'ai hâte que vous nous racontiez cette histoire avec Alan et Mina affrontant les fantômes de certains templiers... 

Pour en savoir plus encore sur l'histoire de La Maison bleu horizon, je vous invite vivement à consulter le site de Jean-Marc Dhainaut en cliquant ici !

Et bien entendu, La maison bleu horizon est disponible aux Editions Taurnada. Alors si vous ne l'avez pas encore lu, il est temps de rapidement vous y plonger.

mercredi 9 août 2017

- Emilie Collins -

Une nouvelle interview en plein mois d'août ? Hé bien oui, pas de temps mort pour vous faire découvrir des auteurs et des livres qui se doivent d'être lus !

Aujourd'hui, une auteure s'est à son tour prêtée au jeu de ma petite interview et de mes questions à la suite de la lecture d'un de ses romans... Il s'agit d'Emilie Collins !

Copyright Erge

J'ai découvert Emilie Collins avec la parution de son dernier roman Les délices d'Eve. Oui, souvenez-vous, ce roman doux et sucré, qui nous fait saliver aussi bien avec l'histoire d'amour qu'il renferme qu'avec toutes les délicieuses pâtisseries croisées au fil des pages... Si vous l'avez loupé, je vous parlais des Délices d'Eve par ici !

À la suite de quelques échanges, Emilie Collins a bien voulu répondre à mes quelques questions et je vais être tout à fait honnête avec vous, j'ai pris un énorme plaisir à lire ses réponses qui m'ont fait rire, sourire et qui respirent la passion et la joie de vivre (et la pâtisserie !). Je suis sure que vous allez les apprécier autant que moi, alors je vous laisse les découvrir dès à présent...

Bonjour et bienvenue sur LaDoryquilit Emilie, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Bonjour, merci à LaDoryquilit de m’accueillir ! Oh la la, me présenter ? Exercice difficile ! J’ai trente-huit ans et suis naïve comme une gosse. J’essaye de mon mieux d’élever mes trois petits lutins, et eux me disent que je suis une mère complètement « perchée » (c’est leur mot !). J’adore le Nutella et je me soigne aux plantes et huiles essentielles. Je m’intéresse à tout, mais j’ai arrêté de regarder les informations, car cela me faisait fondre en larmes. Je passe mon temps à lire ou écrire des livres, et adore réfléchir « avec mes mains » en bricolant ou jardinant. En fait, je crois que je me résume à une accumulation de contradictions qui ont pour seul point commun que je me sens à l’aise avec toutes !

Parlez-nous un peu de votre nouveau roman "Les délices d'Eve" paru il y a quelques semaines dans la Collection &moi.

C’est mon bébé ! J’ai pris énormément de plaisir à l’écrire. Quand je l’ai enfin tenu entre mes mains avec cette couverture que j’aime tant, je l’ai relu, et je me suis dit : « mince, c’est moi qui ai écrit ça ? ». En fait, il me donne la même impression que mes lutins. Je l’ai fabriqué et mis au monde, mais il ne m’appartient plus, je ne peux que le regarder prendre son envol et accomplir son chemin du mieux qu’il peut. Zach et Eve ont fait partie de moi pendant plusieurs mois. J’ai dormi avec eux, je les ai consolés, écoutés, poussés dans leurs retranchements. Mais aujourd’hui ils ont quitté le nid, et appartiennent aux lectrices qui les investissent de leurs propres émotions. Je ne peux que les regarder grandir en les accompagnant de mon amour.

"Les délices d'Eve" fait la part belle à la pâtisserie à travers son histoire, pourquoi ce choix ?

Parce que je suis horriblement gourmande ! Sachant que j’ai été diététicienne, mon alimentation est catastrophique, j’illustre parfaitement le proverbe « les cordonniers sont les plus mal chaussés ». Avec cette histoire, je voulais transmettre mon goût pour la pâtisserie, et c’était l’occasion pour moi de m’y fourvoyer sans complexe et sans mauvaise conscience ! Mais la pâtisserie, au-delà du plaisir que l’on prend à la déguster, est un art extrêmement exigeant et difficile. Il demande beaucoup de travail, d’investissement, de rigueur. C’est un métier que l’on ne peut faire qu’avec passion. Et c’est cet aspect-là que je souhaitais montrer également, la passion et le travail. Parce que lorsque l’on entre dans une pâtisserie, ou que l’on voit arriver son dessert au restaurant, ce que l’on savoure, c’est la passion et l’amour du pâtissier pour son travail. Je crois que chaque dessert est un don de soi, un cadeau que l’on offre à celui qui le mange. Et tous ceux qui passent un après-midi en cuisine pour préparer un dessert somptueux à des amis, toute maman qui fabrique un gâteau d’anniversaire pour son enfant sait de quoi je parle. La mère, ou le père, qui prépare quotidiennement le repas familial le sait aussi, et je l’ai appris à mes lutins. Aujourd’hui, quand le plus petit me demande ce que j’ai mis dans le plat, les deux grands lui répondent « Tu sais bien que quand maman cuisine, l’ingrédient principal, c’est l’amour ».

 Votre livre est assez riche, entre la passion qui est vraiment au rendez-vous aussi bien la passion amoureuse ou la passion professionnelle de chacun des personnages ou encore la mise en avant des liens familiaux très forts entre un frère et une sœur. Comment avez-vous fait pour tisser cette histoire autour de tout cela ? 

Pour ce livre, je n’ai pas eu besoin de faire de recherches. J’ai passé un BTS de diététique, et j’ai travaillé dans un hôtel restaurant pendant six ans. Je savais donc de quoi je parlais pour l’avoir vécu : j’ai puisé dans mes émotions. Je connais l’ambiance qui règne dans une cuisine, les gestes techniques, l’esprit d’équipe, la tension du coup de feu. Je le répète parce que c’est important pour moi : ce sont des métiers très exigeants, très durs physiquement et émotionnellement, et avec peu de retours. L’artiste qui sue, cours et souffre dans sa cuisine n’entend pas les exclamations de bonheur qui s’élèvent dans la salle, ils ne voient pas les yeux brillants de ceux qui se régalent de son œuvre. Il faut donc qu’il trouve ses forces dans cette passion pour ce qu’il fait. Et je peux vous dire que quand vous ouvrez la cuisine au petit matin en plein hiver et que ça gèle (il n’y a pas de chauffage en cuisine), ou que vous finissez le service avec les jambes lourdes et le dos brisé, il en faut de la passion pour revenir le lendemain et donner chaque jour le meilleur de vous-même ! La passion, je crois que c’est une façon d’être. Il me paraît difficile d’être passionné au travail, et de tempérament raisonnable et posé dès qu’on pose son tablier ! Alors c’est une nature que l’on apprend à gérer, comme tout autre trait de caractère, avec les forces et les faiblesses que cela apporte. Quant au lien très fort qui unit Sébastien et Eve, il découle à la fois de ce caractère passionné et de l’univers hostile où ils ont grandi. Leur mère n’a pas joué son rôle (contrairement à la mienne, qui est une vraie mère poule aujourd’hui encore !), ils se sont donc refermés sur eux-mêmes pour compenser. Leur lien est ce qui leur a permis de survivre, mais surtout de panser leurs blessures affectives. Parce que tout être vivant a besoin d’amour et de protection. Alors s’il ne le reçoit pas là où il le devrait, il ira le trouver ailleurs. Et ce lien choisi sera d’autant plus fort.
Je suis vraiment désolée, je peux être très bavarde, je vous fais des réponses très longues !!

Vos personnages d'Eve et Zacharie vous ont-ils été inspirés par des personnes "réelles" ou sont ils uniquement sortis de votre imagination ? D'ailleurs, imaginons une seconde que vous devez leur donner un visage pour un film, quels acteurs pour les interpréter ?

Zacharie s’inspire d’un homme que je respecte profondément, le chef Etchebest, Meilleur Ouvrier de France et rugbyman… cela vous rappelle quelque chose ? 😉 Je m’en suis directement inspirée parce que j’admire à la fois le professionnel et l’être humain. C’est un personnage public, il suscite donc forcément des réactions contradictoires. Mais par ce que je sais de son parcours, par le caractère qu’il montre dans ses émissions, et par les échos que j’ai eu de personnes l’ayant vraiment connu, je peux dire qu’il est fidèle à l’image qu’il montre. C’était donc pour moi une façon bien humble et anonyme de lui rendre hommage. Eve… je ne peux pas vous dire. Eve a débarqué dans ma tête sans que je l’aie choisie. Je crois qu’elle était vraiment destinée à Zach. Parce qu’elle est suffisamment forte pour lui tenir tête, et suffisamment douce et vulnérable pour lui apprendre à « arrondir les angles ».

Le Chef Etchebest

Pour les acteurs, wouaaa, quelle question !! C’est comme écrire sa lettre au père Noël !! Je crois que pour son professionnalisme, sa rigueur, son sens du devoir et ses difficultés émotionnelles, je verrais très bien Zach incarné par Alex O’Loughlin, l’acteur qui joue Steve dans le remake de la série Hawaii 5-0. Et vu qu’il est tout simplement à tomber, surtout si vous avez son numéro n’hésitez pas à lui proposer le rôle, je lui donne sans problème ! Mais bien sûr il faudrait qu’on déjeune ensemble pour en parler… Pour Eve, aïe, je ne sais pas. Je vais rarement au cinéma (à part pour des dessins animés !), et je regarde très peu la télé, donc mes références sont plutôt anciennes… Jennifer Garner peut-être ? Mais je ne suis pas convaincue.

Alex O’Loughlin & Jennifer Garner

Parlons un peu plus de vous maintenant Emilie, pour faire le lien avec votre roman "Les délices d'Eve", si vous étiez une pâtisserie laquelle seriez-vous et pourquoi ?

Euh… je peux choisir la farandole des desserts ?? Parce que entre une tarte aux framboises, à la fois croustillante, crémeuse, gorgée de soleil et sucrée avec une pointe d’acidité… ou la crème brûlée, avec sa carapace de sucre caramélisé qu’il suffit de tapoter pour craquer, et la douceur fondante de sa crème… ou le fameux triple chocolat sur lit de biscuit craquant… impossible de choisir ! Comme je le disais, je suis faite de beaucoup de contradictions, alors j’aime les pâtisseries contrastées. Et les framboises… c’est mon enfance et le jardin de mon grand-père avec sa pipe.


Qu'est ce qui vous a donné envie d'écrire ? Et plus particulièrement des romances ? 

Je n’ai pas une très bonne mémoire, mais il paraît que déjà quand j’étais gamine, je me baladais avec dans mes poches des petits carnets où j’écrivais des histoires et créais des personnages. Je crois que rien ne m’a donné envie d’écrire. J’écris parce que c’est en moi, tout comme j’ai les yeux marrons ou les cheveux rebelles. L’écriture s’est endormie plusieurs années, mais depuis qu’elle s’est réveillée, j’ai pris conscience qu’elle fait partie de ce que je suis. Et quand je n’écris pas, c’est que je réfléchis à ce que je vais écrire. Les embryons d’histoires, des répliques de personnages, des décors ou des rencontres occupent constamment une partie de mon esprit. C’est parfois difficile à vivre. D’abord parce que cela veut dire qu’il n’y a aucun moment où je puisse dire « ouf, j’ai fini mon boulot, je me pose avec un apéro ». Parce que autour de la table, il y a encore des ombres de personnages qui trainent. Ensuite parce que ces histoires, quand elles ont assez muri pour arriver à la phase d’écriture, sont parfois plus consistantes que le présent réel. Sauf pour mes lutins, qui eux ont la priorité absolue. Mais il m’arrive d’essayer de plonger mon chéri dans mon histoire en cours d’élaboration, de lui parler de mes personnages comme s’ils étaient réels et que je venais de passer la journée avec eux… et de sentir qu’il est un peu dépassé parce que ça fuse dans tous les sens !! 😉 Alors il m’écoute parce qu’il sait que j’ai besoin de partager ça avec lui, puis il attend patiemment que l’histoire soit écrite pour la lire et me donner son avis.

Je suis venue aux romances un peu par hasard. Ce qui me plaît dans les romances, c’est la liberté qu’elles donnent. D’accord, il y a une trame « officielle » : le fil directeur de l’histoire est une histoire d’amour, et il y a un happy end. Mais je considère cela comme la toile vierge d’un tableau : à l’intérieur de ce cadre, on peut faire absolument ce que l’on veut ! Et c’est cette liberté que j’aime. Je peux donc explorer tous les domaines que je veux, toute la gamme des émotions humaines, adopter le point de vue qui m’inspire, avoir un style différent à chaque histoire… Il n’y a pas de limite. 

Etes-vous vous-même une lectrice de ce genre ? Avez-vous justement des titres à nous recommander peut-être ?

J’en ai lu jeune, j’avais arrêté, et je redécouvre maintenant. Ce qui me plaît justement, c’est cette liberté nouvelle qui souffle sur la romance et dont je viens de parler. Je le trouve notamment beaucoup dans les plumes francophones que j’ai découvertes, comme Julie Huleux, Mikky Sophie ou Céline Mancellon, Lhattie Haniel ou Florence Cochet. Et étant publié chez Emoi, je me suis spontanément rapprochée de Scarlett Cole, dont j’aime beaucoup l’œuvre et qui est une personne adorable. Mais toutes les auteures que j’ai rencontrées, notamment comme vous, au Festival des Romantiques, sont adorables.

Exemple de romans des auteures citées par Emilie Collins

Certains auteurs ont des méthodes d'écriture bien particulières, comme suivre un schéma pré-établi, écrire dans le silence ou un endroit particulier, avez-vous des petits rituels d'écriture ?

J’aimerais !! Mais en fait, avec trois lutins d’âges différents (mes fils ont 4 ans, 8 ans et 13 ans) et ayant donc des rythmes et des besoins variés, il est difficile d’avoir un emploi du temps régulier. Du coup j’ai appris à m’adapter, un peu comme les gens qui travaillent de nuit et sont capables de dormir à n’importe quelle heure ou de faire des siestes éclair pour récupérer. J’écris dès que je peux, j’ai toujours un carnet sur moi. Je peux écrire un quart d’heure au parc, comme quatre heures d’affilée quand ils sont à l’école et que je ne travaille pas. La plupart du temps, l’histoire se construit longtemps dans ma tête, elle m’empêche de dormir, fait les courses avec moi, étend le linge… jusqu’au moment où nous sommes prêtes toutes les deux. Tout est dans ma tête, mais je n’ai jamais de plan établi, je ne sais jamais où chaque phrase va m’entraîner, et parfois un simple mot fait jaillir tout un chapitre nouveau dont je n’avais pas idée. Alors l’écriture peut se faire très rapidement. Le premier jet des Délices d’Eve a été écrit en un mois et demi. Et vient ensuite le temps où il faut se détacher du livre, le laisser reposer, le relire, le soumettre aux beta lectrices, laisser reposer leurs avis, relire… Les fois où les mots coulent à flot, je travaille à l’ordinateur, car je tape plus vite que je n’écris. D’autres moments plus difficiles ou parfois d’une tonalité particulière exigent le papier. Mon seul rituel peut-être, est que j’aime garder le même stylo pour tout un livre. Je le prends au hasard au début, mais après j’ai besoin de le retrouver tout du long. Un peu comme un bâton de marche. 

"Les délices d'Eve" est votre second roman, après "L'autre chemin", de nouveaux projets sont-ils en cours ? 

Oh oui alors !! Je travaille sur une série très particulière, dont le premier tome est en correction. J’espère pouvoir vous en dire plus rapidement ^^ Et vu le succès de Sébastien et les demandes de spinoff que de nombreuses lectrices m’ont transmises… hé bien oui, Sébastien est revenu hanter mes nuits, et son histoire est en train de se construire dans ma tête. Je vous avoue qu’au début, cela m’impressionnait, car il a eu un tel succès, que je me disais qu’il serait impossible de raconter son histoire en étant à la hauteur des espoirs qu’il a fait naître. Mais je crois avoir réussi à me « reconnecter » avec lui, parce qu’il m’a soufflé durant plusieurs nuits blanches ce qu’il voulait vivre, et comment, et avec qui. Donc je lui ai demandé de me laisser dormir pour travailler sur le tome 2 de ma série, et lui ai promis qu’après ce serait son tour ! Vous le connaissez, Sébastien est un homme compréhensif, il a accepté, et depuis je peux à nouveau dormir ! 

Et pour finir Emilie, avez-vous un dernier mot pour vos lecteurs ?

Un mot ? Alors ce sera « merci ». Merci d’accueillir et d’aimer mes personnages, qu’ils ne soient pas seuls et perdus après avoir quitté le nid. Merci de prendre le temps de venir vers moi après vos lectures pour me dire ce que vous avez aimé, ce qui vous a manqué, ce qui vous a fait vibrer, ce que vous auriez voulu avoir en plus… Merci de partager toutes vos émotions et réflexions avec moi. J’essaye de prendre le temps chaque fois de vous répondre, mais si je rate certains posts, j’en suis désolée. Je suis une débutante sur les réseaux sociaux, alors parfois j’ai des loupés. Mais sachez que chaque remarque, chaque impression laisse son empreinte dans mon esprit et fait évoluer mon écriture, et ma façon d’aborder mes histoires. C’est une aide précieuse pour grandir et se renouveler, d’autant que l’écriture est un acte solitaire. Alors… Merci à toutes.

Un très très grand merci Emilie pour vos réponses ! C'est vraiment beaucoup de plaisir de vous lire et d'en savoir plus sur "Les délices d'Eve", mais aussi sur vous. J'ai transmis votre roman à Alex O’Loughlin il doit vous contacter 😉 et j'ai hâte de découvrir ce que vos autres romans vont nous réserver (surtout avec Sébastien !). Je suis sûre que cela va donner envie à bon nombre de lecteurs de vous lire rapidement, en tout cas moi je file dorénavant me plonger dans "L'autre chemin" qui attend dans ma PAL.

Je vous rappelle pour finir que Les délices d'Eve d'Emilie Collins est disponible dans la Collection &moi, tout comme son premier roman L'autre chemin.



mercredi 26 juillet 2017

- Ann Gospel -

Nous nous retrouvons aujourd'hui pour une nouvelle interview d'auteur ! À l'honneur ce jour Ann Gospel, auteure du roman Une surprise de taille.


C'est à la suite d'un échange de mail qu'Ann Gospel me proposait il y a quelque temps de lire son premier roman auto-édité Une surprise de taille. Souvenez-vous, je vous en parlais il y a quelques semaines par ici. Après lecture de celui-ci, nombreux furent nos échanges pour parler du roman et des futurs projets de l'auteure, alors naturellement, je lui ai proposé une petite interview afin que vous aussi vous puissiez découvrir un peu plus qui est Ann Gospel.

Bonjour et bienvenue sur LaDoryquilit Ann, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Oui, bien sûr ! Bonjour à tous et merci Dory de m'accueillir sur votre blog riche et bien construit, très inspirant.
Après avoir longtemps travaillé à Paris dans le monde de la télévision, j'ai posé mes bagages il y a 8 ans au cœur de la sublime région Nouvelle-Aquitaine et totalement changé de métier. Aujourd'hui, je suis coach de vie et accompagne les personnes qui le désirent vers l'atteinte de leur objectif, pourvu qu'il soit réalisable et écologique pour elles.
L'écriture fait partie de mes véritables passions, j'en ai besoin pour mon équilibre. Actuellement, je rédige un roman sur le développement personnel justement, afin de transmettre aux lecteurs des outils leur permettant d'améliorer considérablement leurs existences :-)

Parlez nous de votre premier roman "Une surprise de taille" disponible en auto-édition.

L'idée de départ est partie du fait que je trouve que toutes les petites amies des people se ressemblent en étant très minces et “lookées” sur le même moule. Cela n'engage que moi et ce n'est pas un jugement, plutôt un constat !
J'ai donc eu envie de casser les codes, même si je ne suis pas la première à le faire, en choisissant une héroïne aux formes généreuses, ce qui ne l'empêche pas d'être jolie et de plaire.
Je voulais aussi évoquer l'homosexualité, la famille, l'amitié, la tolérance, les rencontres sur Internet... des sujets qui touchent beaucoup de monde. Et j'ai choisi de les aborder sur un ton plus léger que sérieux, tout en les respectant. J'espère avoir réussi !
Le message que j'ai souhaité transmettre est : aimez-vous, aimons-nous, peace & love ! Cela peut paraître utopique, mais j'y crois !

Dans votre roman, pas d'héroïne au corps de rêve, mais au contraire Rose est ronde et a des kilos en trop, une héroïne finalement à laquelle les lecteurs peuvent aussi plus facilement s'identifier. Pourquoi avoir fait ce choix ? Est-ce pour cela justement ?

On dit souvent que les lecteurs ont besoin de rêver, certes. Cependant, j'ai eu de nombreux retours de lectrices qui me remerciaient d'avoir osé mettre en lumière une femme ronde qui leur ressemble, car elles ont pu s'identifier (ou tout du moins comprendre) à Rose.
Alors, oui, je l'ai aussi fait afin de dédramatiser la situation actuelle, car notre société accuse les ronds (de plus en plus nombreux) et les juge violemment, sans chercher à comprendre les raisons pour lesquelles ils le sont, toutes différentes.
J'ai eu envie de leur apporter du réconfort et de l'espoir, au lieu de les blâmer, ce qui est dans l'air du temps.

"Une surprise de taille" est une vraie comédie romantique, mais derrière celle-ci se cache aussi des sujets plus sensibles, dénoncés avec toujours une pointe d'humour, comme l'homosexualité ou le regard des autres sur les personnes rondes. Qu'est-ce qui vous a donné envie d'écrire aussi sur ces thèmes ? 

Je me suis inspirée de la “vraie vie” : j'observe et écoute beaucoup les gens dans la rue, au restaurant, dans les magasins... 
Mes clients, amis et famille sont aussi une excellente source d'inspiration ! Néanmoins, si je pars sur des bases réelles, j'ajoute toujours une note d'imaginaire, afin de respecter l'anonymat de chacun.
J'ai eu envie d'écrire sur ces thèmes, histoire de permettre à chacun de réfléchir sur son rôle dans la société, qui est, je trouve, assez agressive si “on ne rentre pas dans les cases”. Le but de mon roman est de permettre à chacun de s'accepter tel qu'il est, tout en acceptant l'autre tel qu'il est aussi. Pas facile...

Sans la dévoiler, parlons un peu de la fin de votre roman. En refermant "Une surprise de taille" songiez-vous à faire une suite ? Ou était-ce un choix de laisser aussi le lecteur s'imaginer sa propre suite et fin ? 

Les deux !
Beaucoup de personnes me reprochent cette fin qui les laisse sur leur faim...
J'ai pourtant souhaité que chacun se l'imagine à sa façon, car j'aime bien l'idée qu'il n'y ait pas de véritable “happy end” classique. Le lecteur s'est imaginé les personnages au fil du roman, qu'il peut conclure comme il le désire avec une fin ouverte.
Cela dit, j'ai bien une suite en tête et espère pouvoir l'écrire courant 2018.
À suivre... :-)

Parlons un peu plus de vous Ann, comment vous êtes vous lancée dans l'écriture ?

J'ai toujours adoré écrire !
Il y a peu de temps, je suis tombée sur des cahiers sur lesquels j'écrivais des idées de romans, la psychologie des personnages, des dialogues et autres résumés. Je devais avoir 8 ans quand j'ai commencé.
En 2006, j'ai écrit mon premier vrai roman, un conte fantastique et initiatique pour enfants / ados, mais je ne l'ai jamais auto-publié : trop long, trop descriptif, trop indigeste ! J'aimerais lui apporter des corrections un jour, à moi de trouver le temps nécessaire pour ce lifting indispensable et salvateur.
Toutefois certains jeunes lecteurs (je l'ai fait lire au jeune public de mon entourage) l'ont apprécié en dépit de ses nombreux défauts. Ouf !
C'est comme Une surprise de taille, dont certains disent que c'est un roman vulgaire. Personnellement, ce n'était pas le but du tout, mais comme il y a une scène assez trash au début et quelques gros mots de temps en temps, je peux comprendre ce ressenti.

Que vous apporte l’écriture ?

Un immense bonheur !
J'apprécie de m'évader dans un monde que j'imagine de A à Z, même si, encore une fois, je peux me baser sur des faits réels au départ.
Écrire est aussi une introspection qui me fait un bien fou, comme une espèce de méditation. Je quitte le monde stressant pour rejoindre ma bulle et faire marcher mon cerveau droit, où loge notre créativité. C'est passionnant !
Il est vrai qu'écrire est un exercice solitaire, mais nos personnages nous tiennent compagnie. Et puis j'adore avoir une idée de base et voir où l'écriture me mène, c'est toujours un voyage dont je ne connais pas les détails dès le début (juste le résumé), ni la destination finale, les découvrant au fur et à mesure. 

Etes-vous vous-même lectrice ? Si oui d'un genre en particulier ? Avez-vous des titres que vous conseillez de lire absolument ?

Oui, j'adore lire, même si hélas, je lis nettement moins qu'avant.
J'aime beaucoup de styles différents, et à une époque je ne lisais que des thrillers :-)
Sinon le roman de Douglas Kennedy, La poursuite du bonheur, m'avait marquée à l'époque, je l'adore et le recommande chaleureusement. 


Quels sont vos projets pour la suite ? Une suite à "Une surprise de taille" ? Tout autre chose ?

Je compte terminer l'écriture de mon nouveau livre avant la fin de l'année, et entamer ensuite la suite d' Une surprise de taille.
Vu que j'ai besoin d'écrire et que j'ai toujours plein d'idées en stock, je compte bien continuer à exercer cette passion le plus longtemps possible. Et si les lecteurs estiment mon travail, alors tant mieux, c'est motivant !

Et pour finir Ann, un dernier mot pour vos lecteurs ?

Eh bien, déjà, je remercie chacun, du fond du cœur, d'avoir acheté et lu mon livre, c'est vraiment gratifiant. Je vous suis pleinement reconnaissante, merci pour votre confiance.
J'apprécie aussi tous les retours, positifs et/ou négatifs, car ils permettent d'améliorer bien des points, c'est pourquoi, c'est toujours fort utile.
Aussi, n'hésitez pas à m'écrire : anngospel@yahoo.fr
Puissiez-vous tous vivre un formidable été et à bientôt pour de nouvelles aventures !
MERCI

Un très grand merci Ann d'avoir pris le temps de répondre à mes questions ! J'espère que chacun a pris autant de plaisir que moi à en savoir plus sur vous, votre roman et vos projets. Nous vous souhaitons également un très bel été...

Et pour découvrir "Une surprise de taille" d'Ann Gospel, cliquez ici pour vous le procurer !

mercredi 17 mai 2017

- Alexandra Lanoix -

Il est l'heure de vous présenter une nouvelle interview d'auteure ! Cette fois-ci à l'honneur, une auteure de new-romance dont je vous ai déjà parlé et qui m'a emmené il n'y a pas très longtemps côtoyé les vampires... 


J'ai découvert Alexandra Lanoix sur Instagram il y a quelques mois à l'occasion de la sortie de son roman Love me like you do, que j'ai pu ensuite lire. Alexandra Lanoix a déjà six romans à son actif ! Auteure de new romance, elle offre à chaque fois à ses lecteurs des histoires qui font sourire et qui mettent l'amour à l'honneur. Son dernier roman, L'appel de ton sang, offrait également une virée dans le monde fantastique des vampires. Je vous en parlais notamment en ces termes : "Tout comme Love me like you do, l'écriture d'Alexandra Lanoix est plaisante. On se laisse facilement entraîner par l'histoire que nous propose l'auteure. L'amour est bien entendu un fil rouge de celle-ci, mais les rebondissements au fil des chapitres auront l'audace de nous surprendre plus d'une fois ! Les chapitres courts permettent aussi à L'appel de ton sang de garder un bon rythme et c'est finalement une histoire agréable et divertissante qui se lit rapidement."

Aujourd'hui, Alexandra a bien voulu se prêter au jeu de mes petites questions et je vous laisse découvrir cela...

Bonjour et bienvenue sur Ladoryquilit Alexandra Lanoix, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Je m’appelle Alexandra Lanoix, j’ai 42 ans et je vis en Corse. Je suis auteure de new romance.

Votre dernier roman, "L'appel de ton sang" est sorti il y a quelques semaines, comment le présentez-vous ?

Comme une belle histoire d’amour avant tout. Même si c’est un roman fantastique traitant de vampires, c’est avant tout l’histoire de Rose et Samuel qui n’étaient pas destinés à tomber amoureux l’un de l’autre.

"L'appel de ton sang" est votre sixième roman ! Même si comme les précédents la romance est au cœur de celui-ci, vous prenez un nouveau virage avec le fantastique. Pourquoi avoir fait ce choix d'écrire une "histoire de vampires" ?

Comme je le disais dans la précédente question, le côté fantastique est pour moi secondaire dans ce livre. C’est une histoire d’amour, de différences et de sacrifices. Je voulais juste changer d’ambiance, et un vampire ça peut aimer pour l’éternité, j’aime assez cette idée et le concept.

Dans "L'appel de ton sang", Rose est en quête de quelque chose de très particulier, la goutte de sang du premier chasseur de vampires qui est censé pouvoir de nouveau la rendre humaine, comment vous est venue cette idée ?

Bonne question (rires). L’éternité peut-être un véritable enfer, spécialement sans amour. C’est ce qui arrive à Rose au début, elle veut redevenir humaine pour avoir un but dans la vie. Obtenir quelque chose que l’on ne peut pas avoir vous fait le désirer plus, et ce n’est jamais sans embûche. Donc, j’ai pensé qu’il fallait qu’elle obtienne sa mortalité, mais de chez son ennemi qui est un chasseur de vampires.

Pour créer cet univers très complet qu'on trouve dans votre roman, avez-vous été influencé par des livres ou des films traitant de ce sujet ? Etes-vous d'ailleurs vous-même amatrice de vampires et fantastique ? 

Plus jeune, j’ai beaucoup lu de livres d’Anne Rice. D’ailleurs, quand j’étais en seconde (il y a très longtemps) j’avais fait un exposé sur « Entretien avec un vampire » des années avant sa sortie au cinéma. À l’époque, les vampires n’étaient pas en vogue, et toute la classe m’avait regardée avec des yeux ronds, ma prof de Français inclus. C’est un univers qui m’a toujours intéressé, toujours aujourd’hui, même si je ne lis que très rarement du fantastique.


Vos romans sont disponibles en auto-édition, combien de temps en général cela vous prend-il de l'écriture à la publication ? Avez-vous des conseils pour ceux qui souhaiteraient se lancer en auto-édition ?

Je dirais en un mois et demi et trois mois environ. Quand je suis dans l’histoire, j’y suis à fond et pendant cette période, j’écris tous les jours, même si je n’ai pas spécialement d’idées. C’est la seule façon pour moi de procéder, de ne pas perdre le fil de l’histoire. Je n’ai pas de secrets, sauf qu’il ne faut pas avoir peur de l’auto-édition. C’est plus de boulot, c’est vrai, car on doit gérer toutes les étapes de fabrication, mais j’aime ce procédé.

Parlons un peu plus de vous Alexandra, depuis quand écrivez-vous ? Avez-vous eu un élément déclencheur qui vous a décidé à vous lancer ?

J’écris depuis 2015 (réellement). J’ai perdu mon emploi à ce moment-là, j’avais du temps, je me suis lancée en ne sachant pas ce que ça allait donner, comme quoi… (rires)

Comment vous viennent vos idées en général ? Des faits divers qui vous inspirent ? Ou est-ce vraiment seulement votre imagination qui travaille ?

Je pars sur des thèmes. J’ai un cahier où je note des titres provisoires, et quand je me sens prête, je me lance. Je ne sais jamais à l’avance ce que cela va donner, c’est toujours une surprise.

Quel genre de lectrice êtes-vous ? Y a-t-il un auteur et/ou un livre qui vous a marqué en particulier ?

Anne Rice, Oscar Wilde, Jane Austen. Je ne lis pas plus d’un livre par mois, car je lis lentement. Mais dans les auteurs contemporains, je n’ai pas encore trouvé un auteur que je suis régulièrement.

Anna Rice - Oscar Wilde - Jane Austen

Un prochain livre est-il déjà en cours d'écriture ?

Effectivement. Il sortira en automne. C’est toujours de la new romance, mais un peu plus musclée. Je suis toujours en écriture. Je dévoilerai le titre et la couverture durant l’été, je pense, mais avant sort Rendez-Vous Avec Ma Star Tome 3, le 03 juillet 2017. C’est le dernier tome de la série qui conclura l’histoire de Tom et Nina.


Et enfin pour finir, avez-vous un dernier mot pour vos lecteurs Alexandra ? :)

Il faut toujours croire en ses rêves.

Un grand merci Alexandra pour toutes ces réponses que j'ai pris beaucoup de plaisir à lire et partager. Nous ne manquerons pas d'être au rendez-vous pour les prochaines sorties ! 

Sachez d'ailleurs que vous pouvez déjà pré-commander le troisième tome de Rendez-vous avec ma star par ici. Si vous voulez vous faire plaisir et découvrir tous les romans d'Alexandra Lanoix, je vous invite à découvrir sa page auteure et tous ses titres sur Amazon en cliquant là.

Et son dernier roman L'appel de ton sang, dont je vous parlais par ici, vous attend toujours bien entendu !