mercredi 11 octobre 2017

- Anne-Gaëlle Huon -

C'est aujourd'hui avec grand plaisir que je vous propose de découvrir l'interview d'une nouvelle auteure, une nouvelle auteure qui nous répond depuis New-York (rien que ça oui !)... C'est Anne-Gaëlle Huon !


Souvenez-vous, il y a quelques semaines, je vous parlais d'un roman coup de cœur, un roman qui respire la vie, l'amitié à tous les âges, il s'agissait du livre d'Anne-Gaëlle Huon Le bonheur n'a pas de rides, que vous pouvez retrouver par ici. Après avoir pris un énorme plaisir à lire ce livre et surtout à découvrir Paulette, j'en ai pris tout autant à en découvrir un peu plus au fil des jours sur sa charmante auteure. Ayant plus d'une question qui me trottait en tête, Anne-Gaëlle a bien voulu y répondre et c'est avec plaisir qu'aujourd'hui, je partage tout cela avec vous... 

Bonjour et bienvenue sur LaDoryquilit Anne-Gaëlle Huon, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? 

J'ai 33 ans, j'habite à New-York avec mon mari et mes deux petits garçons et j'écris des romans qui donnent envie d'aimer fort et de vivre longtemps. J'aime : les grand-mères au grand cœur, les brioches au chocolat, les soirées karaoké, raconter ma vie sur instagram, l'odeur des fournitures scolaires. Je n'aime pas : les graines dans la pastèque, les gens qui disent "au jour d'aujourd'hui", les ongles de pied trop longs, et les fontaines vides.

Parlez-nous de votre dernier roman "Le bonheur n'a pas de rides" paru il y a quelques semaines chez City Éditions.

C’est l’histoire d’une vieille dame prénommée Paulette. Elle a 85 ans, un caractère bien trempé, et pas toute sa tête. Enfin, ça, c’est ce qu’elle prétend. Cette dame va se retrouver malgré elle la nouvelle pensionnaire d’une auberge perdue en pleine campagne où les pensionnaires comptent plus d’années que de dents. Elle n’aura alors plus qu’une obsession : en partir ! Pour faire passer le temps, notre héroïne va enquêter sur les autres habitants qui semblent protéger de bien sombres secrets…
Les lecteurs décrivent ce roman comme un texte optimiste et lumineux, qui les fait sourire autant qu’il les émeut. Le Bonheur n’a pas de rides parle d’amour et d’amitié à l’heure où on ne s’y attend plus. Paulette est sur le point de vivre une aventure qui va changer sa vie, et peut-être enfin lui donner un sens…

Comment vous est venue l'idée d'écrire ce roman ?

L'idée de ce livre m'est venue dans l'auberge de mon père, un hôtel restaurant où je l'aidais à faire le service. Entre le plat du jour, le coup de feu de midi et les frites faites maison, j'ai fait la connaissance d'une habituée, une vieille dame qui avait sa table attitrée et qui s'assurait d'être toujours désagréable lorsque je prenais sa commande. Un jour, cette vieille dame n'est plus venue. À présent, elle continue de vivre dans ce roman…

Anne-Gaëlle à l'auberge-restaurant de son père
Photo de la page Facebook Anne-Gaëlle Huon Auteur

Paulette, votre héroïne, est une super mamie de 85 ans, un personnage principal comme on en croise rarement, pourquoi avoir fait ce choix ?

Les grand-mères font des héroïnes formidables. J’aime visiter leur rapport au monde actuel, les observer vivre, encombrées de leurs secrets et de leurs souvenirs. Je crois qu’il y a une forme de catharsis, une façon de contenir un peu une angoisse du temps qui passe en faisant vivre des aventures extraordinaires à des dames très âgées et surtout très attachantes.

J'ai vu sur votre page Facebook, que l'auberge de Monsieur Yvon était inspirée de celle tenue par votre père, avec d'ailleurs de très grandes similitudes, était-ce également une façon de rendre hommage au travail de votre père ? 

Je crois que ce livre rend plutôt hommage au goût de l'écriture qu'il m'a transmis. Il a une âme d'artiste, qu'il exprime dans ses peintures (Papa, si tu me lis, sache que tes peintures n'ont rien à voir avec les croûtes d'Hyppolyte qui décorent les murs de l'Auberge dans le roman), mais aussi dans l'écriture. Son père avant lui écrivait aussi, et mon fils fabrique chaque jour un petit livre à l'école pour raconter des histoires à ses copains... Je crois que ces choses se transmettent, et que nous sommes tous des passeurs de quelque chose qui nous dépasse...

Chaque personnage, chaque pensionnaire de l'auberge de Monsieur Yvon a sa propre histoire personnelle, son propre vécu, sont ils tous nés de votre imagination ou vous ont-ils été aussi inspirés de personnes croisées ?

Les personnages clés ont été inspirés par l'auberge de mon père. Nour par exemple, me rappelle Nora, la cuisinière de l'auberge de Bagneux, qui fait des couscous fabuleux. Pareil pour Hyppolyte, qui est inspiré de l'un des pensionnaires de l'auberge. Mon père lui confiait souvent de menues taches qui se transformaient en histoires tellement rocambolesques que je n'ai pas pu les inclure dans le roman : personne n'y aurait cru ! Monsieur Georges lui, en revanche, est né de mon imagination. Mais il me fait penser à mon mari, par son élégance et sa délicatesse.

Parlons un peu plus de vous Anne-Gaëlle, que signifie être auteur pour vous ?

Ah ! Tellement de choses... Je crois que c'est d'abord une main tendue à la petite fille qui est en moi, une sorte de promesse tenue. C'est aussi une façon pour moi de me sentir vivante : écrire, c'est accepter de se dévoiler, et par là-même de se rendre vulnérable. Je préfère mille fois vivre en prenant des risques, que de me morfondre dans une vie qui me déplaît... Je crois au merveilleux.

Comment vous est venu le virus de l'écriture ? 

Je crois que je suis née avec, transmis par mon père, et son père avant lui, un breton qui écrivait des poèmes pendant la guerre... Mon grand-père disait de moi qu'enfant je m'exprimais comme si j'avais cinq ans et que j'écrivais comme si j'en avais quinze. Je ne sais toujours pas si c'était un compliment ! Toujours est-il que je suis bien plus à l'aise pour exprimer mes sentiments à l'écrit...

Lisez-vous vous-même ou évitez-vous de lire afin de ne pas vous inspirer d'autres auteurs ?

Je lis énormément. Et je suis convaincue que les meilleurs auteurs sont avant tout de grands lecteurs. Ceci étant, je suis attentive à ne pas lire des auteurs qui traitent de sujets similaires aux miens lorsque je travaille sur un manuscrit... Les films m'inspirent aussi beaucoup - Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain est un fil rouge dans mon dernier roman.


Si oui, certains auteurs vous inspirent-ils particulièrement ? Avez-vous peut-être d'ailleurs des livres à nous recommander ? 

Plein ! Vous pouvez retrouvez mes chroniques coups de coeur sur mes comptes Instagram et Facebook. Récemment, les lectures qui m'ont le plus enthousiasmée ont été

1/ Le Gang des Rêves (Luca di Fulvio), ou la vie d'une famille italienne dans le New York des années 20. Impossible à lâcher !

2/ Dans la Forêt (Jean Hegland), l'histoire de deux filles qui se retrouvent seules un jour où l'électricité et le monde tel qu'on le connaît disparaissent... Sublime !

3/ L'enfant mouche (Philippe Pollet-Villard), l'Histoire vue par une toute petite fenêtre, celle d'une orpheline dans un village français pendant la seconde guerre mondiale. Eblouissant !

Si vous ne devez en lire que trois, lisez ceux-là !


Quels sont vos projets pour la suite ? Une autre histoire est-elle déjà en cours d'écriture ?

Oui, j'ai plusieurs manuscrits en cours, je vais de l'un à l'autre selon les humeurs. Je ne suis pas de celles qui écrivent très vite. J'ai besoin que l'histoire s'impose à moi, et que je la vive, profondément. J'aime quand les romans s'écrivent avec le coeur, je crois que les lecteurs sont sensibles à cette sincérité là.

Et pour finir Anne-Gaëlle, avez-vous un dernier mot pour vos lecteurs ?

Un grand merci à tous ceux qui m'encouragent au quotidien : lecteurs, bloggers, libraires, amoureux des mots. Pour votre santé, lisez ! Et bienvenue à l'auberge !

Retrouvez-moi sur Facebook & Instagram
@annegaelle_huon_auteur
www.annegaelle-huon.com



Un grand merci Anne-Gaëlle ! Quel plaisir de vous lire et d'en savoir plus sur votre roman et vous-même, on sent que vous êtes une passionnée d'écriture, de vos histoires et même de la vie et cela fait chaud au coeur. 

Pour tous ceux qui n'ont pas encore lu Le bonheur n'a pas de rides, et bien qu'attendez-vous ? Foncez !! Il est toujours disponible chez City Editions

jeudi 5 octobre 2017

"Après la chute" de Dennis Lehane


Rachel avait tout d'une vie idéale : un métier qui la passionnait, de l'ambition, un mari avec qui elle partageait d'ailleurs cela. Mais un jour, elle s'effondre en direct et c'est alors la chute pour cette jeune femme qui perd tout, travail, mari et vie idéale. Alors qu'elle décide de retrouver son père, une rencontre avec un certain Brian Delacroix va faire basculer toute sa vie...

Je ne connaissais pas l'auteure Dennis Lehane, et grâce à une Opération Spéciale Masse Critique j'ai donc eu l'occasion de découvrir celui-ci avec son dernier roman Après la chute qui m'a bien plu.

En lisant le résumé, difficile de savoir ce que pouvait réserver Après la chute. Un thriller diabolique ? Un thriller psychologique ? De l'hémoglobine en veux-tu en voilà ? On plonge dans ses pages, quand on ne connaît par l'auteur, sans savoir à quoi s'attendre.

Rachel Childs était une brillante journaliste, avant ce fameux direct qui lui coûte sa carrière. Dès lors, elle vit recluse chez elle, limite ses contacts avec l'extérieur et seul Brian Delacroix réussira à l'apprivoiser. La jeune femme est torturée, fragilisée psychologiquement même et son enfance difficile entre une mère manipulatrice et un père qu'elle n'a jamais connu n'a pas arrangé les choses. Avec Brian, sa vie va prendre un nouveau tournant et c'est vraiment peu de le dire...

Rachel est un personnage complexe, avec lequel on a tendance à garder une distance, tandis que Brian est bien mystérieux. On a une étrange impression dès que celui-ci commence à faire de plus en plus apparition au fil des pages, une impression qui ne fait que s'accentuer d'ailleurs jusqu'au moment où le doute s'insinue aussi chez Rachel. Dans Après la chute le doute ne fait que s'installer, le suspens au fil des chapitres et des parties s'accroît.

Roman noir, Après la chute offre un scénario qui ne laisse aucun répit au lecteur. Divisé en trois parties, le rythme est soutenu, haletant presque. Les deux premières parties portent plus sur l'aspect psychologie de l'histoire, la dernière est un véritablement tournant et offre des scènes d'action presque dignes d'un film... Un tournant avec peut-être un petit côté de "trop" ? Alors certes on ne s'ennuie pas, mais d'un coup tout vole en éclats, on sort les flingues, on se lance dans une course-poursuite, il y a du sang, des larmes et on se dit presque "wow wow wow mais c'est quoi tout ça, j'étais pas prête ??!" Et puis la fin, qui aurait pu être un sacré bouquet final, qui surprend certes, mais dont on a plutôt tendance à trouver bien terne après tout cela.

J'ai donc découvert Dennis Lehane à travers ce livre, son écriture haletante, maîtrisée et qui offre par ailleurs des personnages psychologiquement complexes. Cet aspect de thriller psychologique m'a beaucoup plu, m'a totalement embarqué même pour être juste. Et bien que j'ai apprécié ce roman, je dois tout de même avouer que les derniers chapitres et la fin m'ont vraiment beaucoup surprise et m'ont laissé un peu sur ma faim... En revanche, je n'hésiterais pas à lire d'autres livres de Dennis Lehane !

Les apparences sont trompeuses, Après la chute le démontre. Les personnages n'auront pas fini de vous surprendre, l'histoire vous mènera là où vous ne l'attendiez pas, mais un léger goût de demi-teinte assombrit tout de même cette lecture qui avait vraiment tout pour devenir un coup de coeur !

"[...] aucun d'entre nous n'est spécial. Nous sommes tous éclairés de l'intérieur par une flamme unique, et lorsqu'elle s'éteint, lorsque la lumière déserte nos yeux, c'est comme si nous n'avions jamais existé. Nous ne sommes pas propriétaires de la vie, nous ne faisons que l'emprunter."

Après la chute de Dennis Lehane est disponible aux Éditions Rivages.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
chute
suspens
mensonges
double vie
violence psychologique.

Bilan livresque #9 : septembre 2017


Septembre est déjà terminé, et l'heure de faire un petit bilan est donc déjà venue.

Le mois de septembre était le mois de la reprise pour bon nombre de personnes, dont moi. Retour au quotidien, au travail, faire attention à l'heure pour partir, rentrer du travail quand maintenant, il fait déjà noir. Dur dur de s'y remettre, vous ne trouvez pas ? Dur dur aussi de reprendre le rythme habituel de lecture et surtout de savoir reposer son livre parce qu'on est attendu au travail notamment...

Résultat de septembre : 17 livres lus ! Un petit mois, le rythme a un peu baissé à cause aussi d'une petite baisse de régime. En tout cas, ce mois a été marqué par une très grande diversité des genres lus. Il y a aussi bien du thriller, des témoignages, des romances, et même une petite pointe d'érotisme sisi.

Retour sur les livres lus :

  • Speedway de Stephens Pascale **
  • Nuit après nuit de Lauren Blakely **
  • La tête à Toto de Sandra Kollender **
  • Satan était un ange de Karine Giebel
  • Trois secrets de Randy Susa Meyers
  • Pour une vie meilleure de Susan Wiggs **
  • Le meurtre d'O'Doul Bridge de Florent Marotta **
  • Maintenant et à jamais d'Audrey Martinez **
  • Mon amie Adèle de Sarah Pinborough
  • Un jour j'ai changé de parfum de Lena Walker
  • Les larmes de Tarzan de Katarina Mazetti
  • Parfait pour elle de Rose B Vilas
  • La merveilleuse boutique de crèmes glacées de Viviane d'Abby Clements **
  • Les fauves d'Ingrid Desjours
  • Le voisin de Tatiana de Rosnay **
  • Les yeux de Sophie de Jojo Moyes
  • Après la chute de Dennis Lehane
  • Week-end surprise d'Agnès Abécassis.


Cliquez sur ** pour accéder aux chroniques.

De ce mois passé, un seul coup de cœur à souligner dont je vais d'ailleurs vous parler prochainement, il s'agit de Mon Amie Adèle de Sarah Pinborough ! Déjà un conseil, précipitez-vous vraiment pour le lire !!

Pas de déceptions, c'est rare tout de même, et quelques titres que je retiens sans hésiter comme Speedway de Pascale Stephens, Le meurtre d'O'Doul Bridge de Florent Marotta, Maintenant et à jamais d'Audrey Martinez, La merveilleuse boutique de crèmes glacées de Viviane d'Abby Clements, Les yeux de Sophie de Jojo Moyes ou encore Après la chute de Dennis Lehanne. Toujours aussi diversifiée cette sélection :)

En septembre, Lili vous aura aussi parlé de ce que la lecture pouvait apporter à chacun, cliquez ici pour une piqûre de rappel, Jean-Marc Dhainaut nous aura parlé de son roman La maison bleu horizon de ce côté et Tamara Balliana m'aura accordé une petite interview par ici.

Place maintenant aux lectures d'octobre, aux lectures d'automne 
et rendez-vous le mois prochain !

mercredi 4 octobre 2017

"Le meurtre d'O'Doul Bridge" de Florent Marotta


Michael Ballanger, coach de vie surnommé le "French Coach" s'est installé à San Francisco après le drame qui a fait éclater sa famille. Fort de son succès, le French Coach enchaîne les séances et anime même sa propre émission de radio. Lorsqu'un notable meurt dans d'étranges circonstances, Michael se voit mêlé à cette histoire, car le dernier numéro composé par la victime est le sien. Interrogé par la police, le français ne peut guère leur apporter de réponses malgré leur insistance, et celui-ci bien décidé à montrer qu'il est innocent décide également d'enquêter de son côté. Mais plonger dans cette affaire va aussi faire ressurgir le passé douloureux de Michael...

Encore une découverte des Editions Taurnada, avouez vous les aimez autant que moi non ?! J'avais découvert Florent Marotta avec son roman Le visage de Satan que j'avais adoré, et je n'ai donc pas hésité une seconde à retrouver sa plume avec Le meurtre d'O'Doul Bridge.

Tout part donc du meurtre d'un notable de la ville et surtout du dernier numéro qu'il a composé, c'est ainsi que notre French Coach se retrouve mêlé à cette histoire. Une histoire, et une intrigue qui vont se montrer plus complexes que ce que nous pouvions imaginer et qui vont nous entraîner dans bon nombre d'univers. Et Michael va alors aussi devoir se confronter à ses sombres cauchemars qui n'ont pas finit de le hanter.

"Car Michael savait qu'il rêvait et qu'il ne pouvait rien faire pour arrêter son état. Prisonnier de son esprit, condamné à revivre les pires moments de sa vie. Encore et encore."

Un passé douloureux, une culpabilité qui le ronge, Michael Ballanger est un personnage complexe, torturé et qui voit presque dans cette enquête une possibilité de rédemption. Parce qu'à vouloir prouver son innocence, il donne l'impression de vouloir aussi se rattraper du drame qui a fait exploser sa famille il y a de cela quelques années. D'ailleurs, sa fille et son assistante (amie et call-girl au passage) ont bien compris qu'il y avait de cela dans toute la volonté que met Michael à lever le voile sur cette affaire. Le meurtre d'O'Doul Bridge s'avère être un roman plus profond et sombre qu'il ne le semble.

Florent Marotta signe ici un thriller maîtrisé de par son histoire que par l'histoire même de son personnage principal. Point de passage sanguinaire ou qui fait tourner de l'œil, tout est dans l'intrigue et dans le suspens qui se distille au fil des pages. Avec son écriture juste, agréable et précise, parfois même percutante, Le meurtre d'O'Doul Bridge se lit finalement d'une traite pour notre plus grand plaisir.

Au final, Le meurtre d'O'Doul Bridge est un roman que j'ai vraiment apprécié surtout pour l'histoire de son personnage principal. Michael Ballanger est ce genre de personnage que j'aime particulièrement, un personnage bousculé par la vie, qui cache de profondes blessures qui se dévoilent petit à petit et qui font qu'on comprend finalement chacun de ses actes. Je me suis prise au jeu à vouloir presque enquêter avec lui pour lever le voile sur toute cette affaire.

N'hésitez pas à vous plonger dans ce livre dès que l'occasion se présentera à vous, parce qu'on risque de recroiser notre French Coach dans de nouvelles aventures...

Le meurtre d'O'Doul Bridge de Florent Marotta est disponible aux Editions Taurnada.

Merci aux Editions Taurnada.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
enquête
passé
noirceur
suspens
cumpabilité.

mardi 3 octobre 2017

"Entre Ciel et Lou" de Lorraine Fouchet



Alors que Jo prévoit de profiter pleinement de sa retraite sur l'Île de Groix avec sa femme Lou, celle-ci meurt brutalement. Pour Jo, tous ses projets tombent à l'eau et il va devoir maintenant faire au quotidien sans elle. Comme ultime défi de la part de l'amour de sa vie, il va devoir réussir à insuffler de nouveau le bonheur dans la vie de leurs enfants. Défi particulièrement difficile à relever quand les deux enfants semblent particulièrement cabossés et pas vraiment aptes à renouer avec le bonheur. Mais en famille, rien n'est vraiment impossible...

C'est à l'occasion du dernier salon de Saint-Maur en poche que j'ai croisé la si sympathique Lorraine Fouchet. Ayant déjà croisé le titre Entre ciel et Lou sur internet, je n'ai pas hésité bien longtemps à ajouter ce livre à ma PAL démentielle et finalement à le lire rapidement.

"Les vieilles dames meurent, les femmes s'éclipsent. Tu t'es éclipsée, Lou. Et tu m'as laissé sur le carreau avec un trou dans le coeur."

Entre Ciel et Lou, c'est une histoire de famille, une histoire d'après-deuil quand chacun doit se relever de la perte et c'est aussi l'histoire d'un défi. Il y a donc Jo cet homme si attendrissant qui vient de perdre l'amour de sa vie, cet homme qui va ensuite tout mettre en œuvre, parfois maladroitement pour que ses enfants, Sarah et Cyrian, goûtent de nouveau au bonheur. Ils sont tous un peu cabossés par la vie, par l'amour, mais forment au fond d'eux une famille plus unie qu'il n'y parait.

Au fil de la lecture, les personnages s'alternent et nous passons de Jo à Sarah, Cyrian ou encore la jeune pomme et plus inattendu aussi Lou. Nous en découvrons alors un peu plus sur chacun d'eux, sur ce qu'ils sont, sur leur passé et sur leur relation avec Lou, mais aussi avec Jo. Ils sont comme toutes les familles, il y a eu des hauts, des bas, il y a des rancœurs qui couvent, mais il y aussi surtout cet amour qui les unit.

Lorraine Fouchet dévoile une histoire attachante, on s'attache à ces belles personnes que nous apprenons à connaître, on s'attache à la tournure que prennent les événements et on a bon espoir que tout se termine bien. En lisant Entre Ciel et Lou, on s'émeut, on se reconnaît ou on reconnaît sa famille, on sourit et on s'amuse devant les subterfuges que Jo emploie pour réussir au mieux "sa mission".

Lorraine Fouchet a une écriture délicate, sensible, qui véhicule parfaitement bien les émotions de ses personnages et que j'ai trouvé particulièrement juste. Chaque thème abordé à travers ce roman est porté avec douceur, les mots sont justes et l'histoire de cette famille n'en est que plus attendrissante. On prend alors beaucoup de plaisir à lire ce livre qui fait du bien. C'est un livre qui montre que parfois, il suffit d'un coup de pouce pour que le bonheur revienne à soi, pour que l'amour nous fasse de nouveau sourire et puis surtout rien n'est jamais figé dans la vie, même après les douleurs la vie peut reprendre des couleurs...

Embarquez pour la Bretagne et l'histoire de Lou sans vous poser de questions ! C'est un livre qui vous touchera par son histoire, mais surtout par ses personnages qu'on voit avancer et évoluer petit à petit grâce à ce bon Jo. C'est la garantie pour vous de passer un bon moment de lecture, d'oublier le reste autour et de vous laisser porter par le doux bruit des vagues...

Entre ciel et Lou de Lorraine Fouchet est disponible aux Éditions Le Livre de Poche.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
décès
famille
mémoire
quête
bonheur.

lundi 2 octobre 2017

C'est lundi ! Je lis ça, et vous ?


Pour bien débuter cette nouvelle semaine, le lundi est l'occasion de faire le point sur ses lectures ! Alors rien de bien compliqué, le principe est simple, on parle de sa lecture passée, de sa lecture en cours et de sa lecture à venir.

Je vous dis ce que je lis, et vous faites de même, ok ? :)

J'ai terminé
Week-end surprise d'Agnès Abécassis

Je suis en train de lire
Le Club #1 Flirt de Lauren Rowe

Je lirai ensuite
Le joueur de billes de Cecelia Ahern

dimanche 1 octobre 2017

"Liberté, je dessine ton visage" d'Olivier Tarassot


Charlie est journaliste, un journaliste prêt à tout pour montrer la vérité, pour défendre ses valeurs et la liberté quitte à prendre des risques. En plein reportage avec Pablo, les deux hommes sont alors enlevés par l'Etat Islamique et retenus prisonniers. Julie est la compagne de Charlie et est médecin urgentiste à Paris, lorsqu'elle apprend la nouvelle, elle se lance alors à corps perdu dans un combat pour la liberté. Épaulée par Jacques, son père d'adoption, ce sont de multiples destins qui vont se croiser et des vies qui vont finir par se lier.

Il y a maintenant de longs mois, par le biais d'un ami commun, Olivier Tarassot m'avait contacté pour découvrir le manuscrit de son premier roman. J'ai accepté, intrigué par les quelques lignes qu'il m'avait écrit et j'ai alors découvert une fiction qui est quand même cruellement d'actualité avec Liberté, je dessine ton visage.

C'est à Alep en plein cœur de la Syrie que s'ouvre le roman, et au bout de quelques pages seulement le drame a lieu : l'enlèvement de Charlie et Pablo. Dans cet environnement, et avec deux journalistes pour cible, on se doute que cela est lié à l'Etat Islamique et leur captivité nous le confirme. On est en plein cœur de celle-ci avec les deux hommes, on est plongé littéralement avec eux dans leur cellule. Vient ensuite le point de vue de Julie, compagne donc de Charlie, et rapidement l'histoire se centre également sur elle. Les chapitres vont se succéder avec l'alternance des points de vue, de Charlie et de Julie surtout, mais pas que, parce que leurs destins vont vite croiser d'autres personnages qui vont prendre autant d'importance qu'eux.

Liberté, je dessine ton visage, ce n'est pas qu'une seule histoire. C'est l'histoire de personnages qui sont tous marqués d'une façon ou d'une autre par l'Etat Islamique. Il y a Charlie et Julie, mais il y a aussi Lola. Lola, cette jeune femme que nous découvrons en cours de lecture, cette jeune femme qui se retrouve manipuler sans qu'elle en soit consciente aveuglée par un bellâtre et qui se retrouve un jour à son tour en Syrie. 

Liberté, je dessine ton visage dévoile beaucoup plus que son résumé ne le laisse paraître, je n'en dirais d'ailleurs pas plus pour vous laisser découvrir le reste également. Ce roman qui est une fiction, fait pourtant écho à l'actualité, à ce qui se passe actuellement dans le monde et dont nous sommes tous confiants, mais fait également écho à l'attentat Charlie Hebdo. Au fil de la lecture, on ne peut ignorer les multiples références à celui-ci, que ce soit déjà Charlie, mais encore la Place de la République que nous croisons également pour des rassemblements prônant la "liberté", ce mot qui a pris pour beaucoup un nouveau nom et surtout un sens toujours plus puissant. 

Il s'agit ici du premier roman d'Olivier Tarassot et l'auteur réussit à entraîner le lecteur dans cette histoire rapidement. Dès les premières pages, l'histoire est posée, et au fil des chapitres elle ne fait que s'intensifier prenant même une tournure à laquelle on ne s'attendait pas. Même si celle-ci m'a plu, je regrette néanmoins qu'il n'y ait pas eu plus de passages concernant la captivité de Charlie. J'ai eu l'impression que cela finissait par être relégué au second plan, et de passer à côté de beaucoup de choses. Pour moi, il aurait été intéressant d'en savoir plus à ce propos. Également un petit sentiment de "trop" à la fin avec Jacques... difficile de vous en parler sans spoiler.

Liberté, je dessine ton visage est un bon premier roman. Également un petit sentiment de "trop" à la fin avec Jacques... Ce roman, c'est l'histoire donc de destins qui se croisent et se lient, de drames qui se jouent entre Paris et la Syrie, d'un combat pour la liberté et d'un sujet dont on aimerait qu'il ne soit plus d'actualité...

"La véritable arme contre la guerre demeure la paix."

Liberté, je dessine ton visage d'Olivier Tarassot est disponible dès ce jour en cliquant par ici ! 

Merci à Olivier Tarassot pour sa confiance.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
enlèvement
Syrie
amour
secret
liberté.