lundi 30 avril 2018

Dans ma bibliothèque il y a ... "Glu" d'Irvine Welsh


Ce rendez-vous est l'occasion de voir un peu ce qu'il y a... dans ma bibliothèque ! Je vais profiter de cela pour vous montrer quelques livres qu'elle contient (pas tous sinon on va y passer du temps) et des livres que je souhaite mettre en avant. Des livres que j'ai peut-être déjà chroniqué, ou pas, des livres récents ou qui ont déjà quelques années, des livres traînés ici ou là et qui peuvent renfermer quelques anecdotes. Bref, de temps en temps, on va aller faire un tour dans ma bibliothèque, alors ça vous dit ?


Aujourd'hui dans le cadre du rendez-vous "Dans ma bibliothèque" j'ai décidé de sortir de mes nombreuses étagères un roman qui avait été une belle surprise, un roman que j'avais acheté uniquement pour la couleur de sa couverture (si si) et qui m'a au final énormément emballé et qui garde une place précieuse dans ma bibliothèque dorénavant.


C'est un livre que j'avais donc acheté un peu par hasard et que j'avais trouvé d'occasion. Je ne connaissais absolument pas Irvine Welsh, je l'avoue, et c'est la couverture et sa couleur qui ont fait que Glu m'attirait. Il a traîné un peu dans ma bibliothèque avant que je me décide à le lire. En m'intéressant un peu plus à son histoire, j'avoue avoir été un peu sceptique avant de le commencer, mais ça, c'était avant de le débuter...

Glu est un livre un peu coup de poing, par son histoire, mais surtout ici par ses personnages. Des personnages forts, plutôt particuliers, mais dont nous nous attachons à eux sans vraiment s'en rendre compte, et ce, malgré leurs très nombreux défauts. Irvine Welsh a surtout ce don de dépeindre l'Écosse avec brio, à tel point qu'on a l'impression lors de notre lecture d'être totalement projeté là-bas ! Et c'est sur trente ans que nous accompagnons alors Terry, Bill, Carl et Gally. 

Je pense que Glu est un roman vraiment particulier, un de ceux qui n'offre pas de juste-milieu : soit on aime, soit on n'aime pas ! Pour moi, la mayonnaise a pris dès le début. J'ai été totalement embarqué dans cette histoire, dans ce milieu dépeint par l'auteur et par ses personnages. Glu, c'est une histoire d'amitié de plus de trente ans, mais pas l'amitié où tout est beau et tout est rose bien au contraire. On a l'impression que tout est teinté d'une certaine nostalgie, et surtout les coups bas et les difficultés sont nombreux entre nos quatre terribles Écossais. Irvine Welsh met surtout en avant à travers ce livre que la vie n'épargne jamais personne, que malgré les bons moments d'autres plus sombres se rappellent toujours à chacun et parfois, c'est nécessaire de se le rappeler.

Pour être honnête, Glu est un livre qui ne quittera pas ma bibliothèque. Tout m'a tellement marqué dans ce roman qu'il fait partie de ceux à garder précieusement, d'autant plus que j'ai eu la "chance" de pouvoir le faire dédicacer par son auteur. Chance entre "" parce que je vais vous l'avouer, cette rencontre avec Irvine Welsh a tellement été expéditive que j'en garde un petit goût amer... L'auteur était arrivé avec énormément de retard à Quais du Polar il y a de cela quelques années, et sans un regard, c'est un peu à l'arrachée toujours debout qu'il s'est contenté de signer mon exemplaire. Pas vraiment un bon souvenir pour le coup :) Du coup pour le moment, je n'ai pas encore lu d'autres de ses romans, malgré le fait que Trainspotting soit un énorme succès, ça viendra un jour... 

Résumé de Glu :

« Tout le monde était d'accord dans le coin : les nouveaux appartements étaient les meilleurs. Les Ewart, comme nombre de familles dans le quartier, profitaient de ces habitations lumineuses. Les voisins faisaient tous l'éloge du chauffage au sol qui permettait de maintenir l'appartement à température grâce à un seul bouton. Le père de Maria était récemment décédé de tuberculose dans son immeuble humide de Tollcross : tout ça n'était plus que de l'histoire ancienne. Duncan adorait le carrelage chaud sous les tapis. On glissait les pieds sous la carpette devant la cheminée, c'était un véritable luxe. Puis l'hiver arriva, et avec lui les premières factures, et tous les systèmes de chauffage central de la cité s'éteignirent. Avec une synchronisation si parfaite qu'on les aurait dit manipulés par une seule et même personne. » 

Terry le don Juan, Billy le boxeur, Carl le DJ et Gally la poisse : quatre jeunes garçons de la banlieue d'Edimbourg, quatre enfants de la bagarre et des pubs enfumés. Avec cette glu pour lien en forme d'amitié contre vents et marées, dans les quartiers miteux chers à Welsh. Authentique Bildungsroman, Glu nous fait parcourir avec eux, des années 70 à aujourd'hui, trente ans de culture musicale et sociale, du punk à la techno, de l'héroïne à l'ecstasy. Explosion sociale, explosion littéraire, trente ans de vie politique pour arrière-plan, un thatchérisme cruel, les fermetures d'usines, les mutations, les petites et grandes tragédies de la vie ordinaire. Trente ans pendant lesquels les quatre amis cherchent sans désemparer leur vraie place dans une société où ils sont nés laissés pour compte, avec leur langue, celle de la rue, celle des gens simples, et dans leurs mots, sombres mais drôles, magnifiques. Ici le lecteur n'ignore rien de l'architecture, de l'urbanisme, des lieux de la belle et monstrueuse capitale écossaise, parce qu'ici la ville façonne les individus autant que leur langue. Roman-fleuve à avaler d'une traite, Glu dessine, après Trainspotting, Porno et Recettes intimes un cycle romanesque dont Edimbourg est le personnage principal. Et où Irvine Welsh, en Zola écossais, prouve avant toute chose qu'il est une somptueuse voix.


Dédicacé à l'arrache je vous dis ^^

C'est lundi ! Je lis ça, et vous ?


Pour bien débuter cette nouvelle semaine, le lundi est l'occasion de faire le point sur ses lectures ! Alors rien de bien compliqué, le principe est simple, on parle de sa lecture passée, de sa lecture en cours et de sa lecture à venir.

Je vous dis ce que je lis, et vous faites de même, ok ? :)

J'ai terminé
Le début des haricots de Fanny Gayral

Je suis en train de lire
Macron, l'an 1 : Pardon de vous le dire... de Zef / Kak / Degreff

Je lirai ensuite
Je ne sais pas encore :)

samedi 28 avril 2018

Actu Flash de la semaine #10


Toutes les unes ou deux semaines, le samedi à travers "L'actu Flash de la semaine" je reviendrais sur une actu croisée durant ces derniers jours. Une actu liée aux livres, mais qui peut aussi bien être une information, un post croisé sur les réseaux sociaux ou une photo. Le tout présenté en seulement quelques lignes. 

Cette semaine, intéressons-nous à l'auteur Alexis Aubenque. En effet, il y a quelques jours, celui-ci surprenait tout le monde sur sa page Fcabeook en postant des informations concernant un de ses prochains romans. Alors pourquoi une telle surprise d'ailleurs ? La voilà :


L'auteur de thrillers, qu'on ne présente plus, avec ce prochain roman La fille de la plage s'essaie donc à un nouveau genre chez Hugo Roman. Un livre qui selon les propres mots de l'auteur "[...]est un mélange entre Guillaume Musso (romances et mystères) et Anna Todd ( Étudiants et scènes Hot ! )". Alors vous comprenez maintenant pourquoi cette annonce a été si surprenante non ? 

Résumé de La fille de la plage :

QUATRE AMIS, QUATRE HISTOIRES D'AMOUR, UNE JEUNE FILLE AMNÉSIQUE DÉCOUVERTE SUR UNE PLAGE... QUI EST-ELLE ? D'OÙ VIENT-ELLE ? QUE VEUT-ELLE ? 

Santa Barbara, la ville de tous les fantasmes, de tous les rêves. Ses plages, ses collines verdoyantes, mais aussi ses boutiques de luxe, son centre-ville typique, ses villas de prestige au bord de l'océan... Santa Barbara, la ville de tous les fantasmes, de tous les excès. En ce début d'été, Dylan, Sandy, Keith et Matt rêvent d'expériences inédites, de jeux amoureux et d'indépendance. La fac est finie, à eux la liberté, le soleil, les soirées au bord de l'océan ! Mais l'arrivée dans leur vie d'une jeune fille retrouvée inconsciente sur la plage, Ginger, va bouleverser à jamais leurs destins. Parce que Ginger ne sait plus qui elle est, chacun va s'interroger sur sa propre existence, se confronter à ses doutes, à ses désirs et à ses contradictions, et faire face au défi le plus exigeant qui soit : la découverte de soi-même. La quête de Ginger va devenir celle de tous, au risque de briser le pacte qui les unit depuis l'enfance. Tandis que leurs parents, absents ou accaparés par leurs propres failles, échouent à les éclairer dans ce voyage initiatique, ce sont les figures étonnantes d'un professeur de danse, d'un peintre biker et d'une grand-mère pleine de sagesse et d'énergie qui vont les aider à affronter les révélations qui les attendent.

Un titre qui s'annonce très "caliente" selon Alexis Aubenque. Pour ma part, en grande amatrice de l'auteur, je serais au rendez-vous ! Si vous aussi vous êtes intrigués par La fille de la plage, il sera donc disponible le 16 mai prochain chez Hugo Roman.


Et pour ceux qui aiment les thrillers, Des larmes sur River Falls, une suite à la fameuse série River Falls donc, sera disponible le 13 juin prochain chez Bragelonne.

mercredi 25 avril 2018

"Les Pétillantes" de Didier Fourmy


Qui pourrait vraiment imaginer ce que réserve le Patio Secret ? Cette résidence où ses habitantes sont toutes veuves ou divorcées. Personne, et surtout pas Charlotte et son frère venus rendre visite à leur belle-soeur pour parler héritage. Derrière les murs de cette demeure se cache en fait un lieu de vie où chacune profite pleinement de chaque instant, où chaque pensionnaire a bien des histoires et souvenirs à raconter et parfois des plus croustillants.

Les Pétillantes de Didier Fourmy est un roman que j'avais depuis un long moment dans ma bibliothèque, et en retombant sur ce titre, je me suis dit que l'occasion était enfin venue de le lire.

Le Patio Secret, cet endroit est le point central du roman. Un lieu unique en son genre qui n'accueille que des femmes, qui a été fondé par des femmes et où la moyenne d'âge est de 75 ans. En s'y rendant, Charlotte et son frère étaient loin de se douter de la douce folie qui y régnait et que toutes ses fameuses mamies leur ferait vivre un sacré week-end. C'est d'ailleurs aussi ce que va se rendre compte Chloé une jeune journaliste venue découvrir ce lieu de vie, et qui ne saura vraiment pas comment elle pourra parler de celui-ci pour qu'on la croit, c'est vous dire !

Autant l'histoire est drôle et nous présente des personnages hauts en couleur, mais autant il y a un petit, je ne sais quoi qui m'a déplu tout au long de ma lecture. Les Pétillantes, oui, c'est une cure de jouvence, c'est un roman où les mamies sont vraiment rock'n'roll, où le bridge côtoie les anecdotes croustillantes et c'est un roman qui prête à rire bien souvent. Mais Les Pétillantes, c'est aussi un roman où on soupire parfois devant des descriptions qui n'en finissent plus et qui n'apportent pas grand chose à l'histoire et où les références à des films dans diverses expressions finissaient par nous lasser. Heureusement, les divers surnoms de chacune nous ont amusés durant leur découverte, et il a été plaisant de découvrir l'évolution du point de vue de Chloé même si malheureusement celle-ci est restée trop en retrait de l'histoire, alors qu'il aurait été intéressant de mettre plus en avant la relation que la jeune femme pouvait nouer avec ses aînées.

Les Pétillantes de Didier Fourmy est un roman amusant, original, mais auquel il ne faut pas attendre grand chose. On le lit pour se détendre, mais il ne faut pas chercher après une intrigue qui nous tiendrait en haleine, car hélas, il n'y en a pas. C'est la vie de quelques mamies qui nous est contée, alors certes de mamies plutôt pas banales, mais rien non plus qui ne nous surprenne plus que cela. J'ai eu un peu de mal aussi avec le langage d'un personnage, avec les grossièretés qui parfois s'enchaînaient, c'est un point qui m'a beaucoup déplu et qui ne correspondaient pas en plus, je trouve, à l'atmosphère créée autour du Patio Secret.

Bref, vous l'avez sûrement compris, mais Les Pétillantes a été pour moi une lecture une demi-teinte. J'en retiendrais surtout l'originalité de l'histoire et des pensionnaires du Patio Secret, mais je pense que rapidement ce livre me sortira de l'esprit. D'ailleurs, en découvrant qu'il y avait une suite, je n'ai nullement envie de la découvrir... Maintenant, à vous de vous faire votre propre idée en découvrant ce titre bien entendu !

Les pétillantes de Didier Fourmy est disponible aux Éditions Pocket.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
mamies
colocation
originalité
amitié
lassant.

mardi 24 avril 2018

"Toutes blessent la dernière tue" de Karine Giebel


C'est sur une idée de ma sœur, que vous connaissez déjà un peu à travers "La chronique de Lili" que ce nouveau rendez-vous a vu le jour. Grande lectrice de polars/thrillers, elle n'a de cesse de me conseiller de multiples titres, que je ne prends pas toujours la peine de lire. Alors dorénavant, une fois par mois, celle-ci sélectionnera un de ses romans à me faire découvrir et dont je vous parlerais à travers donc le "Lili's Books".


Depuis son plus jeune âge, Tama est une esclave. Elle a connu plusieurs bourreaux et tous ignoraient la pitié.Depuis son plus jeune âge, Tama est une esclave. Une rencontre va peut-être enfin faire basculer son destin...

Gabriel quant à lui, vit à l'écart du monde depuis de nombreuses années. Il est devenu un homme dangereux, un meurtrier et vit avec des démons et de profondes blessures. Il est devenu un homme dangereux, un meurtrier et vit avec des démons et de profondes blessures.

On peut dire que quand Lili m'a remis Toutes blessent la dernière tue de Karine Giebel pour ma découverte du mois, je n'ai nullement été surprise ! En grande fan de l'auteure elle se l'était procurée lors du dernier salon Polar Lens et l'avait rapidement dévoré, et comme à son grand regret j'ai lu très peu de Karine Giebel elle en a donc profité pour me faire découvrir Toutes blessent la dernière tue.

Concernant l'histoire difficile d'en parler vraiment sans trop en dévoiler. Ce que vous devez savoir c'est que ce roman traite de l'esclavagisme moderne à travers l'histoire de Tama et que Toutes blessent la dernière tue ne vous laissera pas insensible, vous donnera le vertige plus d'une fois et vous fera même parfois détourner les yeux.

Il m'est difficile de parler de ce roman, de trouver les mots face à un tel récit. Comment définir ce roman de Karine Giebel ? Comment dire qu'on a apprécié ce livre traitant d'un tel sujet avec un personnage tel que Tama ?

Tama... Tama n'est pas son vrai prénom, c'est celui qu'on lui a donné. Tama, c'est une enfant quand nous la rencontrons, une enfant qui se retrouve livrée aux mains de démons qui lui feront perdre toute innocence. Elle ne connaît que les ordres, les brimades, la violence. Elle est esclave de personnes qui n'ont pas une once d'humanité. Et pourtant Tama continue au fil des années à espérer, à espérer un jour avoir une autre vie, un autre avenir et on espère pour elle. Tama, c'est ce genre de personnage qu'on sait qu'on n'oubliera jamais, ce genre de personnage qui hantera toujours un peu notre esprit, notre cœur. 

"De toute façon, personne n'entend jamais mes appels au secours. Personne, jamais. Parce que, pour appeler au secours, il faut exister. Exister pour quelqu'un."

Et il y a Gabriel, cet homme vivant seul, cet homme qui nous effraie autant qu'il nous attire. On veut connaître son histoire, savoir pourquoi il est devenu celui qu'il est aujourd'hui, pourquoi il réagit ainsi face à cette femme qu'il découvre. Bizarrement, il nous fascine... il nous fascine par sa façon d'être et par ces meurtres qu'il commet. Tout comme Tama, il est un personnage marquant. Tous les personnages de ce livre le sont d'ailleurs, ils ont tous quelque chose qui nous frappe, qui nous marque, qui nous heurte même. 

"La mort, pourtant, faisait partie de la vie. Surtout de celle de Gabriel. Elle était son ombre, son double. Elle suivait chacun de ses pas, précédait chacun de ses gestes.Elle était son terrible destin. Sa malédiction."

C'est un roman dur, très dur même. L'histoire ne ressemble à aucune autre pour moi. En plus, plus nous avançons dans l'histoire plus l'horreur gagne en intensité, parce que oui n'ayons pas peur des mots ici, il s'agit bien d'horreur. Comment qualifier autrement ce que vit et subit Tama sinon ? 

L'écriture de Karine Giebel est terriblement prenante, addictive même. L'auteure nous entraîne dans son histoire dès les premières pages et impossible d'en ressortir avant la fin. Karine Giebel manie les mots avec une grande dextérité, offre une intrigue qui ne cesse de gagner en intensité et dont le lecteur n'en ressort pas indemne. Le suspens est présent dans chaque chapitre, dans chaque action et nous ne sommes jamais au bout de nos surprises. Jusqu'à la toute dernière phrase, l'auteure saura nous surprendre et nous atteindre. Je suis fascinée par la capacité qu'ont certains auteurs à écrire de telles histoires... 

Toutes blessent la dernière tue est un roman que je n'ai pas pu lâcher, un roman que j'ai dévoré tellement j'étais happée par son histoire. Karine Giebel m'a mis KO plus d'une fois. Plus d'une fois, j'ai grimacé, horrifiée par l'histoire de Tama par ce qu'elle subissait, plus d'une fois, j'ai tremblé pour elle, plus d'une fois, il m'a été nécessaire de fermer les yeux un instant pour oublier les images qui viennent en tête. C'est un véritable uppercut qu'on se prend à la lecture de ce livre ! Un uppercut que vous devez vous aussi vous prendre !

J'ai vraiment frôlé le coup de cœur avec ce roman et je ne peux que vous inciter à découvrir rapidement ce titre ! Mais attention préparez-vous psychologiquement parce que certains passages sont vraiment durs, certaines phrases vous marquent l'esprit au fer rouge et une chose est sure Tama ne vous quittera pas de sitôt. Merci Lili de me l'avoir fait lire, pari réussi cette fois-ci !

"C'est fou le nombre de synonymes, qu'il y a pour le verbe tuer, tu ne trouves pas ? Il y en a bien plus que pour le verbe aimer."

Toutes blessent la dernière tue de Karine Giebel est disponible aux Éditions Belfond.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
esclavagisme
violences
dur
démons
colère.

lundi 23 avril 2018

C'est lundi ! Je lis ça, et vous ?


Pour bien débuter cette nouvelle semaine, le lundi est l'occasion de faire le point sur ses lectures ! Alors rien de bien compliqué, le principe est simple, on parle de sa lecture passée, de sa lecture en cours et de sa lecture à venir.

Je vous dis ce que je lis, et vous faites de même, ok ? :)

J'ai terminé
L'école des saveurs d'Erica Bauermeister

Je suis en train de lire
La baie des baleines de Jojo Moyes

Je lirai ensuite
Lettres à Stella d'Iona Grey.

mercredi 18 avril 2018

"Le magasin jaune" de Marc Trévidic


Début 1929 à Pigalle, Gustave et Valentine un jeune couple rachètent un magasin de jouets. Rapidement nommé Le magasin jaune grâce à sa devanture couleur mimosa, le couple n'a de cesse de faire de leur boutique un lieu où le jouet est roi, un lieu où les enfants s'évadent et où le bonheur règne surtout depuis l'arrivée de leur fille surnommée Quinze. Mais Gustave et Valentine ont beau tout faire pour garder ce lieu hors du temps, avec la guerre et l'Occupation leur monde s'obscurcit. Le magasin jaune saura-t-il surmonter cela et garder toute son innocence et son âme d'enfant ?

Après avoir lu son résumé, il me tardait de pouvoir découvrir Le magasin jaune de Marc Trévidic. Aussi bien pour découvrir ce fameux magasin de jouets, mais aussi pour le fait qu'il traitait d'une partie de la guerre et de l'Occupation de la France.

Gustave et Valentine sont passionnés par leur magasin de jouets et font tout pour lui donner de l'éclat et faire de ce lieu, un endroit vraiment habité par les jouets. Avec l'arrivée de Quinze, c'est une famille unie que nous découvrons et dont nous partageons le quotidien. Des meilleurs moments à ceux ternis par la guerre, de l'Occupation à l'évasion grâce aux jouets, nous assistons à tout posté dans Le magasin jaune.

C'est un roman quelque peu historique que nous livre ici Marc Trévidic. Un roman où l'Histoire côtoie les joies et l'innocence des enfants, un roman où chacun essaie de garder loin de ce lieu tout ce qui ternit le monde. Dans Le magasin jaune, la guerre est d'autant plus présente, lourde et cruelle qu'elle s'insinue donc peu à peu dans cette famille et dans ce lieu dédié à la joie et aux enfants. Ce magasin de jouets, centre de tout dans ce roman, évolue au fil du temps tout comme tous ceux qui l'entourent et qui y vivent. Parler de guerre et de d'occupation à travers celui-ci apporte un point de vue unique et original.

À côté de ça, il y a aussi l'amour maternel de Valentine qui fait tout pour que sa fille soit épargnée par les ravages de la guerre, il y a la volonté de Gustave de se battre pour son pays et qui n'hésitera pas à entrer en Résistance et il y a l'innocence, la douce folie enfantine de Quinze qui fait tout rayonner autour d'elle. J'ai été touchée par chacun d'entre eux, je me suis attachée de plus en plus à eux au fil de ma lecture et j'ai vraiment eu l'impression de partager quelques années à leurs côtés.

J'ai beaucoup apprécié aussi les débuts de chapitres où quelques lignes sont toujours consacrés au fameux magasin jaune. L'occasion de parler de l'atmosphère de ce lieu quelque peu particulier, de ces étals remplis de jouets et de toujours fait un rapprochement ou un parallèle selon les situations avec le déroulé du livre et de l'Histoire.

"Dans le magasin jaune, on dirait que l'imaginaire devient réel, que l'on peut regarder le soleil sans se brûler les yeux, entendre une musique que personne d'autre n'entend, voir des choses que personne d'autre ne voit, et résister en refusant le monde des fous."

Marc Trévidic offre un roman historique, simple, plaisant et quelque peu original. L'auteur a réussi à m'entraîner rapidement dans son histoire, grâce à ses personnages attachants, mais également par le fait que tout tournait autour du magasin de jouets. J'ai trouvé que cela sortait de l'ordinaire, que comme tous ceux qui vivaient dans ce lieu ou autour, on espérait toujours que la guerre resterait à la porte et n'atteindrait jamais celui-ci où l'enfant est roi.

Poussez donc la porte du Magasin Jaune de Marc Trévidic. Partez donc à la rencontre de Gustave, Valentine, leur fille Quinze, mais aussi tous les habitants de cette rue de Paris. Et surtout dans Le magasin jaune, laissez l'horreur de la guerre de côté et plongez dans la magie des jouets pour oublier le reste...

Le magasin jaune de Marc Trévidic est disponible aux Éditions JC Lattès.

Merci aux Éditions JC Lattès

5 mots en bref pour décrire ce livre :
Histoire
famille
Occupation
Résistance
jouets.