lundi 15 mai 2017

Petit bonheur de lecteur #2


Petit bonheur de lecteur ? Qu'est-ce donc ?
En tant que lecteur et lectrice, on a tous des petites manies ou des petites choses qui nous font sourire, que ce soit à travers les lectures, à travers des rendez-vous ou même des petits événements qui semblent pourtant anodins. Ca va être l'occasion tout simplement de partager ça et de bavarder un petit peu même.

Le nom "Petit bonheur de lecteur" pourquoi ? 
Parce que parfois au cours de ma lecture, il m'arrive de partager sur Twitter des petits messages ou remarques que je ponctue parfois de #petitbonheurdelecteur. C'est simple, clair et significatif non ?

Petit bonheur de lecteur #2 : 
Quand on a des petites habitudes de lecture.

Quand on lit, et quand on lit même parfois beaucoup, de petites habitudes viennent se mettre en place. Des habitudes pour les endroits où nous lisons, de la manière dont nous lisons, ou encore de ce qui peut accompagner notre lecture. La lecture est un plaisir et doit le rester, oui oui, j'insiste sur ça ! Alors comment ne pas prendre encore plus de plaisir quand on l'entoure de "petits trucs" qui font du bien ?

J'avais envie d'aborder ce deuxième thème parce que je dois avouer que j'ai de nombreuses habitudes, des préférences ou même des petites manies. J'adore lire (non, vous ne vous en étiez pas rendu compte ^^), et j'adore m'entourer de petites choses qui me font plaisir. Je vais vous en présenter quelques-unes, certaines vous feront peut-être sourire ou d'autres peut-être feront écho à vos propres habitudes.


Le choix du marque-page. J'avoue j'adooooore les marques-pages, j'en ai des dizaines et de tous les genres. J'ai d'ailleurs dû abandonner mon fidèle mug qui les contenait pour une boite plus grande. À chaque nouvelle lecture, j'aime choisir le marque-page qui l'accompagnera. Parfois, je suis butée sur un en particulier et d'autre fois, je mets plusieurs minutes à faire mon choix. De beaux marques-pages, c'est pour moi aussi un des plaisirs de la lecture, j'aime d'ailleurs aussi en faire moi-même et j'avoue que j'aime aussi beaucoup quand on m'en offre parfois.


Avoir des post-it toujours à porter de main. Une citation qui me plaît ? Un passage que je juge important ? Une action ou un dialogue qui me marque ? Je marque d'un post-it. C'est LE petit truc qui ne me quitte jamais (j'en ai d'ailleurs dans le sac à main et dans le sac de travail aussi) et j'en abuse même parfois. Mais je n'hésite jamais à dégainer mes post-it et à en parer mes livres, c'est simple, rapide et efficace ! Et en plus maintenant, on en trouve de toutes les couleurs et de toutes les formes :)


Tenir à jour des carnets de lecture. Je vous en avais déjà parlé à l'occasion, mais de nombreux carnets m'accompagnent. Il y a d'abord celui dans lequel je tiens à jour toutes mes lectures, près de deux ans de titres y sont maintenant consignés, quand je commence ou termine un livre, je ne manque pas de le noter. Il y en a un autre pour les livres que je souhaite lire/avoir, comme ils sont très nombreux et que je vais souvent à la médiathèque ou encore en vide-greniers, il ne me quitte pas ! En cas de doute sur un titre, je vérifie en un clin d'œil. Il y a aussi celui dans lequel je me note les livres que je veux lire dans le mois, c'est juste une trame pour garder à l'œil notamment mes récentes réceptions parce que je continue à lire ce que j'ai envie de lire (et non pas ce que je dois lire !). Et enfin d'autres dans lesquels à la fin de ma lecture, je note certains points ou remarques. Il est rigolo le Dory non ? :)


Mon porte-livre. Alors ce truc est génial ! Je ne m'en sers pas pour les livres papier, mais en revanche, je l'ai adopté il y a quelque temps pour ma liseuse. C'est hyper pratique, notamment quand je lis au fond de mon lit xD


Accompagner ma lecture d'une petite bougie. Je ne lis pas dans un endroit en particulier, mais quand je sais que je vais me plonger pour de longues heures dans un livre, j'aime bien allumer une bougie parfumée. Ça donne une petite ambiance supplémentaire à ces heures de dépaysement et de plaisir.


Partager mes lectures sur les sites communautaires. En plus de parler de mes lectures sur mon blog, j'ai l'habitude aussi de poster mes chroniques sur ces sites ! J'avoue que je suis plus assidue à Babelio, c'est le site sur lequel ma bibliothèque est toujours à jour, celui sur lequel je note toutes les citations qui ont attiré mon attention et celui auquel je me réfère en premier. Mais j'utilise aussi Livraddict notamment pour voir où j'en suis au cours de ma lecture, mais aussi Mylibrary Online (Pseudo sur tous ces sites : Marionladory).

+ bonus même pas honte


Mon poncho doudou. Ma soeur me l'a offert pour mon anniversaire et je dois avouer que c'est mon super compagnon de lecture, c'est un peu mon "compagnon de livre doudou". Je me réfugie dedans quand j'ai froid, mais surtout quand je lis un livre intense ou qui joue pas mal avec mes émotions. (Bonus même pas honte je vous dis ! ;))

La lecture s'est prendre du plaisir, mais aussi savoir se faire plaisir ! En ayant des petites habitudes, cela en fait partie. C'était un petit article original que je souhaitais faire car je suis sure qu'on a chacun ce genre de choses dont on ne parle pas forcément.

Alors avez-vous des habitudes de lecture ?
Des petites manies ?
Quelles sont-elles ?

"La cave" de Natasha Preston


Un soir, alors que Summer se rend à une fête, sa route croise celle de Trèfle. Trèfle vit dans une petite maison en banlieue et cache dans sa cave un lourd secret, une cave où sont séquestrées Rose, Iris et Violette. Summer ne rentre alors pas chez elle ce soir-là. Elle devient Lilas, elle découvre la cave de Trèfle et ses habitantes et découvre alors pourquoi celles-ci semblent autant résignées. Mais Lilas/Summer elle, est bien décidée à ne pas accepter son sort et à ne pas faner au fond de cette cave...

Que cachait cette couverture qui attire le regard avec cette fleur ? Que cachait donc cette cave que nous annonçait Natasha Preston ? En le découvrant, je n'ai pas été au bout de mes surprises et je dois avouer que j'ai adoré cela.

Quand après avoir croisé la route de Trèfle, le quotidien de Summer bascule, nous basculons littéralement avec elle. Nous découvrons donc ce qui se cache réellement derrière cette fameuse porte et dans cette fameuse cave. On est saisi, surprit, ébahit même de découvrir l'ampleur de l'installation de Trèfle. On comprend que celui-ci est psychologiquement défaillant, comment imaginer une seule seconde qu'une personne saine d'esprit serait capable de séquestrer de cette façon quatre jeunes filles et de leur donner une nouvelle identité au nom de fleurs.

La Cave est un thriller psychologique puissant. Nous entrons complètement dans un huis clos saisissant, dans cette cave si particulière. On comprend au fil des pages comment Trèfle a réussi à "soumettre" ces filles, à leur ôter totalement leur ancienne identité, Trèfle nous fait littéralement trembler d'effroi, c'est un personnage qui en deviendrait presque fascinant. Grâce aux chapitres qui nous renvoient quelques années auparavant, on comprend également le cheminement qui l'a amené à devenir ce qu'il est aujourd'hui.

L'alternance des points de vue, mais aussi les flash-back offrent un très bon rythme à l'histoire et permettent de comprendre au mieux chaque personnage. Que ce soit Summer, ou plutôt Lilas, qui garde une détermination à toute épreuve et qui réussit à entrer dans son jeu pour garder la vie sauve, que ce soit son petit ami Lewis qui garde espoir de la retrouver et qui doute tout de même beaucoup ou alors de Trèfle et de ses pensées bien particulières et ses réactions parfois disproportionnées. 

Natasha Preston réussit vraiment à faire de La Cave un thriller psychologique réussit. La violence réside dans les mots et les actes, parfois dans certaines scènes de crimes aussi, mais tout réside dans l'ambiance de huis clos qu'elle a réussit à créer. L'écriture de l'auteure est dynamique et haletante et offre un suspens soutenu. Le seul bémol concerne la fin un peu trop "facile", au vu de tous les événements et de cette tension, on pouvait s'attendre à autre chose.

La Cave est néanmoins un coup de cœur ! Difficile de lâcher ce livre une fois commencé, tant tout est présent pour instaurer une ambiance pesante dans notre lecture. Les personnages sont aboutis, la psychologie de Trèfle est saisissante tellement celui-ci maîtrise l'art de manipuler et l'histoire offre une intrigue réussie, et même un sentiment d'oppression au fil des pages. 

Classé dans la catégorie jeunesse, je ne peux que vous conseiller vivement de passer outre cela si habituellement, vous ne tentez pas. La Cave réserve vraiment une très belle surprise, une histoire très aboutie du début à la fin et n'est pas à réserver aux plus "jeunes" lecteurs bien au contraire.

La Cave de Natasha Preston est disponible aux Éditions Hachette.

Merci à NetGalley & Hachette.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
séquestration
filles
fleurs
psychologie
suspens.

C'est lundi ! Je lis ça, et vous ?


Pour bien débuter cette nouvelle semaine, le lundi est l'occasion de faire le point sur ses lectures ! Alors rien de bien compliqué, le principe est simple, on parle de sa lecture passée, de sa lecture en cours et de sa lecture à venir.

Je vous dis ce que je lis, et vous faites de même, ok ? :)

J'ai terminé
Tous en choeur de Gill Hornby

Je suis en train de lire
La chambre d'Hannah de Séphane Bellat

Je lirai ensuite
Butterfly Dream de A. Meredith Walters.

vendredi 12 mai 2017

"Les derniers jours de Rabbit Hayes" d'Anna Mc Partlin


Lorsque Rabbit entre en maison de repos, il ne lui reste plus que quelques jours à vivre, neuf jours pour être exacte. Ses parents Jack et Molly, Davy et Grace son frère et sa sœur, Marjorie sa meilleure amie, mais surtout Juliet sa fille, tous sont présents à ses côtés et la soutiennent dans cette dernière épreuve. Chacun apporte un soutien particulier, chacun espère encore pouvoir la sauver, mais plus les jours passent et plus l'espoir s'amenuise. Durant ces neuf jours, chacun va s'interroger sur sa vie, sur ce que Rabbit leur a apporté, sur ce qu'elle va laisser derrière elle et sur comment ensuite avancer sans elle.

C'est un livre que je voulais lire depuis un long moment ! Le roman Les derniers jours de Rabbit Hayes d'Anna McPartlin m'avait déjà attiré par sa couverture si colorée, et lorsque j'en ai lu la quatrième de couverture, il fallait vraiment que je le lise et vous devriez rapidement faire de même.

Lorsqu'on fait la rencontre de Rabbit, elle s'apprête à entrer en maison de repos, on comprend alors de suite la situation. On sait donc que l'histoire ne sera pas toute rose, car on sait déjà que l'issue ne sera pas joyeuse, mais ce qu'on ne sait pas, c'est que ce livre réserve un amour puissant. Cet amour, c'est celui des proches de Rabbit, celui qu'ils ont pour elle, mais aussi entre eux. C'est puissant, c'est intense ! Ils sont tous là, ils se serrent les coudes jusqu'au bout. Au fil des chapitres et des souvenirs de chacun, on découvre que cet amour a toujours existé et que celui-ci leur a permis plus d'une fois de se soutenir dans les épreuves. Mais c'est aussi l'amour que Rabbit a eu plus jeune pour Johnny, une autre histoire dans l'histoire que nous découvrons au fil des pages.

Je savais qu'en ouvrant ce livre, je risquais d'avoir une énorme montée d'émotions, je savais que la grande sensible que je ne suis ne pourrais retenir quelques larmes et on m'avait prévenu que les dernières pages risquaient d'en faire beaucoup couler. Alors oui Les derniers jours de Rabbit Hayes ça m'a pris aux tripes, ça m'a bouleversé, j'ai refermé ce livre sans pouvoir m'empêcher de pleurer sur cette fin qui bien que des plus tristes est aussi tellement magnifique. Mais je ne m'attendais pas à ce que ce livre soit aussi un tel coup au cœur de bonheur et d'espoir qui me fasse aussi tant sourire voire même rire.

"Elle avait accepté cela depuis longtemps : sa mère ne ratait jamais une occasion de faire la pire des gaffes au pire moment. Elle l'avait déjà prouvé un nombre incalculable de fois, mais un des exemples préférés de Rabbit s'était produit des années plus tôt : une vieille voisine qui avait une main artificielle avait demandé comment elle se remettait de la mort de sa mère ; Molly avait répondu : "Pour être franche, Jean, c'est comme perdre un bras."

Parce que ce livre, c'est aussi l'histoire d'une famille, l'histoire d'une histoire d'amour. C'est remonter dans le passé à travers les souvenirs de chacun qui se succèdent, c'est vivre au présent avec l'espoir de sauver Rabbit qui s'amenuise de jour en jour, et c'est envisager l'avenir pour Juliet. Malgré le sujet difficile de ce roman, c'est aussi l'espoir, un combat, l'amour, l'amitié, le soutien, la musique, la famille dans cette histoire. On passe du point de vue d'un personnage à un autre et bien que très attaché à Rabbit, on s'attache aussi tout autant et rapidement à sa famille. On a presque l'impression finalement de les épauler et d'être à leurs côtés. C'est d'autant plus difficile de refermer ce roman et de les laisser après avoir traversé cela avec eux.

L'écriture d'Anna McPartlin est vraiment très intense ! L'auteur sait faire passer toutes les émotions à travers son roman. On est aussi bien touché par l'histoire de Rabbit, ému aux larmes même bon nombre de fois, mais on sourit et on rit même aussi durant notre lecture. Anna McPartlin allie parfaitement la nostalgie, l'humour et l'optimisme dans son livre malgré le thème principal abordé. Parce que Les derniers jours de Rabbit Hayes c'est aussi une leçon de vie, c'est un message qui nous amène à réaliser que malgré les épreuves, les pertes et la dureté de la vie parfois aussi, il y a toujours derrière quelque chose de beau qui nous attend et qu'il faut toujours avoir cette envie de vivre pleinement.

Vous l'avez compris ce livre est un véritable coup de cœur ! Tout est présent, d'une couverture des plus attirantes à une histoire vraiment bouleversante, Les derniers jours de Rabbit Hayes est un livre qui se doit d'être lu. Une fois plongé dans ce livre, impossible de relever la tête, et même si l'histoire est vraiment touchante, à travers son roman Anna McPartlin offre une magnifique leçon de vie et c'est ça que j'aime aussi. Je vous conseille vivement de lire ce livre si ce n'est pas encore fait !

"Elle n’était pas en colère, ni même si frustrée que ça. Elle n’éprouvait ni peur ni appréhension. Elle n’était pas amère ni rancunière. Elle était simplement triste de devoir quitter les gens qu’elle aimait le plus au monde, surtout sa fille. Elle s’était longtemps battue, mais elle savait bien qu’elle ne pouvait pas continuer. C’était dur de devoir dire adieu à la vie, avec ses hauts et ses bas, et à tout ce qui la rendait belle."

Les derniers jours de Rabbit Hayes d'Anna McPartlin est disponible aux Editions Pocket.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
maladie
famille
soutien
amour
émotions.

mercredi 10 mai 2017

"Les filles bien ne tombent pas amoureuses des mauvais garçons" d'Emily Blaine


Abby Harper, attachée de presse auprès des stars, sauve les apparences. Elle est celle qui sort ses clients d'une mauvaise passe, celle qui redore leur image et qui efface leurs mauvais pas. Douée, Abby se voit alors confiée une tâche que personne ne lui envie : celle de faire revenir à la raison Garrett McIntyre, l'enfant terrible d'Hollywood, acteur adulé qui un soir a littéralement pété un câble et est désormais introuvable. Cette fois-ci, elle doit essayer de le faire revenir et la tâche s'avérera aussi compliquée qu'elle l'imaginait.

J'avais reçu ce livre lors de la dernière box "Dans ma bulle", dont je vous parlais par ici. J'avais déjà lu Emily Blaine avec son roman Toi, moi, maintenant ou jamais et j'espérais passer un aussi bon moment de lecture.

Dans Les filles bien ne tombent pas amoureuses des mauvais garçons, nous faisons donc d'abord, la connaissance d'Abby et dès les premières pages, on comprend que la jeune femme excelle dans son travail. Déterminée, rien ne semble l'arrêter, mais quand l'annonce tombe et qu'elle se voit confier le cas de Garret, on sent sa confiance vaciller légèrement. Garret, c'était LA star montante dans le cinéma, celui qui avait un bel avenir devant lui avec sa belle gueule et son talent, mais un soir de remise un discours qu'il prononce remet tout en question et il fuit alors le showbiz et les paillettes. La tâche s'annonce corsée pour notre Abby et les obstacles seront nombreux sur son chemin (pour notre plus grand plaisir).

Deux personnages que tout oppose et qui ne sont pas prêts à faire la moindre concession pour l'autre, voilà ce qui résulte des premières rencontres entre Abby et Garrett. Mais on sait qu'Abby est prête à tout tant sa détermination est grande et malgré le sale caractère de Garrett (sale caractère derrière lequel il se cache en fait) elle ne lâchera rien. Ils sont, tous les deux, attachants, autant par leur personnalité que par leur histoire et avouons-le Garrett a tout du super playboy qui fait fondre n'importe quelle fille. Tout ne sera pas rose entre eux, on le sait, et c'est ce qui nous fait sourire et plonger avec délice dans cette histoire qui est typiquement le genre "d'histoire d'amour impossible".

Tous les éléments sont là pour en faire une réussite. Des personnages attachants, une histoire d'amour qui s'annonce compliquée, mais forte, des lieux que nous imaginons aisément, de l'humour et de la sensualité au fil des pages, pour un roman qui se lit facilement et rapidement. Mais voilà, il y a un mais !

Même si vous allez me dire dans ce genre de livre l'issue reste toujours quelque peu la même, ici, j'ai trouvé Les filles bien ne tombent pas amoureuses des mauvais garçons vraiment top prévisible. Il n'y a pas eu de petits éléments de surprise, pas eu de petits soubresauts dans l'histoire qui pouvaient faire douter, tout semblait vraiment trop cousu d'avance, on imaginait la fin venir sans réelle autre attente.

Après, néanmoins Emily Blaine garde toujours cette fraîcheur, cette spontanéité dans son écriture, mais aussi un petit côté piquant. Elle nous fait tout de même passer un bon moment, offre de l'humour au fil de son histoire, des moments sensuels qui ne tombent pas dans le vulgaire et une histoire d'amour qui fait sourire. Emily Blaine réussit toujours à faire en sorte que le lecteur se déconnecte quelques heures de son quotidien le temps d'une lecture légère et agréable.

Vous l'avez compris, Les filles bien ne tombent pas amoureuses des mauvais garçons a plutôt été une lecture en demi-teinte pour ma part, mais je suis sure que pour les amatrices du genre ce roman doit beaucoup plaire. N'hésitez donc pas si vous êtes amatrice de romance ou même d'Emily Blaine à découvrir ce livre.

Les filles bien ne tombent pas amoureuses des mauvais garçons d'Emily Blaine est disponible aux Éditions Harlequin.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
travail
amour
remise en question
sexy
(mais) prévisible.

mardi 9 mai 2017

"Un appartement à Paris" de Guillaume Musso


Lorsque Madeline part pour Paris, c'est afin de s'y reposer et de s'isoler et cet atelier d'artiste niché au fond d'une allée verdoyante est le lieu idéal. Mais suite à une méprise, Gaspard y débarque à son tour dans le but lui de s'isoler un peu plus afin d'écrire sa nouvelle pièce. Les deux se voient alors contraints de cohabiter ensemble quelques jours, une cohabitation difficile tant ils semblent opposés l'un à l'autre. Le seul point commun qui apparaît alors, c'est la fascination qui naît chez Gaspard et Madeline pour l'artiste Sean Lorenz à qui a appartenu l'atelier. Sean Lorenz, cet artiste mondialement adulé qui a sombré après le décès tragique de son petit garçon, a laissé trois tableaux derrière lui introuvables et réputées comme extraordinaires. Leur curiosité et leur fascination pour son œuvre ne cessant de grandir, Gaspard et Madeline décident finalement de s'unir et de se lancer dans une enquête surprenante afin de les retrouver...

Cela faisait un petit moment que je n'avais pas lu de Guillaume Musso, je dois avouer. Lire Un appartement à Paris a donc été l'occasion de renouer avec l'écriture de l'auteur, de reprendre du plaisir à le lire et de me donner envie de lire tous ceux que je n'ai pas encore lu.

Il y a d'abord Madeline, cette ex flic qui a besoin de s'isoler pour se reprendre, pour faire le point et pour se reposer avant d'entamer un des projets les plus importants pour elle. Et il y a ensuite Gaspard, cet auteur de pièce de théâtre qui vit en ermite et ne supporte pas la société.

"Impossible de profiter d'un moment de tranquillité. C'était un combat perdu d'avance. Le monde était rempli de casse-couilles, d'emmerdeurs de tout poil, de chieurs en tous genre. Les fâcheux, les gêneurs, les enquiquineurs faisaient la loi. Ils étaient trop nombreux et se reproduisaient trop vite. Leur victoire était totale et définitive."

Dans cet atelier d'artiste pourtant, ils vont devoir cohabiter et rapidement, ils vont même s'allier dans un seul et même but : découvrir ces trois fameuses toiles de Sean Lorenz. Leur enquête pour les retrouver va rapidement prendre une toute autre tournure et va les mener à devoir affronter leurs propres démons.

Un appartement à Paris cache une intrigue plus complexe, plus intense que ce qu'il n'y parait aux premiers abords. Guillaume Musso la dévoile peu à peu au fil des pages et le lecteur comprend que cette enquête va le mener loin de ce qu'il pouvait imaginer. Tout tourne autour de Sean Lorenz de son art, mais aussi de sa vie privée.

L'histoire et son intrigue ne tiennent seulement qu'en quelques jours, et pourtant, elle est si dense, si intense qu'elle parait durer des semaines. Tout est pourtant cohérent dans le déroulé des événements et dans la chronologie, le lecteur n'est jamais perdu ou perplexe. Le fait de naviguer du point de vue de Gaspard et de Madeline, qui avancent parfois chacun dans des directions différentes pour cette enquête, fait que celle-ci gagne aussi en intensité.

Un appartement à Paris garde un bon rythme au fil des chapitres grâce aux points de vue de Gaspard et Madeline, grâce à ceux d'autres personnages qui s'invitent aussi parfois, mais aussi grâce aux événements qui sont riches. Cette enquête dans laquelle nous plongeons offre une intrigue parfaitement bien menée et un suspens qui couve dans chaque page. En plus de cette enquête quelque peu haletante, l'auteur aborde aussi des thèmes de la maternité, de la paternité et de l'identité. Les personnages sont aussi bien plus complexes qu'ils ne paraissent et cherchent presque à donner un sens à leur vie.

Mais ce que j'ai le plus aimé dans ce roman ? La mise en avant de l'art. Je me suis délectée de toutes ces œuvres citées, de tout cet univers autour de la peinture. Le passage dans la boutique du coloriste et toutes ces couleurs... je n'avais qu'à fermer les yeux et je m'imaginais dans ce lieu le sourire aux lèvres. Je ne suis pas pourtant attiré par l'art et la peinture en général, j'avais un peu peur d'ailleurs que ce soit "trop" pour moi, mais au final non ! Et pousser le détail jusqu'à la couverture façon toile d'Un appartement à Paris, c'est une totale réussite ! J'en profite d'ailleurs pour vous mettre une photo d'une œuvre croisée dans les pages du roman de Guillaume Musso et pour laquelle j'ai eu un gros coup de cœur.

La petite fille au ballon rouge de Banksy :


"Pour échapper à la brutalité d'une époque gouvernée par la technologie, la bêtise et la rationalité économique, nous reste-t-il d'autres armes que l'art, la beauté et l'amour ?"

Guillaume Musso a toujours cette écriture forte, prenante, parfaitement maitrisée aussi qui nous offre une histoire complète. Il prend le temps de poser ses personnages, sans pour autant en faire trop, de décrire leur environnement afin que le lecteur se l'imagine au mieux (en plus de la boutique du coloriste, je m'imaginais très bien dans cet atelier d'artiste) et de nous surprendre jusqu'aux toutes dernières pages. On se laisse entraîner sans hésiter dans cette histoire, de Paris à New-York l'enquête qu'on trouve dans ces pages ne nous laisse pas indifférent, nous offre des rebondissements qu'on n'imaginait pas et surtout un final qui m'a presque laissé bouche bée.

Ce n'est pas un coup de cœur pour moi, mais Un appartement à Paris est une jolie réussite de Guillaume Musso. On lit ce roman sans se rendre compte des pages tournées, plongeant avec délice dans les galeries d'art et les toiles, et nous laissant surprendre par quelques rebondissements. À titre plus personnel, en plus, celui-ci m'a donné envie de renouer avec l'auteur, qui a marqué mes années lycée et que j'ai quelque peu délaissé depuis quelque temps, je me laisserais donc tenter de nouveau par un de ses romans prochainement...

Un appartement à Paris de Guillaume Musso est disponible chez XO Éditions.

Merci à XO Editions.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
art
enquête
passion
secret
union.

Bilan livresque #4 : avril 2017


Bilan livresque du mois d'avril !

C'est avec un peu de retard que je vous propose cette fois-ci mon bilan du mois d'avril ! La faute à un gros weekend prolongé et à quelques jours de repos sans toucher à un PC (enfin mise à part au travail ^^). Mais je me rattrape et le voici maintenant ! 

Pour ce mois d'avril, je vais éviter de vous parler de ma PAL, que j'ai lâchement ignorée et délaissée, je l'avoue... Mais attardons-nous plutôt sur tous ces livres qui ont marqué ce mois, qui m'ont fait ressentir beaucoup d'émotions surtout et qui m'ont transporté durant de merveilleuses heures.

Résultat d'avril : 18 livres lus ! Encore un mois très riche en effet. Et dans ces 18 livres, beaucoup de très belles découvertes et de coups de cœur que je ne suis pas prête d'oublier !

Retour sur les titres lus :

- Un appartement à Paris de Guillaume Musso **
- Tout plaquer et aller prendre un bain de Mathou **
- En mer de Toine Heijmans **
- Sous la même étoile de Dorit Rabinyan **
- Emprise de Valérie Gans **
- Le vertige des falaises de Gilles Paris **
- Qui veut la peau d'Anna C. ? de Sophie Henrionnet
- Tu as promis que tu vivrais pour moi de Carène Ponte **
- Quand on n'a que l'humour d'Amélie Antoine **
- Le plus beau reste à venir d'Hélène Clément **
- Les filles bien ne tombent pas amoureuses des mauvais garçons d'Emily Blaine **
- Mourir au printemps de Ralf Rothmann
- La dernière des Stanfield de Marc Levy **
- La cave de Natasha Preston **
- Les derniers jours de Rabbit Hayes d'Anna Mc Partlin **
- Before I Fall de Lauren Oliver **
- Là où tu iras j'irai de Marie Vareille **
- La délicatesse du homard de Laure Manel **

Cliquez sur ** pour accéder aux chroniques

Je suis obligée de vous reparler de ces livres qui m'ont touché, ému aux larmes même et que je voudrais déjà relire... Tout d'abord Tu as promis que tu vivrai pour moi de Carène Ponte, qui a été LE coup de cœur, celui qui m'a touché du début à la fin par son histoire, par l'écriture et par toutes les émotions au fil des pages. Il y a aussi Quand on n'a que l'humour d'Amélie Antoine, qui offre une histoire des plus touchantes et qui parait tellement vraie, La délicatesse du homard de Laure Manel qui m'a transporté jusqu'en Bretagne et qui est un roman si doux, ou encore Emprise de Valérie Gans ou La Cave de Natasha Preston.

Avril a aussi été marqué par deux grosses sorties très attendues que j'ai eu la chance de lire, La dernière des Stanfield de Marc Lévy qui démontre une fois de plus qu'on peut s'attendre à tout avec cet auteur, et Un appartement à Paris de Guillaume Musso qui m'a fait plonger tête la première dans le milieu de l'art.

Bien entendu, quelques petits moins se sont glissés parmi ces 18 titres. Mourir au printemps de Ralf Rothmann, la quatrième de couverture m'avait totalement emballé, mais l'écriture de l'auteur beaucoup moins, Before I fall d'Oliver Adam qui m'a un peu ennuyé parfois ou encore Les filles bien ne tombent pas amoureuses des mauvais garçons d'Emily Blaine qui ne m'a pas autant charmé que je l'espérais.

Je retiens d'avril tous ces livres découverts, toutes ces heures de plaisir à lire et toutes celles qui suivront... Rendez-vous le mois prochain pour parler des lectures de mai, et en attendant bonnes lectures !