mardi 4 septembre 2018

Je les glisserais bien dans ma poche #1 : septembre 2018


Vous aussi vous aimez beaucoup trop les livres en format poche ? Moi, j'avoue, je plaide coupable. Résister à un livre de poche est trop difficile, ils ont tout pour eux ! Ils sont petits donc ne prennent pas trop de place et ils ont des petits prix donc on culpabilise moins à en acheter deux ou trois... Du coup, je me suis dit, et si de temps en temps, je faisais une petite sélection de cinq formats poche (maximum) qui sortent bientôt ? L'occasion de mettre en avant quelques titres qui me font envie, qui vous font peut-être aussi envie, et qui finiront bien un jour dans nos bibliothèques.



Pour ce mois-ci au menu du Stephen King, 
du thriller ou encore de la romance !



Gwendy et la boîte à boutons de Stephen King et Richard Chizmar 
à paraître le 5 septembre



Trois chemins permettent de gagner Castle View depuis la ville de Castle Rock : la Route 117, Pleasant Road et les Marches des suicidés. Comme tous les jours de cet été 1974, la jeune Gwendy Peterson a choisi les marches maintenues par des barres de fer solides qui font en zigzag l’ascension du flanc de la falaise. Lorsqu’elle arrive au sommet, un inconnu affublé d’un petit chapeau noir l’interpelle puis lui offre un drôle de cadeau : une boîte munie de deux manettes et sur laquelle sont disposés huit boutons de différentes couleurs.

La vie de Gwendy va changer. Mais le veut-elle vraiment ? Et, surtout, sera-t-elle prête, le moment venu, à en payer le prix ? Tout cadeau n'a-t-il pas sa contrepartie ?


Les assistantes de Camille Perri 
à paraître le 6 septembre



En tant qu’assistante, Tina connaît TOUT de son patron. La moindre inflexion de sa voix, ses restaurants préférés, le nombre de tranches de citron dans sa tequila… Et Robert Barlow, l’omnipotent magnat de la presse, lui accorde en retour une confiance aveugle.
Aussi quand, à la suite d’une erreur comptable, Tina se voit placée dans la situation de pouvoir rembourser (enfin !) son prêt étudiant, hésite-t-elle à deux fois… Après tout, la somme n’est pas si importante, comparée aux milliards que Robert planque offshore… Un clic plus tard et la révolte des assistantes ne fait que commencer…


Celle qui murmurait à l'oreille du mec en costard de Laetita Constant 
à paraître le 12 septembre



À 27 ans, Fauve gère un haras atypique niché dans la forêt landaise. Elle y soigne des chevaux traumatisés et y donne des cours d’équitation responsable aux enfants. Quand une lettre de la mairie annonce que le terrain est racheté par une société immobilière qui veut l’expulser, Fauve sort de ses gonds : l’homme à la tête du projet est un odieux personnage, arrogant et coureur, qu’elle a déjà rencontré au cours des seules vacances qu’elle s’est accordé ces cinq dernières années. Le voici maintenant décidé à détruire sa vie… Fauve ne se laissera pas faire!


Le couple d'à côté de Shari Lapena 
à paraître le 13 septembre



Ce soir, Anne et Marco sont invités à dîner chez leurs voisins, le couple d’à côté. Comme la baby-sitter annule au dernier moment et que les maisons sont mitoyennes, Marco convainc Anne de laisser Cora, 6 mois, dans son berceau et d’emporter le babyphone. Tout se passe comme prévu malgré la chaleur écrasante, l’alcool, et les avances que fait la voisine à Marco. Mais lorsqu’ils rentrent enfin chez eux, Anne et Marco découvrent un berceau vide. Leur foyer douillet se transforme en scène de crime envahie par les uniformes, la culpabilité, l’effroi, l’angoisse et la suspicion…


Les chiens du Détroit de Jérôme Loubry 
à paraître le 26 septembre



Mars 2013, à Détroit. Cette ville qui a été la gloire de l’Amérique n’est plus qu’une ruine déserte, un cimetière de buildings. Une nuit, la jeune inspectrice Sarah Berkhamp mène le groupe d’intervention qui encercle une maison et donne l’assaut. Mais aucun recours à la violence n’est nécessaire : le suspect attend, assis à l’intérieur. Il a enlevé cinq enfants. Et il est sans doute le Géant de brume, le tueur insaisissable qui a laissé derrière lui sept petits corps, il y a quinze ans. Alors pourquoi supplie-t-il Sarah : « Aidez-moi... » ?

L’histoire s’ouvre donc avec l’arrestation du coupable. Et pourtant, elle ne fait que commencer. À Détroit, personne n’est innocent. Une intrigue magistralement entrelacée jusqu’à la fin, bouleversante.

Et vous alors, vous envisagez d'en acheter un 
de cette sélection ?
Les avez-vous déjà lu peut-être ?
Quelle sortie poche à venir vous fait envie ?

lundi 3 septembre 2018

"La maison des pendus" de Jean-Paul Nozière


Alors que Tonio partait braconner avec son chien autour du golf, il tombe sur le cadavre de Victor Sanga, son chef. Ce dernier s'est suicidé avec son fidèle chien Dakar. Ce suicide relève bien d'autres questions parmi tous ceux qui travaillaient à ses côtés au golf. Qui était vraiment Victor qu'on surnommait le "nègre" ? Pourquoi vivaient-ils avec Marcus et Lucie ? Comment pouvait-il avoir une telle maison ? Bien des questions, qui trouveront leur réponse dans un esprit marqué par la jalousie et la haine...

Après L'affaire Rose Keller de Ludovic Miserole dont je vous parlais par ici, j'ai donc découvert La maison des pendus de Jean-Paul Nozière, un autre titre de French Pulp Éditions.

C'est au sein du golf que toute cette histoire prend forme. Là où une équipe de jardiniers veille sur les précieux greens, les relations entre chacun ne sont pas forcément au beau fixe. Tonio, Marie, Joseph et Maxime forment une petite bande qui n'apprécie pas forcément Victor Sanga leur chef, ni Lucie et Marcus qu'il a pris sous son aile et dans sa maison. Pourquoi tant de ressentiments ? Pourquoi Victor s'est il suicidé ? Voilà certaines des questions que l'on se pose en se plongeant dans ce roman.

La Maison des pendus, est un thriller sombre où règne la haine et la cupidité. Au fil des pages nous découvrons les relations entre chacun, les jalousies qui empoisonnent la vie et les pensées les plus sombres de chacun. On est loin d'imaginer ce qui nous attend vraiment quand on commence ce roman, loin de se douter des vérités exposées au fil des pages.

Victor Sanga est un personnage assez particulier, on en vient à se demander qui il est vraiment quand on découvre comment Tonio ou Joseph en parlent. Mais au fil des pages, on découvre le vrai visage de l'homme, on découvre ce qu'il manigance aussi et on en apprend plus sur son histoire personnelle. Chaque personnage a sa propre histoire, ses propres problèmes, mais tous sont portés par un esprit quelque peu malsain. Chacun est rapidement porté par une cupidité froide, une cupidité plus forte que tout et qui est capable de les amener loin, très loin même.

Thriller sombre, l'intrigue de La Maison des pendus n'offre point de sang à tout-va ou de frissons à faire froid dans le dos, l'intrigue réside dans le malaise ambiant. En lisant La maison des pendus, il y a toujours eu ce petit côté malveillant qui flotte au-dessus des pages, un je ne sais quoi de malsain qui se dévoile petit à petit. C'est la haine ordinaire qui prend le dessus sur tout le reste, la haine qui déforme tout, provoque les gens, fait basculer les destins et atteint un degré de violence psychologique conséquent.

Jean-Paul Nozière avec La maison des pendus réussit à accrocher le lecteur dès les premières pages. On ressent que quelque chose n'est pas normal, que quelque chose s'est passé ou se trame. Au fil de la lecture, l'atmosphère devient lourde, pesante même parfois, pourquoi tant de haine ? Pourquoi cette cupidité presque maladive ? Les réponses à nos questions ne seront pas forcément celles que l'on attend. Chaque personnage cache quelque chose, un secret parfois bien lourd et tout s'imbrique parfaitement au fil des chapitres.

La Maison des pendus a été une bonne découverte pour moi. J'ai vraiment apprécié l'intrigue et ses personnages sombres dont je me méfiais presque. L'atmosphère de ce roman est pour moi le point fort de ce titre, elle n'a de cesse de s'assombrir et pèse presque de plus en plus sur les épaules du lecteur. Surtout, cela nous permet de voir à quel point la cupidité et la haine peuvent avoir de terribles conséquences. Une haine presque ordinaire, qui nous fera douter de tous.

La Maison des pendus de Jean-Paul Nozière sera disponible dès le 13 septembre chez French Pulp Éditions.

Merci à French Pulp Editions.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
haine
noirceur
atmosphère
collègues
cupidité.

C'est lundi ! Je lis ça, et vous ?



Pour bien débuter cette nouvelle semaine, le lundi est l'occasion de faire le point sur ses lectures ! Alors rien de bien compliqué, le principe est simple, on parle de sa lecture passée, de sa lecture en cours et de sa lecture à venir.

Je vous dis ce que je lis, et vous faites de même, ok ? :)

J'ai terminé
La petite princesse de papa de Cathy Glass

Je suis en train de lire
Le blues du boxeur de Michael Enggaard

Je lirai ensuite
Baby Doll de Holly Overton. 

samedi 1 septembre 2018

"L'affaire Rose Keller" de Ludovic Miserole


3 avril 1768, en ce dimanche de Pâques, Rose Keller veuve et sans emploi se résigne à mendier sur la Place des Victoires à Paris. Lorsqu'un jeune homme se présente à elle et lui propose un peu de ménage dans sa maison de campagne d'Arcueil, Rose le suit. Elle ignore alors qu'elle suit celui qu'on appelle "le divin marquis", Donation Alphonse François de Sade, le Marquis de Sade...

Ce titre et l'auteur sont pour moi une entière découverte. Je me suis alors plongée dans L'affaire Rose Keller de Ludovic Miserole avec curiosité, mais aussi tout de même une petite pointe d'appréhension à l'idée de rencontrer le Marquis de Sade.

Lorsque Rose suit donc cet homme dans l'optique d'un travail et de gagner un peu d'argent, elle est loin d'imaginer ce qui l'attend. Pourtant, elle a ce petit soupçon de doute et de peur à mesure qu'ils approchent d'Arcueil, mais il sera trop tard pour elle.

L'histoire de Rose n'est qu'une part de ce roman et de l'intrigue, parce qu'à côté de ça il y aussi l'histoire de Julie qui a elle aussi croisé un jour la route du Marquis de Sade. Julie qui va s'avérer être un personnage tout aussi intéressant et important que Rose Keller, et qui va apporter encore un peu plus d'intrigue à L'affaire Rose Keller.

L'affaire Rose Keller est un roman qui se base sur des faits réels, et ici Ludovic Miserole combine alors faits historiques et fiction pour livrer ce titre.

En se plongeant dans ce roman, tout comme Rose Keller, on a l'impression de découvrir totalement Le Marquis de Sade. Bien que différents points de vue vont ensuite se succéder, il y a toujours cette attente et cette angoisse qui planent sur la suite des événements. Les autres personnages qui s'ajoutent au fil des pages offrent d'autres points de vue sur toute cette affaire, des points de vue qui parfois nous feraient d'ailleurs sortir de nos gonds.

L'affaire Rose Keller offre son lot de passages durs, forts, violents et qui nous font grimacer. Que dire de ce que subit Rose ? Comment définir cela ? L'auteur réussit à nous faire imaginer le pire par la force de ses descriptions.

À travers les pages, on comprend et on apprécie tout le travail de recherche qu'a fait l'auteur sur cette époque et le personnage que fut Le Marquis de Sade. Les notes explicatives sont nombreuses pour nous apporter plus de précisions, et les références aux différents lieux sont complétés des adresses actuelles. Ce sont des éléments que j'ai beaucoup apprécié.

L'écriture de Ludovic Miserole nous permet d'ailleurs avec une grande facilité de nous plonger et nous imaginer aisément dans cette période historique. C'est simple, le temps de la lecture de L'affaire Rose Keller, le lecteur est en 1768. L'auteur jongle avec brio entre les différents personnages au fil des chapitres, pas de temps mort, pas le temps de nous lasser non plus, on veut savoir comment cette histoire se dénoue, ce qui va arriver à Rose Keller ou à Julie. Ludovic Miserole nous happe dans l'histoire du début à la fin.

L'affaire Rose Keller est un roman que j'ai beaucoup apprécié. Cette façon qu'a eue l'auteur de mêler une vérité historique et fiction est pour moi une totale réussite. Comme dit plus haut, Ludovic Miserole m'a véritablement projeté dans le Paris du XVIIIe siècle, et surtout a fait un Marquis de Sade tellement "vrai" que j'en ai eu froid dans le dos plus d'une fois. Je ne peux que vous recommander d'être au rendez-vous et de vous laisser tenter par ce roman. C'est parfois brut, violent, mais vous en saurez plus ce fameux Marquis...

L'affaire Rose Keller de Ludovic Miserole sera disponible le 13 septembre chez French Pulp Éditions.

Merci à French Pulp Éditions

5 mots en bref pour décrire ce livre :
Histoire
fiction
enfer
violence
Paris.

1 · 2 · 3... ce mois-ci, je les lis

·

Et si je vous montrais trois titres que je lirais ce mois-ci ? C'est l'idée de ce nouveau rendez-vous. Même si ma liste de lecture évoluera au fil des jours, une chose est sûre, je lirais à coup sûr ces trois romans que je vous présente déjà.

Pour septembre, après quelques recherches dans mes piles de livres et un passage aussi à la médiathèque, voici donc les trois livres que je découvrirais dans les jours et/ou semaines à venir. Deux livres de ma PAL et un roman pioché dans les nouveautés à la médiathèque et que je ne connaissais absolument pas. 


Le pensionnat des innocentes d'Angela Marsons :
Ils pensaient leur plus terrible secret enterré à jamais

En pleine nuit, cinq individus scellent un pacte au-dessus de la tombe qu’ils viennent de creuser.

De nos jours. Kim Stone, inspectrice au tempérament rebelle et solitaire, se voit confier une nouvelle enquête. Teresa Wyatt, directrice d’école, a été retrouvée noyée dans sa baignoire. Peu de temps avant sa mort, elle s’était intéressée à une fouille archéologique prévue autour d’un foyer d’accueil où elle avait travaillé avant que le lieu ne soit entièrement détruit par les flammes. Un autre employé du foyer est à son tour retrouvé assassiné. Kim, qui a connu enfant l’assistance publique, est profondément impliquée dans cette enquête. Au mépris des procédures, elle demande aux archéologues de commencer leurs fouilles : plusieurs squelettes sont retrouvés…

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Le blues du boxeur de Michael Enggaard :
Frank tient un atelier de carrosserie depuis qu’il a raccroché les gants. Avec son père, qui l’entraînait, il a éclusé les salles de boxe et enchaîné les matchs. Et puis basta.
Ellen est infirmière à domicile. Discrète, elle est celle qui connaît les intérieurs des maisons, l’intimité et les traumatismes de chacun. Pas forcément pire que les siens. Elle a son franc-parler pour remettre à leur place les râleurs, tout en douceur. Ellen a dit non à la violence il y a longtemps.
Lorsque son père est victime d’un accident, Frank n’a pas d’autre choix que d’hériter de ses dettes… et de ses ennemis.
Il croyait savoir résoudre un problème : à coups de poing.
Sa rencontre avec Ellen pourrait bien tout changer.

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A nos amours manquées de Kate Eberlen :
Août 1997. Tree achève un mois de vacances en Italie avec sa meilleure amie, avant d'entrer à l'université. Un dernier jour d'insouciance à Florence avant le drame qui attend sa famille et qui va bouleverser son existence à jamais. 
Gus est lui aussi en vacances à Florence, avec ses parents. La vie de sa famille a déjà changé de manière soudaine depuis que son frère a disparu, et Gus ne pense qu'à voler de ses propres ailes. 
Ce jour-là, ces deux inconnus admirent côte à côte la basilique San Miniato al Monte... 
Au cours des seize années suivantes, leurs chemins vont se croiser au gré des hasards du destin, quelques secondes à peine, sans que l'un ou l'autre s'en aperçoive. De coïncidence en coïncidence, Gus et Tree auront-ils un jour l'occasion de se découvrir ?

jeudi 30 août 2018

"Le monde selon Britt-Marie" de Fredrik Backman


Après 40 ans d'un mariage et d'une vie de femme au foyer dans lesquels Britt-Marie était plutôt passive, à 63 ans, elle doit maintenant trouver un emploi et se débrouiller seule. Le seul travail qu'elle réussit à avoir est celui de gardienne d'une maison de divertissement délaissée dans le petit village de Borg. Et quand les enfants de l'équipe de foot du village recherchent un nouveau coach, c'est à Britt-Marie que revient ce titre, mais si elle n'y connaît rien.

Le Monde selon Britt-Marie de Fredrik Backman est un roman qui m'a tout de suite attiré, cette couverture, ce résumé, étaient la promesse d'un roman divertissant et bien m'en a pris de le lire, car ce fut le cas.

À 63 ans, Britt-Marie se voit donc contrainte de changer totalement de vie. Finis la vie dans laquelle elle était la femme au foyer dévouée de son mari, place à la vie, la vraie avec un travail à faire, des papiers à remplir et un nouveau départ à prendre. Britt-Marie est vraiment une femme qui ne ressemble à aucune autre, par ses manières de faire, par ses réflexions, on se prend tout de suite de sympathie pour elle. Quand elle débarque à Borg, elle n'est pas au bout de ses surprises, et nous non plus d'ailleurs...

Le monde selon Britt-Marie, c'est une histoire de nouveau départ, une histoire d'un nouveau tournant qui se prend difficilement, mais qui permet de s'épanouir. Britt-Marie a bien des difficultés à être sociable, à comprendre et accepter l'aide que certaines personnes sont prêtes à lui donner, elle qui n'a pratiquement jamais côtoyé personne. Devoir s'installer à Borg est presque un supplice pour elle, on le comprend, on le sent, mais sans se l'avouer se sera pour elle l'occasion de s'ouvrir et de se redécouvrir.

Avec Britt-Marie, nous découvrons la solidarité des petits villages, ceux qui n'ont plus rien et qui résistent difficilement aux grandes villes qui les entourent. C'est toujours le sport et surtout le foot qui réussit à unir ses habitants, toujours un endroit simple et populaire comme la pizzeria qui leur permet de se retrouver souvent. C'est ça Borg, c'est ça malgré certains habitants qui semblent un peu spéciaux, malgré le fait que Britt-Marie ne les trouve pas toujours très convenables, c'est une union entre tous qu'on trouve dans de rares endroits.

"Le football oblige la vie à reprendre son cours. Il y a toujours un nouveau match. Une prochaine saison. Le rêve que tout aille mieux. C'est un jeu fabuleux."

Et puis, dans Le monde selon Britt-Marie, derrière ce côté un peu cocasse de notre héroïne, les aspects parfois un peu farfelus des uns et des autres qui nous font rire, il y a les rencontres qui permettent de comprendre le vrai sens de la vie, l'amitié qui se noue sans qu'on s'en aperçoive et qui nous aide à nous relever, un nouveau départ qui nous offre une seconde chance d'être vraiment soi. Avec cette histoire, c'est tout cela que l'auteur Fredrik Backman réussi à faire passer aux lecteurs. Derrière le ton amusant, léger, drôle de l'histoire de Britt-Marie, il y a des pensées, des réflexions au ton un peu plus grave qui nous amènent à avoir certaines réflexions, et c'est ce que j'apprécie toujours.

Le monde selon Britt-Marie de Fredrik Backman a été une lecture très plaisante pour moi. J'ai pris beaucoup de plaisir à rencontre tous ces personnages, à voir Britt-Marie, ce personnage tellement original prendre un nouveau chemin et réussir à s'épanouir, cette union entre les enfants de l'équipe de foot de Borg et toute cette solidarité dont font preuve les habitants du village. Alors je ne peux que vous encourager à faire votre valise pour accompagner Britt-Marie à Borg...

"On aime le football parce que c'est instinctif. Quand un ballon roule vers nous dans la rue, on tape dedans. On l'aime pour la même raison qu'on tombe amoureux. Parce qu'on ne peut pas s'en empêcher."

Le monde selon Britt-Marie de Fredrik Backman est disponible aux Éditions Mazarine.

Merci à NetGalley & Mazarine.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
nouveau départ
village
foot
bizarreries
solidarité.

mercredi 29 août 2018

"Les constantes du coeur" de Judicaëlle Bouget


Après une seconde année d'externat riche en émotions, celle-ci s'est brusquement arrêtée le jour où Romy a eu un terrible accident. La jeune femme entreprend alors une longue convalescence, et entourée de sa famille et de son meilleur ami Titouan elle tente peu à peu de remonter la pente. Le quotidien reprend ses droits, elle semble se rétablir, mais le cœur de Romy reste toujours aussi vide depuis la disparition de Marco l'homme avec qui elle envisageait son avenir. Alors Romy réussira t'elle à reprendre le cours de sa vie ? À donner une nouvelle chance à l'amour ? Rien n'est simple pour la jeune fille...

Il y a quelques mois je vous parlais du roman L'anatomie du bonheur de Judicaëlle Bouget que j'avais beaucoup aimé, pour rappel la chronique est par ici. Aujourd'hui, je vous propose donc de découvrir la suite avec Les Constantes du cœur.

Le roman s'ouvre donc là où le précédent s'était arrêté. Nous retrouvons donc notre cher Romy après le drame, ce terrible accident où elle fut gravement blessé. À son réveil, rien n'est plus comme avant, surtout quand elle apprend la disparition de Marco. On assiste donc à son rétablissement, au retour de la vie quotidienne, mais nous assistons aussi au désespoir qui l'envahit depuis ce jour.

C'est sur une note plutôt triste que nous retrouvons donc la jeune femme, après nous avoir tellement attaché à elle et Marco précédemment, nous aussi nous devons un peu faire le deuil de l'homme de sa vie. Au fil des pages, on comprend que pour elle, le deuil est difficile à faire, la page terriblement dure à tourner, et on se demande même si elle y arrivera un jour. Le dévouement de Titouan pour elle est touchant, profond et sincère, on sait que le jeune homme a des sentiments pour elle et on aurait presque envie de pousser Romy dans ses bras. Les Constantes du cœur aborde ici donc le deuil de l'être aimé, les étapes difficiles à passer pour essayer de reprendre pied, et avec Romy, on se pose la question de savoir si c'est vraiment toujours possible de le faire.

Retrouver ces personnages a été un réel plaisir pour moi dans son roman, en revanche, j'ai pris un peu moins de plaisir à lire ce deuxième tome. J'ai eu l'impression qu'il me manquait quelque chose, de ressentir moins de profondeur dans l'écriture de Judicaëlle Bouget, de survoler parfois quelques scènes et d'avoir cette impression de savoir à chaque page ce qui pourrait se passer. La romance qui se noue au fil des pages, parce que ça reste tout de même une romance, m'a semblé plus facile, plus légère, moins intense. Peut-être est-ce dû à cette relation si intense que nous avions découvert dans L'anatomie du bonheur ?

Judicaëlle Bouget avec Les Constantes du cœur nous offre tout de même une histoire plaisante, une romance qui fait sourire, et même si le milieu médical est moins présent que dans le précédent, c'est toujours un atout pour moi et ce qui fait que cette romance peut se démarquer des autres. Et puis la fin... la fin est LE moment que je retiens. Je ne peux pas vous en dire plus, mais c'est pour moi ce qui fait que j'ai apprécié ma lecture des Constantes du cœur. Du coup j'en ressors assez mitigé, peut-être en attendais je trop de cette suite après avoir beaucoup aimé L'anatomie du bonheur ? Peut-être espérais-je autre chose pour Romy ?

Alors vous l'avez compris, autant j'avais donc adoré le premier tome de Romy, mais autant celui-ci fut donc une légère déception. Pour moi, c'est vraiment la fin qui sauve le roman, seulement quelques pages qui font que celui-ci a tout de même retenu mon attention, mais tout de même quelques pages seulement sur tout un roman ça reste quand même léger à mon goût... À voir s'il y aura une suite à l'histoire de Romy maintenant.

Les Constantes du cœur de Judicaëlle Bouget est disponible chez Montlake Romance.

Merci à NetGalley & Montlake Romance.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
amour
drame
peine
questionnement
avenir.